16.04.2010
MON PRINCE NOIR
Mon beau Prince est venu à Caen… Il est venu me chercher, me délivrer, jusqu’au pied de la Tour Leroy. Il m’a emmené à la mer, presque spontanément, n’ayant de seul petit doute que pour exploser l’émotion, peut-être une fine peur de sa part que je ne veuille plus ?...
Les notes musicales de la voiture tombent rapidement sur « Love Profusion », un titre que je ne savais pas encore si mon Prince aimait. Ca faisait des jours que je mourais d’envie de lui demander.
D’écouter cette chanson avec Lui…
Ah la la… On chante ensemble. Il sourit. Quoi ?... Est-ce que je chante mal ? (rires).
Tout s’est passé comme dans mon conte de fées…
Et puis puis-je l’admettre ? Dois-je l’admettre ?
Tout s’est passé de manière encore plus belle, encore plus merveilleuse que dans mon conte de fées…
On n’a pas été si mal à l’aise que j’aurais pu l’imaginer.
Mon Prince est arrivé, il portait un habit de lumière qui dansait et vacillait autour de Lui… Je l’ai reconnu, avant même que je ne le voie. C’est mon seul homme, c’est mon seul amour qui m’a déjà fait « craquer » trois fois déjà, outre les millions d’autres fois – je pense à ces trois coups de foudre bien plus brutaux que jamais, bien plus fous et décisifs que jamais, bien plus exacerbés et démultipliés que dans mes rêves d’infini…
La première fois lors de notre rencontre sur le net, version moderne de mon conte de fées (on m’avait dit : « vis avec ton temps ! »), mais rencontre sur quelle forum !
Rencontres avec quelles cœurs, quelles sensibilités, quels rêves, quels espoirs… quels frissons…
Prince devin, prince impulsif parfois, intuitif dans ces nuits de lunes mobiles qui savent si bien nous entourer, nous prendre dans ses bras multiples et langoureux…
Car ce Prince-là savait quelles émotions me parcouraient, me malmenaient, me violentaient… A chaque mot commencé, il donnait les maux suivants, la Suite que comporte toute relation magique en elle dès le début… le début ? Vaste point d’interrogation !
Y a-t-il eu un début mon Prince, ou bien t-ai-je toujours connu, à force de t’avoir espéré et attendu ?... A moins que tu ne viennes de l’Au-delà, d’une vie antérieure, ou seulement… d’une autre vie de mon inconscient ?...
Splendide Prince noir qui se retournait toujours, comme pour voir si j’étais derrière, j’ai détourné la tête loin de toi, à l’extrême opposé… Visage à 180 degrés du Tien… Tu ne m’as pas vu,… tel que je l’avais souhaité. Ma volonté contre la tienne. J’ai préféré que tu attendes, que tu fasses durer cette attente. Pourquoi ? Je te l’ai dit dès notre premier échange de paroles en direct, quelques minutes, quelques océans plus tard… Tu me connais… Je voulais que tu viennes jusqu’au pied de ma Tour me chercher.
Mais quelle panique !
De te voir arriver, de te voir partir, de te voir revenir…
Après la seconde rencontre avec ton incroyable photo que tu m’envoyais un jour de février, après tant de doutes et de peurs…
Mon Amour, que m’avais-tu fait là ? Pourquoi croyais-tu tant ne pas pouvoir me plaire ?
Ton front incroyablement élargi et prolongé par ce soleil aveuglant qui en avait pris possession, Maître en ses lieux… Comment pouvais-je l’oublier ?... Comment pourrais-je l’oublier ?
Ce foutu regard noir… qui prenait possession de mon âme et devait la faire chavirer. Je n’ai plus de principes mon nuage noir et bleu…
Mais que disais-je ? Je m’égare.
Je m’égare comme à chaque fois que je me laisse à parler de Toi, pêcheur de pierres et de vents…
15:03 Publié dans Mon roman initiatique: "OM" | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : souvenirs pourpres, amour, passion, gay et lesbienne, acceptation de soi, homosexualité, écrire, écriture
14.04.2010
Celle qu'il appelait La contrebasse rouge (1)
Il avait dix ans. Il avait dix ans quand sa mère est morte. C’était un matin. Un matin d’octobre. Il faisait peut-être gris, il faisait peut-être froid, ou même chaud, ou un grand soleil. Ce qui est sûr c’est qu’il ne pleuvait pas. C’était un matin d’octobre. Comme d’autres. Et pourtant, celui-là fut un matin d’octobre très particulier. Il s’appelait David. Petit, brun, un peu enrobé, pas très beau –même si sa grand-mère répétait qu’il devait faire des ravages dans le cœur des filles de sa classe, David n’était pas très beau. Et puis, qu’importe, c’est du remplissage ! C’est juste pour décrire ce David, pour essayer de l’imaginer. Ce qu’il faut surtout s’imaginer, c’est que c’était déjà un garçon sensible. Avant tout ça.
Ce matin-là, comme d’autres matins de la semaine, il était allé à son cours de poterie. C’était bien, ça, la poterie. C’était sympa. Il aimait bien ça, non pas furieusement, mais il aimait bien voir tourner les mains du potier autour des vases en terre qui étaient en train de se construire petit à petit, et il aimait bien voir les couleurs éclatantes et émaillées se dresser sur les pots de terre cuite.
A la fin du cours, ce n’était pas son père qui était venu le chercher comme les autres jours.
Le matin tôt, avant d’aller au cours, il avait vu son père et son grand-père sangloter et parler de maladie. Il savait que sa mère était malade. D’ailleurs il n’avait pas pu lui parler au téléphone hier soir, parce qu’elle était très malade, et trop fatiguée.
Un mauvais pressentiment, peut-être. Mais un mauvais pressentiment à cet âge-là, qu’est-ce que ça peut être?
17:32 Publié dans Mon roman initiatique: "OM" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : souvenirs pourpres, mort, écrire, écriture
30.03.2010
SOUVENIRS POURPRES
Il s'agit sans doute d'un titre provisoire.
Je me suis lancé dans l'écriture d'un nouveau roman, prémédité il y a déjà quelques semaines de cela, je me lance dans cette nouvelle aventure, je pense qu'elle sera brève, brève mais intense, beaucoup plus brève en tout cas que l'écriture de mon roman initiatique: "Om"...
Voici la toute première page de ce livre en embauche...
J’ai l’intuition d’écrire un nouveau livre depuis longtemps.
Cette intuition est née de nouveau je le sais grâce aux « Carnets blancs » de Mathieu SIMONET.
Pourquoi lui, plutôt qu’un autre ? Je ne sais.
Ou plutôt si.
Peut-être parce que j’ai trouvé dans ces carnets quelque chose qui m’a manqué dans les derniers livres que j’avais lus dernièrement, quelque chose qui m’a ému, quelque chose qui m’a motivé de nouveau pour l’écriture de ce nouveau livre.
Je veux parler de l’écriture d’un roman.
Être sincère avec l’écriture n’est pas toujours aussi facile que je l’imaginais avant.
J’ai mis, pour lire le livre de Mathieu, un marque page. Il s’agit d’une carte postale que m’a envoyée mon amie Monia.
Dessus il est écrit (entre autre) :
« Tu choisis chaque jour la liberté, c’est un chemin difficile mais nécessaire car lui seul te guidera vers ta vérité ! »
C’est une des plus belles phrases que l’on m’ait écrite.
Je ne sais pas si je la mérite. Mais je sais que cela est vrai, j’essaye toujours d’être authentique, vrai.
Philippe m’a dit : « écris plutôt un livre de souvenirs de voyages, agrémenté de belles photos, comme tu sais si bien les faire ».
Je me suis toujours dit qu’il y avait beaucoup d’histoires inventées qui étaient un peu fades. Alors je suis resté dans le réel. Trop profondément ancré dans le réel. Mais depuis un certain temps, je me dis aussi qu’inventer des histoires ce n’est pas facile, ce n’est pas donné à tout le monde. J’aimerais bien un jour être capable d’en faire autant.
