08.11.2009
Un dimanche de novembre...
Il fait froid, il fait gris...
C'est vraiment l'image que l'on se fait des mois de novembre habituels, tristes, un peu solennels, un peu mélancoliques...
J'ai comme un goût bizarre dans la bouche, sur les lèvres, presque quelque chose qui rappelle les tombes, le moisi, c'est âpre, désagréable et il n'y a que dans cette bulle où je me sente à peu près bien aujourd'hui. Pas envie de sortir à l'extérieur, affronter le vent qui siffle, pas envie de me lever de ma chaise, pas envie de manger même, alors que la faim tiraille l'estomac pourtant.
C'est mon dernier jour de travail, le dernier jour de mon contrat saisonnier, et avant une nouvelle saison d'hiver qui démarre théoriquement le 18 décembre, si tout va bien, je vais m'enfoncer dans plusieurs semaines de repos moelleux. Repos qui je pense, surtout cette année, a été bien mérité. Beaucoup de soucis ces dernières semaines, que mes proches connaissent bien, beaucoup de tracas, d'inquiétudes, mais bon, on devrait pouvoir partir en vacances comme prévu vendredi prochain, en Auvergne.
L'Auvergne je l'espère va me réparer un petit peu, va m'enlever un peu cette envie de pleurer devenue quotidienne, et pourtant les larmes ne coulent pas...
Que de petites morts cette année encore, de blessures, de cauchemars, de déceptions. Et des joies aussi bien sûr, du soleil et du bonheur, mais la sérénité bien sûr est mise à rude épreuve, difficile de connaître un instant de répit intense, lorsque l'on se bat presque quotidiennement contre les merdes de la vie, à chaque jour suffit sa peine comme j'aime bien dire cette année, et Dieu sait qu'il y en a eu des peines, et des difficultés.
On se bat, on se bat, et puis il y a sans cesse quelque chose de nouveau qui tombe.
On va décrocher, complètement décrocher je l'espère, durant cette semaine en Auvergne, on va essayer de faire des choses que l'on a pas trop le temps de faire habituellement, se reposer surtout, profiter des joies de l'existence, se poser un peu, souffler, RESPIRER...
J'ai hâte, j'ai envie de profiter de cette semaine pour me détendre, me ressourcer, m'oxygéner, revenir aux sources, à la nature.
Ceux qui ont lu mon recueil savent bien combien je déteste fin octobre, début novembre, mais bon, j'espère qu'on en voit le bout, les mauvaises nouvelles tombent souvent en octobre, on me l'a dit encore il y a quelques jours, mais là, je vais me tourner vers décembre et les fêtes, et avant tout, vers nos VACANCES. Mot que l'on avait presque banni de notre vocabulaire, nous ne sommes encore jamais partis V. et moi en vacances toute une semaine depuis que l'on s'est rencontrés, et puis on a bien galéré pour les obtenir ces fameuses vacances!
Certains sont surpris de ce choix, l'Auvergne en novembre n'est-ce pas un peu triste? Mais nous voulions du calme, de la sérénité, des montagnes belles et tranquilles, personne surtout, personne, pas de bruit, le silence, et la paix intérieure, seulement un petit bruit d'eau et de douce joie...
Je vous embrasse très fort. A tout bientôt,
Olivier.
12:52 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : automne, journal intime
28.03.2009
Ma verte Normandie.
Ma verte Normandie. Réminiscence. Come back. Comme avant. Avant...
Mon passé. Les prés verts, humides, faiblement éclairés par une lumière calme, douce, presque tranquille.
La maison des grands parents.
Je suis remonté samedi dernier chez mes grands parents. Ca faisait plus de deux ans que je n'y étais pas retourné. D'habitude j'essayais d'y aller au moins deux fois par an, ou au pire, une seule fois, mais là, déjà deux ans et demi pratiquement, que je n'y étais pas allé.
Je me refuse à répéter que le temps passe très vite, mais je n'en pense pas moins et cela ne m'effraie pas moins.
J'ai obtenu une semaine de congès à mon travail, alors que cela ne fait que deux mois que j'ai commencé.
En fait, je les ai obtenus en intervertissant une journée de travail avec un collègue, qui a gentiment accepté.
J'ai été très heureux d'obtenir ces vacances presque improvisées.
J'avais trouvé un excellent prix sur internet, pour monter là-bas. C'est si loin. Si loin et souvent tellement cher. C'est un frein indéniable.
Et puis je ne sais pas, le temps est passé. Les circonstances m'ont à chaque fois empêché d'y retourner. L'an dernier je travaillais l'été, puis j'ai été à la dèche, puis j'ai recherché sans relâche du travail, si possible à plein temps.
Et ça me fait mal au coeur de me dire, de vous dire, de me rendre compte que j'avais déjà, cruellement besoin de ces vacances, au bout de deux mois à peine de CDI.
Quelques soucis de santé sur lesquels je ne m'étends pas gênent ce rythme de travail de nuit, et puis ces derniers temps, j'aimais avoir un rythme régulier. Cela me faisait vraiment du bien (quand je pense qu'avant j'avais un rythme si désorganisé et que cela ne me posait pas le moindre souci!) - je sens que je vieillis quand même, que je fatigue, que ces rythmes ne me conviennent plus et je me pose des questions de plus en plus violentes sur le travail de nuit.
