07.06.2008
MADONNA: Le désavoeu?
Tic, tac, tic, tac...
Chaque nouvel album de Madonna est pour moi depuis dix ans, depuis le délicieux "Ray of light" une source d'attente, d'impatience et de fougue indescriptibles, et les réminiscences de cloches, les références aux réveils, aux hésitations, et à l'attente ont beau être là, le disque a beau comme le précédent s'enchaîner non-stop, la magie n'opère pas. La folie Madonna ne s'empare pas de moi.
Bizarre. Je ne sais pas. Je sentais venir les influences hip hop avec les références présentes dans les clips "Hang up" ou "Sorry", bon, certes, c'est du hip hop à la Madonna, donc c'est plus disco-dance, que hip-hop, la plupart du temps, c'est dansant, oui, c'est entraînant, certes encore, mais en dehors de cela, ça s'arrête là ou à peu près.
A tel point que je me tâte pour la première fois, à savoir si je vais aller la voir en concert ou non.
Ce sont ses cinquante ans cette année et le concert promet d'être explosif, seulement voilà, j'y crois, oui ça j'y crois encore, mais trop c'est peut-être trop, cette fois. Le souhait est clairement exprimé: battre le précédent record.
Certes, Madonna sur scène, c'est Madonna sur scène. Un feu d'artifice de sons, de couleurs, de sensations diverses, ivresses, chorégrahies, références, caméléonages garantis, et même des moments d'émotions, spirituelles ou humaines, mais jamais la Madonne ne m'a paru aussi clairement déterminée à vendre, vendre et sur-vendre.
Tout est déjà complet, comme d'hab. Mais comme d'hab aussi des sites en profitent pour vendre des places qu'ils ont acheté en gros, à des prix encore plus exhorbitants.
J'ai la possibilité d'avoir deux places au stade de France pour le concert du 20 septembre à 100 euros.
J'hésite.
Pour Nice, ce n'est même pas la peine d'espérer des places au dessous de 219 euros, c'est ce que j'ai trouvé de mieux à ce jour.
C'est vrai que j'avais mis autant en 2006, mais 2006 c'était 2006 et puis le stade de France, je me demande si ça vaut vraiment le coup, verrons-nous quelque chose? ne vais-je pas étouffer parmi le monde, moi qui n'aime pas trop les endroits surpeuplés et hystériques.
Ouais, l'hystérie s'empare de moi à Bercy, je l'accorde, mais Bercy c'est pas le stade de France, et les places assises, même si on est tout le temps debout c'est pas la fosse, et moi la fosse, je sais pas si c'est mon dada.
J'hésite donc beaucoup. J'ai encore quelques jours pour me décider.
Mais sans aller jusqu'à parler du concert, je suis réellement déçu par l'album.
Les incessants halètements sur l'album c'est du déjà vu. Les poses lascives de la Madonne c'est du déjà vu aussi, sauf qu'on ne l'avait pas encore vue comme ça à 50 balais, et pour cause...
Les paroles, c'est plus que bidon. Moi qui revendiquais les textes de Madonna, surtout depuis le spirituel, intimiste et introspectif rayon de lumière qu'elle nous a offert en 1998, là qu'est-ce qu'on entend mis à part que quand elle danse elle est bien, qu'elle pourrait tenir toute la nuit? ça on n'en doute pas, le problème, c'est que moi je ne sais pas si j'ai encore envie de tenir toute la nuit avec "Hard candy".
Les jeux de mots, je n'en parle pas.
Pour tout dire, la première fois que j'ai écouté l'album, je me suis arrêté à la cinquième chanson, excédé par ces rythmes répétitifs et lassants, c'est dommage car je trouve personnellement que le début : "candy store" est une vraie bombe discothèque. Sonorités dans l'air du temps, paroles certes une fois de plus aguicheuses, mais somme toutes assez amusantes. Bref un titre alléchant.
Mais la suite...
Une autre histoire.
Et puis, je ne sais pas. Madonna, moi, ça me booste, malgré tout.
