11.02.2007

Surprenant, osé, mais intéressant...

INSTANT MAG2 (Numéro spécial Madonna):
INTERVIEW EXCLUSIVE DE OLIVIER SECARDIN.

L'universitaire, auteur de plusieurs travaux sur Madonna, livre une analyse percutante et absolument passionnante sur le mythe et ses métamorphoses...
Et sans langue de bois!



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Vous êtes doctorant en littérature comparée et vous avez consacré plusieurs de vos travaux à Madonna...
C'est exact. J'ai commencé mes recherches en 2000, au sein de l'école doctorale de littérature comparée de la Sorbonne. Depuis lors, mon mémoire de maîtrise, "Figures de l'hybridité ou pour une sémanalyse de l'entre-deux. Diderot. Mallarmé. Madonna." s'est métamorphosé en DEA puis en Doctorat qui a donné lieu à des articles et à des conférences, en France et à l'étranger, au Canada, en Espagne, en Australie, à New York...
Depuis le début des années 90, de nombreux séminaires labellisés cultural studies ont été inaugurés Outre-Atlantique, le premier à l'Université du Colorado puis à Havard et à Chicago, mais rien en France n'avait été mené de comparable.

Son écriture est-elle donc un sujet d'étude, au même titre que celles de Diderot et de Mallarmé?
Pourquoi pas? Mais à condition de ne pas les confondre. Une théorie critique, pour être critique, doit savoir faire la part des choses. Le préjugé qui écarte la pop culture sous un prétexte ou un autre ne vaut pas mieux que celui qui s'occupe de tout confondre. L'un comme l'autre mènent droit à l'inculture. Myopie d'époque. Paresse qui est une autre manière de ne pas penser.
Une chanson n'est pas un poème et Diderot ne vaut pas Mallarmé qui ne vaut pas Madonna.
Quand bien même une chanson serait poétique, elle ne serait pas un poème.
Il y a une spécificité en toute chose.
Or, c'est précisément cette identité qui permet de penser ensemble une solidarité et une évaluation.

Quelle est la réaction de votre auditoire quand vous placez Madonna sur le même plan que des auteurs majeurs de la littérature?
C'est une aventure à chaque fois.
Le grand public est très enthousiaste, mais en milieu universitaire, je ne peux jamais présumer de l'accueil.
J'ai tout rencontré, des désapprobations bruyantes aux enthousiasmes appuyés.
Chaque fois que l'on fait entrer un nouvel objet d'étude dans le blockhaus universitaire, il faut s'attendre à quelques crispations.
Du moins, j'ai la chance de travailler avec un directeur de thèse, Pierre Brunel, qui a toujours su m'accorder une liberté confiante. Lui-même s'était intéressé à Madonna à l'occasion de l'édition de son Dictionnaire des mythes d'aujourd'hui (Editions du Rocher, 1999). Malheureusement, d'autres sont plus (ou moins) réservés et l'anathème se fait toujours au nom d'une pseudo-orthodoxie littéraire.
Théorie au rabais.
Ces gens ont peur.
Parce que s'extraire des préjugés demande un effort particulier.
Parce que étudier Madonna est un défi auquel la critique littéraire ne peut répondre sans sortir de son propre domaine.
Les nostalgiques du canon et les typologistes de la valeur sont dérisoires. Leur moralité est très peu risquée.
Qu'importe.
Je prends tout ça avec humour.
Un jour, ils feront rire.
Vous connaissez le dicton populaire: "les chiens aboient, la caravane passe".
Rapprocher la littérature de l'art, de la culture et du monde est une exigence que le Bureau de l'Accadémie ne peut pas administrer.