J'ai cru tenir bon au début, parce que j'ai du temps pour me reposer, entre deux sessions de taf. Mais justement. Je suis sans arrêt décalé. Quand je ne travaille pas, je dois tirer sur mon sommeil, pour reprendre un rythme normal, du moins un rythme qui me convient apparemment le mieux. Et puis quand je travaille, j'ai des coups de barre carabinés, des moments où je suis sur le point de tomber dans les vappes. Mais je suis seul, la nuit, à mon hôtel et j'en viens à avoir peur des malaises, qui se font d'ailleurs de plus en plus fréquents, même si, heureusement, ils ne durent généralement pas.
Bref, j'avais BESOIN de ces vacances.
Je n'ai pas pu partir vendredi, comme prévu. J'étais trop fatigué.
Je suis parti samedi.
Et comme souvent, quand je pars, j'ai la mort dans l'âme. J'ai souvent envie de partir, pour me recentrer (c'est mon moyen à moi), mais lorsque survient le moment du départ, cela m'est difficile. Je suis comme un enfant. Je suis impatient de partir, par moments, puis quand vient le départ, je me sens triste.
J'étais mal dans le train, même très mal à un moment. J'ai failli descendre à plusieurs reprises. Et puis, j'ai décidé de tenir bon. De rester à bord.
Et j'ai retrouvé mes grands-parents, le soir.
Et je me suis senti tout de suite beaucoup mieux.
Dimanche et lundi, dimanche en famille et lundi juste tous les trois, m'ont apporté calme et sérénité. Ca m'a fait du bien.
Lundi, j'ai rangé de vieilles affaires, retrouvé de vieux trucs, j'ai revu mon album photo de quand j'étais petit, ma mère qui est partie si tôt. Mon grand père du Sud, celui qui me manque tant aussi et qui est parti trop vite aussi.
Ces deuils me minent.
J'ai pu en parler à ma grand-mère. Ca m'a fait du bien. Mais ça m'a remué tellement.
Et puis est arrivé le moment du départ. Déjà.
Je serais bien resté quelques jours de plus. Pour me poser davantage. Et me reposer encore un peu plus.
Mais j'avais un billet difficile à changer et j'ai décidé sur le coup, de repartir, comme prévu.
Et mercredi, l'angoisse est revenue.
Plus forte encore que les jours d'avant.
Je n'ai pas pu retourner travailler hier soir. Spasmophilie, angoisses terribles, vertiges, nausées, hypertension, puis hypotension.
Aujourd'hui, je pose les choses à plat.
Mon homme qui est parti dans sa belle famille et qui me manque beaucoup ce week end m'en veut de ne pas avoir dit au médecin que je ne voulais pas être en arrêt.
Mais la réalité c'est que j'en ai besoin, moi, de cet arrêt.
J'en ai tellement besoin que je crois que si j'étais retourné au travail hier, j'aurais fait un malaise pire encore. Je crois que ça se serait peut-être mal fini. Je me connais. Ca se serait peut-être fini au samu.
Je ne sais pas. Car je contiens tout, depuis quelques années. Je sens parfois que je vais craquer, mais je ne craque pas vraiment. Faudrait peut-être que je craque pour de bon. Mais je m'interdis. Et puis, depuis la psychanalyse, je sais en général mieux prévenir ces crises.
Trop de deuils. Trop de cauchemars la nuit. Trop de questions, de doutes, de craintes, de peurs, trop d'idéalisme (je connais tellement le soleil et je connais tellement la chute).
Vous, mes Anges, ne savez sans doute jamais vraiment à quel point vous m'êtes essentiels.
Je vous envoie plein de belles pensées, de l'espoir, je m'accroche et m'accroche, inexorablement. Et c'est difficile.
16:49 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2009
Parfum de soleil
Il y a comme un parfum de soleil aujourd'hui. Comme quelque chose qui sent un lointain parfum de printemps, mais là, dans l'air il y a ce redoux, ce souffle d'espoir qui m'anime à nouveau et m'émeut, après ces longues semaines de doutes, de désespoir parfois, de lassitude, de fatigue morale (et parfois physique aussi).
J'espère que vous allez bien, mes Anges, je ne dirai jamais assez à quel point vous comptez pour moi, et c'est encore une fois aussi dans ces moments difficiles à quel point on se rend compte que l'Autre, les Autres sont essentiels, primordiaux.
Je vous envoie un peu de soleil qui brille aujourd'hui en Languedoc... après les flocons bien froids de la semaine dernière.
J'espère la poursuite de ce renouveau, ce début de mieux-être après quelques semaines de chaos.
J'espère me remettre à l'écriture de ce blog, à la navigation sur le net.
Je n'ai toujours pas internet à la maison, j'espère que cela se fera pour 2009. Autre bonne résolution pour l'année 2009?
J'entrevois un travail pour la fin du mois, en station de ski, en attendant le retour du travail ici malheureusement tellement saisonnier.
Gros bisous à tous et à tout bientôt, j'espère...
17:55 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.10.2008
Le carnet rouge.
J'ai retrouvé un peu par hasard ce petit carnet rouge.
J'ai été ému de relire ce que j'y ai écrit l'année dernière.
J'avais presque oublié combien j'étais stressé avant (et même au début de) ma rencontre avec Vincent.
Il m'a déjà donné tant de joies, tellement de sérénité, un équilibre flagrant, une solidité indéniable.
