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18.01.2008
Bleu Var
J'ai erré le long des bleus de la côte varoise, j'ai erré le long des sables de janvier, j'ai aéré mon âme et mon corps, dansé parmi les pensées; flotté dans l'air doux des jours où le soleil réchauffe les coeurs et les peaux.
Le Var avait retrouvé ses rayons et ses lumières, il avait retrouvé ses couleurs, ses odeurs.
J'ai erré parmi les vagues de l'âme, j'ai vogué parmi les sons des flots des jours de mistral.
Le ciel aurait pu crier tellement ses bleus semblaient vouloir sortir de leurs orbites.
Les jets de lumières étaient puissants comme dans un tableau de Nicolas de Staël.
J'ai médité le long des eaux savantes, des eaux apaisantes, des eaux bavardes, des eaux coquines.
Ma vie est très jolie comme elle est.
Je suis un bout d'homme, peu face à la grande mer et ma pensée était adoucie par les assauts de ce soleil qui se prenait déjà pour une veille de printemps.
Les bateaux n'étaient pas loin des bords, aujourd'hui, jour de grand vent.
La saison était encore presque morte, et c'est elle qui rend parfois nos coeurs tellement vivants.
On se promène, on songe, on fait le point, se remémore des tas de choses, des bribes de discussions, de sentiments, légers comme le vent, on refait le monde puis on essaye de l'accepter comme il est, surtout on essaye de s'accepter comme l'on est, mais on n'oublie pas tout à fait que l'on fait tout ça pour continuer à se sentir VIVANT.
Incroyablement et presque miraculeusement vivant.
Car la vie est toujours un miracle et où il y a de la vie, il y a un océan de possibles harmonies.
Je voudrais tant que ces possibles harmonies puissent devenir harmonies tout court chez mes semblables, dans les âmes.
J'ai de la chance, j'ai eu tant et tant de bonheur.
Je voudrais... j'ai envie de jeter des bouquets de roses par les fenêtres et qui voudra bien les récupèrera.
J'ai envie de dire l'innocence des regards des tout petits enfants.
J'ai envie de peindre les ciels roses des soirs qui coulent sur mes joues.
Les voiles de brume qui parent nos visages, les après-midi où le gris revient, sont aussi des lumières, des contrastes, des preuves de nos maigres existences.
Mais tant qu'il y a de l'amour...
J'ai envie de donner au vent des mots tendres, des mots doux, des mots gais.
Il les emmènera où il veut, le brave, il les bercera s'il le souhaite, il les jettera à la figure de qui il voudra, moi je ne veux pas cesser d'écrire, pour ne pas cesser de vivre.
01:36 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, bleu, vent, voyage, mer, méditation, initiatique
17.01.2008
Soleil d'Octobre (suite)
La maison t' apparaît alors, pour de vrai, pour la première fois.
Elle est rose, elle te plaît bien, je suis soulagé.
Elle est un peu vétuste, mais elle a beaucoup de charme.
Et surtout, on va la décorer à notre façon, tout ensemble, tout en entier (le salon aujourd'hui
est tout à notre image, je suis tellement heureux de décorer la maison à notre idée, avec toi,
tout en rouge et chocolat, c'est chaleureux, chaud, envoûtant, harmonieux, comme les
dizaines de petites bougies qui scintillent souvent CHEZ NOUS, et dans le coeur).
Et c'est l'heure de déballer tout ce qu'on a emporté de Chey.
On ne prend presque pas le temps de manger ce soir-là .
Tu dois repartir tôt demain matin.
Tu ne reviendras que jeudi.
Je suis triste que tu partes, triste que tu ne restes pas avec moi dans notre nouvelle maison.
C'est un déchirement dans mon coeur et dans mon âme, je sais que tu dois encore travailler là -
haut deux jours.
Mardi, c'est ton anniversaire.
Il fait froid et il y a du vent là -haut.
Ici le soleil d'octobre est encore fort.
Il n'est pas fort par rapport aux je t'aime que je t'envoie toute la journée, par la pensée.
