« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-04 »
22.03.2007
Deuxième jour du Printemps...

(Poésie du Japon).
Mouais.
Juste dans le calendrier.
Mais il fait si froid...
Et pourtant j'entends des rires, des coeurs battre, des gens parler un peu haut, un peu fort.
Ce mois de mars, je le sens, est une caresse un peu douce pour mon coeur un peu triste, un peu désemparé.
Après les neiges et les violences de janvier, après les anormales douceurs et les maux de février, viennent les souffles d'espoir du mois de mars.
Est-ce le Printemps que j'entends là, tout au fond de mon coeur?
Il me fait encore un peu peur.
Il va encore un peu vite à mon goût.
Mais Il est merveilleux.
Et je crois beaucoup en Il.
Il m'a fait flancher depuis notre fabuleux week end, tout en douceur et en soleil à Arcachon, il y a quinze jours.
Il a continué de me surprendre, de me redonner confiance, de m'accepter tel que je suis, de me dire des mots d'amour, des mots tendres, des mots de vie, le week end dernier à Cognac, puis à Royan, puis sur la Côte Sauvage, puis à La Rochelle.
J'ai dit non à mon travail dans le Sud.
J'espère avoir fait le bon choix.
Je crois avoir fait le bon choix.
Qu'est-ce après tout que le bon choix?
Je passe des entretiens dans la région, je cours les annonces, je trouve des choses intéressantes, j'ai plutôt bon espoir.
J'ai dit non au Sud.
Etonnant. Mais pas tant que ça...
L'amour s'en est mêlé...
Une nouvelle fois.
Mais non.
L'amour s'en est mêlé et j'espère cette fois pour de bon.
Il mériterait un bel article, un magnifique billet.
Je ne sais pas encore lui donner, mais je le ferai peut-être un jour.
Il m'a offert une bague.
C'est la première fois qu'on m'offre une bague.
Comment puis-je résister à sa douceur, à sa tendresse, sa gentillesse, sa sensualité aussi, sa morsure?...
Après tout, comme me le répète le Psychanalyste, et comme j'entends de plus en plus souvent dans les bouches en ce moment, pourquoi n'aurais-je pas le droit au bonheur cette fois-ci, pourquoi ça ne marcherait pas, cette fois-ci, pourquoi y aurait-il encore quelque chose qui vienne briser cet élan du coeur...
Le souffle chaud de son corps, de son âme, de son espoir en nous.
Pour une fois.
Pour deux fois.
Mais c'est différent. Il est différent. Tout est différent.
Mais j'improvise et j'improvise plutôt mal. J'improvise pas si mal que ça aussi, au fond.
J'ai acheté un magnifique Bouddha samedi, à Royan, tout en bois et en feuilles d'or, à peine plus petit que moi. Le symbole est fort.
Je voulais en acquérir un depuis tellement longtemps.
Et je ne l'ai jamais fait.
J'aime le regarder quand je m'endors le soir, j'aime le voir lorsque je me réveille le matin.
Il m'apaise, me donne de la sérénité, une douce force intérieure.
Il sent l'encens.
Il caresse mes journées de ses doigts enchanteurs et bénis.
Il me donne de la douceur, une quiétude, me procure un certain bien-être.
Il m'apaise...
V...
Je lui dédie ce nouvel espoir.
Je lui dédie le début de ce printemps que je sens renaître en moi...
Je lui confie mes anciennes peurs, mes encore actuelles craintes, mes envies d'avenir...
En attendant le prochain week end...
Je crois bien que je l'aime.
00:35 Publié dans Un an avec mon Bébé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, amour, espoir
14.03.2007
Fugitive
Et là elle regarde sa croix noire,
Là elle regarde sa croix noire
Perdue parmi ses chats
Qui la protègent des événements du dehors.
Moi, je danse et danse en rond, en rouge, comme une flamme,
Et je dois m'envoler pour Bali,
Et je dois m'envoler pour Bali.
Ses chats la protègent des événements du coeur.