Mais ce ne sera pas encore pour cette fois-ci. Je crois que je reste résolument doué pour rester dans le réel, ou du moins dans mon imaginaire à moi. Alors je vais me contenter d’essayer de faire quelque chose que je sais à peu près bien faire.
Je vais faire plaisir à Philippe, je vais parler de mes voyages. Mais je vais me faire plaisir aussi, je vais parler de mes plus beaux souvenirs, ou du moins des souvenirs qui m’ont le plus marqué.
Je ne sais pas d’où je tiens cette furieuse envie de me sentir vivant, de le crier. Peut-être parce que je suis un peu comme les Indiens, j’ai envie que l’on me brûle quand je serai mort. Mais je pense que quand je serai mort, je ne serai plus qu’un tout petit tas de cendres, alors pendant que je n’en suis pas encore un j’ai encore envie de me souvenir que la vie peut être belle, parfois… ou en tout cas empreinte de sentiments forts.
Car les sentiments ne sont pas toujours faciles à vivre, j’ai toujours eu une sensibilité exacerbée.
Mais aujourd’hui je l’assume.
Je ne cache plus cette sensibilité, je ne veux même pas la travestir, l’atténuer, elle me fait parfois encore terriblement souffrir, mais je m’en fous. Elle est comme elle est et le vent de toute façon se chargera bien de la modeler, d’en faire ce qu’il en veut… Comme d’habitude…
Bises @ tous et @ toutes et belle journée...
14:16 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : souvenirs pourpres
24.03.2010
Mer grise.
Coucou @ tous.
Voilà bien longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog.
L'hiver a été long, rude, pénible, pour tout le monde je crois, et je n'ai pas failli à la règle. Il a été long, rude et pénible d'ailleurs à bien des égards. Saison d'hiver à la montagne catastrophique, un fiasco, décès dans la famille, problèmes en tous genres, bref peu d'envie d'écrire, peu d'envie de parler de tout cela.
Envie de parler d'un printemps qui n'arrive pas encore... envie de me tourner vers l'avenir, envie de me consacrer à des projets divers et enthousiastes.
J'ai donc décidé après de nombreuses hésitations à reprendre mes blogs, et en particulier à remanier peu à peu celui-ci de fond en comble. L'écriture ne me quitte pas, comme je l'ai déjà dit souvent, elle me sauve, et une fois de plus sans doute me sauvera de nouveau. En attendant la poursuite de l'écriture de mon prochain livre, je vais me consacrer je pense à mes projets de lectures de poésies et donc, au remaniement de ce blog, cela m'occupera déjà pas mal je crois...
Merci encore à tous ceux qui m'envoient des rayons de soleil dès qu'ils le peuvent, par la parole, la présence, l'écrit ou même seulement par la pensée. Vous êtes mes seuls jours.
Je vous embrasse tous et @ tout bientôt, j'espère...
14:39 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2009
De retour d'Auvergne...
Coucou @ tous!
Ca y est, nous sommes rentrés d'Auvergne, hélas!... Que ce fut rapide et éclair! J'ai eu le sentiment que la semaine passée là-bas a défilé à toute allure... En tout cas, nous nous sommes bien reposés et détendus, que cela fait du bien!
Bon, c'est vrai les affres de la vie recommencent depuis vendredi, mais au moins on se sera détendus un peu quand même et on aura passé une belle, très belle semaine de vacances bien méritée!
Prochainement donc sur le blog, mes photos d'Auvergne, et le détail de notre séjour, on a pu profiter notamment en milieu de semaine dernière d'un temps exceptionnel, on a fait le tour du Lac Pavin, aux mille et une couleurs, pour aujourd'hui je continue à poster mes photos de Lozère, j'ai encore beaucoup de boulot à accomplir lol!
Bises ensoleillées.
A tout bientôt,
Olivier
17:21 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2009
Les vacances, enfin!...
Bonsoir @ tous,
Ca y est, demain à cette heure-ci, nous serons certainement arrivés en Auvergne, si tout va bien! Nous avons vraiment hâte. Bon encore un peu de guigne cette semaine, le frigo qui n'a que sept mois est tombé en rade, mais bon on va se poser pendant ces vacances et bien décrocher, basta tous les soucis et vive les vacances, le calme, la montagne, les bons petits plats, les balades, le repos, et tout plein plein d'autres belles choses!...
J'ai commencé à mettre sur mon blog aujourd'hui les photos de Lozère de juillet dernier, quand V. m'a emmené pour mon anniv' dans ce très beau département authentique et préservé.
Je passerai sûrement vous faire un coucou en Auvergne, tout bientôt,
plein de bises et de soleil à tous (il est revenu enfin, en plus!!)
Olivier.
17:57 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.11.2009
Un dimanche de novembre...
Il fait froid, il fait gris...
C'est vraiment l'image que l'on se fait des mois de novembre habituels, tristes, un peu solennels, un peu mélancoliques...
J'ai comme un goût bizarre dans la bouche, sur les lèvres, presque quelque chose qui rappelle les tombes, le moisi, c'est âpre, désagréable et il n'y a que dans cette bulle où je me sente à peu près bien aujourd'hui. Pas envie de sortir à l'extérieur, affronter le vent qui siffle, pas envie de me lever de ma chaise, pas envie de manger même, alors que la faim tiraille l'estomac pourtant.
C'est mon dernier jour de travail, le dernier jour de mon contrat saisonnier, et avant une nouvelle saison d'hiver qui démarre théoriquement le 18 décembre, si tout va bien, je vais m'enfoncer dans plusieurs semaines de repos moelleux. Repos qui je pense, surtout cette année, a été bien mérité. Beaucoup de soucis ces dernières semaines, que mes proches connaissent bien, beaucoup de tracas, d'inquiétudes, mais bon, on devrait pouvoir partir en vacances comme prévu vendredi prochain, en Auvergne.
L'Auvergne je l'espère va me réparer un petit peu, va m'enlever un peu cette envie de pleurer devenue quotidienne, et pourtant les larmes ne coulent pas...
Que de petites morts cette année encore, de blessures, de cauchemars, de déceptions. Et des joies aussi bien sûr, du soleil et du bonheur, mais la sérénité bien sûr est mise à rude épreuve, difficile de connaître un instant de répit intense, lorsque l'on se bat presque quotidiennement contre les merdes de la vie, à chaque jour suffit sa peine comme j'aime bien dire cette année, et Dieu sait qu'il y en a eu des peines, et des difficultés.
On se bat, on se bat, et puis il y a sans cesse quelque chose de nouveau qui tombe.
On va décrocher, complètement décrocher je l'espère, durant cette semaine en Auvergne, on va essayer de faire des choses que l'on a pas trop le temps de faire habituellement, se reposer surtout, profiter des joies de l'existence, se poser un peu, souffler, RESPIRER...
J'ai hâte, j'ai envie de profiter de cette semaine pour me détendre, me ressourcer, m'oxygéner, revenir aux sources, à la nature.
Ceux qui ont lu mon recueil savent bien combien je déteste fin octobre, début novembre, mais bon, j'espère qu'on en voit le bout, les mauvaises nouvelles tombent souvent en octobre, on me l'a dit encore il y a quelques jours, mais là, je vais me tourner vers décembre et les fêtes, et avant tout, vers nos VACANCES. Mot que l'on avait presque banni de notre vocabulaire, nous ne sommes encore jamais partis V. et moi en vacances toute une semaine depuis que l'on s'est rencontrés, et puis on a bien galéré pour les obtenir ces fameuses vacances!
Certains sont surpris de ce choix, l'Auvergne en novembre n'est-ce pas un peu triste? Mais nous voulions du calme, de la sérénité, des montagnes belles et tranquilles, personne surtout, personne, pas de bruit, le silence, et la paix intérieure, seulement un petit bruit d'eau et de douce joie...
