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25.05.2008

Elodie à fleur de sang

Elodie à fleur de sang, Elodie à fleur de sens...
Voici un long moment déjà que je souhaitais écrire un article au sujet de cette émouvante et talentueuse jeune femme. ELODIE FREGE.
Je voulais la voir depuis un moment, sur scène. J'en avais entendu beaucoup de bien et son univers intimiste et délicat m'avait soufflé ses mots/maux tout au long de l'année dernière, alors oui, c'était pour moi un grand moment que celui d'attendre pour la voir sur scène.
J'avais hésité à aller la voir dans différents lieux, mais à chaque fois ça n'avait pas pu se faire.
Alors j'ai opté pour St Martin de Crau.
Ce samedi 22 mars 2008.
J'attendais, impatient et curieux, de la voir sur scène.
Est-ce que l'émotion allait être aussi forte, différente, que celle ressentie lorsque j'écoute son sublime album "Le jeu des 7 erreurs"?
Allais-je retrouver cet univers gainsbourien, bercé par de sensuels ou poignants jeux de mots, jeux d'écriture, agrémenté aussi par la magie Biolay?
J'étais confiant, serein, un peu angoissé quand même.
Je suis toujours un peu angoissé, avant d'aller à un concert.
Allez savoir pourquoi?

Bon, St Martin de Crau, ce n'était pas la porte à côté, mais depuis que j'habite de nouveau dans le sud de la France depuis le mois d'octobre, c'était peut-être pour moi la destination où elle passait, la plus proche de mon domicile.
Alors j'ai sauté sur l'occasion.
J'ai d'abord dû lutter pour trouver un hôtel, d'autant plus que c'était à ce moment-là la Feria d'Arles.
Tout était complet.
Je me lance quand même le jour J, en pensant que j'allais dormir assez loin de là où se déroulait le concert.
Mais on connaît l'adage: quand on aime...
Le jour J, justement, ça se déroule bien, je rappelle les hôtels de St Martin et j'ai la bonne surprise de découvrir que l'un d'entre eux, pas très loin de la salle de concert, a un désistement. Je pourrai donc dormir ce soir pas trop loin du concert, je n'aurai pas besoin de faire deux ou trois kilomètres à pied pour rentrer cette nuit.

Attente. Impatience. Comme toujours dans les concerts.
Il y a du monde. A côté de moi, des gamines. Au départ, je me dis, bon, suis-je à ma place? Oui, puisque j'aime. Mais derrière, tout public. Bon augure. Et puis la communion ne nous lâchera plus, en fait. Communion et harmonie du public qui de toutes façons ne cessera de grandir au fur et à mesure du spectacle.
Et Elodie apparaît dans un jeu d'ombre et de lumière. Sublime, déjà émouvante avant même d'avoir prononcé son premier mot.
Elle apparaît comme elle me semblait être, tantôt tendre, toujours délicate, A FLEUR DE SENS, parfois au bord du précipice émotionnel, A FLEUR DE SANG, sans jamais y tomber. Elle s'amuse, chante, nous livre ses sentiments, toujours en douceur, en voiles, elle est toujours charmante, car naturelle, émue, elle doute peut-être un peu d'elle-même, on le sent, mais ça ajoute au charme de cette soirée toute en pudeur, parfois un peu plus abrupte, coquine même à certains moments, mais toujours esquissée, jamais déguisée, jamais insolente, jamais déprimante, des harmonies, des volutes de sensations, émotions, des confidences douces, des messages plus crus, plus acerbes, des jeux de couleurs, et une femme naturellement Elle, naturellement Grande, révélée à elle-même, faite pour la chanson, pour la musique, pour les mots, pour se livrer en douceur et en profonde délicatesse.

"Pourtant... ma vie reste si douce..." est une plainte superbe et lancinante qui reste longtemps gravée dans les coeurs, dans les mémoires, on sent le sang, la souffrance, le bord du gouffre, et puis non, on n'y glisse pas, on sent des sensations fortes, déjà vécues, troublantes, celles que l'on ne parvient jamais à décrire tout à fait et Elle, Elle sait si parfaitement les décrire, sans jamais tomber dans le chaos, elle sait si bien illustrer ce sentiment, je sens les portes de ce gouffre, je sens ce sentiment tant de fois vécu et pourtant c'est vrai, c'est incroyable LA VIE RESTE TELLEMENT DOUCE.
Si délicieusement douce.

