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31.01.2007

Besoin de partir

J'ai besoin de partir.
Besoin de partir quelques jours.
Je suis à bout, fatigué, déprimé, tout me pèse.
J'ai fait de mon mieux pour aller de l'avant et j'espère sincèrement un jour prochain pouvoir aller réellement de l'avant, mais c'est encore trop tôt, trop frais, trop bouillant.
Je veux revoir la mer.
Je veux être seul, au calme.
Penser à tout ça, penser à rien, me laisser me balader au gré du vent, au gré de l'eau.
Ecouter les puissances du vent et longer des plages solitaires et fraîches de février.
Je voulais vous dire un merci, un merci très fort pour être là, me soutenir, me soutenir sans juger, merci de croire encore en moi.

J'ai besoin de partir.
Regarder les étoiles.
Me demander quelles places elles ont encore dans ma vie, quelles places elles pourront / pourraient bien encore avoir.
Je veux écouter le bruit de l'eau, les roulements des vagues, les vagues à l'âme, me reposer, me ressourcer, réfléchir à tout ça, rebondir, m'élancer de nouveau vers cette quête bizarre et absurde qu'est la vie, la recherche de soi.
Les épreuves.
Elles font sans doute réfléchir.
Mais j'ai tant envie de paix, de calme, d'amour.

Mais d'amour au sens amour calme, serein, BEAU, tendre, doux, vrai (pour moi), libre, tranquille.
Un amour / Des amours qui n'empêche(nt) pas d'être soi, de faire tout ce que l'on aime, ce que l'on est, qui n'empêche(nt) pas de réaliser la quête vers sa propre vérité intérieure, celle du coeur, celle qui conduit au seul essai de la nature que nous sommes chacun, unique.

Il y a tellement de belles choses dans la vie.
Il y a surtout vous, mes amis (mes amours), mes lumières.

28.01.2007

Le déni

J'ai obtenu ma réponse. De façon brutale.
Voilà les quelques mots du Psychanalyste, quand je lui ai annoncé que c'était fini. Que je ne voulais plus jamais le revoir. Qu'il m'avait enfermé, puis frappé, puis je me suis enfui dans le froid glacial de cette nuit de jeudi à vendredi, en chaussettes, jean et tee-shirt, dans cette posture ridicule, le bas du visage ensanglanté.
De façon brutale.
Tout a été brutal, rapide, net, précis, définitif.
Je n'épiloguerai pas, par égard pour lui.
Il souffre, c'est un fait, et je ne veux pas en rajouter.
De moi à moi?...
J'ai obtenu ma réponse brutale.
C'est fini.
C'est comme ça.
C'est la vie, à ce qu'on dit, à ce qu'ils disent, à ce que j'ai déjà dit.
Ce n'est guère satisfaisant, ça fout un point d'interrogation terrible sur quatre mois presque pleins, des tonnes d'espoir, de souffrances aussi, mais surtout d'affection, de tendresse, de rêves, de quelque chose qui ressemblait fort à partager...
Quelque chose qu'il y avait pourtant entre nous, quelque chose qu'il y avait dans ses yeux, qui me rappellait violemment et tendrement quelque chose qu'il y a dans mes yeux, ces yeux que j'avais appris enfin à regarder dans le miroir, depuis quelques temps.
Je ne sais plus comment tout cela a commencé.
Je souhaite un jour oublier comment tout cela a fini.
Cette nuit glaciale de janvier.
Moi aussi, je déteste de plus en plus le froid.
Et même la neige, je l'ai dit, ne réchauffe plus mon coeur.
Mais je vis. Je suis là. Je me dis que je vais avancer de nouveau.
Je vais retrouver mes bonnes vieilles habitudes, celles qui m'ont tant manqué, mais celles aussi contre lesquelles je cherchais à me défendre enfin un peu.
Je voulais connaître autre chose, essayer autre chose.
Il n'a jamais compris que j'avais besoin d'autres choses, d'autres choses que lui, mais que j'avais besoin de lui.
Ce n'est pas incompatible.
Mais ça, il ne l'a pas compris.
Et ça, il s'est battu contre.
Il a essayé, je le sais.
Mais il n'a pas pu.
Et de quelle façon, mon Dieu!
J'en reste étourdi, étonné, déçu, désorienté.
Mais je sais encore où la boussole indique le sud.
Moi je me tourne vers le sud, vers le soleil, vers la chaleur.
Chacun son trip.
Je montre, j'expulse les mots, je déborde.
Je ne m'empêche pas.
Je ne m'empêche plus.