Comment avez-vous été amené à vous intéresser à Madonna?
Sans hésitation, le vidéo-clip de "Frozen", réalisé par Chris Cunningham en 1998.
A cette époque, je travaillais sur le mythe de la métamorphose.
Il y a généralement deux types de métamorphoses: la métamorphose passive qui est châtiment, malédiction, dégradation - c'est le courroux infligé à l'homme qui a fauté, qu'il soit Lucius ou Grégor Samsa, le héros angoissé de Kafka - et la métamorphose active qui est signe de transcendance, renouvellement, liberté.
Dans la mythologie grecque, ce sont généralement les ruses de Zeus qui se métamorphose en taureau ou en pluie d'or au besoin.
La métamorphose donne ainsi congè à la mort et permet à l'homme de se donner à lui-même sa propre forme.
C'est une seconde métamorphose qui est mise en scène dans "Frozen".
Le corps, élément technique de la performance, devient un résidu, l'effritement de toute substance fixe.
"Frozen" détaille le travail de la métamorphose: le passage d'une forme à une autre.
J'ai eu l'intuition que cette métamorphose, singulière dans "Frozen", figurait le fonctionnement général de Madonna.
Après il faut comprendre comment se fait le passage d'une forme à une autre qui est aussi la condition du spectacle.

Comment s'opère cette métamorphose?
Chez Madonna, il s'agit toujours de faire comme si, personnage après personnage.
Like a vigin, like a prayer...
Il suffit d'être suffisamment crédible pour que le spectacle puisse se déployer tout en aménageant un intervalle tenu d'ironie qui rappelle qu'il n'y a pas d'identité qui ne soit feinte.
Le spectacle de Madonna, c'est ce jeu de rôles.
Une collection de fantasmes.
La mise à mort d'un personnage engage une nouvelle construction et ainsi de suite.
D'où cette récurrence maniaque des rituels sacrificiels, des dramaturgies du suicide, des liturgies de l'extase.
Pêle-mêle: "Like a prayer", "Oh Father", "Bad Girl", "Fever", "Bedtime Story", "Frozen", "Ray of light", "The Power of Goodbye", "What it feels like for a girl", "Die another Day"... et cette chanson qu'on peut comprendre de façon la plus littérale possible: "I've so many lives/ Since I was a child/ And I realise/ How many times I've died".
Donc, au lieu de délivrer des sens, la dépense des personnages embraye toujours un signifiant à venir.
Façon de relancer le cycle des métamorphoses.

Quand on pense à Madonna, on pense d'abord à l'image: ses looks, ses vidéo-clips, ses concerts. Son rapport si partuculier à l'image n'éclipse t-il pas son texte, justement?
Non. Je ne vois pas d'antagonisme entre le texte et l'image.
D'ailleurs la manière dont on fait de la musique s'apparente de plus en plus à celle dont on fait un film: tout comme on monte la bande sonore, on peut composer avec des images.
Madonna est une artiste pop.
Or, la force de l'esthétique pop, c'est de pouvoir tout transformer en image ou, du moins, de prendre acte de la transformation de n'importe quoi en image.
Comme les boîtes de soupe Campbell de Warhol, ou comme le clip "Music" réalisé par Jonas Akerlund (2000): l'image commence avant la musique, la musique avant le texte.
Le sas d'entrée du texte, c'est une sorte d'iconotexte: "Music" qui n'indique rien d'autre que le titre de la chanson qui donne le titre de l'album et sa forme; une image-mot qui indique non un contenu, ou alors un contenu général, mais une expression artistique: la musique.
Un texte peut être visible et aider à lire une image, une image peut être lisible et peut aider à voir un texte.
Et pourtant, une performance de Madonna peut être autant un "concert à voir" qu'un "spectacle à entendre".
Madonna, c'est de l'esthétique iconophile.
C'est du pop art tardif réalisé dans le star system.
C'est l'Amérique.
C'est Hollywood - ce titre de l'une de ses chansons - cette capitale du cinéma qui fait tant rêver Madonna et dont les neuf lettres plantées sur le Mount Lee semblent réaliser une équivalence du mot et de l'image.

