<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Lonely dove - confessions_sur_une..._chaise_de_bois.</title> <description>Vertige, voyages...</description> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/confessions_sur_une..._chaise_de_bois./</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 00:31:19 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2008/06/29/l-insomnie-a-quelque-chose-de-doux-de-rude-de-melancolique.html</guid> <title>L'insomnie a quelque chose de doux, de rude, de mélancolique...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2008/06/29/l-insomnie-a-quelque-chose-de-doux-de-rude-de-melancolique.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 00:35:00 +0200</pubDate> <description> Trente deux ans aujourd'hui. &lt;br /&gt;
Je n'ai pas vu cette année passer. Tout comme la précédente, et la précédente, et la précédente...&lt;br /&gt;
A ceci près que j'ai l'impression que tout s'accélère.&lt;br /&gt;
J'aimerais connaître la date de ma mort.&lt;br /&gt;
Si je savais que j'allais mourir bientôt, je partirais en Inde, une nouvelle fois. Une ultime fois. J'y emmènerais mon amour, je lui dirais encore plein de mots d'amour, jusqu'à épuisement, j'irais me recueillir seul à Varanasi, une ou deux fois, j'essayerais de me préparer à son idée, à son silence, son irrévocable silence.&lt;br /&gt;
Je baignerais dans des huiles de massages parfumées et envoûtantes, je contemplerais les soirs roses au dessus des temples du Rajasthan, je retournerais une dernière fois pleurer à Agra.&lt;br /&gt;
Pleurer d'émotion, pleurer de douleur, pleurer de bonheur.&lt;br /&gt;
Puis je reviendrais de nouveau vers mon amour, dans une chambre luxueuse de Delhi, le combler de mots de passion et le couvrir de roses rouges...&lt;br /&gt;
Mais comme je ne la sais pas, cette maudite date qui me hante tant, je continue. Je continue et je fais comme tout le monde, je fais du mieux que je peux.&lt;br /&gt;
J'essaye de profiter de chaque instant et j'essaye de vivre comme si je n'étais pas mortel, du moins pas pour l'instant.&lt;br /&gt;
Mais qu'importe! Vain que je suis! Je sais bien qu'un jour, il me faudra l'affronter!&lt;br /&gt;
Je n'y peux rien.&lt;br /&gt;
Je me sens seul, tellement démuni.&lt;br /&gt;
Pourtant, je sais que je ne suis pas seul. L'amour, les preuves d'amitié au quotidien, les couchers de soleil, me donnent tellement de bonheur, tellement de douceur.&lt;br /&gt;
Mais j'ai en moi un mélange de couleurs, d'odeurs. Je sens le parfum âpre de la douleur et je suis pourtant tellement sensible à la douceur, à la joie, au bleu.&lt;br /&gt;
Les jours bleus de cette fin juin sont un bonheur pour moi.&lt;br /&gt;
Puissent-ils continuer tout l'été!&lt;br /&gt;
Les parfums de l'eau de mer bousculent mon âme, les reflets du soleil sur le sable d'or parfument mes journées.&lt;br /&gt;
Je suis si bien au bord de l'eau.&lt;br /&gt;
Je suis si bien lorsque je pense encore à mes voyages, vertiges...&lt;br /&gt;
Je repense à une lune pleine, tellement belle, un soir de Maurice, au bord d'une piscine illuminée.&lt;br /&gt;
Je repense à des mots d'amour, des mots doux, des mots insouciants, au bord d'une autre piscine, en Grèce.&lt;br /&gt;
Je repense à toutes ces nuits de douleur, de spasmophilie, je repense aussi à toutes ces nuits d'ivresse, d'innocence, je pense aux vents chauds de Méditerranée.&lt;br /&gt;
Je me souviens dans ce film que j'avais tant aimé: &quot;American Beauty&quot;, à un moment l'un des personnages dit: &quot;il y a tant de beauté dans le monde que c'en est parfois intolérable&quot;...&lt;br /&gt;
Tant de beauté. Et tant de douleur.&lt;br /&gt;
Ma vie est offerte à ces deux fléaus.&lt;br /&gt;
Tôt déjà, j'ai connu la douleur, avoir mal à l'âme à en crever.&lt;br /&gt;
Tôt pourtant, j'ai vu toute la beauté du monde.&lt;br /&gt;
Je crains parfois que ma tête n'explose, je ne sais pas toujours dire, je ne sais pas toujours faire bien.&lt;br /&gt;
Je voudrais, mais...&lt;br /&gt;
J'ai besoin de tellement de marques d'affection. Pour ne pas sombrer...&lt;br /&gt;
Et pourtant même si je sombrais, je ne pourrais jamais oublier toute cette fichue beauté.&lt;br /&gt;
Alors que faire, que dire?&lt;br /&gt;
S'il n'était pas là, je partirais loin.&lt;br /&gt;
Mais comme je ne sais rien de ce qui m'attend dans le futur, je vis, du moins, j'essaye.&lt;br /&gt;
J'essaye de ne pas me laisser submerger par les crises de spasmo qui parfois veulent monter, mais je les stoppe à temps. Pour l'instant.&lt;br /&gt;
J'essaye de ne pas me laisser envahir par trop de beauté cruelle.&lt;br /&gt;
J'essaye d'écouter le vent, ses murmures, ce qu'il me dit.&lt;br /&gt;
J'essaye de me laisser aller à m'apaiser, le long des soirs roses des bords de mer.&lt;br /&gt;
J'essaye de me souvenir de toutes les fois où l'amour du bleu, comme à Hyères où m'a emmené mon amour en ce début de semaine, m'a porté, m'a donné, m'a fait vivre plus fort.&lt;br /&gt;
Trente deux ans, et parfois l'impression d'en avoir trente de plus.&lt;br /&gt;
Je pleure ma mère, mon grand-père.&lt;br /&gt;
Et ces autres membres de la famille qui m'ont fait tant de mal , je les pleure aussi.&lt;br /&gt;
L'âme n'est pas vraiment à la fête et pourtant j'aimerais m'étourdir, chanter, danser, savourer chaque instant.&lt;br /&gt;
L'âme n'est pas vraiment à la fête et pourtant je la ferai peut-être et demain tout ira sans doute mieux.&lt;br /&gt;
L'insomnie comme souvent, comme ces nuits passées à pleurer le long de la Méditerranée à Nice, jadis, a un goût amer, doux, rude et mélancolique à la fois. Elle est comme moi, elle sait que tout se mélange, tout s'est mélangé, tout se mélangera encore.&lt;br /&gt;
Je rêve d'une nuit longue, douce, réparatrice.&lt;br /&gt;
Je rêve d'un souffle de lune, juste un peu plus chaud que d'habitude... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2008/01/18/bleu-var.html</guid> <title>Bleu Var</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2008/01/18/bleu-var.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Fri, 18 Jan 2008 01:36:22 +0100</pubDate> <description> J'ai erré le long des bleus de la côte varoise, j'ai erré le long des sables de janvier, j'ai aéré mon âme et mon corps, dansé parmi les pensées; flotté dans l'air doux des jours où le soleil réchauffe les coeurs et les peaux.&lt;br /&gt;
Le Var avait retrouvé ses rayons et ses lumières, il avait retrouvé ses couleurs, ses odeurs.&lt;br /&gt;
J'ai erré parmi les vagues de l'âme, j'ai vogué parmi les sons des flots des jours de mistral.&lt;br /&gt;
Le ciel aurait pu crier tellement ses bleus semblaient vouloir sortir de leurs orbites.&lt;br /&gt;
Les jets de lumières étaient puissants comme dans un tableau de Nicolas de Staël.&lt;br /&gt;
J'ai médité le long des eaux savantes, des eaux apaisantes, des eaux bavardes, des eaux coquines.&lt;br /&gt;
Ma vie est très jolie comme elle est.&lt;br /&gt;
Je suis un bout d'homme, peu face à la grande mer et ma pensée était adoucie par les assauts de ce soleil qui se prenait déjà pour une veille de printemps.&lt;br /&gt;
Les bateaux n'étaient pas loin des bords, aujourd'hui, jour de grand vent.&lt;br /&gt;
La saison était encore presque morte, et c'est elle qui rend parfois nos coeurs tellement vivants.&lt;br /&gt;
On se promène, on songe, on fait le point, se remémore des tas de choses, des bribes de discussions, de sentiments, légers comme le vent, on refait le monde puis on essaye de l'accepter comme il est, surtout on essaye de s'accepter comme l'on est, mais on n'oublie pas tout à fait que l'on fait tout ça pour continuer à se sentir VIVANT.&lt;br /&gt;
Incroyablement et presque miraculeusement vivant.&lt;br /&gt;
Car la vie est toujours un miracle et où il y a de la vie, il y a un océan de possibles harmonies.&lt;br /&gt;
Je voudrais tant que ces possibles harmonies puissent devenir harmonies tout court chez mes semblables, dans les âmes.&lt;br /&gt;
J'ai de la chance, j'ai eu tant et tant de bonheur.&lt;br /&gt;
Je voudrais... j'ai envie de jeter des bouquets de roses par les fenêtres et qui voudra bien les récupèrera.&lt;br /&gt;
J'ai envie de dire l'innocence des regards des tout petits enfants.&lt;br /&gt;
J'ai envie de peindre les ciels roses des soirs qui coulent sur mes joues.&lt;br /&gt;
Les voiles de brume qui parent nos visages, les après-midi où le gris revient, sont aussi des lumières, des contrastes, des preuves de nos maigres existences.&lt;br /&gt;
Mais tant qu'il y a de l'amour...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai envie de donner au vent des mots tendres, des mots doux, des mots gais.&lt;br /&gt;
Il les emmènera où il veut, le brave, il les bercera s'il le souhaite, il les jettera à la figure de qui il voudra, moi je ne veux pas cesser d'écrire, pour ne pas cesser de vivre. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/12/18/par-un-jour-de-decembre.html</guid> <title>Par un jour de décembre...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/12/18/par-un-jour-de-decembre.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Tue, 18 Dec 2007 18:46:54 +0100</pubDate> <description> Il fait froid, très froid.&lt;br /&gt;
J'ai rejoint le Sud, mon cher sud, depuis presque trois mois déjà.&lt;br /&gt;
Pas ou très peu le temps d'écrire et tout particulièrement d'écrire sur mon blog.&lt;br /&gt;
Des questions de plus en plus pressantes quant à ce mot seul: blog.&lt;br /&gt;
Des questions comme toujours face à la vie.&lt;br /&gt;
Des blessures, comme souvent.&lt;br /&gt;
Et des rayons de soleil, forts, très forts, heureusement.&lt;br /&gt;
Merci pour les petits mots que j'ai reçus, je ne perds pas espoir de reprendre et de poursuivre ce blog...&lt;br /&gt;
Un nouveau travail depuis notre arrivée ici, un travail qui me fait poser beaucoup de questions, comme souvent.&lt;br /&gt;
Des choses intéressantes, puis des choses que j'aimerais qui se passent autrement.&lt;br /&gt;
Je suis têtu et ne perds pas l'objectif de mes rêves.&lt;br /&gt;
Mais j'en demande peut-être trop.&lt;br /&gt;
Du moins où me conduira le fait d'en demander toujours trop?&lt;br /&gt;
Eh bien peut-être au bonheur absolu.&lt;br /&gt;
J'ai demandé trop en amour, et aujourd'hui à force de patience, de temps et d'échecs, je vis le bonheur qui me ressemble enfin, celui dont j'ai toujours rêvé.&lt;br /&gt;
A quand le même bonheur dans mon travail et ma vie sur tous les domaines?&lt;br /&gt;
Je suis fatigué en ce moment, comme souvent, un comme souvent de plus.&lt;br /&gt;
Mais j'ai l'amour.&lt;br /&gt;
C'est mon rayon de soleil.&lt;br /&gt;
Qui me réchauffe de la neige qui colle à la pelouse de notre jardin, depuis déjà quelques jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vous fais des bises, jaunes, rouges, mauves, bleues, je ne perds pas espoir de reprendre l'écriture, et ce blog.&lt;br /&gt;
Peu à peu, je vais m'y remettre.&lt;br /&gt;
Merci à tous ceux qui me soutiennent. Du fond du coeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Olivier. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/08/04/les-mimosas-qui-ne-poussent-pas.html</guid> <title>Les mimosas qui ne poussent pas.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/08/04/les-mimosas-qui-ne-poussent-pas.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sat,  4 Aug 2007 03:35:00 +0200</pubDate> <description> Je voudrais écrire un texte intéressant, un peu comme ceux que fait Pierre-Yves.&lt;br /&gt;
Parler des oiseaux, du mimosa qui ne pousse pas en août, du lit que V. aurait pu me faire à la belle étoile (mais qu'il n'a pas fait), ce soir.&lt;br /&gt;
Au lieu de ça, j'ai droit à novembre en août, la pluie qui ne bat pas les vitres ce soir, mais qu'importe je n'ai pas besoin des sons, je la devine aisément, je la sens comme si elle claquait contre les parois de mon coeur, il fait nuit et la nuit c'est bien connu les chats sont gris. &lt;br /&gt;
