18.12.2008

Je vous souhaite un délicieux Noël

Les médias nous harcèlent avec une crise sans fin.
On a tous nos problèmes et parfois ils sont très graves.
Mais pour nous tous, nos soucis, nos questions et nos problèmes sont importants et ils nous touchent.
Je rêve d'une petite trève.
C'est vrai qu'il y a des soucis, et parfois même il est des situations véritablement catastrophiques pour certaines gens.
Mais entendre tout cela à longueur de journée va finir par exploser ma cervelle, si cela continue.
Alors on me dit parfois que je fuis.
Mais j'ai envie de regarder un peu le bleu, me balader - comme hier, pour une fois que le soleil brillait un peu - le long de la mer et du sable or; j'ai envie de regarder ce qui est encore et universellement beau, j'ai envie d'entendre de belles musiques qui m'émeuvent, manger de délicieux mets colorés, goûter à d'envoûtantes lectures, rêver encore un peu à ce qu'on rêvait quand on était gosse et rêver de s'envoler encore pour de nouvelles destinations tant que je le puis encore.
Tu vois, ma chère Kitty, j'ai tenté plusieurs fois d'atteindre la sérénité cette année et notamment en Auvergne et je te répondais que rien n'était acquis, qu'il fallait entretenir ce sentiment tous les jours, et bien une fois de plus, j'ai échoué, ou du moins je plie, je plie sous le poids des questionnements, des déceptions, des baisses de régime, des constatations que la réalité est parfois moins belle que le rêve - et pourtant je sais combien elle peut-être parfois aussi belle que lui !-, je plie sous la fatigue (psychologique cette fois), les choix qu'il faut faire sans cesse et plus que jamais, j'aimerais quelques jours de répit, une envolée, une échappée belle, mais le sou manque, comme beaucoup, et l'on n'a pas fini d'entendre cette phrase.
Alors je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur Noël possible, je vous souhaite une éclipse, un rayon de soleil, si vous le pouvez de chanter, profiter, vous régaler, faire tout ce qui vous plaît, vous donne un peu de bonheur, un peu d'espoir, vous réunir si cela est votre truc, quant à moi je me souhaite une belle séance de shiatsu, un peu de travail pour ces fêtes, un réveillon de fin d'année pas trop triste et un début d'année de nouveau prometteur car malgré les apparences, je ne baisse pas tout à fait les bras.
Bises bleues à tous.
Olivier

03.12.2008

" J'y crois encore "

(...) Car depuis le temps, ses recueils de poèmes se multiplient. Ses voyages ont renouvelé son inspiration et je ne peux lire un de ses écrits sans en être retournée pour plusieurs heures au minimum. Comment fait-il pour toucher mon âme de si près, pour provoquer ces malaises physiques chez moi avec des phrases si simples, courtes, sibyllines, ou au contraire hermétiques, chargées, ampoulées et si ambiguës ? Comment fait-il pour être l’écho de mes paroles les plus sombres, mes idées les plus noires, mes mal-être les plus profonds ? Comment fait-il pour provoquer ces décharges électriques à chaque adjectif, ces frissons langoureux à chaque point de suspension, cet arrêt respiratoire à chaque fin de paragraphe et cet engourdissement de tout mon corps à chaque mot fin ?
Et comment se fait-il alors, que cette petite voix me taraude : « Maëlie, fais attention ! Maëlie, ne va pas trop vite ! »
Le doute naît et grimpe en quelques jours. Cette fameuse révélation dont il m’a parlé le premier novembre est-elle si définitive que ça ? Puis-je engager ma vie si j’ai peur de façon constante que l’homme que j’aime me quitte pour un garçon attirant ? Quelles sont mes garanties ? Oui, son dernier test VIH est négatif mais il m’a dit lui-même que depuis, il avait eu deux autres aventures. Et ça ne date pas d’il y a un an ou de six mois mais tout juste de deux mois. Comment peut-il être aussi sûr de lui en deux mois ? Des promesses il m’en a tellement faites !! Une peur panique m’envahit. On est deux jours après mon anniversaire que j’ai fêté en famille, il est tard et mes doutes sont insupportables. Il faut que je lui en parle, qu’on réfléchisse encore, qu’il me rassure, quitte à retarder un peu la date du mariage. J’appelle chez lui à Rouen à vingt-deux heures. Personne !

D'après "Les Chroniques du Cancer" de Léonie Lisso (Maëlie)

Découvrez "les Chroniques du Cancer"