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24.04.2007
Un bouquet de glycines

J'ai l'immense plaisir (et émotion...) de vous annoncer la parution de mon recueil de poèmes "Un bouquet de glycines" ce vendredi 20 avril 2007.
Il est désormais disponible sur commande auprès des éditions du Panthéon:
J'ouvrirai tout bientôt mon prochain blog ("Un bouquet de glycines"), exclusivement consacré à la parution de ce livre.
Tout plein de bouquets de pensées à toutes et à tous, en attendant...
Olivier.
17:15 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : écriture, livre
17.04.2007
Les Amants d'Yeu

(Photo prise ce dimanche, en hélicoptère, au-dessus de Port-Joinville (Île d'Yeu)).
Je voulais lui offrir une ballade, je voulais que nous fassions une balade, je lui ai parlé d'escapade, de fable, de courbes et de sèves, je lui ai écrit que j'aurais aimé que nous imitions les oiseaux, et que nous nous envolions comme eux, haut, au-dessus du miroir des eaux.
Nous nous sommes aimés, une fois de plus, un peu plus en l'air, un peu plus près des cieux, il me semble que je vole, puissè-je le faire voler encore un peu...
Je posterai mes belles photos de mes deux derniers séjours en Vendée prochainement, sans doute.
Je suis tombé amoureux (comme lui) de la sublime Île d'Yeu.
Un grand coup de coeur. Un de plus.
La terre nous offre tant de merveilles.
Quel dommage que je ne sache pas la célébrer comme il se doit.
Six mois de blog.
L'occasion de faire le point. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours aimé les bilans.
Un bilan décevant, en fait.
Je ne veux plus écrire seulement pour moi, et je ne sais jamais si ce que j'écris est intéressant ou pas.
Je n'ai pas réussi à relever les défis que je m'étais donnés en créant ce blog.
Je rêvais de beaucoup de choses, et je dois me rendre à l'évidence: beaucoup sont restées à l'état de rêve.
J'hésite parfois même à fermer ce blog. Je ressens quelquefois sa vague inutilité, parmi tant d'autres blogs de qualité, je me perds parfois dans mes multiples indécisions, mes maux, mes doutes, mes répétitions, et je n'écris rien de neuf, rien de transcendant, rien de profondément actuel.
J'aimerais me lancer dans des défis que je ne tente pas, qui me font peur, ou pour lesquels je n'ai pas assez de temps et d'occasions.
Et ce nouveau travail qui va commencer la semaine prochaine ne va rien arranger du tout.
Deux mois et demi d'amour.
Un bilan solaire, étoilé.
Mais qui me fait dire que je ne suis plus tout à fait "the lonely dove" dont j'avais parlé au début.
Faudrait-il que j'ouvre un nouveau blog? Et ces voyages dont je voulais tant parler, où sont-ils? Et ces vertiges, quels sont-ils encore?
Je suis indécis, comme d'habitude.
Je ne sais pas si je vais descendre dans le sud ces prochains jours, comme je l'aurais souhaité.
Je le souhaite toujours, mais je n'ai pas beaucoup de temps, et puis comme souvent, en dépit de mes soifs d'indépendance, je me laisse aller à mes nouvelles amours.
Je crois que je ne saurai jamais tout à fait prendre des décisions.
Ce nouveau travail, je ne l'appréhende pas tout à fait, même si c'est sûr, ça va me faire tout drôle de reprendre, après cette année sabbatique.
C'est un nouveau challenge, un poste comme je n'en ai encore jamais eu, mais je verrai bien. Je me lance, je me jette en avant.
Les résultats des dernières sérologies, c'est pour la semaine prochaine, l'angoisse monte, descend, remonte, redescend, l'éternelle inquiétude, il faut que je m'y fasse, je pense qu'elle ne disparaîtra jamais complètement.
J'aimerais parler à mon père, enfin, comme jamais je ne l'ai fait.
Je voudrais approfondir certains points avec lui, je voudrais pouvoir croire à un avenir serein et entouré.
Je me pose toujours autant de questions et ne suis pas sûr de pouvoir un jour ne plus m'en poser.
A vrai dire, je ne sais plus le bien-fondé de ce babillage nocturne.
Il ne me donne même plus l'illusion que nous sommes entourés.
Oh ça oui, Dieu merci, et combien, mais je crois que nous demeurons tous, un peu à notre manière, seuls devant nous mêmes.
Je n'ai pas bien compris encore où était la clef, et je me demande même s'il y en a une.
Je pars me coucher, je vous ai assez ennuyé, je me suis ennuyé aussi, il n'y a guère que la photo qui vaille le coup d'être publiée ce soir.
A plus tard, anges de la nuit, moi je rends mon âme ce soir, je vomis mes mots et je n'ai même plus envie de pleurer pour un sort, qui tout compte fait n'est même pas à plaindre.
Alors...
02:55 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.04.2007
Des frissons en avril.

(Mon Bouddha).