Je rectifie. Ils sont noirs.&lt;br /&gt;
Hier soir, je l'ai pris ce p... de train pour la Rochelle.&lt;br /&gt;
Ca ne m'a pas donné de grandes lumières.&lt;br /&gt;
Juste un petit coup de folie le soir, au moment de le prendre, l'ivresse de se dire qu'on est encore libre de voler un soir où l'on doit aller travailler, mais ce travail me rend fou, tout comme tous les travaux actuellement, je ne sais pas ce que je vais faire, j'en ai marre de l'hôtellerie, j'en ai marre des salaires minables, j'en ai marre des horaires de nuit, mais seulement voilà, je ne sais pas vraiment faire grand chose, moi, hormis le con dans des hôtels.&lt;br /&gt;
Non, sur l'ïle de Ré, c'était vraiment bien. Mais je n'ai pas pu y rester, car cela faisait trop loin de chez moi, chez nous.&lt;br /&gt;
J'espère un jour retrouver une place similaire, dans un rayon plus proche de la maison, ou de là où nous habiterons peut-être plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais écrire sur l'Inde, sur Tori Amos, sur les pluies torrentielles du mois de juillet, mais rien ne me vient vraiment à l'esprit, j'ai seulement envie d'écrire pour écrire, pour ne pas sombrer dans le sommeil, ou bien même peut-être pour y sombrer, justement, dans le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte de l'océan cette nuit ne m'a pas délivré de message escompté.&lt;br /&gt;
Juste que je suis un peu plus perdu que d'habitude.&lt;br /&gt;
Juste que je suis un peu plus heureux que d'habitude.&lt;br /&gt;
Mais le bonheur, moi, que voulez-vous, ça me rend inquiet, ça me rend perdu.&lt;br /&gt;
C'est agréable de dormir près d'une fenêtre ouverte sur la mer, sur les sons des vagues, sur les couleurs de la lune tiède et moite dansant, voguant, dans la nuit.&lt;br /&gt;
C'est agréable et j'aurais dû retourner ce soir là-bas.&lt;br /&gt;
Puisque je ne travaille pas. Puisque je ne vois pas trop quoi faire d'autre. Puisque si ce n'est plus aussi génial qu'avant, les escapades solitaires, ce n'est pas trop mal quand même, puisque je me retrouve seul ici à me morfondre devant le miroir sans éclat de mon âme (j'ai râté le dernier train pour rentrer à la maison).&lt;br /&gt;
Puisqu'ils m'ont dit qu'ils n'auraient pas besoin de moi ce soir, que je n'ai qu'à me reposer.&lt;br /&gt;
Me reposer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Me reposer de quoi? de trop de bonheur? du mal que ça me fait lorsque je retombe dans ce quotidien fade et maussade, dans cette ville morbide et vide de N...&lt;br /&gt;
Je me sens seul ce soir, et ce n'est pas de la bonne solitude.&lt;br /&gt;
Je le dis toujours, ça fait du bien d'être seul de temps en temps, mais là, rien à faire, pas envie d'être seul,  pas choisi d'être seul.&lt;br /&gt;
La vie est bizarre.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas bien dans quel navire je navigue.&lt;br /&gt;
J'ai envie de péter les plombs parfois, de m'enfermer dans une chambre d'hôpital, mais ça ne sert à rien, ça ne donne rien, j'ai envie de crier à ce père idiot et fermé que je n'en peux plus de vivre sans lui, sans sa putain d'acceptation à la con (il ne m'acceptera jamais comme je suis), j'ai envie de dire merde à tous ces hôtelliers qui m'ont volé tant de nuits et tant d'argent, j'ai envie de ne plus m'inquiéter, en amour comme dans ma vie de tous les jours, j'ai envie d'oublier tous ces faiseurs d'amour, d'amitié, ou de je ne sais plus trop quoi qui m'ont fait des bleus de partout , j'ai envie que ceux que j'aime soient heureux et j'ai envie de croire encore qu'il peut y avoir des vies pleines de bleu.&lt;br /&gt;
Le bleu, je l'ai vu, c'est justement bien ça le problème dit Vanessa Paradis dans &quot;la fille sur le pont&quot; au sujet de l'amour, si ça n'était pas aussi bon elle n'en serait pas là aujourd'hui et moi si je n'étais pas camé au bleu, je m'en déferais bien plus facilement.&lt;br /&gt;
J'accepterais bien plus aisément le gris, les novembre en août, les mimosas qui ne poussent pas à N. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/07/22/le-train-pour-la-rochelle.html</guid> <title>Le train pour la Rochelle.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/07/22/le-train-pour-la-rochelle.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sun, 22 Jul 2007 20:48:51 +0200</pubDate> <description> Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, m'enfuir et ne pas aller à ce travail qui ne m'apporte pas grand chose, bon, certes, je le sous-estime peut-être un peu, mais je n'ai pas envie ce soir de le revaloriser, j'ai plutôt envie de creuser dans mes émotions, dans mon ressenti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, rêver de Lui, de sa peau, qu'elle me manque, j'ai envie de doucement rêver de ses parfums, ses courbes, ses silences, ses effusions, j'ai envie qu'il me manque un peu, mais sereinement, j'ai envie de me dire je le retrouve bientôt, j'ai envie de ne plus avoir peur qu'il me laisse, qu'il me quitte, qu'il m'abandonne, comme je le crains encore trop, beaucoup trop, j'ai envie de me dire les jours prochains seront roses, j'ai envie de me dire je vais me laisser aller, je ne donne pas tous mes instants pour lui, je ne donne pas tout mon jardin secret pour lui, je voudrais rêver de lui à la Rochelle, apaisé, devant l'océan, garder un peu pour moi ces douces sensations et ne pas lui en parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, justement parce que ce soir, je travaille, je voudrais être encore fou, libre, inconscient, je voudrais encore brûler, sentir les ailes dans mes bras, parcourir mes envies, mes caprices, goûter au poison de l'interdit, vivre une vie totalement esclave des sens, de l'intuition. Je ne veux pas vivre dans le temps qu'ils veulent m'imposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, goûter aux premiers frissons de l'obscurité, celle qui tombe en douceur, en magie, pas celle que je redoute, une nuit de plus dans un canapé mal foutu, le dos en compote, ou bien quand je me lève je dois ranger du linge, préparer des petits-déjeuners, me mettre entre parenthèses. Mais les parenthèses, c'est l'argent qui fait vivre, à ce qu'on dit, putain d'argent!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, et que sais-je demain foutre le camp pour Etretat? Je ne pense pas partir bien longtemps, l'Homme, le Feu me manquent trop mais lorsque je reviendrai, je sentirai le frisson délicieux d'être parti à l'aventure, parti méditer, parti profiter des joies d'une solitude éphémère, bienfaitrice, me poser un peu, me calmer, reprendre des ressources pour affronter mes presque inévitables peurs prochaines, me dire oui, que pour une fois, je pourrais bien ne plus en avoir aucune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, plutôt que sentir en moi cette odeur de pourri, de flétri, de prisons, de coeur serré, de spasmophilie qui ne craque pas, ce ciel noir qui ne veut pas pisser, plutôt que sentir en moi ce goût de mort qui rôde, ce parfum macabre et angoissant, cette peur violente et insolente de l'abandon, l'amour, la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais prendre un train pour la Rochelle, comme je l'ai déjà fait parfois, &lt;br /&gt;
je voudrais prendre un train pour la Rochelle, mais bien sûr, je ne le ferai pas. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/05/18/il.html</guid> <title>IL</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/05/18/il.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Fri, 18 May 2007 16:00:00 +0200</pubDate> <description> L'idée m'est venue d'un livre (très beau) que je lis en ce moment: &quot;Le petit galopin de nos corps&quot; de Yves Navarre.&lt;br /&gt;
Joseph décrit son amour Roland et vice-verça.&lt;br /&gt;
Ceux qui veulent se lancer dans la description de la personne qu'ils aiment, ou tout simplement d'une personne qu'ils aiment, leurs, vos messages sont les bienvenus.&lt;br /&gt;
Je les attends avec impatience.&lt;br /&gt;
Pour ma part, aujourd'hui, et après une longue absence sur ce blog, dûe essentiellement à mon travail très prenant, j'ai envie de parler de IL.&lt;br /&gt;
Mon Il, mon île.&lt;br /&gt;
Un des poèmes du &quot;Bouquet de glycines&quot; se termine par:&lt;br /&gt;
&quot;mais mon île je la garderai pour mon Il&quot;.&lt;br /&gt;
Pressentais-je déjà sa présence, son arrivée? La désirais-je à ce point ardemment, sa venue?&lt;br /&gt;
Je le cherchais du fond de mon coeur depuis tellement longtemps.&lt;br /&gt;
Je l'attendais sans plus y croire, sans plus oser y croire, moi qui l'ai tellement cru, tellement attendu, tellement espéré.&lt;br /&gt;
Mon amour, mon bel, mon merveilleux amour.&lt;br /&gt;
Celui dont je rêvais, celui qui saurait, tout en demeurant lui-même, m'offrir tout ce dont je rêve tout ce qui me fait fondre?&lt;br /&gt;
J'espérais tant quelqu'un qui m'accepte spontanément comme je suis.&lt;br /&gt;
Pas de réprimande, pas de reproche, pas de dispute, pas de &quot;mais tu devrais&quot; ou &quot;mais tu ne devrais pas&quot;.&lt;br /&gt;
Mais fais ce qu'il te plaît; ce qui est de toi.&lt;br /&gt;
Mon amour, je t'accepterai comme tu es du plus profond de ton âme.&lt;br /&gt;
Et je t'aime tant et tellement comme tu te présentes, nu, devant moi.&lt;br /&gt;
Et tu m'aimes comme je suis, comme je n'ai plus peur d'être, enfin, c'est une magique délivrance.&lt;br /&gt;
Une osmose telle que je craignais encore l'envier, la désirer.&lt;br /&gt;
Je me laisse aller, j'ai envie de me laisser aller, parfois coquin, parfois serein, parfois fou, souvent câlin, tendre, passionné.&lt;br /&gt;
Me laisser aller dans ses bras, son infini de tendresse, son manteau de douceur, de feu.&lt;br /&gt;
Sa neige de romantisme, son ciel dans ses yeux, sa bouche de petites folies, de sensualité et de caresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très beau, juste fait pour mes rêves.&lt;br /&gt;
Je rêvais un homme au regard dans lequel je pourrais me plonger en de multitudes moments d'infini.&lt;br /&gt;
Je rêvais de ses yeux, de toutes les couleurs en une, de facettes différentes, de faisceaux lumineux mouvants avec les couleurs des cieux.&lt;br /&gt;
Un miroir, un reflet de son âme.&lt;br /&gt;
Une promesse de câlin pourpre, de fantasme, de parfums, ah je le regarderais des heures et des heures durant.&lt;br /&gt;
Sa bouche, rouge et juste dessinée pour mes lèvres, je ne sais pas si elle est faite pour mes lèvres, mais celles-ci s'accordent et se mêlent si bien.&lt;br /&gt;
Les poésies, les rugueurs d'autres parties de son corps, que je ne décrirai pas pour préserver cette si belle intimité, cette si unique sensation qu'aujourd'hui je la touche, je la frôle, je la bois, je la berce, je la danse...&lt;br /&gt;
Ses cheveux de soie, sa douceur et sa force, sa fragilité là quelque part je la sens, il me la dévoile un peu, j'aime ces moments, je veux être pour lui source de mots, de confessions, d'ivresses, d'aveux en tous genres.&lt;br /&gt;
Il me fait être Homme, tous les hommes à la fois, je n'oublie pas ce vieux rêve et ce mythe si beau et si fort d'être tous les hommes à la fois, tantôt romantique, tantôt plus cru, mais toujours moi.&lt;br /&gt;
Il a compris mon recueil de poèmes, il a senti toute la souffrance qui planait qui suintait derrière l'apparence assez crue, parfois même sauvage du poids des mots/maux.&lt;br /&gt;
Il m'a senti, m'a découvert plus au fond au pincement de mon âme.&lt;br /&gt;
Il a senti le sang et la folle envie de donner, d'aimer vraiment, de me délivrer.&lt;br /&gt;
Il me délivre.&lt;br /&gt;
Je me laisse aller.&lt;br /&gt;
C'est ce que je retiens.&lt;br /&gt;