J'y pensais tout à l'heure, allongé sur le canapé.
Ce moment était bon. J'aime me prélasser de nouveau sur les canapés, en prenant le temps de vivre, en remettant au lendemain ce qui peut ne pas être fait le jour-même...
J'aime la sérénité de cet endroit, la magie de l'automne en Auvergne me bouleverse encore, le Lac de Guéry et les Roches Tuilière et Sanadoire hier avec Jérôme et Natalya étaient vraiment magnifiques, je crois que je ne les ai jamais vus aussi beau (et belles).
Il faudrait une bien riche et inimaginable palette de couleurs pour un peintre afin de pouvoir reconstituer toutes ces lumières, toutes ces merveilles.
Tellement de choses se sont écoulées encore une fois et malgré cette nouvelle force qui me subjugue et ce bien-être qui m'a souvent comblé, je suis toujours le même.
J'aime toujours autant méditer, me recueillir, me ressourcer ici (ou ailleurs). J'aime aussi quelque part cette solitude, ce recueillement, j'ai l'impression de moins avoir peur de perdre mon Amoureux quand je suis seul, j'aime me recentrer, graver en mon coeur et ma mémoire ces instants d'infinis bonheurs (quelqu'ils soient) que je voudrais tant savoir garder le plus longtemps possible.
C'est ça. J'aimerais les immortaliser, en toucher l'essence, le fond. C'est pour ça que j'aime bien prendre du recul, par moments.
Et puis j'aime l'idée romantique que mon bien aimé me manque et que je lui manque un peu aussi...
Je suis pourtant parfois encore un peu triste et la mort certainement me hante encore parfois.
Je ne sais pas si je parviendrai un jour à vraiment dompter cette idée. Je ne veux pas qu'elle vienne maintenant.
J'ai tellement une boulimie de vie.
Et pourtant je voudrais tant savoir me laisser aller face à cette idée, l'apprivoiser, la laisser faire sa représentation, son cheminement en moi. Je la sais. Je la sais faire partie de toute vie humaine. Je bois un tilleul.
J'aime la sensation de douceur qui s'empare de mes épaules. J'aime la caresse qui coule sur ma nuque. C'est un comme le lexomil que je prends parfois encore.
Au début, ça ne me fait rien, le coeur est même parfois un peu oppressé.
Puis la nuque se laisse aller en arrière.
Doucement. Délicatement.
Presque comme une légère ivresse.
J'aime la sensation des légères ivresses.
J'ai écrit à Cath. Je sens et je sais qu'elle écoute la même musique que moi ce soir...
J'aime aimer. Je me dis que l'essentiel est de vivre. C'est sans doute pourquoi j'écris encore sur ce carnet rouge, pour me rappeler que je suis tellement et totalement vivant, pour le chanter, le dire, le crier aux autres, c'est aussi pour me rappeler de souvenirs plus tard, laisser une petite trace, un petit papillon, une petite poussière, une petite traînée... Pour arrêter encore un peu le temps aussi...
J'aime le corps des hommes, ils sont si beaux, si sublimes, éclatants, dessinés, de noir et de blanc vêtus, j'aime leur coeur aussi, j'aime le coeur des femmes amies, leurs sensibilités, leurs fragilités, leurs fleurs, leurs passions, leurs coups de blues, de théâtre, de folie...
J'ai réservé un hôtel pour Lyon vendredi soir. Je veux encore savoir faire quelques petites folies, même si le temps et l'arg... ne le permettent pas vraiment, j'ai encore envie de me sentir LIBRE, en plein VOL, en pleine FOUGUE (Dieu que la Lune est belle)...
J'ai tant envie de découvrir un peu, à pas lents, cette ville sublime si j'en crois plusieurs personnes chères à mon âme, qu'elles soient d'hier ou d'aujourd'hui.
Et puis je n'ai pas envie de passer de nombreuses heures dans le train samedi.
Je préfère partir vendredi, profiter un peu de Lyon, et finir mon trajet pour CHEZ MOI samedi, dans un TGV qui ira vite.
Vite et bien.
J'aime toujours autant les voyages. Mais de moins en moins les longs trajets en transports en commun.
J'ai hâte de voir Lyon. J'ai hâte d'écrire un beau billet dessus. J'ai hâte de respirer cette ville chère à ma petite Cath.
J'ai hâte de rentrer aussi chez moi samedi, de retrouver mon amour, de le serrer fort dans mes bras, de me ressourcer d'une toute autre manière.
Quand irons-nous en Indonésie, en Inde (ensemble?), à la Réunion, aux Seychelles, à Chamonix-Mont Blanc, au Canada?
Quand retournerai-je en Inde? Quand visiterai-je Varanasi? Quand laisserai-je enfin mon corps se délivrer totalement de toute peur, de toute angoisse, de tout supplément de nuit inutile?...
16:48 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.10.2008
Le Mont Dore.

Il pleut sur le Mont Dore.
Mais ce n'est pas grave. Peu de choses sont vraiment graves après tout.
La pluie va bien au Mont Dore. C'est l'une des rares régions où j'y aime la pluie. De temps en temps.
Tout va au Mont Dore. La pluie. La neige. Le froid. La chaleur. Le soleil. Etc.
Et comme chaque automne ici, au pays des Volcans, on a le droit à un peu tous les types de temps dans une même semaine.