Des frissons en avril.
Des frissons de joie, de plaisir, de bien-être, de laisser-aller, de volupté quand je vois mon amour me donner autant de bonheur, autant de lui, de confiance, de tendresse, de douceur, de sensualité.
Autant de frissons de joies et de plaisirs lorsque je le sais là, près de mon coeur, tout près de mon âme, ma flamme, celle que j'avais tant espérée et en laquelle je ne croyais presque plus.
Mais au fond de moi-même, cette flamme en laquelle je n'avais jamais cessé totalement de croire.
Des frissons d'un incroyable bonheur lorsque je le sens là, dans mon présent, mes envies nouvelles et vierges de futur, mes rêves de partage, de douce folie, de chaleur, de mille bleus...
Des frissons de déplaisir. Lorsque je repense à E., cet homme profondément malhonnête et dégueulasse que j'ai eu le malheur de connaître l'automne dernier et qui m'a servi de "petit-ami" jusqu'à son geste irréparable.
Il n'en est plus à son coup d'essai, en matière de geste irréparable.
Encore une saloperie qu'il m'a faite. Encore ses traces, ses abjectes traces, ces mois après.
Je n'ai pas de mots pour définir comme je le déteste.
Je crois que je n'ai jamais autant détesté quelqu'un, à part peut-être ma "grand-mère" du Sud.
Elle, et ce mec, m'ont fait un mal incroyable.
Je suis choqué par leur malhonnêté, je ne crois jamais pouvoir être possible autant de mesquinerie, autant de mauvaise foi, autant de pourriture en un être humain.
Pff...
Ca ne mérite pas un mot de plus, ça.
C'est sûrement eux, les plus malheureux!
Qu'ils demeurent dans leur crasse, et dans leur inconscience, l'inconscience du mal qu'ils font (et leur conscience aussi), qu'ils restent dans leur médiocrité, leur rancoeur infondée, leur profonde misère intérieure.
Des frissons de tendresse face à cette vie trépidante, actuellement, que j'ai le sentiment de mener, oh n'allez pas croire que je sois orgueilleux au point de croire ma vie si trépidante que ça, mais je veux dire, je ne vois pas le temps passer, je le vois de moins en moins souvent défiler, il file comme des étoiles filantes, à toute allure, dans mon ciel, l'autre jour, tiens, j'ai voulu écrire un texto à une amie, et je lui ai écrit: "joyeux Nöel", véridique! lapsus ô combien révélateur!
Je me crois encore au début de l'année, tellement ça passe vite!
En même temps, heureusement, mon Dieu, que je ne suis plus au début de cette année, qui avait fort mal commencé.
Vincent m'a fait revivre, renaître avec les derniers jours de l'hiver, les premiers jours de printemps, nos envies d'été, nos envies d'éternels étés.
Vie folle de week ends en week ends (je mets des "s" volontairement), d'amours en amours, mais rien qu'entre lui et moi, je me réinvente tous les jours ou du moins essaye, le couvre de roses, de parfums, il me donne les plus beaux mots d'amour, les plus jolies attentions des contes de fée en lesquels je ne croyais plus, il m'inonde de ses déluges d'yeux, de bouche, de délices...
Des frissons de tendresse aussi face à cette vie pleine d'amour, d'amitié, de renouveau, de confiance nouvelle, de cinémas, de livres merveilleux (je termine l'incroyable roman de ma volcanique princesse Maëlie, et un très beau livre de Françoise Sagan en ces jours d'avril si doux et remplis de soleils, les étrangetés et les mondes d'Amélie Nothomb rencontrée récemment au Salon du Livre à Paris), de conversations intimes, intenses ou intéressantes et délicates, avec ma douce Steffi, d'envies de poèmes tout neufs, de paysages sublimes, de découvertes toutes en bleu, en rouge et en verts...
Des frissons de spiritualité, des sentiments forts et étranges de cheminement intérieur et personnel, que je pense, je sens pouvoir conjuguer avec Lui, chacun sur son chemin, mais un chemin rien qu'à nous deux aussi, des envies d'une séance prochaine de zazen au dojo zen de Limoges, d'un prochain séjour au Monastère Zen de
Kanshoji.
(Ci-joint le lien vers la liste complète des dojos zen en France, pour ceux que, éventuellement, ça intéresse)
Des frissons d'inquiétude pourtant aussi face à mes anciennes peurs, celle de l'abandon, celle de la fin de l'amour, celle de la fin de tout, la mort.
La peur de la maladie.
Les sempiternelles sérologies, les débuts de crises de spasmo, les angoisses de maladies, de mort, de fin en tout genre.
Peur que le bonheur ne s'enfuie de nouveau, peur que le bonheur total, la grande envolée, ne soit pas encore pour maintenant, ne soit tout simplement pour jamais.
Et si je découvrais de mauvaises surprises avec ces p... de dernières analyses?
Et si Vincent s'ennuyait, une fois qu'il me verrait plus souvent encore, une fois qu'il me verrait davantage au quotidien?