Aussi, le midi, quand je suis en pause et que je lutte contre la fatigue, c'est super à installer confortablement dans les oreilles, ça donne envie de bouger, d'avancer, de sortir, de prendre du bon temps.
Bref, les six premiers morceaux, j'ai fini par les écouter avec plaisir, à la longue, et puis c'est pile-poil ce que j'ai envie d'écouter en ce moment.
Mais les morceaux 7 à 10 j'ai vraiment eu du mal à m'y faire.
Il y a quand même la "spanish lesson" que je trouve entraînante et rigolote. Je passe les énièmes suggestions de la Madonne, qui cinq ans après avoir déclaré pour l'album "American Life" très travaillé, je cite: "je recherche une réponse face à la crise actuelle de la musique", là, pardon, mais nous n'avons pas de réponse, au contraire une musique très superficielle, peu de création, quelque chose de vraiment banal aujourd'hui, une voix pas du tout mise en valeur et des textes pauvres.
Mais voilà, c'est entraînant et sympathique. C'est presque justement là le problème. C'est que c'est tout.
Pas d'autre émotion, pas envie de se déchaîner plus que ça, et plus envie de la défendre devant les gens lorsqu'ils l'accusent d'être une machine à fric, une reine du marketing (un plus et un moins), une manipulatrice.
Elle sait toujours s'adapter mais perd son unité à chaque fois. Elle est peut-être tout simplement toujours elle-même, ou bien elle joue un rôle à chaque fois. Pourtant on la croit sincère dans "Ray of light". On a peut-être envie d'y croire, je ne sais pas. Je pense, qu'elle, elle sait; en tout cas. Elle sait ce qu'elle fait. Trop bien peut-être encore? Elle fait couler beaucoup d'encres. C''est un mystère, une fascination. C'est ce qui plaît et ce qui déplaît, c'est ce qui est une force et un danger aussi. Le paradoxe MADONNA.
Bon c'est vrai que Madonna c'est tout ça à la fois, on serait presque tenté de la croire sincère à chaque fois, mais joue t-elle avec le feu à force de jouer avec ses multiples visages? Gardera t-elle toujours son public à force de vouloir en conquérir sans arrêt d'autres? Les vrais amateurs de hip hop adhèrent-ils vraiment?
Autant de questions dont je n'ai pas les réponses, je me contente de donner mon avis.
Déçu. Voilà. Très déçu. J'écoute, mais je ne suis pas fan. J'écoute mais je ne retiendrai pas vraiment et surtout cela ne restera pas pour moi son meilleur album.
Dommage que les deux dernières chansons de l'album, que les critiques d'ailleurs défendent quelque peu face aux autres morceaux tous aussi déconcertants les uns que les autres, n'aient pas pris plus de place sur l'album. Madonna a t-elle donné trop de cartes blanches? A t-elle été pressée par le temps, cette idée de vouloir faire un album studio tous les deux ans et demi, de faire des concerts méga giga ce qu'on veut tous les deux ans, de battre tous les records de vente, avant les fatidiques cinquante ans?
Je n'en sais rien, toujours est-il que HARD CANDY, j'écoute, mais j'adhère pas vraiment.
Ceci est seulement mon avis.
Bises bleues @ tous et @ tout bientôt.
20:45 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique
08.06.2007
Lettre de Pédro T.
Je tenais depuis quelques semaines à revenir sur l'incident que j'avais décrit à la fin de l'année dernière lors du renvoi chez moi de mon manuscrit "Om".
J'étais alors très remonté contre l'éditeur, dont l'un des lecteurs avait saccagé la première page du livre en y écrivant des insultes.
Or, j'en ai parlé ouvertement avec cet éditeur et il a eu la délicatesse de me répondre.
Je tiens à publier aujourd'hui sa lettre qui m'a fait chaud au coeur.
Aujourd'hui j'ai relativisé tout cela, d'autant plus que je suis très heureux de la parution de mon recueil de poèmes "Un bouquet de glycines" (auprès d'un autre éditeur, mais je n'ai à présent plus aucune rancoeur envers Pédro T.)
J'ai appris à comprendre que le manuscrit "Om" était impubliable en l'état où il se trouve car très introspectif, touffu et complexe.