Je vous embrasse très fort. A tout bientôt,
Olivier.
12:52 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : automne, journal intime
08.10.2009
Plein de soleil
Bonjour @ tous et @ toutes,
Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit sur mon blog... Ouh la la... en effet...
Peu de temps somme toute, et puis beaucoup de choses à faire, beaucoup de mouvements ces derniers temps, beaucoup d'émotions, d'événements aussi... Je suis heureux de venir poster de nouveau sur ce blog qui me tient de toutes façons à coeur, malgré les affres de la vie; les aléas de l'existence et le fait (qui me culpabilise) de ne pas remplir la mission que je m'étais donnée ici-même.
M*** m'a envoyé de très jolis messages ces derniers jours (merci encore à toi, M...) Elle me disait qu'elle espérait pour moi que j'ai tout plein de soleils, de bleu, dans ma vie, malgré tout, malgré les messages parfois un peu alambiqués, fatigués ou un peu noirs. Un peu?...
Oui, j'ai plein de soleil dans ma vie, je chante tous les jours ce soleil, malgré les deuils, les blessures et les douleurs.
Je chante le soleil, - et le bleu, dès que je le puis, et sans doute pas assez souvent encore. Je me souviens un été où je n'allais pas bien, où G*** m'avait encore blessé moralement (à l'époque...), que j'étais allé me réfugier sur ma belle Côte d'Azur, j'avais décidé pour me remonter le moral et regarder tout ce qui est joli dans la vie, de marquer en rouge (le rouge, autre couleur que j'aime beaucoup...)sur mon cahier chaque petite chose, chaque détail de tout ce qui est beau dans une journée. J'ai gardé cette habitude et j'écris toujours sur mon cahier des choses en rouge, même lorsque j'ai mangé un bon petit plat ou que j'ai contemplé un beau coucher de soleil...
J'ai eu plein de jolis messages d'amitié ces derniers jours et ce sont ces moments aussi qui donnent du bonheur. Je vous en remercie encore.
C'est vrai que mon dernier message en juillet était assez sombre, mais je suis comme cela, j'explore les fonds de l'âme et puis souvent je remonte... je m'envole aussi parfois... et ce n'est pas plus mal. La vie est un mélange, elle n'est pas faite que de belles choses, mais elle apprend aussi tant. C'est pour cela que j'aime tant l'Inde, pourquoi cacher ce qui est moins joli en dehors des villes, en dehors de tout? Il y a du bien et du moins bien, il y a toujours tant de choses mélangées en une seule.
J'ai envie de chanter le bleu, de nouveau aujourd'hui, du moins j'essaye, je ne veux pas noircir les tableaux, c'est pourquoi je vous offre un petit séjour en Corse, qui avait eu lieu en 2005, je mets les photos aujourd'hui sur mon blog, afin de célébrer la beauté, toujours et encore et ne pas oublier qu'il y a tellement de belles choses en ce monde qu'il est important de les voir encore. Je vous offre ces couleurs, j'espère qu'elles vous plairont, je ne les avais pas encore exposées sur ce blog, je suis heureux de pouvoir le faire aujourd'hui.
Je vous embrasse.
P.S: je rajoute à l'instant les dernières photos de "Couleur Collioure" que je n'avais pas encore eu le temps de mettre. Et ça va très bien avec le thème du bleu, n'est-ce pas?;-)
Ci-joint également de nouvelles photos de ma Côte d'Azur éternelle.
14:38 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.07.2009
La tête dans les étoiles...
La tête dans les étoiles. Ou dans la lune. Ou encore, dans le brouillard, parfois.
Je me suis souvent dit que je n'étais pas fait pour ce monde-là. Souvent.
Je ne sais pas, je me demande quelquefois si je me ferai à notre monde, je veux dire au monde qui nous entoure. Je trouve les gens cruels, parfois, bizarres en tout cas.
Je n'aspire pas à la même chose que la plupart des gens, certes mais ce n'est pas pour cela bien sûr que je trouve les gens bizarres, mais ils sont aujourd'hui tellement peu humains, je dirais même méchants, par moments, à bien des égards.
J'ai parfois envie de partir, de tout quitter. Je ne sais pas vraiment si mon besoin est lié à trop de stress ou de fatigue dans certaines circonstances. Je pense que c'est un tout, cela fait partie de mon histoire personnelle.
Trop de deuils, de blessures, de pertes, trop de souffrance, mais aussi beaucoup d'idéalisme, de soif d'absolu, de soleils.
Je m'en fous; je n'en ai jamais trop de soleil, s'il me perd un jour, je l'assumerai, je crois.
Je préfèrerais mourir un jour de soleil qu'un jour de pluie, de toutes façons.
Je voudrais par moments partir, mais je pense pour quelques jours ou semaines seulement, je ne pense pas vouloir un départ définitif, radical. Je voudrais changer certaines choses dans ma vie, en accepter d'autres peut-être je ne sais pas, il faudrait que j'y réfléchisse. C'est ça. J'aurais besoin d'un temps de réflexion, j'aurais besoin de me ressourcer.
J'ai toujours été comme ça, j'ai toujours eu besoin de me ressourcer à certains moments, et cela m'a souvent fait du bien, permis de trouver des clés.
La plupart du temps, j'accepte le monde tel qu'il est et j'assume ce qui m'arrive dans ma vie.
Souvent, je joue le jeu je crois et de plus, j'aime tant de choses et tant de personnes dans la vie que je suis plutôt heureux la plupart des jours, mais parfois l'ombre m'emporte, la souffrance et les blessures se font trop fortes, la peur aussi m'envahit.
La peur de perdre les gens que j'aime me conduit parfois à accepter trop facilement que je vais les perdre. Je suis obligé d'accepter des choses qui me paraissent impensables, juste pour ne pas avoir à sentir l'étincelle de trop, celle dont on ne revient pas, mais il n'existe pas de remède, de solution miracle.
J'ai du mal à admettre que certaines relations semblent moins fortes ou différentes de par le passé, et pourtant cela fait partie aussi du charme des relations, mais j'étouffe sous la peine que m'ont fait certains membres de ma soi-disant famille, j'étouffe sous les larmes, les deuils, les cauchemars, les mauvais souvenirs, les peurs des maladies, des souffrances, j'ai parfois besoin d'être seul pour me retrouver et je peux aussi parfois souffrir tellement de cette solitude, mais au moins la solitude je la connais, je me réfugie en elle, j'ai si peur de perdre ceux que j'aime...
J'ai besoin de me raisonner, parfois et je n'y arrive vraiment bien que seul, en dépit de la peur et de l'amertume que cela me laisse parfois.
Je voudrais partir au gré du vent, gagner la Côte d'Azur, revoir la tombe familiale, rejoindre l'Italie de mes origines... méditer, me ressourcer, réfléchir, avancer, trouver une ou deux failles, trouver la force et les moyens de continuer à avancer, lutter, m'ouvrir au soleil chaque matin.
La soif de l'absolu me hante, me guette peut-être, me nargue, que sais-je? Mais je suis comme je suis, et je ne puis être quelqu'un que je ne suis pas.
Je veux pouvoir trouver encore une ou deux clés pour me permettre de poursuivre ma route.
Je voudrais tant retourner en Inde, voir Varanasi, ne plus craindre la mort, continuer de croire tous les jours que ça va aller et que je vais savoir profiter de chaque moment de ma vie, essayer de prendre chaque chose le mieux possible.
Je suis mon propre ennemi, me dit la fille qui me fait faire du shiatsu, c'est pas faux, elle me dit que je peux monter très haut, si je parviens à ne plus céder aussi facilement aux peurs extrêmes et aux doutes.
Mais c'est difficile, parfois si difficile, je manque de temps pour la sérénité, je manque d'argent pour mes envies de voyages, j'ai souvent fait sans, mais là ça me pèse vraiment, c'est devenu une lutte permanente, je manque de force et d'énergie pour courir, m'aérer, m'élever vers la spiritualité, j'ai des armes je le sais, mais parfois je me sens si fatigué, si épuisé.