A partir de quel moment, selon vous, Madonna s'est-elle imposée comme une "bête de scène"?

Je crois que pour beaucoup de fans, le Blond Ambition Tour marque un tournant décisif dans sa carrière.
D'autant que le DVD n'a jamais été commercialisé, ce qui a sans doute contribué à cette aura mythique de tournée d'exception.
Il ne reste que le documentaire au parfum de scandale, In bed with Madonna.
Être une bête de scène implique généralement deux choses: que le rapport à la scène soit un don de soi - se dépenser sans compter - et son refus.
Un excès.
Un déficit.
Alors même qu'il faut tout faire pour prouver le contraire.
Il y a cette citation extraordinaire de Madonna que Karl Lagerfeld a notée dans son petit livre consacré à la Star:
"What's the chief occupational hazard of being a pop star?
Having people assume that whatever image you project is exactly who you are, and there's nothing more and nothing less."

Trouver l'équilibre de ces forces, c'est ça la vraie performance.
C'est ce que j'appelle la Passion Pop.

Avez-vous une préférence pour l'un de ses concerts?
J'aime beaucoup le Re-Invention Tour que j'ai vu à Madison Square Garden, le jour où elle a salué Michael Moore.
Mais j'aime beaucoup aussi l'univers plus sombre et plus poétique du Drowned World Tour.
Les références y sont plus nombreuses, comme l'univers futuriste de l'écrivain anglais James Graham Ballard, qui fut dans les années 60, l'un des chefs de file de la nouvelle vague SF britannique (son roman Drowned Worldest publié en 1962) ou la danse japonaise du butô, née dans l'undergroundtokyoïte des années 60, nourrie des avant-gardes européennes et d'une culture japonaise plus ancienne.
Madonna rejoue en particulier une performance de la troupe du Sankai Juku, Jômôn Shô, dans laquelle les danseurs descendaient sur scène accrochés par les chevilles.
Cette façon de s'approprier les cultures, la culture des élites, comme la culture populaire, sans présumer d'une quelconque hiérarchie entre elles, c'est ce que certains appellent l'esthétique post-moderne.
C'est une attitude ambivalente.
D'un côté, il n'y a pas de parodie de la parodie, ni de plagiat qui ne vont sans cynisme.
De l'autre, on y trouve une forme de générosité que Madonna elle-même revendique quand elle assigne à la pop culture le rôle d'exposer les oeuvres d'art au grand public.

Le Re-Invention Tour fut bien moins intime, plus marqué politiquement. Trouvez-vous Madonna légitime dans ce rôle?
Moins intime que le Drowned World Tour, c'est vrai.
Mais le documentaire équilibre ce déficit.
Et puis, l'intime, chez Madonna, n'est jamais qu'une mise en scène.
Qui pourrait dire qui elle est?
Hypermédiatique et anonyme.
C'est un paradoxe.
A l'image de l'épiphanie avortée de Mer Girl ( "I ran and I ran, I'm still running away"), "Madonna" promet d'éclore à chaque mise à jour de la production.
Mais la révélation n'a jamais lieu.
I'm going to tell you a secret, même traduit en français par Lourdes, est un titre emblématique parce que le secret, étymologiquement ce qui est à l'écart, c'est précisément Madonna.
Quant à ses convictions politiques, tout le monde sait depuis longtemps que Madonna n'est pas républicaine.
Pourquoi ne serait-elle pas légitime?
Je crois que c'est George Michael qui reprochait à Madonna de n'être pas politique.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce qu'il voulait dire mais les engagements de Madonna sont de longue date.
Après, il y a une question qu'il faudrait étudier de près, qui touche au principe même du jeu de rôles, c'est la relation particulière qu'entretient l'éthique avec l'esthétique, le message avec le spectacle.

Avez-vous votre billet pour le Confessions Tour?
Oui, absolument.