Fugitive, en haut de la mer, falaise du soir,
Evasive, elle ne sait pas si elle doit s'enfoncer
Dans l'encre des vagues, des affres du bas
Ses voiles ne la protègent plus du froid.
Moi, je danse et danse en rond, je ne veux pas savoir les lames,
Les abîmes, les folies,
Et je dois partir pour Bali.
Plaintive comme une errance, elle regarde le bateau s'éloigner,
Si tard que la lune s'en est mêlée,
Blanche, aux conteurs de froideur, de désespoir,
Les sillons qu'elle jette sur l'eau ressemblent un peu plus à des ors...
Lent, le bateau bleu s'est éloigné du port,
Furtive, elle s'est élancée vers la mort,
Elle n'a pas vraiment choisi les affres du bas,
Le précipice s'est détaché, comme une absurde plainte dans la nuit.
Dans ma danse, j'ai entendu un cri, lointain
Je devais m'envoler pour Bali, là-bas, si loin...
Une intuition s'est levée et a glissé sur la courbe de mon dos,
Rien ne sera plus comme avant.
Aujourd'hui, elle n'est plus qu'une photo,
Et je ne pense plus jamais à Bali
Autrement qu'en ressentant, les incessants hurlements du vent.
17:20 Publié dans Poésie, poésies... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La chaise.
Je ne sais pas d'où me vient ce besoin violent de parler de ce que je ressens.
Je préviens mon gentil lecteur que ce message risque de ne pas être facile à lire.
Je ne veux forcer personne à me lire, si vous n'avez pas envie de lire ce message, pas de souci, je le comprends tout à fait, rendez-vous donc sur une page plus enjouée, moins introspective.
On m'a dit que mon livre "Om" était parfois difficile à lire, car j'aborde des sujets délicats et je vais loin aussi dans la recherche sur moi-même.
Une obsession, il est vrai, chez moi.
Je laisse seulement les touches gambader, je ne sais pas si c'est bien, je ne sais même pas si un jour je saurai m'arrêter, je ne sais pas souvent ce qui va être écrit, avant même de l'écrire.
Qui me connaît vraiment?
Me connais-je moi-même vraiment?
D'où me vient cette obsédante idée de vouloir toujours à tout prix bien me connaître, aller plus loin dans l'authenticité, la recherche?
Je ne sais pas si je suis adapté à cette vie.
Où puis-je me confesser?
Je tente la confession sur mon blog.
Je verrai bien.
Certains vont trouver ça stupide et d'autres, peut-être en seront touchés.
Il y a des moments où comme celui-ci je ne vais pas bien, pas bien du tout.
Il y a des moments où je sens encore en moi une souffrance presque insoutenable.
Elle m'empêche de respirer correctement.
Je la sens de partout, jusque dans le froid glacial de mes veines, jusque dans un tourbillon qui ressemble à un genre de folie, mais de folie consciente.
Je suis quelqu'un qui m'envole parfois jusqu'au rêve, jusqu'aux étoiles (que j'étais bien, mon Dieu, ce week end avec V... sur la Dune du Pilat - rarement j'ai été aussi bien avec quelqu'un, aussi en harmonie) mais les harmonies, je le sais, ne durent pas, et quelques jours plus tard à peine, je me sens au bord du gouffre.
Peut-être (et même sûrement), c'est tout mon paradoxe, demain ça ira mieux.
J'ai les deux en moi. La souffrance et la joie.
Les deux se mélangent en moi de façon étrange, exacerbée, paradoxale me disent certaines personnes, et pourtant pas si paradoxale que ça, car je sens de plus en plus souvent qu'elles sont liées.
Mon désir incroyable de vie a été exacerbé par le sentiment de la perte, l'abandon, la mort qui guette, qui rôde.
J'ai voulu vivre.
J'ai vécu.
Et dix ans, après?...
Comment vais-je vivre maintenant?
J'ai eu une révélation intérieure il y a dix ans, qui m'a permis de vivre un crédo de vie entre vingt et trente balais. Et j'en ai été parfois très très heureux.