Les étoiles, on ne les force pas à briller, pas plus que l'on ne peut changer un être.
Les étoiles, on ne les fait pas briller, comme ça, sur un coup de gueule, de sifflet, ou de poing.
Les étoiles, on ne les invente pas dans six mois, un an, une tonne de patience.
Les étoiles, elles étaient déjà un peu dans nos coeurs.
Les étoiles, on a cherché tant de fois à me les enlever des yeux.
Les étoiles, plus que jamais sont gravées dans mon coeur, dans mes rêves, mes espoirs, mes envies de présent et d'avenir, coûte que coûte.
Les étoiles sont la seule chose qui nous fasse vivre, rêver, avancer, espérer encore.

Les étoiles, je m'en vais de nouveau à leur quête, je m'en vais de nouveau à leur course.

Je sais que je lui ai fait mal quand je lui ai dit que je voulais partir quelques jours.
Je sais que je fais souvent mal quand je parle de mes désirs de fuite, de voyage, d'initiatique, de parcours intérieurs, de rêve dérangé, de folie orangée...
Je sais que je fais mal quand je veux être seul, quand j'aime être seul.
J'en ai besoin, il me faut du temps et j'en ai envie.
Parfois. Souvent.
C'est comme ça.
C'est mon repère, ma nuit connue, mon jour inconnu, ma sérénité, mon moment de bonheur et de calme, avant l'assaut d'autres tempêtes, d'autres neiges.

J'ai peur d'aller vers l'autre, de faire tout avec cet autre, j'ai peur mais je me soigne.
Le déni de soi conduit à blesser l'autre, à se blesser soi-même.
Je ne veux plus me nier, je sais que j'ai besoin de la solitude, mais aussi de l'autre.
Ce n'est toujours pas incompatible.
C'est complémentaire.
Difficile à gérer pour l'autre, difficile oui, mais je ne veux être aimé que pour ce que je suis vraiment, ce que je puis donner, de toute mon âme et de tout mon coeur.
Je ne puis donner que ce que je suis, mes blessures et mes aspirations, mes faiblesses et mes convictions, mes fragilités et mes rêves, mes obscurités et mes océans de tendresse.
Je ne puis donner que ce que je suis, mon amour et mon égoïsme.
J'ai toujours cru qu'il fallait être un peu égoïste.
J'ai toujours pensé aussi qu'il fallait être un peu altruiste.
Mais j'ai toujours su, senti que nous étions tous "double", à la fois seul et unique essai de la nature, en constante formation, évolution, en constant devenir... et aussi un être parmi d'autres semblables, ressemblant, fort ressemblant.
C'est à si méprendre, parfois.

Vivre dans le déni de soi, je ne le veux plus depuis longtemps.

Suis-je coupable? suis-je innocent?

Quelquefois, quelquefois seulement, j'aimerais être beaucoup plus "superficiel et léger".

25.01.2007

Ph(r)ases de transition...