Le soir, pour me croire un peu avec toi, je téléphone à l'hôtel M*** à La Rochelle où tu dois
travailler le lendemain, ils te réservent une chambre avec vue sur le port, tu te souviens, nous
étions si bien à l' hôtel M*** de Périgueux, j'ai un peu l'impression d'être dans tes bras, je
sens ta protection, ton soleil sur mon corps, je sens ton parfum me mordre un peu le cou, les
lobes des oreilles, les tétons.
Je ne suis pas grand-chose, seul ici dans cette grande maison, et il me tarde d'être à jeudi.
Tu es mon essence, mon envie, dorénavant.
Ma source.
J'ai besoin de ton eau, j'ai besoin de ton soleil, tu le sais, plus que tous les autres soleils du
monde.
La nuit tombe sur la grande maison.
Heureusement, j'ai Toto avec moi. Il est adorable, il t'attend patiemment, il me donne son
soutien de labrador, un des meilleurs soutiens du monde je crois, c' est fou ce qu'il donne, il
me donne de l' affection, toute sa tendresse, on dirait (et j'en suis sûr) qu'il comprend tout, il
sent et sait que tu me manques, tu lui manques aussi, il te guette, mais il tient bon et me fait
tenir bon.
Jeudi arrive enfin.
Tu arrives et illumines déjà le soir qui tombe quand tu rentres.
Ce soir j'attaque les nuits, tu me donnes du baume au coeur.
C'est dur de devoir te laisser déjà , dormir sans toi, mais je suis tellement heureux de pouvoir
me blottir contre toi un petit instant, avant d'aller travailler.
C'est ça le secret de ma vie maintenant, les couleurs fortes et profondes qui m'animent,
lorsque je plonge dans tes bras, lorsque tu m' entoures de tout ton amour, j' ai besoin de tes
bras, ils me donnent le confort, le réconfort, la sécurité, le délice, le plaisir, la paix,
l'harmonie.
J'ai encore parfois si peur que tu me lâches, que tes bras ne tombent, qu'ils me fassent
descendre du ciel qu'ils m'ont construit et offert, pour la terre froide et dure, mais je connais
les hasards de la vie, je ne m' en plains plus, je prends tout, je prends surtout le plaisir que tu
me donnes, l' amour que tu inondes sur mon corps et mon âme.
Je te prends tout entier et prends tout notre bonheur, tout ce que la vie me donne en cette
année onctueuse et tellement jolie depuis le jour où j'ai croisé ton regard.
Tu avais vu mes yeux en premier, mes fesses en second, notre amour a commencé par le sexe,
il s' est poursuivi par le plaisir infini de l'amour fait avec amour, tendresse, symbiose.
Je ne regrette pas un seul instant passé à tes côtés, c'est nouveau pour moi.
Je prends tout, je prends ce que tu es, comme tu es, tu me plais tant comme tu te présentes, nu devant moi.
Je prends aussi les petites zones d' ombres, s'il y en a.
Je m' en fous.
Tu m' as délivré, donné une autre naissance.
Je me sens délivré des griffes de mon père, de tous ceux qui ont voulu tracer un chemin pour
moi, à ma place.
Je me sens délivré de plein de choses de la vie, de mes peurs.
J'ai dit au revoir, en octobre, tiens, avec ce déménagement, à mon Psychanalyste, je n'ai pas
retouché à un seul demi Lexomil ou autre connerie de ce genre.
Je n' ai pas eu d' idée noire plus d'une demi journée d'affilée depuis que je te connais.
Tu as délivré mes peurs de la sexualité, l' amour, la peur d'être abandonné.
Je prends tout, je le crie sur les toits, j' assume, je prends chaque moment, chaque infini de cet
amour et je me laisse aller, je m' abandonne, je suis simplement heureux d'être en pleine vie
aujourd'hui, heureux de ces forces que tu me donnes, heureux de cette incroyable tendresse
que tu berces sur mon corps, de tes bras puissants et virils.