Il me dit de me laisser aller, non, plus encore, il me laisse le faire, me donner à lui, en douceur, en retenue, en timidité et soudain plus en avant, plus en profondeur, plus en fougue.&lt;br /&gt;
Il a les courbes, les contours, les essences du prince dont je rêvais, il me donne pour la première fois depuis des mois (ou des années) envie de parler de nouveau de prince, sauf que lui, il en est vraiment Un.&lt;br /&gt;
Il ne part pas, il ne me laisse pas, il ne me repousse pas quand je déborde de tendresse, il ne me dit pas &quot;Olivier tu en fais trop&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il m'a offert ce lundi, jour de magie comme tous les jours sont de magie grâce à lui, comme il sait si bien (quel est son secret?) rendre chaque jour magique, un chemin de pétales de roses, de lumières et de petits mots, à terre au sol, pour mieux s'élever dans la salle à manger, vers un immense bouquet de roses rouges et blanches, notre dualité, passion et innocence, fougue et douceur, violence et délicatesse, et un mot, plus grand, plus immense encore, là, au centre, qui semblait s'élever vers le ciel; oui un mot qu'il m'est impossible désormais d'oublier, le plus joli cadeau, le plus beau rêve que l'on ne m'a jamais offert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, j'explose de romantisme de nouveau, j'ouvre mon coeur de nouveau, et j'ai tellement l'impression étrange que c'est la toute toute première fois. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/03/14/la-chaise.html</guid> <title>La chaise.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/03/14/la-chaise.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Wed, 14 Mar 2007 15:55:00 +0100</pubDate> <description> Je ne sais pas d'où me vient ce besoin violent de parler de ce que je ressens.&lt;br /&gt;
Je préviens mon gentil lecteur que ce message risque de ne pas être facile à lire.&lt;br /&gt;
Je ne veux forcer personne à me lire, si vous n'avez pas envie de lire ce message, pas de souci, je le comprends tout à fait, rendez-vous donc sur une page plus enjouée, moins introspective.&lt;br /&gt;
On m'a dit que mon livre &quot;Om&quot; était parfois difficile à lire, car j'aborde des sujets délicats et je vais loin aussi dans la recherche sur moi-même.&lt;br /&gt;
Une obsession, il est vrai, chez moi.&lt;br /&gt;
Je laisse seulement les touches gambader, je ne sais pas si c'est bien, je ne sais même pas si un jour je saurai m'arrêter, je ne sais pas souvent ce qui va être écrit, avant même de l'écrire.&lt;br /&gt;
Qui me connaît vraiment?&lt;br /&gt;
Me connais-je moi-même vraiment?&lt;br /&gt;
D'où me vient cette obsédante idée de vouloir toujours à tout prix bien me connaître, aller plus loin dans l'authenticité, la recherche?&lt;br /&gt;
Je ne sais pas si je suis adapté à cette vie.&lt;br /&gt;
Où puis-je me confesser?&lt;br /&gt;
Je tente la confession sur mon blog.&lt;br /&gt;
Je verrai bien.&lt;br /&gt;
Certains vont trouver ça stupide et d'autres, peut-être en seront touchés.&lt;br /&gt;
Il y a des moments où comme celui-ci je ne vais pas bien, pas bien du tout.&lt;br /&gt;
Il y a des moments où je sens encore en moi une souffrance presque insoutenable.&lt;br /&gt;
Elle m'empêche de respirer correctement.&lt;br /&gt;
Je la sens de partout, jusque dans le froid glacial de mes veines, jusque dans un tourbillon qui ressemble à un genre de folie, mais de folie &lt;em&gt;consciente.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Je suis quelqu'un qui m'envole parfois jusqu'au rêve, jusqu'aux étoiles (que j'étais bien, mon Dieu, ce week end avec V... sur la Dune du Pilat - rarement j'ai été aussi bien avec quelqu'un, aussi en harmonie) mais les harmonies, je le sais, ne durent pas, et quelques jours plus tard à peine, je me sens au bord du gouffre.&lt;br /&gt;
Peut-être (et même sûrement), c'est tout mon paradoxe, demain ça ira mieux.&lt;br /&gt;
J'ai les deux en moi. La souffrance et la joie.&lt;br /&gt;
Les deux se mélangent en moi de façon étrange, exacerbée, paradoxale me disent certaines personnes, et pourtant pas si paradoxale que ça, car je sens de plus en plus souvent qu'elles sont liées.&lt;br /&gt;
Mon désir incroyable de vie a été exacerbé par le sentiment de la perte, l'abandon, la mort qui guette, qui rôde.&lt;br /&gt;
J'ai voulu vivre.&lt;br /&gt;
J'ai vécu.&lt;br /&gt;
Et dix ans, après?...&lt;br /&gt;
Comment vais-je vivre maintenant?&lt;br /&gt;
J'ai eu une révélation intérieure il y a dix ans, qui m'a permis de vivre un crédo de vie entre vingt et trente balais. Et j'en ai été parfois très très heureux.&lt;br /&gt;
J'attends une nouvelle révélation intérieure qui me guidera pour ces prochaines années, si elles doivent avoir lieu.&lt;br /&gt;
Je sais, je sens en moi que je ne puis plus vivre de la même façon qu'avant. Pourquoi? je ne saurais le dire exactement. Toujours est-il que ça doit changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par moments, j'ai envie de partir, partir vraiment, au bout du monde s'il le faut, au gré du vent, au gré des envies, des intuitions, un long voyage, celui que j'ai toujours rêvé, celui qui me hante, celui que je n'ai pourtant JAMAIS vraiment réalisé.&lt;br /&gt;
Un voyage initiatique, qui s'achèverait quand je le déciderais vraiment, quand je me sentirais prêt à revenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'amour me fait peur. Il m'envole et me paralyse à la fois. Tout va trop vite.&lt;br /&gt;
J'ai fait peur à des hommes, à cause de mes excès, mon excès de sentiments, mes envolées, mes coups de blues aussi, sans doute, et il y a de quoi.&lt;br /&gt;
Mais d'autres hommes aussi, m'ont fait peur. Ils m'ont étouffé, ont voulu me faire aller trop vite.&lt;br /&gt;
J'ai tant de peurs en moi, le sexe, l'abandon, la tendresse, la fragilité, les boulimies de forces intérieures à d'autres moments, les envies de soulever des montagnes, les envies parfois de rester au lit pendant une semaine, la peur du manque, la peur de la Chute, la séduction, les aveux, l'excès des aveux...&lt;br /&gt;
Et moi, c'est bizarre, mais j'ai envie d'aller vite par moments, et à d'autres moments d'aller beaucoup plus doucement.&lt;br /&gt;
J'ai énormément besoin de tendresse.&lt;br /&gt;
Mais pas que ça.&lt;br /&gt;
Mais j'ai envie de me sentir rassuré, confiant, en sécurité.&lt;br /&gt;
Ca, je le sais, ça se construit sur le temps, la durée.&lt;br /&gt;
Or, tout va trop vite.&lt;br /&gt;
Tout va si vite et n'est que vaste illusion.&lt;br /&gt;
Ce week end je ne l'ai pas rêvé, non, mais aujourd'hui je me sens tout autre. J'ai besoin d'être seul, et en même temps besoin de sentir la présence, la compréhension, la patience de V..., or je le sais, je ne puis demander tout ça au bout de quelques semaines...&lt;br /&gt;
Je ne sais même pas si j'ai envie de vivre de nouveau un amour conventionnel, j'ai envie de me sentir libre, libre et aimé à la fois, mais ça, CA, c'est si dur...&lt;br /&gt;
Si dur à gérer, si dur à comprendre, si dur à vivre, si dur à s'y tenir, si dur à le faire comprendre à l'Autre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis quoi? je vais partir, encore partir? et encore repousser la reprise du travail? et puis quoi? le travail est-il aussi une fin en soi, un but? et puis quoi, est-ce que je ne suis pas fait pour vivre cette ultime folie, pour me sentir libéré enfin de cette peur absurde de la fin, de la mort?&lt;br /&gt;
Y a t-il une vie qui vaut mieux qu'une autre?&lt;br /&gt;
Tous les chemins sont possibles.&lt;br /&gt;
Tous les destins peuvent se tracer.&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui me dit que je ne préfère pas vivre une vie courte mais folle, intense, démesurée?&lt;br /&gt;
Je voudrais seulement être libéré de cette angoisse morbide de la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas comment faire?&lt;br /&gt;
Aller à Varanasi?&lt;br /&gt;
Oui, et quand je ressens une angoisse allant jusqu'à de violentes crises de spasmophilie comme lundi dernier, je me dis, je me rends compte de la triste réalité, EN SUIS-JE SEULEMENT CAPABLE?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis une éponge aussi, m'a t-on dit.&lt;br /&gt;
Je m'attache terriblement aux gens.&lt;br /&gt;
Ca ne m'empêche pas (au contraire) d'être très attaché à ma liberté individuelle, à ma recherche introspective et continuelle de mon chemin, celui qui est le mien et non pas un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment combiner toutes ces personnalités.&lt;br /&gt;
Voilà l'objet de mon étude dans le cadre de la psychanalyse (entre autres).&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Vouloir tout et son contraire...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Se sentir en accord avec soi, malgré toutes les pulsions contraires...&lt;br /&gt;
Et j'en passe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sentiment que je ne suis parfois pas loin du tout de la falaise.&lt;br /&gt;
Le sentiment que tout ça est tellement absurde.&lt;br /&gt;
Le sentiment que tout ça, toutes ces notions de vie, sont tellement liées à celles de mort.&lt;br /&gt;
(Le Psychanalyste me dit toujours qu'une Mère, lorsqu'elle donne la Vie, donne aussi la Mort)...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.lyricsfreak.com/t/tori+amos/mother_20139491.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mother&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;
(Mon père aussi, me manque).&lt;br /&gt;
J'écoute en boucle cette chanson. &lt;br /&gt;
Il y a aussi une folie, quelque chose qui vibre fort, qui violente, en cette chanson. &lt;br /&gt;
Moi, j'ai envie d'écrire: &quot;I can't remember where I go from&quot;...&lt;br /&gt;
Pourtant, il y a du vent, des héliantes et aussi de la pierre, sans doute à la base. (Je suis fils du vent et de la pierre, de la fleur et du désert...)&lt;br /&gt;
Je suis un chercheur, je suis un égaré.&lt;br /&gt;
Je crois bien qu'il y a un genre de folie en moi. &lt;br /&gt;
Je crois bien que je suis content de le reconnaître.&lt;br /&gt;
Mais c'est si difficile à dire, à vivre...&lt;br /&gt;
La peur des verdicts, sans arrêt. Les verdicts de cancer, les verdicts de plein de choses, les verdicts d'abandon, que ce soit moi qui dois annoncer l'abandon, ou que l'on m'annonce l'abandon...&lt;br /&gt;
Je ne conçois pas vraiment l'abandon. Je voudrais que toujours l'ami existe... de quelque forme que ce soit, mais qu'il existe... voilà pourquoi j'écris sur le blog. Je me confesse. Mais j'ai tant besoin de sentir que d'autres sont là, on est tous dans la même galère, dans la même belle histoire en même temps, cette fameuse histoire aux deux facettes, cette histoire de la vie.&lt;br /&gt;
Cette chose que l'on peut décomposer éternellement en deux camps, la mère, le père, le masculin, le féminin, la folie, la raison, l'amour, la haine, la souffrance, la joie, le sexe, les sentiments, la liberté, l'asservissement, etc, etc... &lt;br /&gt;
Toutes ces choses, pour moi, sont liées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me reste seulement une question: COMMENT les vivre, ensemble? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/02/19/mensonge-et-trahison.html</guid> <title>Mensonge et trahison.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/02/19/mensonge-et-trahison.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Mon, 19 Feb 2007 01:00:00 +0100</pubDate> <description> (...) &quot;Il pleut sur les pavés de Paris...&lt;br /&gt;
Et je me rends seulement compte que je suis encore en vie...&lt;br /&gt;
Il pleut sur les pavés de cette foutue ville en rêve,&lt;br /&gt;
Et je me noie dans le souvenir de ses lèvres,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reviens à moi, Paris, Paname, mon âme,&lt;br /&gt;
Reviens à toi et emmène moi le long des quais &lt;br /&gt;