Je ne souhaite pas me plaindre et je ne me plains pas d'ailleurs, je cherche juste à trouver assez de force pour continuer à poursuivre mon chemin, j'aurais tant besoin de partir quelques jours poser tout à plat, mais je ne sais pas si je peux faire ça, là, maintenant, ça me paraît délicat pour plein de raisons, du coup mon esprit fume et ma soif, ma quête d'absolu, s'en trouve meurtrie.
Je veux continuer à croire aux lendemains bleus, même quand il fait si gris.
Pour combien de temps encore?
Parfois je me mets à songer à un dernier voyage, j'imagine mes ailes haut dans le ciel, abandonnées toutes les peurs, abandonnés les doutes, un long vertige, je me mets à rêver d'un voyage absolu, un peu comme une toile de Nicolas de Staël, un ciel bleu-gris, un oiseau étrange, une éternité dans le paysage... je me mets à imaginer que je n'ai plus peur du tout de la mort et je pars... je pars, je délaisse toutes les peurs...
Mais c'est fou, c'est irréel, car je sais combien j'ai encore envie de vivre.
Alors je me dis que je dois encore lutter et tenir bon. Trouver les fameuses clés dont je parlais tout à l'heure pour me maintenir dans un peu de réalité, en tout cas me maintenir sur ma route...
Mais quelles clés? Je voudrais savoir... j'aurais besoin de partir pour avoir le temps de réfléchir à tout cela.
Je ne sais pas comment finir ce billet... si seulement j'avais ce soir quelques réponses à toutes ces questions...
Je vous embrasse.
01:04 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.07.2009
TRENTE TROIS ETES
Trente trois étés.
La veille de la journée d'anniversaire s'est très bien passée.
Je suis allé à la mer. Par un matin presque frais, bien agréable, bien ensoleillé.
Petit bain matinal. Pas bien long, l'eau de mer est encore trop fraîche pour moi. Mais bain agréable, malgré tout.
Puis bronzette, balade, et de nouveau bronzette sous le soleil de plus en plus ardent, au fil des heures.
Le midi, retour à l'hôtel, j'ai pris un hôtel exceptionnellement aujourd'hui et demain, car je dois rester sur *** aujourd'hui.
Je profite de la belle et très bleue piscine, et malgré mon travail de la nuit, je ne parviens plus à aller me coucher.
Petite sieste quand même en début d'après midi.
Puis une amie vient me rejoindre vers 4h à la piscine.
Une autre amie nous rejoint à 6h. On va boire un verre du côté du tennis et en soirée je repars avec ma première amie au restaurant.
On va au casino. Je perds 10 euros, elle en perd 20. Mais on s'amuse bien.
Le lendemain matin, jour de l'anniversaire, après une bien douce nuit, bonne surprise matinale. La chambre d'hôtel m'est offerte grâcieusement, par rapport à mon travail.
Je ne parviens plus à quitter la piscine.
Le soleil me dore la peau et j'adore ça.
Je ne peux pas m'en passer. J'aime ce contact chaud sur la peau. Je vis beaucoup pour tous ces moments-là.
Je vais ensuite sur le port chercher un cadeau pour mes hôtes sympathiques.
En route, je médite.
J'ai comme une sorte de révélation en chemin.
Je décide coûte que coûte de ne plus m'en faire trop, de me délester de toute la culpabilité en moi. Je ne veux plus souffrir, plus me stresser plus que de raison.
J'essaye de me laisser aller, et porté par le soleil torride, je me laisse faire.
Je veux vivre gai, profiter de la vie, prendre tout ce que j'ai comme une immense chance, ne pas trop m'en faire pour ce qui ne va pas, prendre vraiment la vie du bon côté comme l'on dit...
Je rejoins mon amie de la veille, et comme la chambre m'a été payée, j'en profite pour prendre un cocktail de champagne et de fraise des bois, et lui en offre un. Ce n'était pas prévu. J'ai tant de dettes. Je songe même à retirer un dossier de surendettement à la banque de France en ce moment. Mais je parviens à me laisser aller, je parviens à penser à d'autres choses qu'à cela. Je me sens plutôt bien. Ce n'était pas prévu mais c'est aussi ça la vie. Je profite de ce geste inattendu et imprévu de l'hôtel et passe un délicieux moment avec C*** au bord de la plage et nous sirrotons des "plages rouges", justement nommées.
Je passe une belle semaine, porté par mes pensées positives de ce lundi. La fatigue est douce, le soleil est si chaud et agréable.
Jusqu'à hier soir, je passe une délicieuse semaine, même si je tire un peu sur la corde côté fatigue.
J'espère que mes belles résolutions vont durer...
23:18 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.06.2009
Assailli de doutes
Je suis assailli de doutes au sujet de ce blog.
Oh! Ce n'est pas la première fois, loin de là. Je dirais même que je suis maintenant presque tout le temps assailli de doutes quant à ce blog. Ce blog qui me tenait tant à coeur au début, et même encore maintenant.
Dois-je l'éteindre? Le fermer? Comme on souffle sur une bougie et qu'on essaye de se laisser regagner par la nuit.
Je n'ai pas su atteindre mes objectifs, je le confesse. N'ayant pas internet chez moi (toujours pas), ce n'est pas évident de mener à bien ce cahier. Et puis que dire? J'ai souvent tellement envie d'écrire avec mon coeur. Mais mon coeur il a tellement souvent envie de dire des choses inavouables. L'écriture me harcèle parfois, me dévore. Je ne peux vivre sans elle, mais que faire avec elle? Je rêve de faire de mes mots quelque chose de plus oral, des sortes de concerts de poèmes ou je ne sais quoi, mais je suis souvent trop timide à l'oral et le temps passe inexorablement sans qu'aucune décision irrévocable ne naisse.
Au début, je voulais parler de voyages, mais je n'en fais plus beaucoup de voyages.
Je voulais parler de ma passion pour l'Inde aussi. Mais l'Inde me plonge souvent dans des états difficiles, troubles. Et puis je ne peux écrire que la nuit, à mon travail, et ce genre de noir qui rode autour de moi ne va pas avec ce que je veux écrire, mon âme est trop bouleversée par ce que j'ai envie de dire mais n'ose pas dire.
Ce qui est merveilleux avec ce blog, c'est la rencontre extrême et sublime avec ma petite Cath. Et aussi j'ai eu la chance de rencontrer quelques belles âmes. Trop peu à mon goût, mais difficile de rentrer dans une vraie communauté de blogs quand on ne vient là qu'une fois toutes les semaines ou pire, tous les quinze jours. Pas assez de temps pour écrire ce qu'on voudrait, pas assez de temps pour lire ce qui nous émeut pourtant. Et puis, bien souvent, il arrive un moment où les yeux eux-mêmes ne suivent même plus.
Ma Cath est une formidable rencontre virtuelle au départ, mais une vraie rencontre d'âmes. Et l'un de mes plus violents rayons de soleil dans ma vraie vie à présent. Indispensable. Vital même. C'est sans doute ma plus belle victoire, mon plus grand soleil trouvé grâce à mon blog.
Mais l'absence de commentaires ces derniers temps me rend perplexe. Certes, je n'écris pas pour avoir plein de commentaires, mais j'ai de plus en plus l'impression d'écrire de façon solitaire, comme avant. Et ce n'est pas ce que je souhaitais avec ce blog. J'espérer échanger, communiquer, amener des impressions, des souvenirs, des points de vue. Et là, j'ai réellement échoué. Je me consacre là encore sans doute pas assez à ce blog pour cela.
Quand je vois que presque tous les gens qui viennent lire ce blog viennent pour l'article que j'ai posté au sujet du kama sutra alors que j'en parlais en tant que passionné de l'Inde, ça me fait un peu mal, mais c'est la loi des moteurs de recherche et de la modernité.