Voilà un grand moment déjà que je voulais écrire un article sur le Mont Dore, j'ai gardé volontairement le même titre que l'un des chapitres de mon livre "Om"
Le Mont Dore signifie à lui seul beaucoup de choses, pour moi.
Je suis un peu triste, j'aurais voulu écrire un article plus lumineux, mais les hasards de la vie ont fait que juste avant de venir au cyber kf écrire mon article, plein d'enthousiasme, j'ai eu une nouvelle assez désagréable.
L'administration et ses frasques. Vous connaissez cela. Tout le monde connaît cela, malheureusement.
Je dois en effet, après la fin de mon CDD à l'office de tourisme de *** me réinscrire au chômage et donc prendre un RDV aux assedic, pour ne pas les citer.
Or, comme je devais faire cette cure au Mont Dore depuis longtemps, j'ai essayé de m'arranger pour obtenir mon RDV à un moment opportun pour moi, mais bien sûr cela n'a pas marché du tout. Au début du mois, ils m'ont conseillé de rappeler aujourd'hui, puisque les RDV sont fixés environ 5 jours à l'avance, à partir du moment où on les appelle, donc j'appelle aujourd'hui pour obtenir un RDV vers le 13. Je souhaitais en effet vivement rentrer chez moi ce week end, voir mon Amoureux, Toto et puis me respirer l'air de ma maison, j'aurais pu donc sans problème aller aux assedic lundi 13, or là ils me fixent un RDV pour le... 20.
Voilà... c'est gagné. Je ne sais pas du tout si je vais pouvoir rentrer. Je ne peux pas me payer deux voyages de retour par chez moi, deux week end de suite et encore moins m'arranger avec la cure pour manquer quatre jours au lieu de deux (il me faut toute une journée de voyage pour faire trois cents cinquante kilomètres - vive la SNCF au passage!)
Bon, bref, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec mes petites plaintes.
Et... peu de choses sont vraiment graves, après tout!...
Je suis ici avant tout pour écrire sur le beau Mont Dore, ce superbe pays à l'air pur et vivifiant.
J'aime me ressourcer ici, vivre à pleins poumons, j'y aime l'air, l'atmosphère et à l'heure où l'on bascule fébrilement entre été et hiver, au mois où je pleure et je fais mon deuil de ma mère et celui de mon grand père depuis de nombreuses années déjà, le Mont Dore m'aide (entre autres) à vivre bien et sereinement ce mois d'octobre, veille de Toussaint, effigie de mon poème "fin octobre/début novembre" (cf mon "bouquet de glycines")
J'aime les couleurs ici, j'aime les paysages, la nature restée souvent préservée, j'aime prendre le temps de vivre, au gré du vent (et de la cure), le temps de méditer, me ressourcer, me recentrer comme on dirait aussi en sophrologie.
Le moral, pas tellement affecté par ma fatigue extrême de ces mois d'août et de septembre, monte donc encore et malgré le manque cruel de Vincent qui est rentré chez nous pour cause de travail, je me plais bien ici, je rêvasse, je rêvasse aussi à notre trop court séjour de ce début de mois, ensemble (depuis le temps que je lui parlais de l'Auvergne et en particulier de ce coin! - et depuis le temps que je rêvais de lui montrer!) qui me fait tenir bon, celui que nous avons eu, magies de ces instants, avant que ma cure ne commence.
Nous avons pu profiter de rayons de soleil pour bien nous balader, nous oxygéner.
Nous avons eu le droit aussi à la neige qui a donné une pureté presque virginale (nouvelle saison, nouvelle naissance encore et encore...) aux paysages et à la contrée.
Le lac de Guéry était en effet sublime sous la petite neige de ce samedi. Superbe et rafraîchissant Puy de Dôme sous le brouillard éphémère vendredi aprem, vivifiante grande cascade au Mont Dore jeudi matin.
Le champagne était bon , samedi soir, le dîner superbe, envoûtant, comme à l'accoutumée.
Et puis je ne sais pas si ce sont les Goji que m'a recommandés Laure du shiatsu ou les fruits frais que j'ingurgite quotidiennement le matin depuis quelques temps, mais la fatigue me laisse enfin du répit. Je me sens mieux, plus fort, je commence même à me reprogrammer des exercices physiques un peu tous les jours...
A moins que ce ne soit l'air d'ici. Tout simplement.
J'ai soif d'écrire à nouveau. J'ai envie d'avancer mon roman ( un vrai roman!) "les semaines grecques" (il faut que je change le titre, c'est vraiment nul ça comme titre!), histoire d'amour fulgurante entre un jeune type idéaliste et un mec marié et strict, j'ai envie d'écrire de nouveaux poèmes pour le "supplément vue mer"
Je lis, je dévore "les Chroniques du Cancer" de Léonie Lisso (alias ... - dois-je, puis-je le dire??;-)), je pense beaucoup, respire, m'oxygène, reprends quelques faciles exercices de méditation, me déleste de pensées négatives, songe à ce qui me fait encore peine avec davantage de sérénité...
J'écoute sans arrêt le nouvel album d'Enigma, il faut que j'écrive un article dessus, il y a quelques bijoux incroyables dessus, des airs célestes et magnifiquement magiques, qui me transportent totalement.
" La puerta del cielo" est vraiment pour moi l'hymne de cet octobre étrange, presque mystique de nouveau, beau et changeant à la fois.