Stupides et inertes, comme les gouttes qui claquent ta peine&lt;br /&gt;
Oublie ce qui n'est plus jamais ton été, mon aimé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toi, Paname, Paris, folie&lt;br /&gt;
Tu n'es plus qu'un vague souvenir après coup, après quoi&lt;br /&gt;
Je m'en vais de moi-même, je reviendrai pourtant encore mille fois&lt;br /&gt;
Et tu me dis vous, aujourd'hui&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis à toi et à moi le parfait inconnu sans trame&lt;br /&gt;
Sans ficelle, sans légende, sans parfum obscurité&lt;br /&gt;
Les gouttes claquent encore et frappent le sol, des coups d'épées,&lt;br /&gt;
Mon âme, amour, enfui, enfoui, secret, sauvage, là tellement bohème...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je t'aime. &quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
19 février 2007. J'avais pourtant bien dit que je n'écrirais plus de poèmes!...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/medium_paris_la_nuit_brassai1.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/medium_paris_la_nuit_brassai1.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_paris_la_nuit_brassai1.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est bizarre, cette sensation que j'ai.&lt;br /&gt;
La sensation qu'il pleut, alors qu'il ne pleut pas.&lt;br /&gt;
J'imagine la pluie qui bat, qui frappe sur les sols gris de la ville endormie, noyée ou je ne sais pas quoi. Disparue peut-être. Parfois j'imagine la ville sous l'eau, noyée, disparue, mais moi je suis au deuxième étage.&lt;br /&gt;
Je contemple ça, la noyade autour de moi, mais je ne me noie pas.&lt;br /&gt;
Il vaudrait mieux parfois que ce soit le contraire.&lt;br /&gt;
Mais la pluie ne bat pas, elle ne frappe pas le sol.&lt;br /&gt;
Tout est calme, si calme.&lt;br /&gt;
Il n'y a que le bruit des touches qui pianotent dans la nuit et ça me semble faire un vacarme épouvantable, mais la nuit se charge bien de tout transformer, les bruits, les émotions, les peurs, les espoirs.&lt;br /&gt;
Je me suis surpris à être jaloux ce soir.&lt;br /&gt;
Je me suis surpris à faire ce que j'aime pas, ce que j'aime plus et bla bla bla et bla bla bla...&lt;br /&gt;
J'ai fini le livre de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Justine_L%C3%A9vy&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Justine Lévy&lt;/a&gt;, j'ai pris trois-quart de cachet ce soir, j'ai maugré contre Sarko, j'ai déblatéré contre un pauvre bogoss qui m'a rien fait mais que je trouve mieux que moi, je me suis senti seul, incroyablement seul, j'ai détesté mon père en sachant bien que c'est pas vrai et j'ai écouté presque à en crever Maktav, &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/myspacemichal&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michal&lt;/a&gt; (poignant album qui malheureusement passe pour l'instant beaucoup trop inaperçu, inoubliable concert au &lt;a href=&quot;http://www.dejazet.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Déjazet&lt;/a&gt;)...puis &lt;a href=&quot;http://www.grandcorpsmalade.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Grand Corps Malade&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Je me suis surpris à pleurer ce soir, en lisant le blog de Kitty, en lisant le &lt;a href=&quot;http://monerrance.canalblog.com/archives/2006/05/20/2099831.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;chapitre 10 de son extraordinaire Dégel...&lt;/a&gt; Mouais, je me suis mis à avoir envie d'aimer, de nouveau, terriblement.&lt;br /&gt;
Et bla bla...&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce que j'ai à dire, puis à vouloir tout et son contraire. Je ne fais pas exprès, je ne reprends pas les termes d'un autre blog, d'autres personnes, mais c'est vrai, cinq minutes je pense ci et cinq minutes après je pense ça.&lt;br /&gt;
Pourtant je ne pense pas être perdu, je ne pense même pas ne plus savoir où j'en suis.&lt;br /&gt;
Mais au diable mes grands préceptes et au diable mes pseudo-connaissances de moi-même etc., je suis contradictoire, complémentaire, me dit le Psychanalyste, je l'ai déjà écrit, oui enfin, je suis des contradictions, des foules de contradictions, des &lt;a href=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/files/N_importe_quoi_.rtf&quot;&gt;n'importe quoi &lt;/a&gt;comme dirait &lt;a href=&quot;http://cicise.unblog.fr/tag/mes-coups-de-coeur/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michal&lt;/a&gt;, des foules d'instants qui se succèdent et qui veulent tout, son contraire, n'importe quoi, pourvu que ce soit futile, léger ou même intense, profond.&lt;br /&gt;
Pourvu que ça sente encore la vie, bordel, pourvu que ça sente encore l'émoi, que ça sente quelque chose, le vide, l'absence, le sperme, les larmes, les lueurs ou même l'obscurité.&lt;br /&gt;
Je vis comme je suis, comme un inconnu, un pêcheur, un amoureux, un solidaire, un égoïste, un patient impatient, un con, un naïf, un homme peut-être, en ébauche,&lt;em&gt; en ébauche&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je sens encore ces bouffées de vie, cette pluie qui ne bat pas le sol, alors je me dis que mon coeur n'est pas tout à fait endormi, qu'il n'est pas tout à fait sourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne vous ai pas parlé de V..., peu importe, je ne vous ai pas parlé de E... peu importe (plus encore!), je ne vous ai pas parlé de mes recherches d'emploi, je ne vous ai pas parlé de ces voyages que je ne suis plus sûr d'avoir envie de faire, là, dans l'immédiat, et qui pourtant sont devenus un peu comme une drogue, je ne vous ai pas parlé de ces hauts-le-coeur, là, comme ça, peu importe, c'est pas grave.&lt;br /&gt;
C'est pas grave.&lt;br /&gt;
Ce sera pour une autre fois, ou peut-être même jamais, ce n'est pas forcément plus mal.&lt;br /&gt;
Vous me connaissez un peu maintenant, je dis tout et son contraire, j'aime tout et son contraire, je déteste tout et son contraire.&lt;br /&gt;
Je me contente maintenant de vivre comme je peux, avec mes rêves, avec mes étoiles, avec mes blessures, avec mes enfers.&lt;br /&gt;
Vous êtes beaucoup pour moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca, je ne dirai jamais le contraire. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/31/besoin-de-partir.html</guid> <title>Besoin de partir</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/31/besoin-de-partir.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 14:30:40 +0100</pubDate> <description> J'ai besoin de partir.&lt;br /&gt;
Besoin de partir quelques jours.&lt;br /&gt;
Je suis à bout, fatigué, déprimé, tout me pèse.&lt;br /&gt;
J'ai fait de mon mieux pour aller de l'avant et j'espère sincèrement un jour prochain pouvoir aller réellement de l'avant, mais c'est encore trop tôt, trop frais, trop bouillant.&lt;br /&gt;
Je veux revoir la mer.&lt;br /&gt;
Je veux être seul, au calme.&lt;br /&gt;
Penser à tout ça, penser à rien, me laisser me balader au gré du vent, au gré de l'eau.&lt;br /&gt;
Ecouter les puissances du vent et longer des plages solitaires et fraîches de février.&lt;br /&gt;
Je voulais vous dire un merci, un merci très fort pour être là, me soutenir, me soutenir sans juger, merci de croire encore en moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai besoin de partir.&lt;br /&gt;
Regarder les étoiles.&lt;br /&gt;
Me demander quelles places elles ont encore dans ma vie, quelles places elles pourront / pourraient bien encore avoir.&lt;br /&gt;
Je veux écouter le bruit de l'eau, les roulements des vagues, les vagues à l'âme, me reposer, me ressourcer, réfléchir à tout ça, rebondir, m'élancer de nouveau vers cette quête bizarre et absurde qu'est la vie, la recherche de soi.&lt;br /&gt;
Les épreuves.&lt;br /&gt;
Elles font sans doute réfléchir.&lt;br /&gt;
Mais j'ai tant envie de paix, de calme, d'&lt;em&gt;amour&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais d'amour au sens amour calme, serein, BEAU, tendre, doux, vrai (pour moi), libre, tranquille.&lt;br /&gt;
Un amour / Des amours qui n'empêche(nt) pas d'être soi, de faire tout ce que l'on aime, ce que l'on est, qui n'empêche(nt) pas de réaliser la quête vers sa propre vérité intérieure, celle du coeur, celle qui conduit au seul essai de la nature que nous sommes chacun, unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a tellement de belles choses dans la vie.&lt;br /&gt;
Il y a surtout vous, mes amis (mes amours), mes lumières. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/28/le-deni.html</guid> <title>Le déni</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/28/le-deni.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sun, 28 Jan 2007 02:45:00 +0100</pubDate> <description> J'ai obtenu ma réponse. De façon brutale.&lt;br /&gt;
Voilà les quelques mots du Psychanalyste, quand je lui ai annoncé que c'était fini. Que je ne voulais plus jamais le revoir. Qu'il m'avait enfermé, puis frappé, puis je me suis enfui dans le froid glacial de cette nuit de jeudi à vendredi, en chaussettes, jean et tee-shirt, dans cette posture ridicule, le bas du visage ensanglanté.&lt;br /&gt;
De façon brutale.&lt;br /&gt;
Tout a été brutal, rapide, net, précis, définitif.&lt;br /&gt;
Je n'épiloguerai pas, par égard pour lui.&lt;br /&gt;
Il souffre, c'est un fait, et je ne veux pas en rajouter.&lt;br /&gt;
De moi à moi?...&lt;br /&gt;
J'ai obtenu ma réponse brutale.&lt;br /&gt;
C'est fini.&lt;br /&gt;
C'est comme ça.&lt;br /&gt;
C'est la vie, à ce qu'on dit, à ce qu'ils disent, à ce que j'ai déjà dit.&lt;br /&gt;
Ce n'est guère satisfaisant, ça fout un point d'interrogation terrible sur quatre mois presque pleins, des tonnes d'espoir, de souffrances aussi, mais surtout d'affection, de tendresse, de rêves, de quelque chose qui ressemblait fort à &lt;em&gt;partager...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Quelque chose qu'il y avait pourtant entre nous, quelque chose qu'il y avait dans ses yeux, qui me rappellait violemment et tendrement quelque chose qu'il y a dans mes yeux, ces yeux que j'avais appris enfin à regarder dans le miroir, depuis quelques temps.&lt;br /&gt;
Je ne sais plus comment tout cela a commencé.&lt;br /&gt;
Je souhaite un jour oublier comment tout cela a fini.&lt;br /&gt;
Cette nuit glaciale de janvier.&lt;br /&gt;
Moi aussi, je déteste de plus en plus le froid.&lt;br /&gt;
Et même la neige, je l'ai dit, ne réchauffe plus mon coeur.&lt;br /&gt;
Mais je vis. Je suis là. Je me dis que je vais avancer de nouveau. &lt;br /&gt;
Je vais retrouver mes bonnes vieilles habitudes, celles qui m'ont tant manqué, mais celles aussi contre lesquelles je cherchais à me défendre enfin un peu.&lt;br /&gt;
Je voulais connaître autre chose, essayer autre chose.&lt;br /&gt;
Il n'a jamais compris que j'avais besoin d'autres choses, d'autres choses que lui, mais que j'avais besoin de lui.&lt;br /&gt;
Ce n'est pas incompatible.&lt;br /&gt;
Mais ça, il ne l'a pas compris.&lt;br /&gt;
Et ça, il s'est battu contre.&lt;br /&gt;
Il a essayé, je le sais.&lt;br /&gt;
Mais il n'a pas pu.&lt;br /&gt;
Et de quelle façon, mon Dieu!&lt;br /&gt;
J'en reste étourdi, étonné, déçu, désorienté.&lt;br /&gt;
Mais je sais encore où la boussole indique le sud.&lt;br /&gt;
Moi je me tourne vers le sud, vers le soleil, vers la chaleur.&lt;br /&gt;
Chacun son trip.&lt;br /&gt;
Je montre, j'expulse les mots, je déborde.&lt;br /&gt;
Je ne m'empêche pas.&lt;br /&gt;
Je ne m'empêche plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les étoiles, on ne les force pas à briller, pas plus que l'on ne peut changer un être.&lt;br /&gt;
Les étoiles, on ne les fait pas briller, comme ça, sur un coup de gueule, de sifflet, ou de poing.&lt;br /&gt;
Les étoiles, on ne les invente pas dans six mois, un an, une tonne de patience.&lt;br /&gt;