Bonjour @ tous...
Oui, je sais, ce blog est presque relégué à l'état de rêve, de brume, tant il est devenu diffus ces derniers jours, ces dernières semaines, et pourtant...
Il ne se passe pas une journée sans que j'y pense, sans que je pense à vous, sans que je pense à ce que ma vie est et à quoi elle ressemble.
La neige, ironie du sort, après la douceur étrange de cette première quinzaine de janvier, est venue se mêler à mes envies de mots, mes envies de cris.
Elle est venue me rappeler quelques souvenirs que je décrivais dans mon précédent post.
Mouais...
Par où commencer?
Je sais que certaines personnes n'aiment guère se confier sur un blog, mais je trouve personnellement au contraire ce moyen utile, pratique, bon, en bref il me convient bien.
Je ne saurais pas très bien expliquer ce que je ressens, mais c'est comme ça.
En vrac, en tout, en rien, j'ai passé quinze jours bizarres.
Je suis sans doute dans l'une de ces fameuses phases de transition qui me caractérisent tant, à certaines périodes, dans certaines circonstances.
Je suis sans doute fou aussi, diraient certains.
Et oui, je le suis, du moins, je le suis dans le sens où le veut la psychanalyse.
Je ne veux pas jouer à être un autre, je veux être moi, avoir ma vie à moi, celle qui est la mienne et ne ressemble pas à une autre, si elle n'a pas à ressembler à une autre (je veux dire je ne sais pas si je suis fait pour les concessions, et pourtant quelquefois je dois bien avouer qu'elles me tentent bien, ces fameuses concessions)...
Je suis dans la phase où je ne suis pas bien du tout, où j'ai envie de vomir le soir car je ne me reconnais plus, en même temps j'ai envie de vomir parce que j'en ai marre de faire du mal aux gens que j'aime.
Je veux dire, si je suis vraiment moi-même, je fais mal à plein de gens.
Parce que la liberté , du moins la mienne, est mon plus grand amour.
J'essaye de vivre autre chose, de construire autre chose.
Je connais un garçon formidable, merveilleux, malheureusement je ne suis pas bien.
J'ai été bien pendant deux ou trois semaines, puis de nouveau je ne le suis plus.
Je sais, je suis trop exigeant.
Je rêve de spiritualité intérieure, de voyages, de poésies, de livres, de situations exquises et excessives, j'aime provoquer, j'aime rencontrer des gens de tous univers, j'aime fréquenter mes amis, j'aime vivre dans l'excès, la passion, la débauche et pourtant aussi en même temps le calme, un calme infini...
Une tendresse infinie.
Lui, il y a la tendresse.
Mais le reste, j'en suis malade.
Je l'aime et sais qu'il me donne.
Je ne peux pas lui demander des choses qu'il ne peut pas ou n'a pas envie de me donner.
Je le sais.
Et pourtant...
Pourtant, je suis tellement exigeant, j'aimerais tellement que tout coule de source avec quelqu'un.
Je ne sais pas si c'est possible.
Et pourtant, T. et L...
Ils sont si heureux ensemble, tellement spontanément, ils sont en accord sur tellement de choses.

Je ne sais pas ce que je dois faire, je sais en même temps que ces phases sont nécessaires pour savoir où l'on en est, où on veut vraiment aller et où on ne veut pas aller.
Je sais qu'elles sont nécessaires pour avancer.
Je suis fatigué.
Il me dit que je ne devrais pas, parce que je ne travaille pas.
Mais moi, la réflexion ça m'épuise.
Et puis, je réfléchis sans arrêt.
Ou presque.
Et intensément.
J'ai l'obsession, la maladie de l'authenticité.
Faudrait ptetre que je lâche un peu tout ça...
Et pourtant...
Ca revient.
CA revient même la nuit, en rêve, sous forme de lion solitaire, devant une belle et immense plage étrange et sulfureuse, tellement boisée...

Sans transition (quoique...) J'aime l'album de Michal. Il est très fort. Je me retrouve beaucoup dedans.
"Bien sûr je suis pour l'amour et tout le tralala...
Mais j'aime bien aussi quand ça fait n'importe quoi..."
Quel moment magique ce concert du 20 janvier!
Au moins, j'aurai vibré ce jour-là.
Je vibre aussi quand mon Lui me prend dans ses bras.
Mais c'est rare, trop rare à mon goût.
Je suis en total décalage avec moi-même, et pourtant j'apprends.
J'apprends aussi de belles choses.
Mais je ne sais pas si je suis fait pour apprendre encore d'autres choses comme cela.
L'amour.
Mouais.
Cela s'apprend t-il?
Je rêve de situations plus naturelles, plus instinctives, plus en harmonie entre l'un et l'autre, plus spontanées.

Mouais.
C'est encore un de ces jours où je me demande qui je suis vraiment.
C'est encore un de ces jours où j'hésite entre passé et futur, où j'hésite entre liberté et promesses (que je vais essayer, que je vais être patient, que je vais faire des concessions...), où j'hésite entre fuyons (parfois c'est bon de fuir et parfois il faut même beaucoup de courage pour fuir) et apprenons, où j'hésite entre soyons heureux (mais pas tout à fait) et jouons au bonheur, où j'hésite entre violence et passions, et calme pas très serein, finalement.
C'est un de ces jours où il fait froid, trop froid, où même la neige ne réchauffe plus mon coeur.
Un de ces jours où j'attends avec urgence l'évolution vers un état plus...
En accord avec moi-même.
J'y travaille. J'y travaille.