2006. (INSTANT-MAG 2 spécial... MADONNA, 20 ANS DE SHOWS SPECTACULAIRES ET PLANETAIRES).

Commentaires

J'aime beaucoup cette phrase "Le préjugé qui écarte la pop culture sous un prétexte ou un autre ne vaut pas mieux que celui qui s'occupe de tout confondre". Je ne trouve pas choquant qu'un professeur d'université étudie le "cas Madonna" dans la mesure où il ne mélange pas pop musique et littérature...Cela dit, Rimbaud aurait peut-être fait du rock s'il était né à notre époque et Brel est enseigné par les profs de français.
Je te conseille la lecture du "mythe Madonna" de Georges-Claude Guilbert, professeur à l'université de Tours, spécialiste des Etats-Unis et de "gender studies", ce qui devrait t'intéresser. Je ne l'ai pas lu mais j'ai beaucoup aimé son essai sur Carson McCullers. Preuve en tout cas que Madonna intéresse décidément beaucoup les universitaires !

Ecrit par : Steffi | 12.02.2007

Oui, c'est un article très intéressant.
Ceci dit, en tant que fan de la Madonne, j'aurais bien des points à préciser, je ne suis pas d'accord avec tout ce qui a été écrit, ou du moins je pense qu'il faudrait aller plus loin.
Mais à vrai dire, il faudrait sans doute que je lise l'ensemble de l'étude de ce monsieur.
Enfin, pêle-mêle, ce qui me vient à l'esprit, et d'après les différentes biographies que j'ai lues sur Madonna, les commentaires de ses proches ou amis et aussi d'elle-même, je pense que c'est une femme authentique, qui certes a beaucoup utilisé l'image et la mise en scène, mais je pense que c'est une femme qui possède autre chose, pour moi, c'est aussi ce qu'il fait qu'elle dure, elle me paraît être en totale harmonie avec elle-même...
Les messages qu'elle délivre de plus en plus à l'heure actuelle sont assez anciens maintenant pour être crédibles.
Je ne suis pas d'accord pour voir "Ray of light" comme une idée même de la métamorphose voulue, du moins l'idée me gêne un peu. Peut-être la vois-je avec un certain à-priori, pourtant pour moi, et je ne suis pas le seul, les critiques à l'époque avaient été unanimes, cet album est sans doute le plus intime et le plus profond de Madonna. Tant musicalement que spirituellement.
Je pense que Olivier Sécardin ne parle pas assez de l'écriture de Madonna.
A l'origine le clip de "Frozen" par exemple était indianisant, une chanson en sanskrit se trouve même sur l'album "Ray of light", des lettres en sanskrit ornaient les mains de Madonna dans son clip. Et si elle a plutôt orienté l'image de son concert vers une iconographie tournée davantage sur la Chine, puis vers le Japon, ce qui est effectivement très bien vu, le texte n'en reste pas moins sensible et profond.
Certes, il y a une utilisation de l'image tout autour de ses chansons, qui varie même d'un clip à un autre ou bien même sur scène, mais je ne crois pas que l'on puisse être aussi réducteur sur la nature profonde des sentiments qui animent Madonna lorsqu'elle entonne un texte de ce délicieux album.
Il ne faut pas oublier que les chansons "Ray of light" et "Little star" par exemple ont été écrites pour sa fille.
Il serait malhonnête d'y voir des subterfuges.
Les thèmes abordés dans l'album sont d'autre part au coeur des réflexions spirituelles et existentielles de l'artiste, ce n'est pas un secret et ce n'est justement pas récent. Madonna aussi est une adepte du yoga, on le sait.
Les philosophies basées sur la recherche de soi, la méditation et l'apaisement intérieur, ne sont donc pas seulement pour elle une recherche de l'image ou de la cassure de celle-ci par rapport à une autre.
En revanche, dans la question qui est-elle, de même qui sommes-nous, vaste sujet.
Ne sommes-nous pas justement qu'une succession de phases, voire de masques en tout cas d'identités qui se succèdent, voire parfois même se superposent?
A la question qui est Madonna, qui le sait vraiment, en effet?
Et pourtant je pense que cette femme sait bien qu'il elle est vraiment, si tant est qu'on puisse savoir nous-mêmes qui nous sommes vraiment, un jour.
Ou peut-être ses proches le savent-ils quelque peu.
Dans l'excellent I'm going to tell you a secret, Madonna, je ne suis pas d'accord, se confesse. Elle se montre plus fragile et plus humaine que jamais. Elle confesse que sans ses proches, sans son équipe formidable et dévouée, elle ne serait pas ce qu'elle est.
Elle ne s'est jamais révélée autant auprès de son public.
D'autre part, l'on pourrait rajouter les paroles de "Nobody knows me" qui font suite à ce que M. SECARDIN cite:
" I realised how many times I've died...
certes, mais...
" Nobody knows me...
Et si l'on continue:
" LIKE YOU KNOW ME."