Les promesses que j'étais tenté de me faire et celles qu'on m'avait faites n'ont pas été réalisées, c'est sûr. Alors dois-je encore y croire, continuer d'écrire ici, ou tout arrêter, laisser le vent comme j'aime bien dire tout envoler?
J'ai pourtant du mal à laisser ce cahier, j'ai envie de continuer à écrire, à créer des articles, à m'épancher, à vous lire, à m'émouvoir...
M'inscrire sur facebook? Le projet m'attire peu. J'ai envie de continuer à poster des photos, parler de voyages, de maux de la vie, d'espoir... Mais je suis triste de me sentir encore plus seul qu'en n'écrivant pas. Je ne réclame pourtant rien à personne. J'aimerais tant susciter quelque chose, une réaction, un bleu, je ne sais pas. Les blessures sont parfois si sournoises, si pernicieuses. Je suis assailli de doutes et je ne sais pas d'où me viendra une réponse, je ne sais même pas si une réponse quelconque me viendra.
Peut-être une réponse me viendra t-elle du vent ou de la lune.
Je me consacre désormais plus vivement à l'écriture d'un blog que je souhaite parfaitement anonyme et où je me sens peut-être plus libre d'écrire avec tout mon coeur. Je ne sais pas encore ce qui adviendra de ce blog-là, de mes envies de voyage initiatique à en crever, de mes cauchemars que je ne sais plus éteindre, de mes bouffées d'espoir encore incontrôlables. Un jour je crois que je fouttrai en l'air un gros quelque chose, l'avenir me dira quoi.
23:40 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : doutes, écrire, journal intime
13.06.2009
Sur les Chemins de Saint-Jacques...
Je médite, je projette, depuis longtemps déjà, je caresse l'idée d'un pélerinage vers St Jacques.
Je ne suis plus catholique depuis longtemps, je suis bien plus orienté vers le bouddhisme de passion, bien avant que cela ne devienne une mode.
Je m'estime peut-être encore chrétien de coeur, d'enfance plutôt, je dirais, ce qui me relie aussi à ma mère décédée et tant pleurée, mais ce qui me relie encore à elle est bien plus profond qu'une histoire de religion. Mais qu'importe le chemin vers St Jacques est ancré en moi très fort, aussi fort sans doute que pour un chrétien, pourquoi, je ne saurais pas bien le décrire, le définir, il faut dire que j'ai le goût du voyage initiatique, de la solitude et de la marche très prononcés. L'idée aussi de se dépasser physiquement, spirituellement et entouré par de sublimes paysages m'attire.
Si vous voulez partager vos espériences avec moi, m'aider dans ma démarche de préparation à ce périple étrange et unique, n'hésitez pas.
Je ne sais pas encore si je le réaliserai cette année, de toutes façons si je le réalise ce ne sera d'abord qu'en partie, car je suis pris par mon travail jusqu'à mi-novembre, ce qui fait tard tout de même pour l'entreprise d'un tel projet.
Je me suis rapproché de la Cathédrale du Puy en Velay où j'ai correspondu avec un très gentil monsieur qui m'a même adressé son livre il y a peu et qui m'aide beaucoup dans ma démarche personnelle.
Comme je le lui ai écrit récemment, j'ai un autre projet de voyage initiatique pour le mois de novembre, aussi ne sais-je vraiment pas si je pourrai réaliser le tronçon Le Puy en Velay-Figeac comme j'en rêvais initialement.
Mais je n'oublie pas ce projet et j'espère le mener à bien. J'aimerais beaucoup correspondre avec des personnes qui l'ont déjà entrepris ou même tenté, ou seulement pensé (c'est déjà un but en soi...) tout comme j'avais rencontré au Mont Dore je me souviens il y a quelques années, des personnes qui m'en avaient parlé. J'ai toujours été fasciné par cette idée, si belle et si décalée soit-elle aujourd'hui, mais si riche et tellement pleine de promesses, de rencontres, et d'intériorité.
Je souhaite le débuter, le jour où je me sentirai vraiment prêt, du Puy en Velay, ville que je trouve admirable. J'aimerais aussi peut-être un jour le faire depuis Arles, que j'aime aussi et j'aime l'idée de passer par la belle St Guilhem le Désert, non loin de chez moi, mais en priorité, je souhaite réaliser le Chemin au départ du Puy.
A très bientôt, j'espère.
N'hésitez pas à me communiquer vos expériences, vos sites ou blogs, ou aussi livres de références.
Merci beaucoup.
22:33 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Couleur Juin
Bonjour @ tous.
Je réouvre aujourd'hui ce blog, en espérant qu'il m'apportera de nouvelles choses. Je pense ouvrir parallèlement un autre blog, tout nouveau, beaucoup plus personnel, qui répondra peut-être mieux à mes attentes.
J'ai eu besoin de délaisser ce blog pendant quelques temps, nécessaires pour ma réflexion personnelle, sur divers sujets. Le temps de changer de travail, reprendre mon ancien boulot, lourd de conséquences, bien sûr, le temps aussi de réfléchir à différentes choses, à l'écriture, aussi, ce qu'elle apporte, ses failles, ses exigences, ses attentes.
Juin a toujours été pour moi un mois agréable, synonyme des premiers émois de l'été. J'espère qu'il ne me décevra pas cette année, après ces quelques soucis divers en avril et mai.
Je vous souhaite un beau mois de juin @ tous, bleu, ensoleillé et chaud.
A tout bientôt.
Olivier.
22:19 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2009
Pause nécessaire
Bonjour à tous.
Je dois suspendre ce blog au moins momentanément, pour des raisons personnelles.
Actuellement, je traverse une période un peu difficile, pour diverses raisons et ai besoin de faire le point dans ma tête avant de me remettre à écrire.
En espérant à très bientôt,
Olivier.
16:30 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2009
Humeur du moment...
" Nous concevons très bien le genre d'attrait qu'a, pour certaines âmes fatiguées du monde et désabusées de ses illusions, cette existence solitaire.
Qui n'a point aspiré à quelque chose de pareil?
Qui n'a pas, plus d'une fois, tourné ses regards vers le désert et rêvé le repos en un coin de la forêt, ou dans la grotte de la montagne, près de la source ignorée où se désaltèrent les oiseaux du ciel?"
"Un hiver à Majorque", George SAND.
00:46 Publié dans Foudroyé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2009
Couleur Collioure.
En ligne ce soir et pour me réconforter de ce mauvais temps persistant, mes premières photos de notre séjour sur la Côte Vermeille, pour nos deux ans d'amour, en février, alors que le printemps commençait à nous offrir de beaux bleus.
Je quitte l'hôtel, ça y est, ma décision est prise. Trop de difficultés à tenir le rythme de nuit, en particulier suite à quelques soucis de santé en ce moment. Je retourne à l'office de tourisme où j'ai travaillé l'an dernier et où je me suis senti si bien.
Je vais perdre mon CDI, hélas mais je fais partie de ces gens qui pensent que la santé et l'épanouissement personnel dans un travail n'ont pas de prix.
Je risque de galérer encore cet hiver, mais c'est à moi maintenant de tout faire pour rebondir au mieux.
Ce sera sans doute l'objet d'un prochain post.
Je vous embrasse tous et vous dis à tout bientôt.
D'ici là prenez soin de vous. Et tout plein de bleu.
OLIVIER.
00:49 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.04.2009
Rêve d'Istanbul. 1
Je commence aujourd'hui une nouvelle catégorie de notes.
Des notes entièrement dédiées au voyage, ou plutôt devrais-je dire au Voyage.
Le voyage pour lequel j'ai sacrifié presque toute mon existence depuis ma révélation intérieure fin 1996, alors que j'étais en pleine crise mystique (mais non pas au sens de religion), que j'étais très attiré par l'Orient, et que je venais de dévorer entre autres, une grande partie de l'oeuvre de Hermann HESSE!