J'attends une nouvelle révélation intérieure qui me guidera pour ces prochaines années, si elles doivent avoir lieu.
Je sais, je sens en moi que je ne puis plus vivre de la même façon qu'avant. Pourquoi? je ne saurais le dire exactement. Toujours est-il que ça doit changer.
Par moments, j'ai envie de partir, partir vraiment, au bout du monde s'il le faut, au gré du vent, au gré des envies, des intuitions, un long voyage, celui que j'ai toujours rêvé, celui qui me hante, celui que je n'ai pourtant JAMAIS vraiment réalisé.
Un voyage initiatique, qui s'achèverait quand je le déciderais vraiment, quand je me sentirais prêt à revenir.
L'amour me fait peur. Il m'envole et me paralyse à la fois. Tout va trop vite.
J'ai fait peur à des hommes, à cause de mes excès, mon excès de sentiments, mes envolées, mes coups de blues aussi, sans doute, et il y a de quoi.
Mais d'autres hommes aussi, m'ont fait peur. Ils m'ont étouffé, ont voulu me faire aller trop vite.
J'ai tant de peurs en moi, le sexe, l'abandon, la tendresse, la fragilité, les boulimies de forces intérieures à d'autres moments, les envies de soulever des montagnes, les envies parfois de rester au lit pendant une semaine, la peur du manque, la peur de la Chute, la séduction, les aveux, l'excès des aveux...
Et moi, c'est bizarre, mais j'ai envie d'aller vite par moments, et à d'autres moments d'aller beaucoup plus doucement.
J'ai énormément besoin de tendresse.
Mais pas que ça.
Mais j'ai envie de me sentir rassuré, confiant, en sécurité.
Ca, je le sais, ça se construit sur le temps, la durée.
Or, tout va trop vite.
Tout va si vite et n'est que vaste illusion.
Ce week end je ne l'ai pas rêvé, non, mais aujourd'hui je me sens tout autre. J'ai besoin d'être seul, et en même temps besoin de sentir la présence, la compréhension, la patience de V..., or je le sais, je ne puis demander tout ça au bout de quelques semaines...
Je ne sais même pas si j'ai envie de vivre de nouveau un amour conventionnel, j'ai envie de me sentir libre, libre et aimé à la fois, mais ça, CA, c'est si dur...
Si dur à gérer, si dur à comprendre, si dur à vivre, si dur à s'y tenir, si dur à le faire comprendre à l'Autre...
Et puis quoi? je vais partir, encore partir? et encore repousser la reprise du travail? et puis quoi? le travail est-il aussi une fin en soi, un but? et puis quoi, est-ce que je ne suis pas fait pour vivre cette ultime folie, pour me sentir libéré enfin de cette peur absurde de la fin, de la mort?
Y a t-il une vie qui vaut mieux qu'une autre?
Tous les chemins sont possibles.
Tous les destins peuvent se tracer.
Qu'est-ce qui me dit que je ne préfère pas vivre une vie courte mais folle, intense, démesurée?
Je voudrais seulement être libéré de cette angoisse morbide de la mort.
Je ne sais pas comment faire?
Aller à Varanasi?
Oui, et quand je ressens une angoisse allant jusqu'à de violentes crises de spasmophilie comme lundi dernier, je me dis, je me rends compte de la triste réalité, EN SUIS-JE SEULEMENT CAPABLE?
Je suis une éponge aussi, m'a t-on dit.
Je m'attache terriblement aux gens.
Ca ne m'empêche pas (au contraire) d'être très attaché à ma liberté individuelle, à ma recherche introspective et continuelle de mon chemin, celui qui est le mien et non pas un autre.
Comment combiner toutes ces personnalités.
Voilà l'objet de mon étude dans le cadre de la psychanalyse (entre autres).
Vouloir tout et son contraire...
Se sentir en accord avec soi, malgré toutes les pulsions contraires...
Et j'en passe.
