27.09.2008
Un été, une saison.
Coucou @ tous.
Une saison, encore une fois, s'achève. Un été, une fois de plus, se termine.
Il est déjà loin le temps où j'écrivais: "retiens l'été"...
Ce devait être en 2000, sur mon recueil "l'an deux mille n'aura pas lieu".
Je suis toujours pareil, j'aime toujours autant l'été, peut-être plus encore, j'ai encore davantage besoin de sa chaleur, plus que jamais et plus que jamais mes os, ma peau demandent le soleil et ont du mal, de plus en plus, à se réchauffer.
J'entends dire souvent autour de moi que l'été par chez nous a été chaud, je suis sûrement l'une des rares personnes à dire que non il n'a pas été très chaud. D'un point de vue purement météorologique, il n'a été ni particulièrement chaud, ni frais, ce fut un été dans une moyenne tout à fait normale, avec peut-être un déficit en eau sur nos régions méditerranéennes, mais là encore je n'ai pas le même ressenti puisque nous sommes légèrement dans l'arrière pays et nous avons eu assez régulièrement de beaux orages.
D'un point de vue purement égocentrique, je n'ai pas eu chaud. Je n'ai plus jamais trop chaud. J'ai peut-être un peu chaud, parfois, oui, mais j'aime cela. J'ai besoin de la chaleur. Plus que jamais, le gris m'effraie, le manque de lumière me rend triste, pensif.
Il fait déjà frais depuis le début de ce mois de septembre. Les gens disent encore qu'il fait chaud au soleil, je suis un des seuls à savoir qu'une température se mesure à l'ombre et 7° ou 9° en début de journée dans le Languedoc, ce ne sont pas vraiment des températures dignes d'un mois de septembre, mais les gens ne roulent pas en scooter, les gens ne sont pas passionnés de météo, les gens n'ont pas besoin d'autant de chaleur que moi, sans doute.
Une saison en office de tourisme.
Voilà longtemps que j'en rêvais. J'en rêvais lorsque j' avais vingt-cinq ans. Je trouve que je ne progresse pas vraiment socialement, mais je me dis que j'aurais au moins réussi à faire quelque chose qui me plaît, m'intéresse et pour lequel je ne suis pas trop mauvais, j'ai la vanité de le croire.
Je me sens plus impatient depuis le mois d'août, excès de fatigue, excès de soirées, excès de cocktails, excès de pensées.
Et puis les aoûtiens, je n'aime pas faire de généralité, mais qu'est-ce qu'ils peuvent être exigeants et impatients! Ils auraient dû venir en juillet, s'ils avaient pu, il n'y avait personne cette année en juillet! Dommage, tout le monde s'en serait mieux porté.
Les petits vieux du mois de septembre sont quant à eux souvent fatiguants et pénibles, ils pinaillent pour tout, et puis je commence à sentir le poids de la saison derrière moi, c'est indéniable, je suis aussi plus fatigué, je le ressens.
Mais le bilan de cet été reste dans mon coeur très positif, malgré tout, même si je suis heureux d'arriver en fin de saison, de passer une nouvelle fois à autre chose. Passage obligé au Mont-Dore cet automne, en octobre où je vais^pouvoir de nouveau prendre le temps de réfléchir, me reposer et m'adonner à une activité que j'aime beaucoup et que je délaisse par la force des choses, MEDITER.
Une saison dans ce joli département est agréable. L'arrière-pays est somptueux. Je n'aime pas les plages de l'Hérault en revanche, souvent trop uniformes à mon goût, certains vont me haïr, mais je préfère largement celles des Alpes Maritimes, par chez moi (cela reste au final chez moi), ou encore bien davantage celles du Var ou de la Corse, mais pour rester dans ma nouvelle région d'adoption, je préfère encore les plages de l'Aude ou des Pyrénées Orientales qui sont plus sauvages et plus contrastées.
Et puis l'eau est froide, ici, mon Dieu.
Ce petit carnet est naïf, je suis tellement naïf. Je me contente d'essayer de vivre en donnant un peu d'amour à ceux que j'aime et ceux que j'aime m'ont parfois malmené mais j'ai malmené aussi ceux que j'aime, sans doute.
Il y a des gens que je meurs d'envie de revoir et puis il y a des distances qui se creusent, que je n'ai pas vraiment voulues, mais je m'aperçois que le temps coule et je n'ai plus toujours les mêmes motivations aussi. Je me suis concentré à me remettre au travail cet été, à lutter contre une fatigue somme toute de plus en plus pesante, je me suis concentré au shiatsu, à essayer de me sentir bien, je me suis concentré à mon amour.
Je sens le poids des saisons, des pertes, et même des rêves les plus fous, me peser. Je me dis qu'un jour, tout cela s'arrêtera et je ne sais toujours pas quand. Je me sens comme une feuille, légèrement roussie par le soleil, qui est prête à tomber, mais à tomber doucement.
Le vent me fera remonter un peu, je le sais, virevolter, mais un jour je tomberai tout à fait.
L'Inde me manque, je me meurs d'envie de tout quitter quelques temps, parfois, pour dix ou vingt jours, sans forcément de billet de retour (laissons faire le vent) pour aller la retrouver. Mais je sais maintenant que je voudrais revenir. Si je ne revenais pas, ce serait presque certainement pour y mourir.
Je ne veux pas encore mourir maintenant, je veux encore vivre.
Les années passent et passent, les étés se fanent et l'amour perdure, ma petite folie persiste, l'étincelle dans mon regard veut encore insister, y croire un peu, beaucoup, mais les morts qui se multiplient dans ma tête laissent irrémédiablement leurs séquelles et je ne sais toujours pas jusqu'où cela ira, même si je sais sans doute mieux me défendre à présent.
Mais que peut au fond réellement la défense?
J'espère un automne doux (il sera froid), rouge (il sera blanc), mais je veux surtout beaucoup de caresses, de jolis mots, de belles musiques, de tièdes rêveries de voyage, de méditation, d'envolées. Je me souhaite et je vous souhaite surtout beaucoup d'amour. Du vrai. Pas de supercheries inutiles. Mais restons un peu légers, quelques petites futilités font parfois aussi un peu de bien.
Je me souhaite et je vous souhaite des couleurs, de la légèreté, du velours, des jolis petits rêves encore à notre portée.
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