Je veux te donner, Amour, tout ce dont je suis capable, mes mots, mes pensées, tout l'amour
qu' un homme peut donner à un autre, je veux inventer de nouvelles bêtises (on est un peu
bêtes quand on aime), de nouveaux mots, de nouveaux gestes, je veux te couvrir de roses
rouges tous les jours où ton soleil me réchauffe, te couvrir de baisers, de toutes ces choses
impalpables comme l'air, mais l'air est vital, l'air est partout et on le sent, même s' il ne se
voit pas.
La vie est parfois étrange.
Octobre m'avait fait chuter il y a vingt et un ans, de mon nuage, de mon ciel, de mon Eden.
Il m'a arraché le coeur, les entrailles, il m'a dépossédé de ce que j'avais de plus cher au
monde.
Ma mère.
Octobre m'a redonné cette année le Sud, le soleil, un nouveau départ (je ne renie rien d'avant,
mais j'aime les nouveaux départs),Octobre m'a donné le soleil de L***, tes nouveaux espoirs,
octobre me donne une nouvelle vie, cette année je n' ai plus beaucoup peur de la mort, de la
fin, je la sais, je ne veux plus y penser comme une obsession, elle fait partie de nos vies, je ne
pense plus à ce maudit vingt-sept octobre cette année, cette année octobre, grâce à toi,
n' est pas gris dans le ciel, n' est pas gris dans mon âme.
Mon amour, je t' offre un bouquet de mon amour, je ne puis pas t'offrir grand-chose d'autre,
juste un peu de sel, d' espoir, de vie la plus belle possible, mais je te donnerai toute l'affection
dont je suis capable, toutes les envies de te rendre heureux dont je suis capable.
Tu es mon baromètre, invariablement BLEU.
23:05 Publié dans Un an avec mon Bébé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, bleu
07.01.2008
SOLEIL D'OCTOBRE
C'est avec beaucoup d'émotion que je vous livre aujourd'hui le début du dernier texte que j'ai écrit dernièrement...
Mille bises @ tous et à tout bientôt, j'espère de vous lire, de vous entendre, ou de vous voir.
Olivier
J'ai laissé les pages s'arrêter sur une vague d 'espoir nouveau, j 'ai laissé les pages sur une
plage presque déserte, une lune qui ne s'en fout pas, un éclair de soleil qui perce au loin, au
fond, dans un grand ciel rose, j' ai laissé les pages s'arrêter et se poser sur des vagues qui
roulent, roucoulent...
Je les retrouve sur le plein espoir aujourd'hui d'une belle et toute nouvelle maison, une
nouvelle maison à décorer, à laisser pénétrer de notre harmonie, nos symphonies.
Cette maison, elle est à L*** (on sourit encore de la façon qu' ont les habitants de prononcer
le nom chantant de notre village - ou petite ville, je ne sais pas bien quand un village devient
ville), elle est jolie, elle est plutôt spacieuse, elle a un grand terrain, elle
fait chez nous.
Elle est celle que nous avons choisie, l'un et l'autre, moi ici, toi là -bas à Chey, moi en vrai et
toi en virtuel, grâce aux moyens de photographie modernes, toi tu travaillais encore, moi je ne
travaillais pas encore.
J'ai repris ici, dans le début du mois d'octobre, avant même que nous emménagions dans notre
nouvelle demeure.
Qu'il est bon de me remémorer tous ces beaux souvenirs.
Oh ils ne sont pas bien vieux, ces déjà souvenirs, mais combien agréables.
J'aime sentir les parfums d' octobre nouveau, de nouveau, sentir les premiers frissons du soleil
frais et matinal sur ma peau, sentir les parfums des fleurs qui ne fanent presque jamais ici.
Octobre est un mois si triste pour moi, habituellement.
Tu me l'as donné si beau, si merveilleux.
Je ne peux pas m'empêcher de reprendre mes mots de septembre et te remercier encore et
encore, mon amour, pour ce très beau cadeau que tu m'as fait.
Et tu peux me croire, je ne veux pas te décevoir.