Je vous laisse, ce mec du cyber kf est décidément bien bavard, j'aime le calme ici, le calme ne veut pas dire le silence, l'absence totale de sons, il y a l'âme, il y a aussi cette coiffeuse qui m'a raconté avec passion ses voyages, hier, mais calme veut dire absence de cri, pitié, pas de sons trop forts, pas de blabla sans cesse, pas de rire trop bruyant.
J'attends ma délicieuse Cath demain, je pense que nous laisserons parler les âmes. C'est de nouveau mon credo ce mois-ci.
Plus que jamais....
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27.09.2008
Un été, une saison.
Coucou @ tous.
Une saison, encore une fois, s'achève. Un été, une fois de plus, se termine.
Il est déjà loin le temps où j'écrivais: "retiens l'été"...
Ce devait être en 2000, sur mon recueil "l'an deux mille n'aura pas lieu".
Je suis toujours pareil, j'aime toujours autant l'été, peut-être plus encore, j'ai encore davantage besoin de sa chaleur, plus que jamais et plus que jamais mes os, ma peau demandent le soleil et ont du mal, de plus en plus, à se réchauffer.
J'entends dire souvent autour de moi que l'été par chez nous a été chaud, je suis sûrement l'une des rares personnes à dire que non il n'a pas été très chaud. D'un point de vue purement météorologique, il n'a été ni particulièrement chaud, ni frais, ce fut un été dans une moyenne tout à fait normale, avec peut-être un déficit en eau sur nos régions méditerranéennes, mais là encore je n'ai pas le même ressenti puisque nous sommes légèrement dans l'arrière pays et nous avons eu assez régulièrement de beaux orages.
D'un point de vue purement égocentrique, je n'ai pas eu chaud. Je n'ai plus jamais trop chaud. J'ai peut-être un peu chaud, parfois, oui, mais j'aime cela. J'ai besoin de la chaleur. Plus que jamais, le gris m'effraie, le manque de lumière me rend triste, pensif.
Il fait déjà frais depuis le début de ce mois de septembre. Les gens disent encore qu'il fait chaud au soleil, je suis un des seuls à savoir qu'une température se mesure à l'ombre et 7° ou 9° en début de journée dans le Languedoc, ce ne sont pas vraiment des températures dignes d'un mois de septembre, mais les gens ne roulent pas en scooter, les gens ne sont pas passionnés de météo, les gens n'ont pas besoin d'autant de chaleur que moi, sans doute.
Une saison en office de tourisme.
Voilà longtemps que j'en rêvais. J'en rêvais lorsque j' avais vingt-cinq ans. Je trouve que je ne progresse pas vraiment socialement, mais je me dis que j'aurais au moins réussi à faire quelque chose qui me plaît, m'intéresse et pour lequel je ne suis pas trop mauvais, j'ai la vanité de le croire.
Je me sens plus impatient depuis le mois d'août, excès de fatigue, excès de soirées, excès de cocktails, excès de pensées.
Et puis les aoûtiens, je n'aime pas faire de généralité, mais qu'est-ce qu'ils peuvent être exigeants et impatients! Ils auraient dû venir en juillet, s'ils avaient pu, il n'y avait personne cette année en juillet! Dommage, tout le monde s'en serait mieux porté.
Les petits vieux du mois de septembre sont quant à eux souvent fatiguants et pénibles, ils pinaillent pour tout, et puis je commence à sentir le poids de la saison derrière moi, c'est indéniable, je suis aussi plus fatigué, je le ressens.
Mais le bilan de cet été reste dans mon coeur très positif, malgré tout, même si je suis heureux d'arriver en fin de saison, de passer une nouvelle fois à autre chose. Passage obligé au Mont-Dore cet automne, en octobre où je vais^pouvoir de nouveau prendre le temps de réfléchir, me reposer et m'adonner à une activité que j'aime beaucoup et que je délaisse par la force des choses, MEDITER.
Une saison dans ce joli département est agréable. L'arrière-pays est somptueux. Je n'aime pas les plages de l'Hérault en revanche, souvent trop uniformes à mon goût, certains vont me haïr, mais je préfère largement celles des Alpes Maritimes, par chez moi (cela reste au final chez moi), ou encore bien davantage celles du Var ou de la Corse, mais pour rester dans ma nouvelle région d'adoption, je préfère encore les plages de l'Aude ou des Pyrénées Orientales qui sont plus sauvages et plus contrastées.
Et puis l'eau est froide, ici, mon Dieu.
Ce petit carnet est naïf, je suis tellement naïf. Je me contente d'essayer de vivre en donnant un peu d'amour à ceux que j'aime et ceux que j'aime m'ont parfois malmené mais j'ai malmené aussi ceux que j'aime, sans doute.
Il y a des gens que je meurs d'envie de revoir et puis il y a des distances qui se creusent, que je n'ai pas vraiment voulues, mais je m'aperçois que le temps coule et je n'ai plus toujours les mêmes motivations aussi. Je me suis concentré à me remettre au travail cet été, à lutter contre une fatigue somme toute de plus en plus pesante, je me suis concentré au shiatsu, à essayer de me sentir bien, je me suis concentré à mon amour.
Je sens le poids des saisons, des pertes, et même des rêves les plus fous, me peser. Je me dis qu'un jour, tout cela s'arrêtera et je ne sais toujours pas quand. Je me sens comme une feuille, légèrement roussie par le soleil, qui est prête à tomber, mais à tomber doucement.