Les étoiles, elles étaient déjà un peu dans nos coeurs.&lt;br /&gt;
Les étoiles, on a cherché tant de fois à me les enlever des yeux.&lt;br /&gt;
Les étoiles, plus que jamais sont gravées dans mon coeur, dans mes rêves, mes espoirs, mes envies de présent et d'avenir, coûte que coûte.&lt;br /&gt;
Les étoiles sont la seule chose qui nous fasse vivre, rêver, avancer, espérer encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les étoiles, je m'en vais de nouveau à leur quête, je m'en vais de nouveau à leur course.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais que je lui ai fait mal quand je lui ai dit que je voulais partir quelques jours.&lt;br /&gt;
Je sais que je fais souvent mal quand je parle de mes désirs de fuite, de voyage, d'initiatique, de parcours intérieurs, de rêve dérangé, de folie orangée...&lt;br /&gt;
Je sais que je fais mal quand je veux être seul, quand j'aime être seul.&lt;br /&gt;
J'en ai besoin, il me faut du temps et j'en ai envie.&lt;br /&gt;
Parfois. Souvent.&lt;br /&gt;
C'est comme ça.&lt;br /&gt;
C'est mon repère, ma nuit connue, mon jour inconnu, ma sérénité, mon moment de bonheur et de calme, avant l'assaut d'autres tempêtes, d'autres neiges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai peur d'aller vers l'autre, de faire tout avec cet autre, j'ai peur mais je me soigne.&lt;br /&gt;
Le déni de soi conduit à blesser l'autre, à se blesser soi-même.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus me nier, je sais que j'ai besoin de la solitude, mais aussi de l'autre.&lt;br /&gt;
Ce n'est toujours pas incompatible.&lt;br /&gt;
C'est complémentaire.&lt;br /&gt;
Difficile à gérer pour l'autre, difficile oui, mais je ne veux être aimé que pour ce que je suis vraiment, ce que je puis donner, de toute mon âme et de tout mon coeur.&lt;br /&gt;
Je ne puis donner que ce que je suis, mes blessures et mes aspirations, mes faiblesses et mes convictions, mes fragilités et mes rêves, mes obscurités et mes océans de tendresse.&lt;br /&gt;
Je ne puis donner que ce que je suis, mon amour et mon égoïsme.&lt;br /&gt;
J'ai toujours cru qu'il fallait être un peu égoïste.&lt;br /&gt;
J'ai toujours pensé aussi qu'il fallait être un peu altruiste.&lt;br /&gt;
Mais j'ai toujours su, senti que nous étions tous &quot;double&quot;, à la fois seul et unique essai de la nature, en constante formation, évolution, en constant devenir... et aussi un être parmi d'autres semblables, ressemblant, fort ressemblant.&lt;br /&gt;
C'est à si méprendre, parfois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vivre dans le déni de soi, je ne le veux plus depuis longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis-je coupable? suis-je innocent?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelquefois, quelquefois seulement, j'aimerais être beaucoup plus &quot;superficiel et léger&quot;. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/25/phase-de-transition.html</guid> <title>Ph(r)ases de transition...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2007/01/25/phase-de-transition.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Thu, 25 Jan 2007 17:35:00 +0100</pubDate> <description> Bonjour @ tous...&lt;br /&gt;
Oui, je sais, ce blog est presque relégué à l'état de rêve, de brume, tant il est devenu diffus ces derniers jours, ces dernières semaines, et pourtant...&lt;br /&gt;
Il ne se passe pas une journée sans que j'y pense, sans que je pense à vous, sans que je pense à ce que ma vie est et à quoi elle ressemble.&lt;br /&gt;
La neige, ironie du sort, après la douceur étrange de cette première quinzaine de janvier, est venue se mêler à mes envies de mots, mes envies de cris.&lt;br /&gt;
Elle est venue me rappeler quelques souvenirs que je décrivais dans mon précédent post.&lt;br /&gt;
Mouais...&lt;br /&gt;
Par où commencer?&lt;br /&gt;
Je sais que certaines personnes n'aiment guère se confier sur un blog, mais je trouve personnellement au contraire ce moyen utile, pratique, bon, en bref il me convient bien.&lt;br /&gt;
Je ne saurais pas très bien expliquer ce que je ressens, mais c'est comme ça.&lt;br /&gt;
En vrac, en tout, en rien, j'ai passé quinze jours bizarres.&lt;br /&gt;
Je suis sans doute dans l'une de ces fameuses phases de transition qui me caractérisent tant, à certaines périodes, dans certaines circonstances.&lt;br /&gt;
Je suis sans doute fou aussi, diraient certains.&lt;br /&gt;
Et oui,  je le suis, du moins, je le suis dans le sens où le veut la psychanalyse.&lt;br /&gt;
Je ne veux pas jouer à être un  autre, je veux être moi, avoir ma vie à moi, celle qui est la mienne et ne ressemble pas à une autre, si elle n'a pas à ressembler à une autre (je veux dire je ne sais pas si je suis fait pour les concessions, et pourtant quelquefois je dois bien avouer qu'elles me tentent bien, ces fameuses concessions)...&lt;br /&gt;
Je suis dans la phase où je ne suis pas bien du tout, où j'ai envie de vomir le soir car je ne me reconnais plus, en même temps j'ai envie de vomir parce que j'en ai marre de faire du mal aux gens que j'aime.&lt;br /&gt;
Je veux dire, si je suis vraiment moi-même, je fais mal à plein de gens.&lt;br /&gt;
Parce que la liberté , du moins la mienne, est mon plus grand amour.&lt;br /&gt;
J'essaye de vivre autre chose, de construire autre chose.&lt;br /&gt;
Je connais un garçon formidable, merveilleux, malheureusement je ne suis pas bien.&lt;br /&gt;
J'ai été bien  pendant deux ou trois semaines, puis de nouveau je ne le suis plus. &lt;br /&gt;
Je sais, je suis trop exigeant.&lt;br /&gt;
Je rêve de spiritualité intérieure, de voyages, de poésies, de livres, de situations exquises et excessives, j'aime provoquer, j'aime rencontrer des gens de tous univers, j'aime fréquenter mes amis, j'aime vivre dans l'excès, la passion, la débauche et pourtant aussi en même temps le calme, un calme infini...&lt;br /&gt;
Une tendresse infinie.&lt;br /&gt;
Lui, il y a la tendresse.&lt;br /&gt;
Mais le reste, j'en suis malade.&lt;br /&gt;
Je l'aime et sais qu'il me donne.&lt;br /&gt;
Je ne peux pas lui demander des choses qu'il ne peut pas ou n'a pas envie de me donner.&lt;br /&gt;
Je le sais.&lt;br /&gt;
Et pourtant...&lt;br /&gt;
Pourtant, je suis tellement exigeant, j'aimerais tellement que tout coule de source avec quelqu'un.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas si c'est possible.&lt;br /&gt;
Et pourtant, T. et L...&lt;br /&gt;
Ils sont si heureux ensemble, tellement spontanément, ils sont en accord sur tellement de choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce que je dois faire, je sais en même temps que ces phases sont nécessaires pour savoir où l'on en est, où on veut vraiment aller et où on ne veut pas aller.&lt;br /&gt;
Je sais qu'elles sont nécessaires pour avancer.&lt;br /&gt;
Je suis fatigué.&lt;br /&gt;
Il me dit que je ne devrais pas, parce que je ne travaille pas.&lt;br /&gt;
Mais moi, la réflexion ça m'épuise.&lt;br /&gt;
Et puis, je réfléchis sans arrêt.&lt;br /&gt;
Ou presque.&lt;br /&gt;
Et intensément.&lt;br /&gt;
J'ai l'obsession, la maladie de l'authenticité.&lt;br /&gt;
Faudrait ptetre que je lâche un peu tout ça...&lt;br /&gt;
Et pourtant...&lt;br /&gt;
Ca revient.&lt;br /&gt;
CA revient même la nuit, en rêve, sous forme de lion solitaire, devant une belle et immense plage étrange et sulfureuse, tellement boisée...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans transition (quoique...) J'aime l'album de Michal. Il est très fort. Je me retrouve beaucoup dedans.&lt;br /&gt;
&quot;Bien sûr je suis pour l'amour et tout le tralala...&lt;br /&gt;
Mais j'aime bien aussi quand ça fait n'importe quoi...&quot;&lt;br /&gt;
Quel moment magique ce concert du 20 janvier!&lt;br /&gt;
Au moins, j'aurai vibré ce jour-là.&lt;br /&gt;
Je vibre aussi quand mon Lui me prend dans ses bras.&lt;br /&gt;
Mais c'est rare, trop rare à mon goût.&lt;br /&gt;
Je suis en total décalage avec moi-même, et pourtant j'apprends.&lt;br /&gt;
J'apprends aussi de belles choses.&lt;br /&gt;
Mais je ne sais pas si je suis fait pour apprendre encore d'autres choses comme cela.&lt;br /&gt;
L'amour.&lt;br /&gt;
Mouais.&lt;br /&gt;
Cela s'apprend t-il?&lt;br /&gt;
Je rêve de situations plus naturelles, plus instinctives, plus en harmonie entre l'un et l'autre, plus &lt;em&gt;spontanées.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mouais.&lt;br /&gt;
C'est encore un de ces jours où je me demande qui je suis vraiment.&lt;br /&gt;
C'est encore un de ces jours où j'hésite entre passé et futur, où j'hésite entre liberté et promesses (que je vais essayer, que je vais être patient, que je vais faire des concessions...), où j'hésite entre fuyons (parfois c'est bon de fuir et parfois il faut même beaucoup de courage pour fuir) et apprenons, où j'hésite entre soyons heureux (mais pas tout à fait) et jouons au bonheur, où j'hésite entre violence et passions, et calme pas très serein, finalement.&lt;br /&gt;
C'est un de ces jours où il fait froid, trop froid, où même la neige ne réchauffe plus mon coeur.&lt;br /&gt;
Un de ces jours où j'attends avec urgence l'évolution vers un état plus...&lt;br /&gt;
En accord avec moi-même.&lt;br /&gt;
J'y travaille. J'y travaille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas d'autre chemin que celui qui conduit vers soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donnez-moi vos mots, s'il vous plaît.&lt;br /&gt;
J'ai besoin de vous.&lt;br /&gt;
Vraiment besoin de vous, et ça personne ne parvient vraiment à le comprendre. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/20/je-deblogue.html</guid> <title>Je déblogue.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/20/je-deblogue.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Mon, 20 Nov 2006 02:05:00 +0100</pubDate> <description> &lt;a href=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/medium_lonely_dove_2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_lonely_dove_2.jpg&quot; alt=&quot;medium_lonely_dove_2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Où est-ce que l'on peut dire, crier que l'on ne va pas bien, que l'on ne se sent pas bien...&lt;br /&gt;
à part sur son blogue? (j'écris &quot;blogue&quot; comme sur celui de Pierre-Yves, j'aime beaucoup!)&lt;br /&gt;
Dans la vie de tous les jours, il faudrait toujours être au top, face aux autres, face à tout, face à soi, dans la vie de tous les jours, on passe pour un faible, pour un nul ou pour un niais si l'on exprime ses faiblesses, ses baisses de moral, ses moments de doute ou pire, de désespoir.&lt;br /&gt;
Alors l'utilité d'un blogue.&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
C'est peut-être une des utilités d'un blogue.&lt;br /&gt;
Certes, il y a toujours les amis. Mais les amis, il y a des moments où l'on n'ose plus les solliciter, surtout pour des crises passagères, demain s'il le faut, tout ira mieux.&lt;br /&gt;
Mais dîtes-moi, c'est normal de se sentir bien à un moment précis de la journée, et puis tout à coup, quelques heures plus tard, se sentir aussi mal?...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque j'étais enfant, je voyais des couleurs.&lt;br /&gt;
Lorsque j'étais adolescent, je voyais du noir et blanc et beaucoup de gris différents.&lt;br /&gt;
Lorsque je suis adulte, je vois des couleurs, du noir, du blanc, et du gris.&lt;br /&gt;
Je revois en tête des chaussons stupides, près d'une porte close.&lt;br /&gt;
Pourquoi cette obsession, pourquoi cette image nonchalente, cette image en même temps si forte, déchirante?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas.&lt;br /&gt;
Parfois, je voudrais...&lt;br /&gt;
Oh, des choses inavouables; sûrement.&lt;br /&gt;
Même sur un blogue.&lt;br /&gt;
J'ai peur.&lt;br /&gt;