Le sentiment que je ne suis parfois pas loin du tout de la falaise.
Le sentiment que tout ça est tellement absurde.
Le sentiment que tout ça, toutes ces notions de vie, sont tellement liées à celles de mort.
(Le Psychanalyste me dit toujours qu'une Mère, lorsqu'elle donne la Vie, donne aussi la Mort)...
Mother...
(Mon père aussi, me manque).
J'écoute en boucle cette chanson.
Il y a aussi une folie, quelque chose qui vibre fort, qui violente, en cette chanson.
Moi, j'ai envie d'écrire: "I can't remember where I go from"...
Pourtant, il y a du vent, des héliantes et aussi de la pierre, sans doute à la base. (Je suis fils du vent et de la pierre, de la fleur et du désert...)
Je suis un chercheur, je suis un égaré.
Je crois bien qu'il y a un genre de folie en moi.
Je crois bien que je suis content de le reconnaître.
Mais c'est si difficile à dire, à vivre...
La peur des verdicts, sans arrêt. Les verdicts de cancer, les verdicts de plein de choses, les verdicts d'abandon, que ce soit moi qui dois annoncer l'abandon, ou que l'on m'annonce l'abandon...
Je ne conçois pas vraiment l'abandon. Je voudrais que toujours l'ami existe... de quelque forme que ce soit, mais qu'il existe... voilà pourquoi j'écris sur le blog. Je me confesse. Mais j'ai tant besoin de sentir que d'autres sont là, on est tous dans la même galère, dans la même belle histoire en même temps, cette fameuse histoire aux deux facettes, cette histoire de la vie.
Cette chose que l'on peut décomposer éternellement en deux camps, la mère, le père, le masculin, le féminin, la folie, la raison, l'amour, la haine, la souffrance, la joie, le sexe, les sentiments, la liberté, l'asservissement, etc, etc...
Toutes ces choses, pour moi, sont liées.
Il me reste seulement une question: COMMENT les vivre, ensemble?
15:55 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, mort, peur, folie, solitude, spasmophilie
12.03.2007
Quelques notes griffonnées sur un carnet rouge...

(Photographie de Max Sauter).
J'ai écrit sur mon carnet rouge, ces quelques mots, à Paris, lundi dernier...
C'est fou comme les jours défilent et les impressions peuvent être toutes autres...
Sur un air de Tori Amos ("Mother"), je vous livre ces quelques mots, quelques notes, quelques émotions...
(...)
Je suis heureux de voir que tous les peuples en un instant qui frise l'éternité, en haut de Montmartre, au pied du Sacré Coeur, se mélangent.
Avec ce vent violent, avec ces nuages blancs et éternels qui passent haut, au-dessus du ciel.
Je suis ému, l'instant suivant, toujours d'éternité, de voir, sentir, comprendre que rien ne changera jamais vraiment, que la roue tourne tout le temps et qu'elle recommence, que tout finit, repart, mais est toujours pareil, chaque vie s'achève, mais pendant ce temps, d'autres tournent, et la vie elle, est toujours la même.
Peut-être un jour, tout cela retournera à la poussière.
Mais peut-être un jour, une autre planète, une autre vie naîtra.
Nous ne sommes que de minuscules poussières, et la notion de l'instant nous fait rêver, nous prendre d'illusion pour l'éternité, mais l'instant se fige et se transforme en petite, en grande éternité.
Les femmes pauvres continuent à demander de l'argent aux riches passants pressés et luxueusement habillés.
Ils font semblant de ne pas voir.
Leurs habits leur donnent peut-être une illusion de supériorité, d'inatteignable.
Mais la pauvreté, elle, et surtout celle du coeur, peut bien atteindre tout le monde.
Un jour, là, peut-être aujourd'hui, nous mourrons, je mourrai.
C'est peut-être aujourd'hui, demain, dans vingt ou cinquante ans, peu importe en fin de compte de s'y préparer, ça peut arriver là, comme ça.
Une tuile peut tomber.
S'envoler.