Mais je reviendrai à tout cela plus tard.
Je veux parler du voyage, car il a hanté ma vie, et je n'oublie d'ailleurs pas que ce blog était intitulé au départ "vertiges, voyages", en référence à un poème que j'avais écrit dans le temps...
J'ai parfois brûlé au nom du voyage, j'ai claqué tant de sous et fait tellement de folies, j'ai sacrifié permis, meubles, matériel et tellement de choses au nom de lui et pourquoi? Parce que je pense, inexorablement, que lorsque je voyage, je me sens bien. Libre. Moi-même. Et tout cela est lié.
Quelque part en voyage, je me sens avec des ailes, c'est-à-dire au fond de mon coeur, en harmonie, en paix avec moi-même.
C'est tellement pour ça que je pars et pars sans relâche. J'ai toujours besoin de me recentrer, de repartir en quête de moi-même.
Je ne dis pas que la quête n'existe pas lorsque je ne pars pas, mais j'éprouve beaucoup plus de difficultés à me recentrer, lorsque le quotidien m'inonde, je ne sais pas toujours le gérer, même si je me suis mis voilà plus d'un an au shiatsu, qui me convient mieux que la sophrologie.
Cela fera d'ailleurs l'objet d'une note future.
Aujourd'hui, j'ai envie de parler de mon premier vrai voyage.
Oh certes, j'avais bien fait quelques tentatives de voyages à droite et à gauche avant celui-là, mais j'ai pour habitude de considérer mon premier vrai, grand et beau voyage celui que j'ai fait en octobre 1997, en Turquie.
C'est pour moi le point de départ de beaucoup de choses, et la conséquence directe de bien des choses aussi.
J'ai construit je crois le début de mon histoire personnelle, en tant qu'homme qui ne veut plus se mentir, là-bas, à ma chère Istanbul.
Istanbul où curieusement je me suis senti chez moi dès le premier jour - et même d'ailleurs bien avant que j'y mette les pieds.
C'était en octobre. Il faisait frais. Frais mais un soleil magnifique. Je me sentais incroyablement serein, confiant, non pas en l'avenir, mais ces questions ne m'importaient plus, je me sentais seulement bien, prêt à aller au bout de mes rêves.
C'était en 1997. Année en 7. J'aime bien ces années-là en général.
97 a été d'ailleurs sans doute ma plus belle année, la plus limpide, celle où je me sentais le plus en harmonie avec moi-même.
C'était l'époque des "plages d'Orient", recueil de poésies que j'avais écrit dans l'année, l'époque des rêves d'Orient, des lectures orientalisantes, bref de ce très vif intérêt qui n'a jamais cessé de grandir en moi pour tout ce qui concerne les philosophies de l'intime.
Rupture avec mon passé où l'on m'inculquait plutôt la sagesse, la raison etc.
Rupture qui ne s'est pas faite sans choc brutal et viscéral.
J'en parlerai peut-être un jour.
Mais 97 était l'année de l'acceptation. Je ne voulais plus jouer de jeu, plus être un autre, seulement partir à la recherche de ce que je suis vraiment...
Oops vaste programme - et complexe!
Infini, sans doute.
Je suis parti en Turquie, donc après quelques premières tentatives infructueuses.
Je ne sais plus si c'est la deuxième ou la troisième fois qui fut la bonne, mais je suis parti un beau jour d'octobre, alors qu'octobre avait toujours été jusqu'à lors un sale mois.
J'ai payé mon voyage à crédit (je me traîne ces crédits depuis ce temps-là, ah délicat sujet, ces crédits mer... et pourtant je n'oublie pas toutes les merveilles que j'ai pu faire avec, alors!) car je n'avais pas le moindre sou.
C'était l'époque où je fraudais parfois dans les trains, pour me retrouver Dieu sait où, au nom du voyage, de la liberté de la quête.
Mais voilà. L'avion, je ne pouvais pas frauder lol !
J'ai donc pris un séjour moitié à Istanbul, moitié en Cappadoce, en agence de voyage.
Je suis parti de Paris. J'habitais Rouen à l'époque (où je me sentais si bien, malgré le temps !)
Et me voilà ainsi un beau jour d'octobre dans l'avion qui m'avait valu tant de cauchemars (j'ai la frousse dans les avions!! - dommage pour un voyageur...)
La jeune femme qui était à deux sièges de moi, je me souviens, m'a proposé spontanément de tenir la main de son mari, qui était à côté de moi!
C'est dire si je devais être blême!
Et en effet, j'étais terrifié.
Mais le mari était beau gosse lol et j'en ai bien profité.
Il avait d'ailleurs une main rassurante, dans mon souvenir...
Et nous voilà prêts à décoller...
J'arrête ce récit pour cette nuit, mes yeux ne suivent plus et une dure nuit de travail m'attend encore dans mon hôtel...
Je vais rêver tout à l'heure, lorsque l'heure de la pause sera venue, à ma chère Istanbul.
Que Dieu -s'il existe, veille sur Toi...
00:31 Publié dans Souvenirs de voyage. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2009
Sublimes souvenirs.
Coucou @ tous.
A l'heure où le printemps commence à embaumer et s'installer lentement (malgré les pluies de cette semaine), et à l'heure où le travail me fait poser de nombreuses et lancinantes questions, j'ai besoin de plages, de soleil, plus que jamais de bleu, je vous offre en ligne aujourd'hui mes premières photos de mon séjour à Hyères, en juin dernier, séjour qui m'a été offert par mon Amoureux à l'occasion de mon anniversaire... et dont il faudra que je parle plus longuement sur mon blog.
Bises @ tous et beau dimanche...
A tout bientôt,
Olivier.
00:49 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2009
Ma verte Normandie.
Ma verte Normandie. Réminiscence. Come back. Comme avant. Avant...
Mon passé. Les prés verts, humides, faiblement éclairés par une lumière calme, douce, presque tranquille.
La maison des grands parents.
Je suis remonté samedi dernier chez mes grands parents. Ca faisait plus de deux ans que je n'y étais pas retourné. D'habitude j'essayais d'y aller au moins deux fois par an, ou au pire, une seule fois, mais là, déjà deux ans et demi pratiquement, que je n'y étais pas allé.
Je me refuse à répéter que le temps passe très vite, mais je n'en pense pas moins et cela ne m'effraie pas moins.
J'ai obtenu une semaine de congès à mon travail, alors que cela ne fait que deux mois que j'ai commencé.
En fait, je les ai obtenus en intervertissant une journée de travail avec un collègue, qui a gentiment accepté.
J'ai été très heureux d'obtenir ces vacances presque improvisées.
J'avais trouvé un excellent prix sur internet, pour monter là-bas. C'est si loin. Si loin et souvent tellement cher. C'est un frein indéniable.
Et puis je ne sais pas, le temps est passé. Les circonstances m'ont à chaque fois empêché d'y retourner. L'an dernier je travaillais l'été, puis j'ai été à la dèche, puis j'ai recherché sans relâche du travail, si possible à plein temps.
Et ça me fait mal au coeur de me dire, de vous dire, de me rendre compte que j'avais déjà, cruellement besoin de ces vacances, au bout de deux mois à peine de CDI.
Quelques soucis de santé sur lesquels je ne m'étends pas gênent ce rythme de travail de nuit, et puis ces derniers temps, j'aimais avoir un rythme régulier. Cela me faisait vraiment du bien (quand je pense qu'avant j'avais un rythme si désorganisé et que cela ne me posait pas le moindre souci!) - je sens que je vieillis quand même, que je fatigue, que ces rythmes ne me conviennent plus et je me pose des questions de plus en plus violentes sur le travail de nuit.