Le vent me fera remonter un peu, je le sais, virevolter, mais un jour je tomberai tout à fait.
L'Inde me manque, je me meurs d'envie de tout quitter quelques temps, parfois, pour dix ou vingt jours, sans forcément de billet de retour (laissons faire le vent) pour aller la retrouver. Mais je sais maintenant que je voudrais revenir. Si je ne revenais pas, ce serait presque certainement pour y mourir.
Je ne veux pas encore mourir maintenant, je veux encore vivre.
Les années passent et passent, les étés se fanent et l'amour perdure, ma petite folie persiste, l'étincelle dans mon regard veut encore insister, y croire un peu, beaucoup, mais les morts qui se multiplient dans ma tête laissent irrémédiablement leurs séquelles et je ne sais toujours pas jusqu'où cela ira, même si je sais sans doute mieux me défendre à présent.
Mais que peut au fond réellement la défense?
J'espère un automne doux (il sera froid), rouge (il sera blanc), mais je veux surtout beaucoup de caresses, de jolis mots, de belles musiques, de tièdes rêveries de voyage, de méditation, d'envolées. Je me souhaite et je vous souhaite surtout beaucoup d'amour. Du vrai. Pas de supercheries inutiles. Mais restons un peu légers, quelques petites futilités font parfois aussi un peu de bien.
Je me souhaite et je vous souhaite des couleurs, de la légèreté, du velours, des jolis petits rêves encore à notre portée.
15:49 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.06.2008
L'insomnie a quelque chose de doux, de rude, de mélancolique...
Trente deux ans aujourd'hui.
Je n'ai pas vu cette année passer. Tout comme la précédente, et la précédente, et la précédente...
A ceci près que j'ai l'impression que tout s'accélère.
J'aimerais connaître la date de ma mort.
Si je savais que j'allais mourir bientôt, je partirais en Inde, une nouvelle fois. Une ultime fois. J'y emmènerais mon amour, je lui dirais encore plein de mots d'amour, jusqu'à épuisement, j'irais me recueillir seul à Varanasi, une ou deux fois, j'essayerais de me préparer à son idée, à son silence, son irrévocable silence.
Je baignerais dans des huiles de massages parfumées et envoûtantes, je contemplerais les soirs roses au dessus des temples du Rajasthan, je retournerais une dernière fois pleurer à Agra.
Pleurer d'émotion, pleurer de douleur, pleurer de bonheur.
Puis je reviendrais de nouveau vers mon amour, dans une chambre luxueuse de Delhi, le combler de mots de passion et le couvrir de roses rouges...
Mais comme je ne la sais pas, cette maudite date qui me hante tant, je continue. Je continue et je fais comme tout le monde, je fais du mieux que je peux.
J'essaye de profiter de chaque instant et j'essaye de vivre comme si je n'étais pas mortel, du moins pas pour l'instant.
Mais qu'importe! Vain que je suis! Je sais bien qu'un jour, il me faudra l'affronter!
Je n'y peux rien.
Je me sens seul, tellement démuni.
Pourtant, je sais que je ne suis pas seul. L'amour, les preuves d'amitié au quotidien, les couchers de soleil, me donnent tellement de bonheur, tellement de douceur.
Mais j'ai en moi un mélange de couleurs, d'odeurs. Je sens le parfum âpre de la douleur et je suis pourtant tellement sensible à la douceur, à la joie, au bleu.
Les jours bleus de cette fin juin sont un bonheur pour moi.
Puissent-ils continuer tout l'été!
Les parfums de l'eau de mer bousculent mon âme, les reflets du soleil sur le sable d'or parfument mes journées.
Je suis si bien au bord de l'eau.
Je suis si bien lorsque je pense encore à mes voyages, vertiges...
Je repense à une lune pleine, tellement belle, un soir de Maurice, au bord d'une piscine illuminée.
Je repense à des mots d'amour, des mots doux, des mots insouciants, au bord d'une autre piscine, en Grèce.
Je repense à toutes ces nuits de douleur, de spasmophilie, je repense aussi à toutes ces nuits d'ivresse, d'innocence, je pense aux vents chauds de Méditerranée.
Je me souviens dans ce film que j'avais tant aimé: "American Beauty", à un moment l'un des personnages dit: "il y a tant de beauté dans le monde que c'en est parfois intolérable"...
Tant de beauté. Et tant de douleur.
Ma vie est offerte à ces deux fléaus.
Tôt déjà, j'ai connu la douleur, avoir mal à l'âme à en crever.
Tôt pourtant, j'ai vu toute la beauté du monde.
Je crains parfois que ma tête n'explose, je ne sais pas toujours dire, je ne sais pas toujours faire bien.
Je voudrais, mais...
J'ai besoin de tellement de marques d'affection. Pour ne pas sombrer...
Et pourtant même si je sombrais, je ne pourrais jamais oublier toute cette fichue beauté.
Alors que faire, que dire?
S'il n'était pas là, je partirais loin.
Mais comme je ne sais rien de ce qui m'attend dans le futur, je vis, du moins, j'essaye.
J'essaye de ne pas me laisser submerger par les crises de spasmo qui parfois veulent monter, mais je les stoppe à temps. Pour l'instant.