S'il en avait marre de mes peurs?
Oh pour l'instant il est un ange tombé du ciel, je n'ai jamais connu un petit ami aussi doux, compréhensif, patient, amoureux, au sens noble du terme (pas ceux qui se disent aimer et qui ne pensent qu'à eux, ne voient qu'eux et ont voulu me changer, me manipuler!), il m'écoute, m'encourage à confier davantage mes peurs.
Il est un espoir tel que je ne saurais le décrire. C'est nouveau pour moi.
Il me donne le fort sentiment d'être Celui que j'ai toujours Attendu, celui que j'ai toujours rêvé de connaître.
Il me dit: pourquoi pas, cette fois-ci? pourquoi ne continuerions-nous pas à être heureux, plus heureux encore, sans cesse plus heureux encore?...
Nos envies de voyages, de tout, de nous, d'Indonésie...
Des frissons de peur, qui parfois me conduiraient à m'enfuir, tout quitter, s'il arrivait encore malheur, je pourrais m'enfuir et m'adonner à un état que je ne saurais concevoir aujourd'hui, si le malheur devait s'abattre de nouveau, je ne suis pas sûr cette fois de rebondir encore, de me calmer, me reprendre, j'aurais bien peur alors de m'abandonner à l'inconnu total, que sais-je de mon destin?...
Je n'ai jamais cru qu'on le construisait, ce maudit-là!
Oh ça oui, on peut tout essayer, mais en quelques secondes, le cours des choses peut brutalement nous apprendre de nouveaux deuils, de nouvelles horreurs.
Je préfère ne pas y penser.
Je préfère m'en retourner aujourd'hui et ces prochains jours aux verts des prés, au vert des espoirs, au vert de Ses yeux.
Ses yeux.
Mon Amour, Toi que j'ai tant attendu, Toi que j'ai enfin la chance infinie de connaître, je ne veux plus te perdre, je ne veux plus avoir à te quitter.
Ma Vie, je voudrais pouvoir enfin me donner enfin à Toi.
A Toi.
18:00 Publié dans Un an avec mon Bébé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, peur, journal intime, spiritualité, cheminement personnel
03.04.2007
Des fraises en mars...

Sincèrement, ça ne vous donne pas envie?...
Moi, si!
Et puis si on me dit que j'ai des envies de femme enceinte, et bien tant pis!
Moi, les fruits rouges, ça me tente, c'est exquis.
Les fraises, les framboises, les cerises...
J'en mangerais jusqu'à n'en plus pouvoir.
Et puis tout ce rouge...
Moi ça me trouble...
J'ai intitulé ce billet "des fraises en mars", en souvenir (déjà!...) d'un dernier séjour à Paris, notre belle capitale, en hommage à une pièce de théâtre québecoise qui fait l'éloge du bonheur, (et si un jour on décidait coûte que coûte de vivre heureux?...) et qui passait à Montmartre jusqu'à mercredi dernier, "des fraises en janvier"...
En souvenir et en hommage aussi à notre formidable week end passé avec Vincent (je le présente ça y est officiellement, il n'est plus V..., il est Vincent, VINCENT) à Arcachon au début du mois de mars, il a eu cette idée, cette belle idée, cette idée un peu décalée, mais (pas de mais, justement!) qui m'a beaucoup amusé, séduit...
Nous avions monté des fraises... et du champagne tout en haut de la Dune du Pilat.
Nous nous sommes assis, allongés auprès d'une petite dune, sur la grande dune, et à l'abri d'une touffe d'herbe tout aussi décalée que nous, nous avons mangé les fraises, bu le champagne délicieusement rosé et resté étrangement frais, rien que pour nous, des mots d'amour, des promesses qui sentent bon, du soleil de Printemps, des couleurs et des lumières plein la vue, les rêves, les bouches...
Nous avons trempé les fraises dans le champagne, nous les avons dégustées, susurées, nous nous les sommes partagées, données, nous nous sommes tentés, nous nous sommes aimés.
Aimés comme je ne croyais plus pouvoir aimer.
Aimés comme je ne croyais PLUS pouvoir ÊTRE aimé.
Vivre... exister... rêver... vivre ses rêves... se lancer dans les vents, dans de nouvelles quêtes, de nouvelles soifs d'absolus...
Des fraises en mars.
C'est bon.
C'est beau.
Je n'aurais pas cru pouvoir en déguster à cette période voilà quelques années de cela.
Aujourd'hui, beaucoup de choses sont heureusement possibles, et pourquoi s'en priver, pourquoi ne pas en profiter?...
Aujourd'hui, tant de choses me paraissent possibles avec Vincent, grâce à Vincent...
Ne résistez pas pour les fraises.
Petit péché, petit plaisir, petit goût de paradis.
00:30 Publié dans Un an avec mon Bébé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fraises, amour, espoir, printemps, théâtre




















