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22.07.2007

Le train pour la Rochelle.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, m'enfuir et ne pas aller à ce travail qui ne m'apporte pas grand chose, bon, certes, je le sous-estime peut-être un peu, mais je n'ai pas envie ce soir de le revaloriser, j'ai plutôt envie de creuser dans mes émotions, dans mon ressenti.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, rêver de Lui, de sa peau, qu'elle me manque, j'ai envie de doucement rêver de ses parfums, ses courbes, ses silences, ses effusions, j'ai envie qu'il me manque un peu, mais sereinement, j'ai envie de me dire je le retrouve bientôt, j'ai envie de ne plus avoir peur qu'il me laisse, qu'il me quitte, qu'il m'abandonne, comme je le crains encore trop, beaucoup trop, j'ai envie de me dire les jours prochains seront roses, j'ai envie de me dire je vais me laisser aller, je ne donne pas tous mes instants pour lui, je ne donne pas tout mon jardin secret pour lui, je voudrais rêver de lui à la Rochelle, apaisé, devant l'océan, garder un peu pour moi ces douces sensations et ne pas lui en parler.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, justement parce que ce soir, je travaille, je voudrais être encore fou, libre, inconscient, je voudrais encore brûler, sentir les ailes dans mes bras, parcourir mes envies, mes caprices, goûter au poison de l'interdit, vivre une vie totalement esclave des sens, de l'intuition. Je ne veux pas vivre dans le temps qu'ils veulent m'imposer.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, goûter aux premiers frissons de l'obscurité, celle qui tombe en douceur, en magie, pas celle que je redoute, une nuit de plus dans un canapé mal foutu, le dos en compote, ou bien quand je me lève je dois ranger du linge, préparer des petits-déjeuners, me mettre entre parenthèses. Mais les parenthèses, c'est l'argent qui fait vivre, à ce qu'on dit, putain d'argent!

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, et que sais-je demain foutre le camp pour Etretat? Je ne pense pas partir bien longtemps, l'Homme, le Feu me manquent trop mais lorsque je reviendrai, je sentirai le frisson délicieux d'être parti à l'aventure, parti méditer, parti profiter des joies d'une solitude éphémère, bienfaitrice, me poser un peu, me calmer, reprendre des ressources pour affronter mes presque inévitables peurs prochaines, me dire oui, que pour une fois, je pourrais bien ne plus en avoir aucune.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, plutôt que sentir en moi cette odeur de pourri, de flétri, de prisons, de coeur serré, de spasmophilie qui ne craque pas, ce ciel noir qui ne veut pas pisser, plutôt que sentir en moi ce goût de mort qui rôde, ce parfum macabre et angoissant, cette peur violente et insolente de l'abandon, l'amour, la mort.

Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, comme je l'ai déjà fait parfois,
je voudrais prendre un train pour la Rochelle, mais bien sûr, je ne le ferai pas.

05.07.2007

Dunes de juin

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J'ai hésité. Nous avons hésité.
Quelle décision prendre?
Chaque mois, je garde une sensation, une atmosphère un peu plus forte que les autres, et j'en fais ce que mon amour appelle "un poème", et ce que moi j'appelle plus simplement un texte, il est tout entier inspiré de mon amour, bien sûr, vague obsédante depuis quelques mois déjà, mais l'amour a chaud, de plus en plus, l'écriture a soif, je me libère, il m'a libéré, sur bien des domaines, parce qu'il m'aide à mieux me connaître, mieux me comprendre, et surtout mieux avoir confiance en moi, en certains domaines que je ne maîtrisais pas bien en moi, il m'aime, surtout, me le montre, me le dit, il est incroyablement patient, m'aide à ouvrir mes blessures, mais pas trop vite, ces derniers jours, j'ai eu du mal à ne pas les ouvrir trop vite et ça peut être dangereux, mais en même temps il faut crever les abcès. Coûte que coûte.
Alors mettre ce texte, là, celui du mois de juin?
J'y tiens pourtant, je suis tel que je suis et j'ai besoin d'ouvrir des choses trop longtemps restées closes.
Nous avons à chaque jour, à chaque nuit qui passe tout un infini d'intimité qui n'est jamais dévoilée, à ceux qui viendront me reprocher un manque de pudeur (je ne vois pas les choses ainsi, mais chacun son opinion et je la comprends.)
Un texte d'intimité, sur un moment précis, un moment qui ressort, plus que les autres, une porte ouverte vers une meilleure connaissance de soi, de l'autre, de ce que l'on est vraiment, de tout ce qui parle d'amour avec un grand A, un grand M, un grand O, un grand U et un grand R ?
Alors, toujours dans cette optique, toujours parce que je suis fou de lui et que j'ai envie de le crier dans les airs, les vents et les océans, toujours parce que je suis sur un éternel fil tendu, qui hésite entre le ciel et la chute, toujours parce que je suis fou de l'écriture et qu'elle me ronge autant qu'elle me songe, j'ouvre ce coeur, mêlé de blessures, de vanités, de douleurs et de failles, ce coeur mêlé d'accès coquins, câlins, taquins ou folins, mais je tiens à avertir mon gentil lecteur que certaines scènes du texte qui s'ensuit sont assez osées et peuvent peut-être choquer, plus je pense par le caractère intime de certaines scènes, qui sont il faut le voir comme telles des scènes d'un puissant et incroyable amour, un feu, mais qui peuvent tout de même choquer.
Aussi si vous ne souhaitez pas lire le texte qui suit je me contenterai de vous verser ces quelques mots de la fin:

Je veux chanter notre amour, le crier, le célébrer, chaque instant d'éternité que tu m'offres, Vincent.

Je suis fou de tes dunes, fou de nos dimanches sans fin, fou de tes courbes, et je me jette à ton cou, mon bijou, me jette à ton corps, mon or, me jette à ton coeur, mon bonheur, je me jette à toi, mon ange un peu diable, mon ange un peu roi.

La fin du mois de juin est arrivée.
Elle me donne toujours un peu plus de soleil en mon coeur, chaque jour qui passe à tes côtés, mon trésor, qui n'a pas de prix.

Je t'aime à l'infini.

Comme ce ciel bleu d'un dimanche de juin, au bord des dunes, comme des milliers d'autres ciels bleus qui reviendront d'autres dimanches de juin, de juillet, d'août... de toujours, au bord des dunes, au bord des partouts, comme le ciel invariablement bleu de mon coeur depuis que je t'ai rencontré ce fameux jour de février, le sept, comme mon jour de chance,

Et je laisse la virgule qu'il aime bien mettre à la fin de ses textos, et je ne mets pas les points de suspension que j'aime mettre à la fin des miens, c'est un hommage, à Lui, à l'amour, à ce que chaque jour il m'aide à devenir, grandissant vers plus de liberté, de bonheur, et d'harmonie, c'est le but, je le souhaite, je vous souhaite l'harmonie, la paix ou la fougue, ce que vous souhaitez.
Je nous souhaite des ciels invariablement bleus, de tous les bleus.


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