Elodie éclate et s'éclate. Aussi. Elle nous livre une magistrale interprétation des "bêtises" de Sabine Paturel. Coquine et croquante, elle sait donner sur plusieurs tableaux. On s'amuse avec elle, elle donne de plus en plus d'hardiesse, le public en redemande, il montre son goût, sa passion, son enthousiasme.

Elodie sait être profondément rock aussi avec son coup de tonnerre "Fais moi mal... Johnny!" et la foule est presque en délire.

Et elle sait toujours et encore être si intimiste. On le voit de nouveau avec sa superbe reprise de Claude François (Dieu sait pourtant combien je ne l'aime pas, celui-ci!) "Miss Felicity Gray". Un grand moment. Magnifique.

Intense moment aussi à la fin, Elodie est acclamée, elle revient sur scène, elle repart et c'est la tristesse. Emotion. Mais impatience du public de venir lui dire son enthousiasme, lui dire qu'il l'aime et qu'il l'adore, qu'elle ne doit pas changer, qu'elle sait tout donner, sans jamais frôler l'indécence, elle est toujours en retenue, sensuelle, un peu coquine parfois, un brin provocante, parfois un peu mélancolique, et toujours tellement charmante, tellement naturelle, faite pour la scène où elle se révèle elle-même, oui Elodie je le sais maintenant est aussi belle derrière le CD que devant la scène et ses petites timidités, ses petits doutes , ses toutes petites pseudo-imperfections ajoutent à son charme, à son charisme, à sa gentillesse, à son don d'elle-même.
Nous avons hâte de la rencontrer.
Viendra t-elle à nous?
Ne viendra t-elle pas?
Et finalement elle apparaît. Elle semble si heureuse, elle affiche un large sourire qui ne la quitte plus, elle semble envolée.
Elle est lumineuse, elle rayonne.
Je n'oublie pas ces quelques mots que j'ai pu lui glisser, comme un profond merci de m'avoir tant donné ces derniers mois à l'écoute de son superbe album, merci pour ce magnifique concert.
Grande émotion aussi pour moi quand je lui donne humblement mon petit recueil de textes. Je suis un peu maladroit, mais je sais qu'elle aime les lettres, la poésie. Mon recueil est sombre, noir, mais j'espère toujours tellement donner un ou deux mots qui touchent un petit peu. Et puis il y a ce poème à un grand ami à elle, dedans. Alors, j'ose... Et puis c'est surtout ma façon de lui dire, lui crier, lui chanter (ce que je ne sais pas faire!) MERCI pour ces onctueux moments qu'elle m'a donnés, sa musique, sa passion, la délivrance de ses chansons.
C'est surtout ma façon de lui souffler un grand merci pour une grande artiste, une merveilleuse étoile que plus je découvre et plus j'apprécie...

24.05.2008

De nouveaux bleus...

Coucou @ tous et @ toutes,

J'ai envie de nouveaux bleus, de nouvelles découvertes, de nouvelles balades, de nouvelles ballades...
Mon blog se fait peau neuve, il réinvente les couleurs des ciels que nous n'avons pas, en ce mois de mai fort capricieux.
J'ai envie de nouveaux articles, de nouvelles choses, et pour reprendre un terme cher à ma chère Kitty, de nouvelles errances...
A tout bientôt donc, j'espère...
Beau printemps à tout le monde, dans le coeur au moins, s'il n'est pas beau dans le ciel...
Je prépare également de nouveaux blogs, de nouveaux articles et surtout j'ai très envie de prendre de nouveau du temps pour venir flâner sur vos blogs délaissés ces longs derniers temps en raison de divers enchaînements d'événements.
Je profite d'être enfin épanoui aussi dans ma vie professionnelle pour revenir donc avec de nouvelles envies, et surtout je l'espère les concrétisations de ces envies...
A très vite...
Bisous... tout bleus!
Et vivement que l'on puisse enfin aller à la mer! ;-)