Peur de ne pas être à la hauteur, une fois de plus, une fois de trop.&lt;br /&gt;
Je suis fatigué. &lt;br /&gt;
Fatigué de toutes ces contradictions internes, même si elles sont complémentaires.&lt;br /&gt;
Fatigué de ne pas savoir m'adapter, me gérer, garder confiance durablement.&lt;br /&gt;
Jouer des rôles parce que j'aime, tenir bon, avoir envie de m'enfuir, me fuir, une fois de plus.&lt;br /&gt;
Mais pour où? Mais pour quoi faire?&lt;br /&gt;
Je pense tout simplement que cette fois-ci, je n'ai pas envie de m'enfuir, de partir.&lt;br /&gt;
Je n'en ai pas envie, &lt;em&gt;plus&lt;/em&gt; envie.&lt;br /&gt;
Mais comment rester?...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des paroles de Madonna me reviennent à l'esprit:&lt;br /&gt;
&quot; I haven’t got much time to waste, it’s time to make my way&lt;br /&gt;
I’m not afraid of what I’ll face, but I’m afraid to stay &quot;...&lt;br /&gt;
Alors je vais faire comme elle, je vais sauter, je vais y aller, je vais foncer, me lancer, essayer de sauter de la falaise mais pour m'envoler, plonger à pieds joints dans la rivière, je ne vais pas me poser mille questions encore, je vais juste sauter dans mon futur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je verrai bien. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/18/aimer-ce-foutu-verbe.html</guid> <title>Aimer: ce foutu mais toujours si indispensable verbe!...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/18/aimer-ce-foutu-verbe.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sat, 18 Nov 2006 14:30:00 +0100</pubDate> <description> Aimer.&lt;br /&gt;
Vaste et vague mot.&lt;br /&gt;
Difficile d'aimer.&lt;br /&gt;
Cliché.&lt;br /&gt;
Oui, mais...&lt;br /&gt;
Dire &quot;je t'aime&quot; à la personne que l'on aime n'est pas toujours une preuve suffisante d'amour.&lt;br /&gt;
Qu'est-ce que cela veut dire vraiment?&lt;br /&gt;
Comprendre l'Autre, le ressentir, se mettre à sa place, essayer de partager quelque chose avec Lui, suffisent-il?&lt;br /&gt;
Lui faire l'amour (s'il en a l'envie, si j'en ai l'envie, s'il en a envie et moi pas, s'il n'en a pas envie et moi oui), ne pas lui faire l'amour, le câliner, ne pas le câliner (si je m'agglutine trop à lui, si je ne m'agglutine pas...), accepter son passé, comprendre ses envies de futur, s'adapter à sa façon de fonctionner, tout accepter de lui?... &lt;br /&gt;
Je veux dire, est-ce qu'essayer de comprendre la personne que l'on aime est une preuve d'amour suffisante?&lt;br /&gt;
Lui montrer qu'on l'aime est une preuve, certes, mais sans doute pas encore suffisante non plus, l'action en elle-même peut en effet être mal interprétée, mal appréhendée.&lt;br /&gt;
Je me pose toujours trop de questions. Je me suis toujours posé trop de questions. Et pourtant je crois qu'elles sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Comment lui montrer que je l'aime?&lt;br /&gt;
Lui dire? ça ne suffit pas! agir, ça ne suffit pas, ne pas agir, ça ne va pas non plus.&lt;br /&gt;
Lui parler, ça ne suffit pas, en faire trop, ça n'est pas bien non plus.&lt;br /&gt;
Et si je dois être moi-même, je suis tout ça à la fois, avec mes maladresses, mes envies folles de futur et de Lui, lui faire plaisir, le comprendre, le combler, être là pour lui, mais pour moi aussi (et qu'il soit là), je suis là avec mes blessures du passé qui remontent parfois à la surface, comme des bulles infectes et qui me font peur, me font mal, m'empêchent de me laisser aller. Elles m'ont appris, mais il ne faut pas qu'elles me handicapent. Je le sais. Alors quoi? &lt;br /&gt;
Alors quoi?...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeter quelques bouteilles aux hasards des eaux ou lancer des questions, des rêves, des bulles aux vents sont peut-être des possibles solutions... qui sait vraiment?&lt;br /&gt;
Peut-être les bouteilles, les hasards des eaux, les vents me rapporteront-ils quelques réponses...&lt;br /&gt;
Quelques messages... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/06/i-m-sitting-on-the-moon.html</guid> <title>&quot;I'm sitting on the moon...&quot;</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/06/i-m-sitting-on-the-moon.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Mon,  6 Nov 2006 02:25:00 +0100</pubDate> <description> Je n'ai pas de titre. Je lance seulement les mots partir à l'aveu de l'âme, cette sotte qui bouillonne décidément trop. Ou trop peu. Ca dépend, vous savez bien que selon l'angle sous lequel on se place, la vision est tout autre.&lt;br /&gt;
Elle irait même parfois jusqu'à se brouiller, certains soirs.&lt;br /&gt;
Certains soirs, comme celui-ci, où j'ai froid, où une fois de plus, je m'installe sur cette chaise de bois, comme j'ai pris jadis les autoroutes de la fuite.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas pourquoi les larmes ont tellement envie de couler, cette nuit sourde et idiote.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas pourquoi elles couleraient plus cette nuit, que certaines autres nuits.&lt;br /&gt;
Je revois en image des photographies de souliers pour enfant. &lt;br /&gt;
Et ça me donne les larmes aux yeux.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je repense à ces paroles d'un groupe de musique que j'aime beaucoup: &lt;em&gt;&quot;I'm sitting on the moon/watching planet blue, hello/Looking all around/Rotating without sound, where are you/ I am missing you...&lt;br /&gt;
I came from very far/A little unknown star, hello/(...)/It is so cold and blue, without you/ Where are you...&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
et je me crois assis sur la lune, à regarder droit devant, cette orange bleue, et un bout de mon coeur qui parle encore de messages et de rêves.&lt;br /&gt;
Et je me dis que j'étais heureux avant de te connaître, oui, heureux; heureux de pouvoir partir à la conquête de mes rêves, mais qu'étaient-ce ces rêves, avant de te connaître?&lt;br /&gt;
Que pouvaient bien être tous mes rêves, si Toi, Toi, tu n'étais pas là?&lt;br /&gt;
Assis sur l'autre planète, le vaste caillou, rempli d'océans et de poussières, à regarder dans le vide, peut-être à penser à quelques uns de tes rêves, toi aussi, tu étais là, en face, ailleurs, peut-être à penser à moi, toi aussi, tout comme de la lune je pense à toi ce soir.&lt;br /&gt;
Je suis assis sur la lune, avec encore beaucoup de rêves en mon coeur, mais avec la certitude aujourd'hui qu'ils ne sont rien si tu n'es pas là à mes côtés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors les larmes... les vastes larmes, les vagues lames, pourquoi elles?&lt;br /&gt;
Pourquoi entrevoir ces ailes? Ces autres, celles qui m'ont fait tellement souffrir jadis?&lt;br /&gt;
Peut-être pour me libérer. Faire le grand saut. Me libérer du poids du passé, m'ouvrir enfin à l'avenir. Cesser d'avoir peur, une fois pour toutes, peur que cet avenir n'existe pas, chute, m'abandonne... chut...&lt;br /&gt;
Il faut sans doute que je me calme, laisse écouler les belles &lt;em&gt;perles de sève&lt;/em&gt;, au lieu de prendre un médicament inutile, elles seront peut-être bien plus utiles, &lt;em&gt;volatiles&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que j'aie le courage de pleurer, pleurer enfin, pleurer de nouveau... accompagner mes larmes de sel à l'océan de ces jours prochains, l'océan tant rêvé et tellement redouté, l'océan de l'orange bleue. Je jetterai bien encore un ou deux petits regards tournés toujours et encore vers la douce, moelleuse lune, mais surtout un regard tourné enfin vers ici, vers le lieu où tous les possibles sont encore des possibles, vers ce lieu où tu es possible, où &lt;em&gt;nous&lt;/em&gt; sommes possibles... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/02/drole-de-journee.html</guid> <title>Drôle de journée...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/02/drole-de-journee.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Thu,  2 Nov 2006 01:50:00 +0100</pubDate> <description> Ca y est. J'ai éteint la lumière. Comme si je me sentais mieux dans ce noir d'encre, comme si je n'avais pas encore assez de courage pour écrire et relire mes mots sous les grands feux des lampes artificielles.&lt;br /&gt;
Drôle de journée.&lt;br /&gt;
Premier novembre. &lt;br /&gt;
Je n'ai jamais beaucoup aimé cette date (un silence pour penser encore un peu à ceux qui nous ont quitté décidément bien trop tôt).&lt;br /&gt;
Une journée qui m'a pourtant donné du bon. Et du mauvais.&lt;br /&gt;
J'ai mal au coeur en écrivant ces lignes, un mal au coeur désagréable. Pour peu, j'irais tout de suite me coucher. Mais j'ai peur de ne pas m'endormir. J'ai peur de penser à ce qui me fait plus peur encore, des sujets que je n'aborderai pas ce soir, et que pourtant, il y a six heures encore, j'abordais avec une sérénité presque magique...&lt;br /&gt;
Mouais.&lt;br /&gt;
C'est comme ça.&lt;br /&gt;
On ne se débarrasse sans doute pas comme ça de ses vieux démons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je préfère donc parler ce soir, de ce qui s'est passé tout à l'heure, entre cinq et sept.&lt;br /&gt;
Une balade.&lt;br /&gt;
Fraîche, rosée, dans ce premier jour aux accents de l'hiver.&lt;br /&gt;
Le long de la Sèvre.&lt;br /&gt;
J'aime contempler les lumières de ces premières fraîcheurs le long de l'eau délicate et diamant.&lt;br /&gt;
Les barques qui sont posées sur le fleuve, comme par hasard, comme par enchantement.&lt;br /&gt;
J'ai aimé me retrouver seul un instant, profondément plongé en mon coeur d'enfant et d'adulte peut-être naissant, que sais-je? J'ai aimé marcher, planer, regarder ces eaux, les premiers émois de la lune se perdre en sillons étranges dans l'huile sourde et si clairvoyante de cette incroyable messagère.&lt;br /&gt;
D'où vient-elle, et où va t-elle? &lt;br /&gt;
Nul ne le sait vraiment et pourtant elle est la même, partout tout à la fois.&lt;br /&gt;
J'ai plané, ai presque dansé le long des eaux du fleuve savant, je suis sûr qu'il sait tellement de choses.&lt;br /&gt;
J'ai écouté.&lt;br /&gt;
J'ai plané, écouté le coeur qui ne veut pas cesser de battre, écouter la nature, l'Eau, écouté aussi des mélodies et sonorités  bizarres d'un groupe de musique que j'aime tant (Enigma)...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout à coup, dans le rose et le frais de ce ciel de novembre, j'ai vu deux images très clairement.&lt;br /&gt;
La première, je n'en parlerai pas aujourd'hui.&lt;br /&gt;
Je ne le puis.&lt;br /&gt;
Je suis encore trop timoré pour le faire.&lt;br /&gt;
Mais la seconde, je vais vous en parler.&lt;br /&gt;
Là, cette nuit d'encre, cette nuit de confidence.&lt;br /&gt;
J'écrirai à Jonas. J'écrirai pour lui demander la permission de jeter mon livre &quot;OM&quot; à la mer.&lt;br /&gt;
Moi, ce sera à Etretat.&lt;br /&gt;
Un faible pour ces falaises, ce coin de Normandie où ma mère aimait tant aller jadis.&lt;br /&gt;
Un faible pour ces couleurs, ses tableaux, ses ferveurs...&lt;br /&gt;
J'écrirai pour demander la permission de faire ce que je viens de dire à Jonas que je ne connais pas, et qui ne me connaît pas non plus, parce que je ne veux pas qu'il croit que je veuille copier son geste que je trouve magnifique.&lt;br /&gt;
(Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, je vous invite à visionner la vidéo en lien suivant :&lt;a href=&quot;http://www.versionexhib.com/content/view/164/2/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Jonas&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
Outre le fait que j'ai été particulièrement touché par cette vidéo, j'ai toujours rêvé envoyer quelque chose à la mer.&lt;br /&gt;
Une bouteille? Un manuscrit?&lt;br /&gt;
Je ne sais pas vraiment. Je n'avais pas d'idée préconçue, seulement que je voulais jeter quelque chose à la mer.&lt;br /&gt;
