15.10.2008

Le carnet rouge.

J'ai retrouvé un peu par hasard ce petit carnet rouge.
J'ai été ému de relire ce que j'y ai écrit l'année dernière.
J'avais presque oublié combien j'étais stressé avant (et même au début de) ma rencontre avec Vincent.
Il m'a déjà donné tant de joies, tellement de sérénité, un équilibre flagrant, une solidité indéniable.
J'y pensais tout à l'heure, allongé sur le canapé.
Ce moment était bon. J'aime me prélasser de nouveau sur les canapés, en prenant le temps de vivre, en remettant au lendemain ce qui peut ne pas être fait le jour-même...
J'aime la sérénité de cet endroit, la magie de l'automne en Auvergne me bouleverse encore, le Lac de Guéry et les Roches Tuilière et Sanadoire hier avec Jérôme et Natalya étaient vraiment magnifiques, je crois que je ne les ai jamais vus aussi beau (et belles).
Il faudrait une bien riche et inimaginable palette de couleurs pour un peintre afin de pouvoir reconstituer toutes ces lumières, toutes ces merveilles.
Tellement de choses se sont écoulées encore une fois et malgré cette nouvelle force qui me subjugue et ce bien-être qui m'a souvent comblé, je suis toujours le même.
J'aime toujours autant méditer, me recueillir, me ressourcer ici (ou ailleurs). J'aime aussi quelque part cette solitude, ce recueillement, j'ai l'impression de moins avoir peur de perdre mon Amoureux quand je suis seul, j'aime me recentrer, graver en mon coeur et ma mémoire ces instants d'infinis bonheurs (quelqu'ils soient) que je voudrais tant savoir garder le plus longtemps possible.
C'est ça. J'aimerais les immortaliser, en toucher l'essence, le fond. C'est pour ça que j'aime bien prendre du recul, par moments.
Et puis j'aime l'idée romantique que mon bien aimé me manque et que je lui manque un peu aussi...

Je suis pourtant parfois encore un peu triste et la mort certainement me hante encore parfois.
Je ne sais pas si je parviendrai un jour à vraiment dompter cette idée. Je ne veux pas qu'elle vienne maintenant.
J'ai tellement une boulimie de vie.
Et pourtant je voudrais tant savoir me laisser aller face à cette idée, l'apprivoiser, la laisser faire sa représentation, son cheminement en moi. Je la sais. Je la sais faire partie de toute vie humaine. Je bois un tilleul.
J'aime la sensation de douceur qui s'empare de mes épaules. J'aime la caresse qui coule sur ma nuque. C'est un comme le lexomil que je prends parfois encore.
Au début, ça ne me fait rien, le coeur est même parfois un peu oppressé.
Puis la nuque se laisse aller en arrière.
Doucement. Délicatement.
Presque comme une légère ivresse.
J'aime la sensation des légères ivresses.
J'ai écrit à Cath. Je sens et je sais qu'elle écoute la même musique que moi ce soir...
J'aime aimer. Je me dis que l'essentiel est de vivre. C'est sans doute pourquoi j'écris encore sur ce carnet rouge, pour me rappeler que je suis tellement et totalement vivant, pour le chanter, le dire, le crier aux autres, c'est aussi pour me rappeler de souvenirs plus tard, laisser une petite trace, un petit papillon, une petite poussière, une petite traînée... Pour arrêter encore un peu le temps aussi...
J'aime le corps des hommes, ils sont si beaux, si sublimes, éclatants, dessinés, de noir et de blanc vêtus, j'aime leur coeur aussi, j'aime le coeur des femmes amies, leurs sensibilités, leurs fragilités, leurs fleurs, leurs passions, leurs coups de blues, de théâtre, de folie...
J'ai réservé un hôtel pour Lyon vendredi soir. Je veux encore savoir faire quelques petites folies, même si le temps et l'arg... ne le permettent pas vraiment, j'ai encore envie de me sentir LIBRE, en plein VOL, en pleine FOUGUE (Dieu que la Lune est belle)...
J'ai tant envie de découvrir un peu, à pas lents, cette ville sublime si j'en crois plusieurs personnes chères à mon âme, qu'elles soient d'hier ou d'aujourd'hui.
Et puis je n'ai pas envie de passer de nombreuses heures dans le train samedi.
Je préfère partir vendredi, profiter un peu de Lyon, et finir mon trajet pour CHEZ MOI samedi, dans un TGV qui ira vite.
Vite et bien.
J'aime toujours autant les voyages. Mais de moins en moins les longs trajets en transports en commun.
J'ai hâte de voir Lyon. J'ai hâte d'écrire un beau billet dessus. J'ai hâte de respirer cette ville chère à ma petite Cath.
J'ai hâte de rentrer aussi chez moi samedi, de retrouver mon amour, de le serrer fort dans mes bras, de me ressourcer d'une toute autre manière.
Quand irons-nous en Indonésie, en Inde (ensemble?), à la Réunion, aux Seychelles, à Chamonix-Mont Blanc, au Canada?
Quand retournerai-je en Inde? Quand visiterai-je Varanasi? Quand laisserai-je enfin mon corps se délivrer totalement de toute peur, de toute angoisse, de tout supplément de nuit inutile?...