Troublant tout de même.
De même voir Madonna comme l'Amérique ("Madonna, c'est l'Amérique") dans un titre comme "Hollywood", c'est oublier qu'il y a dans cette chanson, comme dans le clip aussi beaucoup d'ironie, et si Madonna est fasciné par le cinéma hollywoodien, elle parle aussi dans cette chanson des affres du succès, de la sur-médiatisation (thème déjà esquissé dans le clip "substitute for love"), certes elle aime ça, en vit, en joue, et assume, mais elle dit aussi qu'il n'y a pas que ça, que tout ne tourne pas autour de ça, elle dit qu'elle a mûri, qu'elle a découvert d'autres choses, dans le DVD I'm going to tell you..., elle ouvre bien le disque par "there's something deeper than celebrity and fame..." etc.
De plus, le titre qui suit "Hollywood", dans le très corrosif et caustique "Ray of light" (n'oublions pas que quelques messages bien balancés sont jetés à la face du fameux American Way of Life à travers ce disque), se nomme bien: "I'm so stupid", stupide d'avoir cru en l'absolu du rêve américain, stupide d'avoir voulu écraser tout le monde pour y arriver, stupide d'avoir misé une vie uniquement tournée justement autour de la célébrité et de l'image.

Mais Madonna justement semble être une femme accomplie, maniant à perfection le mystère, l'image et l'idée de la métamorphose ("Re-Invent Yourself", "la vie est un jeu" ou encore "have you confessed" lors de son dernier tour, elle n'a effectivement rien confessé du tout dans les confessions sur pistes de dance...) et à mon avis une très bonne connaissance d'elle-même.
Elle allie aussi une extraordinaire énergie, une volonté quant aux questions qu'elle se pose sur l'art, la musique, face aux crises actuelles dans ses domaines, mais aussi sur des sujets tels que la politique, la religion, la recherche de soi, etc...
Et elle a aussi prouvé qu'elle pouvait être une femme plus humaine, une mère de famille, une épouse accomplie (ce qu'elle dit de Guy dans I'm going to tell... est tout simplement sublime), mais aussi de plus en plus à l'écoute de son public, en harmonie avec celui-ci et avec elle-même et ses époustouflants danseurs.
Ses shows je pense sont une synthèse subtile de cela, et elle n'a sans doute pas d'égal dans le maniement et le remaniement de ses chansons, sur lesquelles elle parvient toujours à faire passer un nouveau message, déclinant même de nombreux messages à l'infini, ou vers un coucher de soleil idyllique et plein d'espoir, où des enfants de confessions différentes se tenant par la main, riche de symbole, d'unions.
Mais au final, c'est toujours autour du même mot que ces messages se déroulent, je crois; il s'agit bien du bonheur. Un monde meilleur. (N'oublions pas l'émouvante reprise de "Imagine" de J. LENNON, nous faire nous sentir mieux et la quête d'un meilleur avenir, et de l'amour. Avec un grand A.