J'ai cru tenir bon au début, parce que j'ai du temps pour me reposer, entre deux sessions de taf. Mais justement. Je suis sans arrêt décalé. Quand je ne travaille pas, je dois tirer sur mon sommeil, pour reprendre un rythme normal, du moins un rythme qui me convient apparemment le mieux. Et puis quand je travaille, j'ai des coups de barre carabinés, des moments où je suis sur le point de tomber dans les vappes. Mais je suis seul, la nuit, à mon hôtel et j'en viens à avoir peur des malaises, qui se font d'ailleurs de plus en plus fréquents, même si, heureusement, ils ne durent généralement pas.
Bref, j'avais BESOIN de ces vacances.
Je n'ai pas pu partir vendredi, comme prévu. J'étais trop fatigué.
Je suis parti samedi.
Et comme souvent, quand je pars, j'ai la mort dans l'âme. J'ai souvent envie de partir, pour me recentrer (c'est mon moyen à moi), mais lorsque survient le moment du départ, cela m'est difficile. Je suis comme un enfant. Je suis impatient de partir, par moments, puis quand vient le départ, je me sens triste.
J'étais mal dans le train, même très mal à un moment. J'ai failli descendre à plusieurs reprises. Et puis, j'ai décidé de tenir bon. De rester à bord.
Et j'ai retrouvé mes grands-parents, le soir.
Et je me suis senti tout de suite beaucoup mieux.
Dimanche et lundi, dimanche en famille et lundi juste tous les trois, m'ont apporté calme et sérénité. Ca m'a fait du bien.
Lundi, j'ai rangé de vieilles affaires, retrouvé de vieux trucs, j'ai revu mon album photo de quand j'étais petit, ma mère qui est partie si tôt. Mon grand père du Sud, celui qui me manque tant aussi et qui est parti trop vite aussi.
Ces deuils me minent.
J'ai pu en parler à ma grand-mère. Ca m'a fait du bien. Mais ça m'a remué tellement.
Et puis est arrivé le moment du départ. Déjà.
Je serais bien resté quelques jours de plus. Pour me poser davantage. Et me reposer encore un peu plus.
Mais j'avais un billet difficile à changer et j'ai décidé sur le coup, de repartir, comme prévu.
Et mercredi, l'angoisse est revenue.
Plus forte encore que les jours d'avant.
Je n'ai pas pu retourner travailler hier soir. Spasmophilie, angoisses terribles, vertiges, nausées, hypertension, puis hypotension.
Aujourd'hui, je pose les choses à plat.
Mon homme qui est parti dans sa belle famille et qui me manque beaucoup ce week end m'en veut de ne pas avoir dit au médecin que je ne voulais pas être en arrêt.
Mais la réalité c'est que j'en ai besoin, moi, de cet arrêt.
J'en ai tellement besoin que je crois que si j'étais retourné au travail hier, j'aurais fait un malaise pire encore. Je crois que ça se serait peut-être mal fini. Je me connais. Ca se serait peut-être fini au samu.
Je ne sais pas. Car je contiens tout, depuis quelques années. Je sens parfois que je vais craquer, mais je ne craque pas vraiment. Faudrait peut-être que je craque pour de bon. Mais je m'interdis. Et puis, depuis la psychanalyse, je sais en général mieux prévenir ces crises.
Trop de deuils. Trop de cauchemars la nuit. Trop de questions, de doutes, de craintes, de peurs, trop d'idéalisme (je connais tellement le soleil et je connais tellement la chute).
Vous, mes Anges, ne savez sans doute jamais vraiment à quel point vous m'êtes essentiels.
Je vous envoie plein de belles pensées, de l'espoir, je m'accroche et m'accroche, inexorablement. Et c'est difficile.
16:49 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2009
Eternels volcans...
Ce soir, en ligne, mes dernières photos du Mont Dore, lors de mon dernier séjour, inoubliable dans cette magnifique région en octobre 2008...
Et si mes yeux tiennent encore un peu le coup, je vais essayer de poster un petit mot.
L'occasion en tout cas de vous envoyer plein de bleu, j'en profite le plus possible, de ce beau et précoce printemps, après toutes ces rigueurs hivernales, j'espère que vous en profitez aussi et surtout j'ai envie de vous dire (je crois qu'on ne le dit jamais assez souvent) que je ne vous oublie pas...
A tout bientôt.
00:14 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16.03.2009
"Prostitué"

" Seul, allonge à même le parquet, le soleil perle mes tempes, éparpille mes ombres. Ma raison m'abandonne.
Je m'imagine mort. Les meurtrissures s'enlisent, le venin s'amenuise.
Mais comme il n'y a personne pour me réveiller d'un baiser ou d'une caresse, hormis une horde de cliniciens ou de proches aux sentiments voilés de noir, cela ne m'amuse pas.
Mon coeur s'accélère. Je sursaute, me relève à bout de souffle. Mais le temps court, sans pour autant m'indiquer où aller.
Et je ne sais que faire du charme de mes dix-neuf ans.
(...)
C'est en laissant la porte grande ouverte que l'on attache sans doute le mieux.
(...)
Pouvait-on aimer un garçon dans l'insouciance?
(...)
Pourquoi avions-nous tant besoin d'artifice pour nous sentir exister?
(...)
Nous n'avions jamais donné un nom à notre relation. Nous vivions l'un envers l'autre au gré de nos sentiments, sans chercher à les comprendre.
Laissant le trouble nous griser ou vagabonder là où bon nous semblait. Scellés par une amitié fraternelle. Nous ne nous disions pas tout pour autant.
(...)
Motus et bouche cousue. Envers et contre tous.
Nous étions frères d'âmes. Et la puissance de ce lien dépasse de loin ce qu'on entend communément par amitié.
(...)
De fait donc, les enveloppes que les clients me donnaient me laissaient plutôt de glace. Ne changeaient rien à ma vie. Je les empochais et finissais toujours par dilapider leur contenu inutilement. Sans doute pour qu'il n'y ait pas de traces de ces échanges. Cet argent me gênait sans que j'en distingue la raison. Je réalisais que c'était la plaque tournante, le carrefour où chacun s'entendait dans ce petit trafic. Mais je n'étais pas dupe. Derrière ces considérations pécuniaires, se jouaient d'autres tractations où désirs, névroses, malaises s'entrechoquaient. Les billets n'étaient que le garant du silence, le bouclier contre la honte. L'argent déculpabilisait tout le monde.
Pour moi, je crois qu'il était juste une preuve concrète de ce que je valais. Mais aussi du pouvoir que je voulais, que je pensais détenir.
Je n'en avais finalement pas de réelle nécessité.
Ils me payaient pour que leur tristesse se sente moins seule. Mais je n'avais pas la moindre idée de ce que j'y gagnais, moi.
(...)
J'imaginais assez facilement ce qu'ils cherchaient à revivre, à retrouver à travers moi.
Ce n'est pas moi qui leur semblait vital et à qui ils étaient aliénés, mais bien à un garçon qu'ils avaient connu jeune et qu'ils n'avaient jamais possédé, ou pas comme ils l'auraient désiré.
Ou qu'ils avaient perdu.
Tout comme leur jeunesse.
(...)
(...) Comme si l'affection éperdue à laquelle il aspirait ne pouvait lui être donnée que par la violence avec laquelle il cognait les garçons. On ne pouvait pas dire qu'il faisait l'amour ni qu'il baisait. Non, il cognait. De rage, de tristesse, à ne pas être aimé comme il le voulait.
Aussi pleinement que dans les bras d'une mère, probablement.
(...)
L'enterrement fut une longue errance. Sèche et sourde. Blafarde. Je découvris, sans succomber aux épanchements lacrymaux, que la peine véritable était une douleur lourde et plombante. Accaparante tellement elle se répandait. Silencieuse et épuisante."
Voilà bien longtemps que je n'ai pas lu un livre aussi poignant que celui-là !
Si je lis depuis un certain temps en général des livres qui me tentent et non pas forcément des livres que je me dis devoir lire, je n'ai pas lu quelque chose d'aussi fort que celui-ci depuis longtemps.