Ou un panneau.
Et heurter ma tête.
Le vent est violent.
Ce n'est pas si improbable que ça...
Il faut bien que ça arrive un jour.
Alors pourquoi pas aujourd'hui?...
Je me demande parfois s'il y a du sens à tout ça.
(...)
J'ai envie de m'adonner au vent.
(...)
Alors, ne sachant pas comment je vais poursuivre ma vie, je vais pour l'instant tout simplement la poursuivre, justement. Et ce n'est déjà pas si mal.
Troublant moment à écouter un joueur de harpe.
Troublante émotion à écouter la non moins troublante Tori, au soleil, malgré un froid assez insupportable.
Je suis dans le quartier des Artistes.
Je me remets à rêver de voyage éternel, d'Indonésie...
Au mur, il est écrit (mais la fin est hélas effacée):
" La colombe, légère, lorsque dans son libre vol, elle fend l'air dont elle sent la résistance, pourrait s'imaginer qu'elle réussirait (...) encore dans le vide".
C'est de Kant. Je connais cette phrase.
Je suis content que la fin de cette phrase soit effacée.
Je suis content de ne pas me souvenir de la fin de cette phrase, aujourd'hui.
Je la retrouverai. Mais un autre jour.
" Mother..."
C'est comme ma vie.
Elle restera peut-être inachevée. Comme fauchée en plein vol.
Comme celle de ma mère.
I can't remember
Where I go from.
Une vie bizarre je vis.
Je sens des moments d'appel.
Mais jamais je ne cède véritablement à l'Appel.
L'appel de la vie rêvée.
Sur le mur des chiottes du salon de thé "indien" de Poitiers, il est écrit: "ne rêve pas ta vie, mais vis tes rêves"...
Une vie est-elle une succession d'appels que l'on ne suit pas?
La vie est-elle dans ces rêves de suivre des appels qu'on ne suit pas?
Ou bien plutôt dans la réalisation-même de ces p... d'appels?
Comment le saurais-je si jamais vraiment je ne cède à l'appel?...
En aurais-je vraiment le temps? Ne serai-je pas fauché avant?...
Je suis resté des minutes, des heures peut-être (dans ma tête) assis là, à écouter Tori, la voix déchirante de la vie, de la passion, je me suis surpris à aimer les pigeons, à regarder de longues minutes des pigeons plonger sur des miettes de pain jetées aux hasards des touristes bêtes ou béats, puis les picorer...
La danse de la vie.
Paris.
Les pavés gris.
Une fille qui danse...
" I forgot to dream my owm dream..."
" The telephone has been disconnected."
Ces moments-là...
Sont-ce des moments où l'on perd la raison?...
Ou bien au contraire, des moments où l'on touche l'essence des choses, où l'on sent vibrer et battre le coeur, la Vie?...
J'aimerais continuer à être là.
Juste continuer à être là.
J'aimerais seulement ne plus avoir froid...
J'ai regardé la dame assise à côté de moi avec un regard froid.
Je m'en veux maintenant terriblement...
Et maintenant elle est partie.
Elle s'en foutait finalement de savoir ce que j'écris.
Je me sens subitement seul...
(...)
J'aime partager.
J'aime aussi tellement être seul, d'autres fois.
Je crois que j'aime les deux.
Pourtant j'écris.
J'écris/je vis pour moi, mais aussi avec les autres.
Mes envies de partir...
N'est-ce pas aussi pour éviter la souffrance des départs, des amours, des abandons, des retours de bâtons?
("fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve")...
J'aime partir et revenir, partir et ne pas partir...
Parfois, il me semble que...
(...)
Les enfants jouent/ les enfants rient
Et ils me ramènent soudain à un autre genre de vie...
A une autre vie.
Et puis, j'ai si froid...
Je vais me diriger vers l'espace Dali...
23:55 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, mort, solitude, écriture, Paris, voyage, initiatique
10.03.2007
Vue imprenable...
S...
Le Sud.