Il n'y a pas d'autre chemin que celui qui conduit vers soi-même.

Donnez-moi vos mots, s'il vous plaît.
J'ai besoin de vous.
Vraiment besoin de vous, et ça personne ne parvient vraiment à le comprendre.

12.01.2007

Le 12 janvier 1985.

Le 12 janvier 1985.
Je me souviens.
C'était un samedi.
Un samedi matin.
J'étais en CE2, nous faisions une dissertation.
J'étais très bon élève (à l'époque) et pour moi, cette dissertation ressemblait à toute autre dissert', un exercice de plus, que j'aimais du reste beaucoup, un exercice comme nous en avions les samedi matins, en CE2.
Cette dissertation, plutôt, aurait dû être comme les autres.
Mais ce jour-là, un évènement inattendu est venu se mêler à l'exercice, est venu me troubler. Me perturber.
Un évènement rare.
Je me souviens des premiers flocons de coton voler dans le ciel du Cannet, troubler sa quiétude, donner une note brutale en même temps que douce, presque sauvage, bizarre, dans ce ciel azuréen.
Les premiers flocons, je ne les ai pas vraiment vus.
J'ai regardé le ciel seulement après avoir entendu un de mes camarades de classe crier:
" Oh, il neige!"
Ca nous a tous surpris.
Moi, peut-être encore plus que les autres, parce que d'ordinaire rien ne pouvait troubler ma dissertation, rien ne pouvait troubler mon envie d'écrire, d'inventer, de rédiger.
Mais là, j'ai regardé le ciel.
Bientôt, je le regardais fixement, fasciné.
Le garçon - qui était le fils du maître de classe - s'est fait un peu disputé par celui-ci.
En effet, il allait chaque année passer ses vacances d'hiver à Saint-Auban, dans les Alpes de Haute Provence et là-bas, ils étaient habitués à voir de la neige.
Mais ici, à Cannes...
Bah, c'était bien la première fois que je la voyais tomber!
Je croyais jusqu'à maintenant, que c'était quelque chose de réservé à la montagne, la neige, ou alors au nord de la France, mais ici, sur la Côte d'Azur...
Ah, maintenant il n'y a plus vraiment de règle.
Avant, on nous disait qu'il neigeait sur la Côte d'Azur tous les vingt ou trente ans, mais depuis 1985, j'ai bien vu plusieurs coups de neige, il peut faire très doux en plein hiver, puis subitement se mettre à neiger le lendemain, je me souviens encore il y a quelques années un 28 février glacial et neigeux à Nice alors qu'il faisait seize degrés la veille!
Mais en 1985...
Il y avait bien longtemps qu'on avait pas vu un seul flocon sur la Riviera.
En tout cas, je n'en avais jamais vu un seul.

J'ai été ému. Bouleversé. Comme scotché à ma chaise.
Allez donc savoir d'où me venait cette étrange fascination...
Je ne pouvais plus m'arrêter, m'empêcher de regarder, d'admirer les doux flocons tomber.
Bientôt, ils devinrent plus fréquents, plus intenses, plus gros, plus voluptueux, plus rapides aussi.
Le maître levait un peu la voix:
" Bon Alexandre, ça suffit maintenant! les autres encore je comprends, mais toi voyons;tu sais ce que c'est que la neige, quand même!"

Et moi, j'étais fasciné, scotché, interloqué.
Je ne pouvais plus écrire.
Quel spectacle!

La tempête de neige s'est ensuite levée, elle s'est mise à s'emparer brutalement des vitres, des trottoirs, des paysages, des têtes aussi, pleines, remplies de ces morceaux de coton maintenant presque aussi grands que des doigts.
La tempête s'est mise à tout balayer.