Sur un sujet sensible, David Von Grafenberg s'exprime avec une fréquente pudeur, presque florale, poétique, à fleur de peau, et lorsque les mots se font plus crus ou que la violence des rapports n'a pas de nom, la tension monte et l'on croit étouffer avec lui.
Le pouvoir des mots choisis par l'auteur a beaucoup d'importance, une importance virulente.
J'ai été séduit, touché, ému, bouleversé par ce premier roman.
Un sujet qui m'a toujours interpellé et qui montre une fois de plus que ce sont souvent les dits clients les plus à blâmer et même là David VG ne juge pas, demeure toujours d'une indulgence presque lasse, effacée, inerte à un moment donné de sa vie, quelqu'un qui s'est adonné à ce qu'il nomme dans ce livre pourtant si bien, sans vraiment y avoir fait attention, peut-être par hasard, par égarement ou quelque peu par attrait, fascination du danger quelque part, l'inconnu; mais avant tout en recherche eternelle d'un lien presque fraternel, un lien plus psychique, une proximité plus physique que sexuelle.
Un très beau livre. Riche. Puissant. Très édifiant et à la fois très personnel car il s'agît ici d'une quête avant tout. De soi et aussi d'un lien fort, spécial, inhabituel, au fond, pas du tout celui que l'on peut croire lorsqu'on lit le titre.
De très belles phrases également sur de belles amitiés indescriptibles, sur des liens que l'on recherche, et sur ce qui nous pousse parfois vers les abîmes, les frontières.
00:49 Publié dans Foudroyé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.03.2009
Bleu intense
Enfin une douceur intense aujourd'hui. Cela fait du bien. Premier jour de vélo de la saison, qui j'espère sera longue et belle.
Sur mon blog cette nuit, enfin mes photos d'Annecy de juin 2005, en promesse à ma petite Cath qui j'espère va les savourer, et vous tous aussi.
Mes dernières photos de ma nouvelle région d'adoption et aussi quelques photos oubliées de Paris, Paris,...
Des rêves pleins la tête, un coup de blues aujourd'hui, mais heureusement atténué par le coup de bleu, des frissons, des vertiges, et le décès de Bashung qui sans être un de mes chanteurs favoris m'a bouleversé, cela me fait penser une fois de plus à la mort, au frisson glacial, cette saloperie sans nom de cancer.
Je suis cancer, je le sais, mes proches le savent, donc émotif, une éponge, dirait mon ami E..., à fleur de peau, encore et toujours, mais comme d'habitude heureusement, préfère essayer de rester optimiste et positif, en attendant de nouveaux bleus.
Je vous embrasse très fort.
A tout bientôt.
01:07 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.03.2009
Coup de bleu
Bonsoir @ tous,
ce soir en ligne, alors que je suis au boulot (mais c'est très calme, dis-je pour me disculper!...) les dernières photos en date de ma nouvelle région d'adoption... et enfin, les photos de mon séjour à Paris, Paris... avec ma délicieuse Cath du mois de juin dernier (mieux vaut tard...)
Prochainement j'espère, le séjour à Hyères de la fin juin dernier, et la nouvelle cure en Auvergne, en octobre, puis sans doute ainsi qu'un article sur Collioure, où m'a emmené mon Amour pour nos... deux ans, en février, et oui, déjà!...
Je vous laisse, mes amis, car j'ai un mal à l'oeil droit tenace ce soir... et vais de ce pas me reposer.
Mais qu'est-ce que c'est que ce job où l'on se repose!!
Bisous bleus.
00:31 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.03.2009
En ligne cette semaine...
Enfin.
Je suis très heureux de vous présenter enfin les toutes premières photos de ma (notre) nouvelle région d'adoption, depuis octobre 2007: le Languedoc-Roussillon.
Cela faisait un long moment que je cherchais un moyen de les mettre sur mon blog, n'ayant toujours pas d'accès à internet, et là grâce à la médiathèque de ***, je peux enfin commencer à les déposer en ligne.
A suivre donc notre nouvelle, belle région, en balades et en paysages près de chez nous, un peu plus loin, région de contrastes, de lumières et de caractères très différents.
A tout bientôt, donc, j'espère @ très vite.
Mille et une bises volent aux vents pour vous.
Plein de fleurs.
Les premières jonquilles arrivent enfin, j'espère, nous espérons le Printemps. Enfin.
Plein de bleu @ tous.
17:55 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2009
Nouveau janvier
Coucou @ tous.
Je n'ai pas eu beaucoup le temps d'écrire sur mon blog depuis le début de cette année et je le regrette bien.
Après de nombreuses questions et réflexions, j'ai finalement décidé de me remettre plus sérieusement, du moins plus assidument à l'écriture de celui-ci, je ne sais pas, il est possible que j'en crée prochainement un autre, mais cette fois plus intime encore, car je trouve que je n'approfondis pas certains sujets qui me tiennent à coeur ici-même et ce pour diverses raisons.
Mais en attendant et après avoir cru un instant abandonner ce blog sur lequel j'écris peu, trop peu à mon goût et où les objectifs que je m'étais fixés au début de son écriture, voilà déjà plus de deux ans maintenant, il faut bien que je me l'avoue, ne sont pas atteints, j'ai décidé de tenir bon, de ne pas lâcher prise, de pousuivre son écriture, donc, et de reprendre mes objectifs.
Je ne sais pas si cela se fait encore de vous souhaiter une bonne année 2009, ce que je sais, c'est qu'elle passe déjà vite, toujours plus vite, déjà mars qui pointe le bout de son nez et tellement de rebondissements, notamment en janvier dernier.
J'ai cru devoir partir à la montagne, pour travailler, l'assedic seul ne me suffisant pas pour vivre et payer mes différents crédits.
Mais la distance avec mon homme me faisait vraiment peur.
Et puis un peu au dernier moment, un peu au hasard, j'ai retrouvé un travail. Le vrai miracle, pourrait-on même dire, le boulot que je n'attendais plus, celui que j'ai commencé le 26 janvier et qui m'offre aujourd'hui même un CDI.
Une nouvelle improbable en cette période de crise et pourtant oui, c'est fait, j'ai bel et bien signé un CDI.
Je m'étais toujours dit et je maintenais qu'il fallait être là au bon moment, oui mais seulement voilà, s'il n'y avait pas eu de bon moment, je n'aurais jamais rien trouvé, à forciori.
Et voilà qu'un beau jour de janvier, l'annonce se dessine, parmi tant d'autres.
Recherche réceptionniste de nuit à ***
Tout semble me correspondre, bon certes travailler la nuit, c'est plus trop mon truc, mais là je peux dormir un peu en milieu de nuit, du moins me reposer, j'ai beaucoup d'avantages, et parmi les différents travaux en hôtellerie que j'ai déjà faits, celui-ci est croyez-moi une aubaine dans le secteur.
C'est vrai que j'ai toujours eu peur aussi des horaires trop réguliers, et soyons francs travailler cinq nuits par semaine m'aurait paru trop épuisant à ce jour, or je ne travaille qu'en moyenne trois nuits par semaine. Cela me laisse du temps libre, du temps pour faire autre chose, ou pour me reposer, c'est génial.
Et puis il y a une certaine irrégularité dans les horaires, ce qui me plaît bien et pourtant je connais mon planning un an à l'avance ce qui me permet aussi de renouer avec le mot projet; peu à peu.
Je suis donc très chanceux, je m'en rends compte.
Bon, certes, ce n'est pas le travail que j'aimais tant faire, en office de tourisme, l'an dernier, mais il y a beaucoup d'avantages et c'est sur cette belle nouvelle, optimiste et pleine d'espoirs, de promesses, que j'ai envie de terminer cette note ce soir, cette nuit, avant d'aller attendre mes derniers clients tranquillement installé sur le canapé.
Bonsoir et @ très vite, cette fois, j'espère...
Mille et une bises
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