Un entretien pour du taf. Réussi. Je suis engagé. La mer. Une vue imprenable, une vue de rêve. Un travail de nuit. Promesse d'embauche. Le 26 mars prochain.
( Mais entre temps, une autre perspective de boulot à C... en office de tourisme, à suivre donc...)
Une journée de lumière méridionnale, un vent fou, qui rend presque fou, une mer démontée, une explosion de douceur et de sensations.
Les papilles qui scintillent, le soir, sous une volupté d'épices et de condiments, des vapeurs d'Orient, les portes du délice.
Je m'en retourne vers le grand Ouest, ce vendredi, pas d'escale à Marseille, pas de fougue, pas de colère, pas de bouge, pas de mystère.
Pause niortaise, où je me sens désormais presque comme chez moi.
Poitiers.
V...
Les papilles qui scintillent de nouveau, couleurs d'une vie de sensations, d'épices et de mystère, la brume n'est jamais loin, la lumière elle, est un peu trop confuse, en ce moment.
Puis le rituel du thé. Ce jeune que je déshabillerai du regard seulement, ce n'est pas qu'il m'excite, mais j'aime sa folie intérieure, en tout cas ce que beaucoup nomment folie intérieure, je le comprends terriblement, ou du moins en ai-je l'illusion.
La nuit pourpre, magique et étonnante.
La peur, de nouvelles peurs, le matin, suite à un texto de V..., c'est dingue ce que les textos, magie moderne, peuvent faire flipper un matin ensomeillé, un matin ensoleillé, un matin dans un train, un de plus.
Paris.
La rencontre, toute aussi épicée avec la non moins pétillante et épicée C...
Tour de Paris, tour du monde, tour des émotions, tour des bouts de vie, des brins de vie.
Un au revoir qui sonne comme un bienvenue...
Bienvenue dans nos coeurs, nos vies, nos errances, nos bouts de destin...
La vie se croise, se mêle, s'envole, se cherche, se vit, tout simplement. Tout en émotion, en douceur et en fougue, aussi.
Je mélange les genres, je ne crois plus aux seules lumières.
Elles sont aussi mêlées de ténèbres, d'obscurs, sans l'obscurité, je ne verrais pas aussi bien la lumière.
Un lundi de fougue pure, dément, absurde, over-speedé, hystérique, maniaco-dépressif, explosion de joies, bouffées de vie, deux films qui tuent, les couleurs d'une vie immorale, musique et parfum de suicide. Je regarde horrifié l'actrice se trancher les veines, je ne peux pas m'empêcher à penser à il y a... quelques années, quelques instants.
"Bosta" m'emmène dans son autobus étrange et fou, bolide, on traverse des paysages de guerre, de ruines, d'espoir... la fin est un commencement, ce n'est pas moi qui le dis, mais je ne peux pas m'empêcher d'oublier le mot fin.
Crise d'angoisse. Il y avait longtemps. Pas de médoc.
C'est dur. J'ai du mal à respirer, j'ai fait trop de choses ce lundi. J'ai frôlé trop d'émotions. Je ne peux pas aller plus loin. Je voudrais bien, mais...
Un restau japonais le lendemain midi, puis retour à Niort.
V... le mercredi.
E... le jeudi matin. Je récupère enfin mes affaires (Niort-Angoulême-Niort). Je garde pour moi ce moment étrange, je n'ai pas un coeur de pierre. Il me touche, je dois bien l'avouer. Mais la vie nous emporte, nous éloigne, nous terrifie.
V... le jeudi après-midi.
V... le vendredi, je ne veux pas aller trop vite, mais...
Arcachon m'attend/nous attend demain matin, je dois me sauver, écouter un brin de musique douce, me préparer à un nouvel attentat du coeur, de l'émotion, et en même temps un nouvel attentat de la vie, de l'absurde renaissance, qui vient nous surprendre toujours quand on ne s'y attend pas, celle qui nous dit, que oui, on est toujours en vie...
00:20 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime




