Je me suis tellement demandé la justification de ces trois années et demie de travail sur mon roman initiatique &quot;OM&quot;. &lt;br /&gt;
Qui cela peut-il vraiment intéresser?&lt;br /&gt;
Ma petite vie est-elle intéressante au point de vouloir la jeter à l'esprit de gens qui n'en ont pas forcément envie, qui ont déjà leur vie à vivre, quel est donc cet orgueil?&lt;br /&gt;
Un tel livre n'est-il pas trop intime? &lt;br /&gt;
Des tas de questions m'ont envahi. Comment les dire toutes?&lt;br /&gt;
Une envie seulement de toucher, de plaire, de se délester de certaines choses, une envie d'être aimé, de créer un écho quelque part, un tout petit quelque part?&lt;br /&gt;
J'ai eu tant de soutien de la part de personnes que j'aime du plus profond de mon coeur.&lt;br /&gt;
Mais est-ce assez pour justifier un tel récit?&lt;br /&gt;
Pour ceux que cela intéresse ou seulement pour avoir l'illusion de ne pas avoir vécu pour rien et à cause de cet égo déplacé de vouloir laisser une quelconque trace de mon passage à moi aussi sur ce vaste caillou...&lt;br /&gt;
j'ai envie de leur en donner encore quelques lignes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais j'ai envie surtout de balancer ce livre à la mer.&lt;br /&gt;
Je laisse le Destin choisir ce que je ne puis décider moi-même.&lt;br /&gt;
Je crois au destin.&lt;br /&gt;
L'idée de remettre ce livre aux eaux savantes me séduit.&lt;br /&gt;
Ira t-il évoquer une solitude pafois trop pesante pour mon coeur lourd auprès de je ne sais quelle âme, je ne sais où?...&lt;br /&gt;
Ira t-il seulement quelque part? Sera t-il seulement un jour trouvé?&lt;br /&gt;
J'aurais pu choisir le feu, mais je suis encore plus séduit par la sagesse et l'unité de l'eau...&lt;br /&gt;
Je suis séduit par l'idée qu'elle en fasse ce qu'elle veut, qu'elle le maudisse ou qu'elle s'en fasse un quelconque amant, je suis séduit par cette idée qui me semble depuis toujours romantique et rêveuse.&lt;br /&gt;
Un rêve de gosse, oui, c'est ça.&lt;br /&gt;
Qu'en ferais-je d'autre, de ce livre à la con?&lt;br /&gt;
Je me suis délesté, c'est bien, et maintenant? Et après?&lt;br /&gt;
A qui peut-il bien plaire? A quoi peut-il bien servir?&lt;br /&gt;
J'ai envie de savoir, du plus profond de mon coeur, ce que les eaux de la destinée veulent en faire.&lt;br /&gt;
Le porter à un inconnu, l'emmener vers l'horizon, je ne sais pas du tout ce qui peut bien advenir de ce manuscrit, une fois jeté dans une mer presque sans fin.&lt;br /&gt;
Les mouettes chieront-elles dessus? Pousseront-elles des cris d'angoisse ou d'orgasme en voyant de haut cette couverture bleue, bleu sur bleu, la verront-elles seulement un jour?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'écoute une chanson des Rita: C'est comme ça...&lt;br /&gt;
Ca colle bien à ma peau, à mon esprit, ce soir sans fatigue, ce soir sans accord avec moi-même.&lt;br /&gt;
Seulement que je veux monter sur la falaise et envoyer le manuscrit enveloppé dans une enveloppe étanche dans la Manche, est-ce seulement possible?&lt;br /&gt;
J'écrirai à Jonas, oui, c'est décidé.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas au juste pourquoi. &lt;br /&gt;
C'est seulement un signe que j'ai eu. Une autre révélation des eaux. Cette fin d'après-midi ordinaire et rose, sur les bords de Sèvre.&lt;br /&gt;
Je sais que j'ouvre de nouveau mon coeur.&lt;br /&gt;
Je sais que je m'ouvre de nouveau à l'Amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais que je veux aller de l'avant, poursuivre mon chemin, ma route, suivre les enseignements de l'eau, me dire que la lune, on peut la cueillir aussi dans le fleuve, si j'obtiens un jour son reflet, je me dis que j'aurai déjà eu un petit bout d'elle, les reflets ne sont pas ce que l'on croit mais ils enseignent aussi tant de choses.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus négliger les reflets dans la glace, les reflets de l'âme, les reflets d'un jumeau que l'on a vu se noyer sous ses propres yeux dans un rêve, lorsqu'on était si petit...&lt;br /&gt;
Que disent-ils ces reflets, ces miroirs, ces étincelles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis un petit enfant qui suit seulement les mouvements et les inspirations de son coeur.&lt;br /&gt;
Le livre, je le balancerai.&lt;br /&gt;
J'ai encore beaucoup d'espoir. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/22/ou-sont-passees-les-colombes.html</guid> <title>Où sont passées les Colombes?...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/22/ou-sont-passees-les-colombes.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Sun, 22 Oct 2006 04:15:00 +0200</pubDate> <description> Mal à la tête et mal au coeur.&lt;br /&gt;
Pas envie de parler. Pas envie d'écrire. Pas envie de vomir. Pas envie non plus de dormir.&lt;br /&gt;
Et pourtant je parle, j'écris, je vis encore un peu et par là-même exprime sans doute quelque désir de crachat, de roupillon et de passion.&lt;br /&gt;
La passion s'est endormie. Je veux la retrouver dans mes rêves.&lt;br /&gt;
La passion s'est évanouie. Je veux la retrouver dans la tête.&lt;br /&gt;
Mais elle frappe, l'ennemie d'un soir. Elle tape, frappe, contre tous ces murs d'embolie, disais-je. Et je dirai encore. &lt;br /&gt;
Mal à cette tête et à ce coeur. Pourpre, rouge sombre, sang bleu, noir aussi un peu, c'est un vaste tableau plus proche du patchwork dans mes pensées que de l'huile sur la toile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis fatigué.&lt;br /&gt;
Trois mots courts, concis, comme je ne les aime pas.&lt;br /&gt;
Je suis fatigué. &lt;br /&gt;
A moi de rajouter.&lt;br /&gt;
La dose de pluie qu'il faut, la dose d'amertume, la dose de sucres d'orge, la dose de miroir absent, le jumeau qui ment, c'est une vaste salade, une tragi-comédie, un plat épicé et plein de saveurs, mais en fin de compte dégueulasse.&lt;br /&gt;
Les piments ne vont pas très bien avec le sucre candy.&lt;br /&gt;
Et pourtant... pourtant...&lt;br /&gt;
je veux voir cette pluie diluvienne dont j'ai tant parlé jadis, celle qui laverait de tous les maux (mots), de toutes les facilités auxquelles je m'adonne sans pourtant l'ombre d'un regret.&lt;br /&gt;
Le regret viendrait peut-être bien trop tôt, bien avant que je ne m'avoue mon orgueil extrême, ma formidable capacité à foutre en l'air tout ce en quoi je crois, par peur de ne plus y croire (ou tout au moins, que ceux que j'aime ne m'y fassent plus croire).&lt;br /&gt;
Quel bla-bla-bla.&lt;br /&gt;
Les larmes ne coulent pas, il faut bien faire quelque chose. Cela se nommerait presque : assistance à personne en danger. Trop d'excès de vitesse dans mon coeur.&lt;br /&gt;
Nuit pourrie. Je ne sais plus m'exprimer. Je ne sais plus ouvrir mon coeur.&lt;br /&gt;
Alors je vais jouer le jeu, encore une fois, juste pour voir si ça marche encore, juste pour voir si tu es encore un peu au bout de ces lignes, toi le paradis perdu, toi l'enfant abandonné, toi l'adulte mort-né, toi le camaïeu de bleus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis fatigué de vouloir tout et son contraire! Et fatigué de le vouloir vraiment!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis fatigué.&lt;br /&gt;
Parce que je voudrais dormir et n'y arrive plus avant que l'aube rallume des couleurs dans cette pièce débile.&lt;br /&gt;
Je suis épuisé.&lt;br /&gt;
Parce qu'au lieu de dire des égards, des bienveillances à ceux que j'aime, je ne dis que des sottises, ne montre que des égarements, des solitudes, alors que j'ai tellement besoin de l'attaque à contre-courant des affections les plus sincères, les plus jolies...&lt;br /&gt;
Papillon... tu as disparu il y a presque vingt ans. Et je suis censé t'abandonner à mon tour, t'abandonner pour pouvoir me donner une chance d'avenir, de survie, de grâce.&lt;br /&gt;
T'abandonner pour ne pas que ces putains de poumons ne cèdent sur une toile bizarre tout le poids de leur douleur, leur souffrance, leur suffocation, leur trop évidente émotion.&lt;br /&gt;
Je suis éreinté de ne plus trouver la justification de mes écrits par quelque goût de beauté, d'éloge de l'ange.&lt;br /&gt;
Mon mélange me dérange. Je ne suis plus colombe, seulement mésange, j'essaye alors de voler encore un peu.&lt;br /&gt;
Faut que j'fasse le ménage, mais je me fais tourner en manège, je ne me ménage pas et pourtant je suis si facile, je sais c'est ainsi.&lt;br /&gt;
Suis-je tombé si bas?&lt;br /&gt;
Sont-ce seulement ces rappels sombres et fantômes d'octobre?&lt;br /&gt;
Ce mois blafard que je déteste plus que tous les autres.&lt;br /&gt;
Octobre.&lt;br /&gt;
Ca me fait penser à brrr... ça résonne... ça frappe contre mes tympans et ça revient comme des échos interminables.&lt;br /&gt;
Faut que je crache, faut que je sorte, je n'ai plus que le blog pour ce faire, le blog est pour ce soir mon meilleur ami.&lt;br /&gt;
Je t'aime, ô blog, nouvelle conception de ma vie, futile et bête, tu m'aides, tu me supportes, tu me fais me regarder droit devant, voilà ce que je suis devenu, voilà que tu me donnes encore l'illusion de l'écran blanc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu étais vierge, écran, je t'apprendrais bien l'obscurité...&lt;br /&gt;
Mais si tu es déjà souillé, je te relirai les contes qui parlent de ptis lapins bleus et de heurtoirs démodés.&lt;br /&gt;
Grâce à ces heurtoirs, j'aurai envie que des amoureux endiablés et ensorcellés de mille fleurs sur leurs grands poitrails tapent encore sur des portes du paradis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cancer, tu as emporté tout sur ton passage!&lt;br /&gt;
Et cancer je suis, et comme eux, pris au piège du passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si quelque chose ou quelqu'un, si toi écran insensible ou si même moi, je dois me délivrer...&lt;br /&gt;
cela sera après un nouveau crachat, un nouveau deuil, un nouveau choc entre les étoiles et les couteaux.&lt;br /&gt;
Si tu n'es pas encore trop cruel avec moi, tu viendras seulement me souffler que tu es là, que même si tout est parti, tout part, et même Elle, ... eh bien Toi, Toi l'inconnu voyageur, tu n'es pas encore parti...&lt;br /&gt;
Mais si tu n'es pas vraiment cruel, tu le feras parce que tu le veux.&lt;br /&gt;
Et parce que je ne suis pas celui que tu crois.&lt;br /&gt;
Parce que derrière tout ça, (que de parce que!) il y a seulement encore les feuilles monotones d'une vie qui demande à s'envoler de nouveau.&lt;br /&gt;
Qui demande à être elle-même de nouveau.&lt;br /&gt;
Car l'envol est la plus jolie fleur que j'ai trouvée sur cette vague vie...&lt;br /&gt;
L'Envol est la plus folle des flammes qui portent encore quelques bribes de passion vers le haut...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chimère que ce petit bout d'homme qui veut se relever doucement.&lt;br /&gt;
Chimère jusqu'au bout des doigts, des ongles, des ondes.&lt;br /&gt;
Mais pas encore poussière... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/note-avant-d-aller-me-coucher-ce-vendredi-matin.html</guid> <title>Note avant d'aller me coucher ce vendredi matin...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/note-avant-d-aller-me-coucher-ce-vendredi-matin.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 07:30:00 +0200</pubDate> <description> Coucou à tous qui venez je l'espère me rejoindre en ce vendredi.&lt;br /&gt;
Niort s'éveille et moi je vais me coucher...&lt;br /&gt;
Une fois n'est pas coutume!&lt;br /&gt;
Je travaille bien mieux la nuit, enthousiasmé par ce calme et ce silence, tout particuliers à ces nuits noires et tardives d'un mois d'octobre déjà bien consumé.&lt;br /&gt;
Pas de bougie, pas d'encens, plus de mots un peu tristes, des confessions sur une chaise, alors que la nuit était encore si jeune.&lt;br /&gt;
L'humeur du jour sera donc résolument indienne.&lt;br /&gt;