Ma mère est venue me chercher, laborieusement, après la classe.
J'ai peu de souvenirs de mon enfance, mais celui-ci, j'ai l'impression qu'il date d'hier matin.
J'ai peu de souvenirs de mon enfance, mais je ressens encore ce bonheur, ce bonheur immense, insolite, inconnu, devant cette poudreuse devenue envahissante, ce froid cotonneux.
Je me souviens du lendemain matin.
Un dimanche pas comme les autres.
Trente cinq centimètres de neige dans le jardin, vingt sur les branches des palmiers, et moins sept degrés au thermomètre.
J'ai joué toute la journée, jusqu'à n'en plus pouvoir.

Un bonheur immense, tendre et violent à la fois, tel que j'en ai eu assez peu (jamais assez) dans la vie.
C'était déjà moins de deux ans avant la disparition de ma mère.
Je ne pouvais pas deviner, je ne pouvais pas comprendre qu'elle allait bientôt mourir, que sa vie était déjà très entamée, je ne pouvais pas comprendre qu'avec un tel bonheur, on puisse ensuite autant souffrir.
Je n'ai pas compris les années, les messages, les bonheurs, les morts, les absences, les chutes, les vertiges.
Je les ai pourtant tellement sus, tellement comptés, tellement appréhendés, tellement vécus.
Aujourd'hui, que reste t-il de cette neige intense, un douze janvier mille-neuf-cent-quatre-vingt-cinq, que reste t-il des parfums de ma mère, de mes couleurs, ses odeurs, ces blancheurs?
Il reste le coeur, un coeur qui ne veut pas encore oublier, qui ne sait pas encore complètement oublier.

Il reste cette incroyable douceur, en ce douze janvier 2007, qui me dit que rien n'est plus comme avant, mais que c'est doux, encore parfois.
Qui me dit pourtant que des malheurs, il y en aura encore d'autres.

Mais je veux terminer par cette phrase, délicate et forte.
Je me dis que des bonheurs, il y en aura encore.
Et encore...

04.01.2007

Belle et lumineuse année @ tous...

Coucou,
Un bref, trop bref coucou...
Le temps de vous souhaiter à tous et à toutes, une très belle année 2007.
2007, une année qui finit en 7...
Juste le temps (et l'émotion) de vous dire que nous n'avons toujours pas le net à Angoulême, pas assez de temps donc toujours pour poursuivre comme je le voudrais cet espace de mon coeur, pas assez de temps non plus pour vous dire à quel point je suis désolé et triste de ne pas aller comme je le voudrais sur vos espaces à vous... pas assez de temps pour téléphoner, écrire, dire, chanter, rêver, voler, errer, aimer...
Mais j'espère que d'ici quelques jours, je vais aménager mieux mon temps, et entre autres, je vais disposer plus facilement d'une connection internet...

Des étoiles.
Merci pour vos petits messages, qui font tellement chaud au coeur.
Si vous saviez...

Anesthésies locales

Les notes se fondent comme perlerait un clapotis
De quelques brins de bruines anodins
C’est un de ces jours où l’on se retrouve soi
Dans un air morne et morose, sous des airs contrits d’apathie
Un peu aigu, écorché, vif, et pourtant sans voix /e

C’est un de ces temps abscons où peut-être
Le temps est en train de s’endormir ou se gâter,
Lorsque je regarde les trains passer
Ou même, lorsque ceux-ci m’emmènent derrière les nuages, les kilomètres…

Mais peut-être , aussi, l’éclaircie poindra t-elle
Comme je sais tant être touché par l’étincelle de soleil
Je fais quelques gestes graciles et fragiles.
Nonobstant la poussière
Je le sais a formé des aveux sur les ongles de mes doigts de dentelle

Je me sens un peu pâle, aigu, écorché et vif
Pourtant comme étouffé sous une étoffe qui m’atténue
Derrière un tissu dont la toile délicatement me love
Je me sens un peu nu
Mais ces voiles arrondissent les violences, amoindrissent les chocs,
Adoucissent les heurts, et rendent les chaos un peu plus passifs…

C’est la respiration qui halète le plus, qui sent le sang
Elle est délicieusement embourbée dans de vieux rêves, qui furent pourtant urgents,
Aujourd’hui tout est pâle, tout est gris, au ralenti
Mais l’on n’oublie pas ses vieux démons et refrains
Et la lumière, au fond, n’est pas toujours très loin.



Anesthésies locales. Paris, le mardi 29 mars 2005 (OM).

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