08.10.2008

Le Mont Dore.

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Il pleut sur le Mont Dore.
Mais ce n'est pas grave. Peu de choses sont vraiment graves après tout.
La pluie va bien au Mont Dore. C'est l'une des rares régions où j'y aime la pluie. De temps en temps.
Tout va au Mont Dore. La pluie. La neige. Le froid. La chaleur. Le soleil. Etc.
Et comme chaque automne ici, au pays des Volcans, on a le droit à un peu tous les types de temps dans une même semaine.
Voilà un grand moment déjà que je voulais écrire un article sur le Mont Dore, j'ai gardé volontairement le même titre que l'un des chapitres de mon livre "Om"
Le Mont Dore signifie à lui seul beaucoup de choses, pour moi.
Je suis un peu triste, j'aurais voulu écrire un article plus lumineux, mais les hasards de la vie ont fait que juste avant de venir au cyber kf écrire mon article, plein d'enthousiasme, j'ai eu une nouvelle assez désagréable.
L'administration et ses frasques. Vous connaissez cela. Tout le monde connaît cela, malheureusement.
Je dois en effet, après la fin de mon CDD à l'office de tourisme de *** me réinscrire au chômage et donc prendre un RDV aux assedic, pour ne pas les citer.
Or, comme je devais faire cette cure au Mont Dore depuis longtemps, j'ai essayé de m'arranger pour obtenir mon RDV à un moment opportun pour moi, mais bien sûr cela n'a pas marché du tout. Au début du mois, ils m'ont conseillé de rappeler aujourd'hui, puisque les RDV sont fixés environ 5 jours à l'avance, à partir du moment où on les appelle, donc j'appelle aujourd'hui pour obtenir un RDV vers le 13. Je souhaitais en effet vivement rentrer chez moi ce week end, voir mon Amoureux, Toto et puis me respirer l'air de ma maison, j'aurais pu donc sans problème aller aux assedic lundi 13, or là ils me fixent un RDV pour le... 20.
Voilà... c'est gagné. Je ne sais pas du tout si je vais pouvoir rentrer. Je ne peux pas me payer deux voyages de retour par chez moi, deux week end de suite et encore moins m'arranger avec la cure pour manquer quatre jours au lieu de deux (il me faut toute une journée de voyage pour faire trois cents cinquante kilomètres - vive la SNCF au passage!)
Bon, bref, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec mes petites plaintes.
Et... peu de choses sont vraiment graves, après tout!...
Je suis ici avant tout pour écrire sur le beau Mont Dore, ce superbe pays à l'air pur et vivifiant.
J'aime me ressourcer ici, vivre à pleins poumons, j'y aime l'air, l'atmosphère et à l'heure où l'on bascule fébrilement entre été et hiver, au mois où je pleure et je fais mon deuil de ma mère et celui de mon grand père depuis de nombreuses années déjà, le Mont Dore m'aide (entre autres) à vivre bien et sereinement ce mois d'octobre, veille de Toussaint, effigie de mon poème "fin octobre/début novembre" (cf mon "bouquet de glycines")
J'aime les couleurs ici, j'aime les paysages, la nature restée souvent préservée, j'aime prendre le temps de vivre, au gré du vent (et de la cure), le temps de méditer, me ressourcer, me recentrer comme on dirait aussi en sophrologie.
Le moral, pas tellement affecté par ma fatigue extrême de ces mois d'août et de septembre, monte donc encore et malgré le manque cruel de Vincent qui est rentré chez nous pour cause de travail, je me plais bien ici, je rêvasse, je rêvasse aussi à notre trop court séjour de ce début de mois, ensemble (depuis le temps que je lui parlais de l'Auvergne et en particulier de ce coin! - et depuis le temps que je rêvais de lui montrer!) qui me fait tenir bon, celui que nous avons eu, magies de ces instants, avant que ma cure ne commence.
Nous avons pu profiter de rayons de soleil pour bien nous balader, nous oxygéner.
Nous avons eu le droit aussi à la neige qui a donné une pureté presque virginale (nouvelle saison, nouvelle naissance encore et encore...) aux paysages et à la contrée.
Le lac de Guéry était en effet sublime sous la petite neige de ce samedi. Superbe et rafraîchissant Puy de Dôme sous le brouillard éphémère vendredi aprem, vivifiante grande cascade au Mont Dore jeudi matin.
Le champagne était bon , samedi soir, le dîner superbe, envoûtant, comme à l'accoutumée.
Et puis je ne sais pas si ce sont les Goji que m'a recommandés Laure du shiatsu ou les fruits frais que j'ingurgite quotidiennement le matin depuis quelques temps, mais la fatigue me laisse enfin du répit. Je me sens mieux, plus fort, je commence même à me reprogrammer des exercices physiques un peu tous les jours...
A moins que ce ne soit l'air d'ici. Tout simplement.