Tu m'as fait la plus belle confiance qui soit, en me redonnant le sud, le goût d'avoir envie de se lever plus tôt le matin, d'autres ont essayé mais n'y sont jamais arrivés lol, toi tu n'as pas vraiment essayé de me convaincre, c'est peut-être ce qui a marché.
Tu as seulement voulu très fort une vie plus sûre pour moi, plus sécurisante.
Tu as rêvé une plus jolie vie pour moi.
Tu m'as offert le sud et avec lui, un nouveau travail, de nouveaux espoirs.
J'ai toujours eu de beaux espoirs, et je serai toujours un peu fou, tu le sais bien, mais
aujourd'hui je suis content de reprendre ce travail, même si c'est parfois un peu dur, je n'oublierai jamais tous les rêves que tu as eus pour moi et pour nous.
Tu me laisses vivre ma vie, faire mes choix, je veux encore faire des choix parfois un peu égoïstes c'est vrai, mais je ne puis oublier tout le soutien que tu m'apportes, ta présence, tes
sacrifices et ce départ avec moi, là , ici, dans le pays du soleil.
Nous faisons un déménagement épique.
Tu n'as pas beaucoup de temps, tu travailles lundi, normalement, et tu n'as pu obtenir le
camion que le samedi soir.
On remplit le camion avec la nuit déjà bien tombée.
Tu te tapes les centaines de kilomètres presque d'une seule traite, en pleine nuit, je n'en connais pas d'autres plus courageux que toi, mon bébé, on fait juste une petite halte (qui nous
ressource bien) à Agen, on tient bon, toi surtout, Othello me bave sans cesse sur les genoux, il
est à l'étroit le brave, dans ce camion folklo, il a de plus en plus chaud avec le sud et le soleil
qui se font de plus en plus ardents.
L*** arrive alors qu'on y croit presque plus!
Les montagnes au loin se font voir, sous leur plus beau jour.
13:30 Publié dans Un an avec mon Bébé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.01.2008
Je vous souhaite une année multicolore!
La couleur se fait rare dans la mode aujourd'hui, mais moi j'ai toujours été à contre-courant, alors je vous souhaite plein de couleurs pour cette nouvelle année, que 2008 profuse de bleus, les bleus des océans, des mers, des ciels enchanteurs et des parfums de Méditerranée ou d'Inde, de roses, roses comme des roses, ou rouges c'est encore plus prometteur, roses comme les couchers de soleil, les idées, la vie comme elle sait l'être quand elle le veut, des rouges passions, pétales, vins qui grisent, senteurs qui envoutent, joies violentes, exacerbées, des jaunes comme les soleils, les tournesols, les merveilles, les sables, les stickers que l'on met dans une chambre pour réhausser le bleu, les touches de peintures que l'on met sur les murs pour subjuguer le mauve lavande, des verts des prés, des champs, des montagnes d'été, des ruisseaux turquoises, des gorges profondes de nos beaux, si beaux paysages...
Je vous souhaite avec ces profusions de couleurs, la santé et la lumière, l'envie d'avancer sur les chemins de chacun, les chemins qui nous sont propres, l'envie de se lever le matin pour découvrir mille nouvelles choses, l'envie de se lever pour aller à un travail intéressant, l'envie de se lever au côté d'un amour sans nuage, je vous souhaite aussi la douceur, la douceur dans les airs, la douceur dans les jours, la douceur dans les nuits, et beaucoup de chaleur aussi, ET BEAUCOUP DE CHALEUR.
J'ai hâte de reprendre l'écriture, reprendre ce blog, j'ai quelques petits soucis de santé en ce moment, mais comme dit Kitty, j'ai l'essentiel de l'amour. Alors...
Je vais bien.
J'espère que vous allez bien aussi.
Mais l'amour a beau être là... vous me manquez. J'ai hâte d'avoir de nouveau le net à la maison, ici ils ne se pressent pas c'est bien connu et nous ne l'avons toujours pas. J'ai hâte d'écrire de nouveaux textes, et d'en lire, et de VOUS lire, surtout.
A tout bientôt, du fond de mon coeur.
Olivier.
13:05 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




