Des amis m'ont par ailleurs fait des remarques très constructives, et si je tiens à garder la forme originale de "Om", il n'est pas exclu qu'un jour j'établisse une autre forme de celui-ci, plus "abordable".
Mais je ne pourrai jamais oublier l'original, la source, ce qui a brûlé mon coeur pendant trois années et je garderai finalement toujours dans un coin d'armoire l'Om original.
Je souhaitais enfin revenir sur un point que je trouve dommage cependant, le sujet a été abordé plusieurs fois récemment notamment à la télévision, pourquoi les éditeurs s'acharnent-ils à se faire une idée d'un manuscrit sur une seule et première page?
Je pense que c'est très réducteur et probablement beaucoup trop insuffisant.
Je pense aussi qu'un livre se lit et s'appréhende dans une globalité.
Je comprends qu'une première page peut donner ou ne pas donner envie d'aborder une seconde page, mais en l'occurence est-ce qu'il me viendrait à l'esprit de ne pas chercher à découvrir quelqu'un sous pretexte qu'au premier abord cette personne ne me semble pas intéressante?
Quel préjugé défavorable et troublant.
Je ne pourrai jamais m'adapter à cette sociéte de consommation et cette société du jetable, de la jouissance rapide.
Oui, certes, on peut jouir rapidement, mais en aucun cas négliger qu'en dessous, oui, en dessous il y a toujours un coeur qui bat.
Quelqu'il soit.
Et c'est ça qui est beau.
LETTRE DE PEDRO T. A MON ATTENTION:
Bonsoir Olivier,
Je suis désolé de cet incident. J’aurais du faire plus attention en vous renvoyant ce manuscrit de vérifier que rien de blessant puisse n’y rester. Ce n’était certainement pas mon but. Mon lecteur est un homme comme un autre et a pris son travail à cœur, même s’il est vrai, il s’est laissé allé, manquant de la plus élémentaire réserve. Cela dit votre texte reste impubliable en l’état. Vous ne trouverez pas un éditeur qui lit un livre dans sa totalité à moins qu’il ne soit pris dans le texte. On ne se fait pas une idée de la qualité d’un texte à la dernière page, mais bien à la première. Cela est de plus en plus vrai. Les français lisent de moins en moins, ils ont envie de textes courts, faciles à lire. Ou comme on l’a vu avec le dernier Prix Goncourt (refusé par trois éditeurs avant dêtre publié), une hisoire travaillée comportant du sens et du style.
Je vous souhaite bonne chance pour votre travail et veuillez encore pardonner ma maladresse.
Très sincèrement.
Pédro
11:57 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : édition, écriture
12.02.2007
Consternant "Doc Gynéco"!
J'inaugure aujourd'hui sans doute un nouvel aspect de mon blog, c'est vrai, je le reconnais, je le confesse, je parle trop peu de l'actualité, de ce qui se passe autour, de ce qui se passe tous les jours.
Il est vrai que je vis en quelque sorte dans mon monde, ma bulle, je préfère regarder ce qui est joli que ce qui est moche, je me dis toujours que si je commence à regarder tout ce qui est moche... j'ai peur de ne plus voir que ça! Il faut sans doute voir un peu les deux, je ne sais pas...
Toujours est-il qu'il y a des choses, des gens, des réflexions, si tant est que l'on puisse appeler ça comme ça, qui me font bondir, qui me mettent hors de moi.
Oui, oui, ça m'arrive!
En fait, ça m'arrive, comme tout le monde, je crois tous les jours et si je n'en parle pas ici-même, ce n'est pas que ça ne me touche pas bien au contraire. Mais je ne sais pas, manque de temps sans doute, et surtout envie / besoin de parler d'autre chose, mais là stop. Je veux m'impliquer. Ecrire ce coup de gueule.
Je trouve qu'au-delà du comportement affligeant et vide du doc Gynéco lors de sa venue il y a dix jours sur le plateau de "On n'est pas encore couché", émission de Laurent Ruquier (samedi soir, France 2) - je n'aime déjà habituellement pas du tout ce garçon, que je trouve vain et dont la notoriété et sa façon d'en jouer m'exaspère -, c'en finit même par être dangereux.