Bon séjour chez moi, bienvenue dans ce monde du rêve et de la couleur, des joies et des peines, un monde où le coeur, je l'espère, bat encore un peu vite, un peu doucement... mais bat... bat et bat encore...&lt;br /&gt;
Je m'éclipse.&lt;br /&gt;
Bonne journée à tous, pour moi c'est le début de ma nuit.&lt;br /&gt;
Je m'en vais doucement rejoindre mes rêves indiens...&lt;br /&gt;
Vande. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/humeur-du-moment.html</guid> <title>Humeur du moment.</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/humeur-du-moment.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Confessions sur une... chaise de bois.</category>   <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 01:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_images.3.jpg&quot; alt=&quot;medium_images.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'aimerais ressembler à ça.&lt;br /&gt;
Un homme tout noir qui n'a pas les pieds sur terre, mais dans le ciel (et donc pas que la tête), qui tombe doucement vers la terre, mais qui ne tombe pas.&lt;br /&gt;
Qui reste en l'air.&lt;br /&gt;
Qui vole.&lt;br /&gt;
Ou bien qui s'élève.&lt;br /&gt;
On peut le voir aussi comme cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais recréer le nom. Le nom que j'avais pris jadis sur internet.&lt;br /&gt;
La passion. Le rêve. L'infini espoir.&lt;br /&gt;
Là où beaucoup de choses ont (re) commencé.&lt;br /&gt;
L'aventure M... &lt;br /&gt;
Puis-je oser encore le nommer?&lt;br /&gt;
Il n'y a rien à faire. Cela sonne faux. Indubitablement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne vole plus dans les mêmes cieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_les_mouettes_nicolas_de_stal_1.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_les_mouettes_nicolas_de_stal_1.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ressemble plutôt à ce tableau de Nicolas de Staël: les mouettes.&lt;br /&gt;
D'abord, elles crient.&lt;br /&gt;
C'est évident.&lt;br /&gt;
J'entends le bruit virulent des mouettes là-bas sur le Cap d'Antibes, près du Fort Carré, près de là où le sublime Artiste, &lt;em&gt;l'ange noir, le démon bleu&lt;/em&gt; s'est jeté. S'est fracassé. Soif d'absolu. D'idéal? En quête d'un trop grand Eternel, accomplissement de l'art, de la création, a t-il voulu toucher de trop près le Beau, le soleil, les nuages?&lt;br /&gt;
On se brûle avec trop de soleil.&lt;br /&gt;
Mais certains, coûte que coûte, préfèrent se brûler.&lt;br /&gt;
Nicolas n'a pas transigé.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas si je pourrai un jour le faire, à mon niveau: transiger.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas.&lt;br /&gt;
Je dis toujours que je déteste les gens lorsqu'ils disent: &quot;je ne sais pas faire&quot; et je dis : &quot;je ne sais pas faire&quot;.&lt;br /&gt;
Je me déteste donc un peu (beaucoup) en disant cela.&lt;br /&gt;
A la folie?&lt;br /&gt;
La folie, je la sens souvent, elle me guette peut-être. Je jongle avec elle parfois, mais parfois c'est elle qui jongle avec moi.&lt;br /&gt;
Elle a quelque chose d'attirant, de fascinant, de révélateur.&lt;br /&gt;
J'ai davantage peur de la folie inconsciente.&lt;br /&gt;
La folie consciente, elle, je l'aime. Même si elle me torture bien un peu. Mais je dois avoir garder des séquelles de mon noyau masochiste, cet automne pourri, cet automne déglingué, cet automne de tous les hommages, cet automne (il est trop tôt pour le dire) de toutes les destructions.&lt;br /&gt;
Et les reconstructions.&lt;br /&gt;
Je ne les oublie pas. Je ne veux les oublier. Je suis comme ça. Je continuerai. Jusqu'à ce que je ne puisse plus continuer... &lt;br /&gt;
Mais en attendant, je continuerai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A voler un peu de bleu, à voler quelques oranges, à voler avec mes ailes blessées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je ne réinvente pas 2004. Je ne le réinvente plus.&lt;br /&gt;
Michal et Grégory sont partis un peu, doucement, plus vite, c'est la course effrénée du temps, son absurdité, sa démence. J'ai tant tenté de les retenir (&lt;em&gt;Retiens l'Eté&lt;/em&gt;, j'avais écrit) leur douceur, leur véhémence, leur poison obscur, leur lumière de constellations.&lt;br /&gt;
Consterné je suis. Conscient de mes faiblesses, de mes aveux, j'en avais fait une force. Ma force.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui que signifie tout cela?&lt;br /&gt;
La preuve que Demian disait vrai et qu'il ne fallait jamais cesser de croire sinon l'homme amoureux d'une étoile chutait tout en bas des rochers?&lt;br /&gt;
Du rocher?&lt;br /&gt;
Et pour de bon, je n'y ai plus cru. J'ai laissé s'évanouir ces brumes vertes et bleues, j'ai laissé s'enfuir ces fleurs, ces parfums délicats...&lt;br /&gt;
Cela est donc de ma faute.&lt;br /&gt;
Cela est donc aussi une volonté.&lt;br /&gt;
La volonté d'une Main, d'un Dieu? D'un destin? oui, je préfère le mot destinée. La volonté d'une chaise de bois sur laquelle je m'assois et je me confesse. Il y a si longtemps que je ne l'ai plus fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis un peu comme les mouettes de Nicolas. Je suis comme ça, je parle trop, j'écris trop, je vis trop, je suis boulimique de tout, de rêves, de prisons, de délivrances.&lt;br /&gt;
En ce moment je goûte le goût amer de la prison. Une nouvelle fois.&lt;br /&gt;
Mais c'est bien.&lt;br /&gt;
Je le proclame haut et fort. C'est bon pour moi. Bon car j'irai au-delà de cette prison. Je reprendrai les ailes cassées et je dépasserai les barreaux. Une fois de plus. Ainsi va la vie.&lt;br /&gt;
Mais je m'éloigne encore.&lt;br /&gt;
Ce n'est pas pour rien que l'on dit de mes récits qu'ils sont longs. Longs et très personnels.&lt;br /&gt;
Pourquoi je fais cela? Ai-je besoin de votre amour? Encore et encore? Ai-je besoin de sentir que je vis encore? que je ne suis pas mort?&lt;br /&gt;
Quelque chose est pourtant mort en moi il y aura très exactement vingt ans dans sept jours, m'a dit le Psychanalyste.&lt;br /&gt;
Et pourtant il faut bien que quelque chose encore en moi meure! Ce quelque chose (je sais pas quoi) doit exploser, sortir de ses poumons, je dois le cracher.&lt;br /&gt;
Je ne veux plus du monde de la Mère. A trente ans, il est temps. Je dois sortir mes ailes broyées de tout cela.&lt;br /&gt;
Et les envoler vers d'autres cieux.&lt;br /&gt;
Je ne l'oublierai jamais. Mais je dois aller dans le ciel de l'Avant. Je dois y arriver seul.&lt;br /&gt;
J'ai tant cherché les bras. Je me suis mis tellement entre parenthèses, dans l'amour. L'amour étrange et furieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je dois recommencer ma phrase. Elle est encore trop longue. C'est un éternel monologue.&lt;br /&gt;
Où est la justification de tout ceci? &lt;br /&gt;
Je ne le saurai jamais, sans doute et je ne cesserai jamais de me poser la question.&lt;br /&gt;
Je suis dans un monde obscur et je crie à l'aide? je suis dans un monde bleu et je me drogue de ses eaux, ses océans et de ses cieux? je suis un pantin de plus? je suis fatigué, seulement fatigué?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors oui, quelque chose doit changer. Et il changera. Je vous aurai prévenus, mes Amis chers. Je vous ai envoyées les plus grandes déclarations d'amour que je savais vous écrire. Je ne suis pas facile à vivre, pas facile à comprendre, mea culpa. Mais je vais changer.&lt;br /&gt;
Une fois de plus.&lt;br /&gt;
La vie ne serait-elle donc qu'une éternelle réinvention? à moins qu'elle ne soit seulement qu'un éternel recommencement?&lt;br /&gt;
Alors oui, les mouettes volent dans le gris.&lt;br /&gt;
Ca me revient maintenant (j'écris toujours avec mon sang, je n'ai pas encore changé!), j'ai dit plus haut: mon âme, mon amour, (non ça je ne l'ai pas dit) mais inconsciemment je sais bien que c'est à Toi, l'Inconnu que j'écris encore ce soir, cette nuit, cet infini...&lt;br /&gt;
Ca me revient maintenant, c'est ce que je voulais dire (écrire): les mouettes volent dans le gris.&lt;br /&gt;
Il est tellement temps de pouvoir me prendre moi-même dans mes bras. &lt;br /&gt;
De ne plus travestir ma personnalité pour être aimé des princes noirs, gris et même bleus.&lt;br /&gt;
Ne plus avoir peur de vous perdre, ne plus avoir peur de l'abandon, ne plus avoir peur d'aller au plus profond de soi-même. Ne plus avoir peur de croire de nouveau que le Prince qui sait qu'on aime quelqu'un pour lui-même existe. Je veux qu'il m'emmène encore plus loin vers moi, je veux qu'il aille au plus profond de lui (s'il le souhaite), je ne veux pas l'empêcher d'être lui, je veux aimer pour ce que l'Autre est et je veux qu'il m'aime pour ce que je suis vraiment, dans toute ma totalité (c'est pas gagné lol!), je veux aimer jusqu'à ce que je crève tous les abcès, les excès, les excédents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai donc écrit : d'abord &lt;em&gt;elles&lt;/em&gt; crient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ensuite?&lt;br /&gt;
Ensuite, elles volent dans un ciel gris.&lt;br /&gt;
Je suis encore dans le ciel, avec mes rêves et ma décidément tenace habitude de ne pas avoir le pied sur la terre, mais mon ciel s'est chargé de gros nuages. Je ne vois plus le bleu. &lt;br /&gt;
Mais je n'oublie pas que le bleu est souvent derrière le noir.&lt;br /&gt;
Que les nuages empêchent de voir le soleil (et l'on croyait jadis qu'il ne reviendrait jamais) mais il est en-dessous, le bel Astre! Il est en dessous.&lt;br /&gt;
Et même à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il y a du bleu dans ce tableau. Non, le ciel n'est pas encore si gris que cela!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pardonnez-moi donc pour ces nouvelles lignes.&lt;br /&gt;
Je les écris lourdement, comme un ciel d'orage, pour vous dire que je vous aime encore tellement, mais que j'ai tant de mal à le dire en ce moment. Je ne puis le dire que quand je sens en moi une osmose, une magie, une réconciliation entre mes différentes et têtues têtes, mais mon coeur lui n'est pas encore tout à fait mort, ah ça non, et je ne suis pas encore réduit à la poussière.&lt;br /&gt;
Et j'écris encore pour Toi, celui qui saura aller jusqu'au bout de ces lignes, celui qui voudra aller au fond de moi-même, celui qui n'aura pas peur de mes affres, de mes dangers, de mes plaintes mais aussi de mes cris vers les étoiles.&lt;br /&gt;
Tu vois, vous voyez? j'en parle encore des étoiles! elles ne sont pas encore si loin, les coquines, elles reviendront bien un jour prochain et d'ailleurs si je dois changer, elles m'accompagneront bien un petit peu, j'espère...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vous souhaite, je te souhaite donc le bleu, toujours le bleu, sous toutes ses formes, toutes ses nuances.&lt;br /&gt;
J'étais un mélange d'amour fou et de précipices amers, j'ai volé au plus loin des jolis cieux que j'avais perçu, j'ai sombré dans le gouffre le plus violent et le plus trash, j'ai travaillé à construire un pont reliant ces improbables ennemis, je dois encore ne plus avoir peur de la mort et la regarder en face (travail de méditation intense, mais je verrai ça plus tard, tout comme envoyer la lettre au Père et ne pas faire comme Kafka); mais... je vais m'ouvrir à un autre âge, une autre période, un autre moi, un autre ciel. &lt;br /&gt;
Je ne connais pas la couleur de ce nouveau ciel encore, et il me fait peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ma première confession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais j'y vais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;In this heaven find your hands&quot; (adapted from Isaac, by Madonna). </description>  </item>  </channel> </rss> 