J'essaye de ne pas me laisser envahir par trop de beauté cruelle.
J'essaye d'écouter le vent, ses murmures, ce qu'il me dit.
J'essaye de me laisser aller à m'apaiser, le long des soirs roses des bords de mer.
J'essaye de me souvenir de toutes les fois où l'amour du bleu, comme à Hyères où m'a emmené mon amour en ce début de semaine, m'a porté, m'a donné, m'a fait vivre plus fort.
Trente deux ans, et parfois l'impression d'en avoir trente de plus.
Je pleure ma mère, mon grand-père.
Et ces autres membres de la famille qui m'ont fait tant de mal , je les pleure aussi.
L'âme n'est pas vraiment à la fête et pourtant j'aimerais m'étourdir, chanter, danser, savourer chaque instant.
L'âme n'est pas vraiment à la fête et pourtant je la ferai peut-être et demain tout ira sans doute mieux.
L'insomnie comme souvent, comme ces nuits passées à pleurer le long de la Méditerranée à Nice, jadis, a un goût amer, doux, rude et mélancolique à la fois. Elle est comme moi, elle sait que tout se mélange, tout s'est mélangé, tout se mélangera encore.
Je rêve d'une nuit longue, douce, réparatrice.
Je rêve d'un souffle de lune, juste un peu plus chaud que d'habitude...
00:35 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : amour, mort, journal intime, initiatique, écriture
18.01.2008
Bleu Var
J'ai erré le long des bleus de la côte varoise, j'ai erré le long des sables de janvier, j'ai aéré mon âme et mon corps, dansé parmi les pensées; flotté dans l'air doux des jours où le soleil réchauffe les coeurs et les peaux.
Le Var avait retrouvé ses rayons et ses lumières, il avait retrouvé ses couleurs, ses odeurs.
J'ai erré parmi les vagues de l'âme, j'ai vogué parmi les sons des flots des jours de mistral.
Le ciel aurait pu crier tellement ses bleus semblaient vouloir sortir de leurs orbites.
Les jets de lumières étaient puissants comme dans un tableau de Nicolas de Staël.
J'ai médité le long des eaux savantes, des eaux apaisantes, des eaux bavardes, des eaux coquines.
Ma vie est très jolie comme elle est.
Je suis un bout d'homme, peu face à la grande mer et ma pensée était adoucie par les assauts de ce soleil qui se prenait déjà pour une veille de printemps.
Les bateaux n'étaient pas loin des bords, aujourd'hui, jour de grand vent.
La saison était encore presque morte, et c'est elle qui rend parfois nos coeurs tellement vivants.
On se promène, on songe, on fait le point, se remémore des tas de choses, des bribes de discussions, de sentiments, légers comme le vent, on refait le monde puis on essaye de l'accepter comme il est, surtout on essaye de s'accepter comme l'on est, mais on n'oublie pas tout à fait que l'on fait tout ça pour continuer à se sentir VIVANT.
Incroyablement et presque miraculeusement vivant.
Car la vie est toujours un miracle et où il y a de la vie, il y a un océan de possibles harmonies.
Je voudrais tant que ces possibles harmonies puissent devenir harmonies tout court chez mes semblables, dans les âmes.
J'ai de la chance, j'ai eu tant et tant de bonheur.
Je voudrais... j'ai envie de jeter des bouquets de roses par les fenêtres et qui voudra bien les récupèrera.
J'ai envie de dire l'innocence des regards des tout petits enfants.
J'ai envie de peindre les ciels roses des soirs qui coulent sur mes joues.
Les voiles de brume qui parent nos visages, les après-midi où le gris revient, sont aussi des lumières, des contrastes, des preuves de nos maigres existences.
Mais tant qu'il y a de l'amour...
J'ai envie de donner au vent des mots tendres, des mots doux, des mots gais.
Il les emmènera où il veut, le brave, il les bercera s'il le souhaite, il les jettera à la figure de qui il voudra, moi je ne veux pas cesser d'écrire, pour ne pas cesser de vivre.
01:36 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, bleu, vent, voyage, mer, méditation, initiatique
18.12.2007
Par un jour de décembre...
Il fait froid, très froid.
J'ai rejoint le Sud, mon cher sud, depuis presque trois mois déjà.
Pas ou très peu le temps d'écrire et tout particulièrement d'écrire sur mon blog.
Des questions de plus en plus pressantes quant à ce mot seul: blog.
Des questions comme toujours face à la vie.
Des blessures, comme souvent.
Et des rayons de soleil, forts, très forts, heureusement.
Merci pour les petits mots que j'ai reçus, je ne perds pas espoir de reprendre et de poursuivre ce blog...
Un nouveau travail depuis notre arrivée ici, un travail qui me fait poser beaucoup de questions, comme souvent.
Des choses intéressantes, puis des choses que j'aimerais qui se passent autrement.
Je suis têtu et ne perds pas l'objectif de mes rêves.
Mais j'en demande peut-être trop.
Du moins où me conduira le fait d'en demander toujours trop?
Eh bien peut-être au bonheur absolu.
J'ai demandé trop en amour, et aujourd'hui à force de patience, de temps et d'échecs, je vis le bonheur qui me ressemble enfin, celui dont j'ai toujours rêvé.
A quand le même bonheur dans mon travail et ma vie sur tous les domaines?
Je suis fatigué en ce moment, comme souvent, un comme souvent de plus.