Ecrit par : Olivier | 14.02.2007

Juste, au passage, vous signaler que j'ai lu un autre article de cet auteur dans le magazine d'art contemporain, Mouvement, sur ce qu'il appelle la disco-crucifixion de Madonna pendant Live to tell. Il démontre comment l'Incarnation est la performance plutôt que dans la performance et pourquoi il n'y a pas de postmoderne sans amour, ni d'amour sans performance : "l'amour et le disco-crucifixion vont ensemble". C'est plein d'humour et très frais, ca fait beaucoup réfléchir aussi et j'aime beaucoup l'idée que Madonna soit traitée comme n'importe quel grand artiste contemporain. Je vous le conseille. Biz

Ecrit par : Alex | 14.02.2007

Bonsoir et bienvenu sur mon blog, Alex!
J'aimerais beaucoup lire cet article de Olivier Sécardin, qui a l'air en effet très intéressant!
C'est vrai que j'ai trouvé le moment de la "crucifixion" époustouflant et je crois qu'il y a dedans, beaucoup de sens, beaucoup de richesses, beaucoup de messages... je ne crois pas que cela n'ait été qu'une vaste provocation de la Madonne, en tout cas je pense qu'il y a beaucoup d'autres choses derrière et à l'en croire elle-même, ce serait effectivement le cas.
J'aime d'une manière générale sa façon de faire tomber les barrières, de mélanger les icônes, de faire passer des messages, pour ne garder que quelques thèmes très centraux et somme toute essentiels, l'humanité, l'amour et les souffrances.
Sa façon de dénoncer bien des sujets me bouleverse, je le confesse.
Merci beaucoup de m'avoir parlé de cet article, je vais essayer de le trouver sur internet.
Bonne nuit...

Ecrit par : Olivier | 16.02.2007

J'ai VRAIMENT le feu vert de l'auteur de ce blog ;-) Ah je me suis fait prier, je dois l'admettre....aber er will es ja nicht anders lol
Au fond de moi je pensais tout de même qu'il serait un peu indulgent car j'avais bien lu ce qu'avait écrit Florence Foresti sur le site de Christophe Cérino mais avouez quand-même que c'est osé:

http://www.youtube.com/watch?v=2MdchYzpn4s&NR

et gros bizoooos à l'auteur de CE blog

Ecrit par : Cath. | 19.02.2007

Oh merci ma petite Cath!
Je dois avouer que je ne sais pas encore incorporer un lien au sein d'un commentaire mdr!
Donc, une raison aussi en plus de te dire merci d'avoir posté ce lien!
C'est vraiment drôle, oui, oh tu sais je pense qu'un artiste (ou un homme politique) ou même un homme en général qui ne sait pas accepter la critique, c'est bien dommage! Ce n'est pas parce que j'ADORE Madonna lol que j'en veux à la Florence, je la trouve très drôle, je l'aimais bien chez Ruquier, et pi je lui suis très reconnaissant d'avoir choisi Christophe Cérino pour sa première partie à l'Olympia...

Ecrit par : Olivier | 19.02.2007

Je vois qu'on parle de moi... : ) En tous les cas, le choix de cette photographie d'Inez Van Landweere, publiée par le magazine Spin (avril 1998, USA) et utilisée comme illustration du single The power of goodbye me semble très pertinente. Madonna en femme bicéphale : cette deuxième tête, à peine détachée, superposée, autre et même à la fois, c'est précisément la production de soi comme un autre qui la permet. Olivier S

Ecrit par : Sécardin | 09.03.2007

Vraiment très heureux et très flatté de votre visite sur mon blog...
Madonna, sujet d'études, de passion, d'engouement...
Intarissable!
Bien à vous.
P.S: en effet, je trouve cette photographie remarquable et très riche de sens.

Ecrit par : Olivier | 12.03.2007

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