J'ai soif d'écrire à nouveau. J'ai envie d'avancer mon roman ( un vrai roman!) "les semaines grecques" (il faut que je change le titre, c'est vraiment nul ça comme titre!), histoire d'amour fulgurante entre un jeune type idéaliste et un mec marié et strict, j'ai envie d'écrire de nouveaux poèmes pour le "supplément vue mer"
Je lis, je dévore "les Chroniques du Cancer" de Léonie Lisso (alias ... - dois-je, puis-je le dire??;-)), je pense beaucoup, respire, m'oxygène, reprends quelques faciles exercices de méditation, me déleste de pensées négatives, songe à ce qui me fait encore peine avec davantage de sérénité...
J'écoute sans arrêt le nouvel album d'Enigma, il faut que j'écrive un article dessus, il y a quelques bijoux incroyables dessus, des airs célestes et magnifiquement magiques, qui me transportent totalement.
" La puerta del cielo" est vraiment pour moi l'hymne de cet octobre étrange, presque mystique de nouveau, beau et changeant à la fois.
Je vous laisse, ce mec du cyber kf est décidément bien bavard, j'aime le calme ici, le calme ne veut pas dire le silence, l'absence totale de sons, il y a l'âme, il y a aussi cette coiffeuse qui m'a raconté avec passion ses voyages, hier, mais calme veut dire absence de cri, pitié, pas de sons trop forts, pas de blabla sans cesse, pas de rire trop bruyant.
J'attends ma délicieuse Cath demain, je pense que nous laisserons parler les âmes. C'est de nouveau mon credo ce mois-ci.
Plus que jamais....