Mais j'ai l'amour.
C'est mon rayon de soleil.
Qui me réchauffe de la neige qui colle à la pelouse de notre jardin, depuis déjà quelques jours.
Je vous fais des bises, jaunes, rouges, mauves, bleues, je ne perds pas espoir de reprendre l'écriture, et ce blog.
Peu à peu, je vais m'y remettre.
Merci à tous ceux qui me soutiennent. Du fond du coeur.
Olivier.
18:46 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.08.2007
Les mimosas qui ne poussent pas.
Je voudrais écrire un texte intéressant, un peu comme ceux que fait Pierre-Yves.
Parler des oiseaux, du mimosa qui ne pousse pas en août, du lit que V. aurait pu me faire à la belle étoile (mais qu'il n'a pas fait), ce soir.
Au lieu de ça, j'ai droit à novembre en août, la pluie qui ne bat pas les vitres ce soir, mais qu'importe je n'ai pas besoin des sons, je la devine aisément, je la sens comme si elle claquait contre les parois de mon coeur, il fait nuit et la nuit c'est bien connu les chats sont gris.
Je rectifie. Ils sont noirs.
Hier soir, je l'ai pris ce p... de train pour la Rochelle.
Ca ne m'a pas donné de grandes lumières.
Juste un petit coup de folie le soir, au moment de le prendre, l'ivresse de se dire qu'on est encore libre de voler un soir où l'on doit aller travailler, mais ce travail me rend fou, tout comme tous les travaux actuellement, je ne sais pas ce que je vais faire, j'en ai marre de l'hôtellerie, j'en ai marre des salaires minables, j'en ai marre des horaires de nuit, mais seulement voilà, je ne sais pas vraiment faire grand chose, moi, hormis le con dans des hôtels.
Non, sur l'ïle de Ré, c'était vraiment bien. Mais je n'ai pas pu y rester, car cela faisait trop loin de chez moi, chez nous.
J'espère un jour retrouver une place similaire, dans un rayon plus proche de la maison, ou de là où nous habiterons peut-être plus tard.
Je voudrais écrire sur l'Inde, sur Tori Amos, sur les pluies torrentielles du mois de juillet, mais rien ne me vient vraiment à l'esprit, j'ai seulement envie d'écrire pour écrire, pour ne pas sombrer dans le sommeil, ou bien même peut-être pour y sombrer, justement, dans le sommeil.
La porte de l'océan cette nuit ne m'a pas délivré de message escompté.
Juste que je suis un peu plus perdu que d'habitude.
Juste que je suis un peu plus heureux que d'habitude.
Mais le bonheur, moi, que voulez-vous, ça me rend inquiet, ça me rend perdu.
C'est agréable de dormir près d'une fenêtre ouverte sur la mer, sur les sons des vagues, sur les couleurs de la lune tiède et moite dansant, voguant, dans la nuit.
C'est agréable et j'aurais dû retourner ce soir là-bas.
Puisque je ne travaille pas. Puisque je ne vois pas trop quoi faire d'autre. Puisque si ce n'est plus aussi génial qu'avant, les escapades solitaires, ce n'est pas trop mal quand même, puisque je me retrouve seul ici à me morfondre devant le miroir sans éclat de mon âme (j'ai râté le dernier train pour rentrer à la maison).
Puisqu'ils m'ont dit qu'ils n'auraient pas besoin de moi ce soir, que je n'ai qu'à me reposer.
Me reposer...
Me reposer de quoi? de trop de bonheur? du mal que ça me fait lorsque je retombe dans ce quotidien fade et maussade, dans cette ville morbide et vide de N...
Je me sens seul ce soir, et ce n'est pas de la bonne solitude.
Je le dis toujours, ça fait du bien d'être seul de temps en temps, mais là, rien à faire, pas envie d'être seul, pas choisi d'être seul.
La vie est bizarre.
Je ne sais pas bien dans quel navire je navigue.
J'ai envie de péter les plombs parfois, de m'enfermer dans une chambre d'hôpital, mais ça ne sert à rien, ça ne donne rien, j'ai envie de crier à ce père idiot et fermé que je n'en peux plus de vivre sans lui, sans sa putain d'acceptation à la con (il ne m'acceptera jamais comme je suis), j'ai envie de dire merde à tous ces hôtelliers qui m'ont volé tant de nuits et tant d'argent, j'ai envie de ne plus m'inquiéter, en amour comme dans ma vie de tous les jours, j'ai envie d'oublier tous ces faiseurs d'amour, d'amitié, ou de je ne sais plus trop quoi qui m'ont fait des bleus de partout , j'ai envie que ceux que j'aime soient heureux et j'ai envie de croire encore qu'il peut y avoir des vies pleines de bleu.
Le bleu, je l'ai vu, c'est justement bien ça le problème dit Vanessa Paradis dans "la fille sur le pont" au sujet de l'amour, si ça n'était pas aussi bon elle n'en serait pas là aujourd'hui et moi si je n'étais pas camé au bleu, je m'en déferais bien plus facilement.
J'accepterais bien plus aisément le gris, les novembre en août, les mimosas qui ne poussent pas à N.
03:35 Publié dans Confessions sur une... chaise de bois. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




















