Passons (ou essayons de passer) sur le fait qu'il n'a pas écrit son pseudo-bouquin.
Passons sur le fait qu'il soutienne Sarkozy, ce qui pour un black, qui vient de la Banlieue et se disait proche de celle-ci et contre Sarkozy lui-même il y a quelques temps me fait rire; je n'irai pas jusqu'à voir Sarko comme un fasciste, mais bon... en effet, je m'étonne de le voir rallier une telle cause (que je pense hypocrite et arrangée). Je ne suis pas assez branché politique (et suis trop blasé quant à ce sujet et bien sûr trop amoureux des libertés individuelles, des parcours initiatiques, des chemins et des tentations du bouddhisme etc... et trop agacé par les formes de pouvoir et d'autorité en général - je sais, il en faut, vaste débat, mais bon, personnellement je sais où je me situe)...
Je ne me laisserai pas entraîner dans ces vastes et éternels sujets des libertés/répressions, pouvoir/affranchissement, droit/garde-fou, utilisation du pouvoir et de l'autorité/ idéal etc, etc...
Mais je trouve dangereux qu'un mec qui n'a vraisemblablement même pas lu le livre qu'il est censé avoir écrit (deux des nègres qui l'ont écrit sont d'extrême droite) et qui défendait soi-disant "la Banlieue" etc... (aujourd'hui il les traîte de clowns, allons donc il paraît que son public en grande majorité est constitué de clowns et que c'est très gentil, oui ok, Doc, pas de souci, on n'est plus à un retournement de veste, une hypocrisie et une vacuité près), ne sache même pas quoi répondre à la phrase que cite et soulève M. Michel Polac dans l'émission:
"La guerre forge les gens, leurs caractères, etc..."
ou je n'ai plus la formule exacte, mais bon.
C'est dans ce goût-là.
Pire encore.
Au-delà de l'absence de réponse, il ose se mettre à parler de nouveau.
Et là, franchement, il aurait pu s'abstenir:
A Polac:
" franchement tu sais pas lire! " (ça c'est le comble, mais non plus nul encore, et surtout beaucoup plus cruel:)
" Je savais que t'étais malade, mais pas en phase terminale".
Je trouve son attitude très choquante.
En gros, le Doc aura réussi dans la même émission à être insultant, choquant, bas, vide, incapable d'arguments, il n'a pas écrit son livre, qui plus est, par de nombreux propos se trouve être franchement dangereux.
Des êtres comme ça sont je suis désolé, vraiment inquiétants.
Et le pire, c'est qu'ils sont justement médiatiques.
J'espère que les gens verront cette vidéo, qu'ils en parleront autour d'eux.
Je crois vraiment qu'il y a des aberrations, et que parfois, certains vont trop loin.
Il est temps de faire attention à ce qu'on dit, ce qu'on fait, à essayer de redevenir un peu intelligent.
Je ne veux pas avoir un discours moralisateur, je ne suis pas du tout branché morale et ai encore moins la prétention de vouloir dire que telle ou telle action est bonne ou pas, mais là c'est tout simplement affligeant, inquiétant, et malheureusement significatif de toute la pauvreté d'esprit que l'on voit aujourd'hui à la TV, dans le monde de la soi-disant culture, dans le monde qui nous entoure en général.
Je suis vraiment outré par ce personnage et déçu de voir jusqu'où on peut aller.
On ne peut pas tout dire, comme ça, innocemment.
Justement parce qu'en face de soi et de sa liberté individuelle, il y a aussi l'autre et sa propre liberté individuelle.
J'ai beaucoup aimé en tout cas la façon de remettre à sa place le Doc, Moustapha, Michel Polac et aussi les propos de Laurent Ruquier (qui d'ailleurs lui ne l'avait pas attaqué).
15:40 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : actualité
09.11.2006
Unbelievable
Bonjour à tous,
Je tiens par avance à m'excuser auprès de ceux qui auraient souhaité que mon message, mon coup de croc sur "lettre ouverte à Pédro T." soit effacé.
J'ai décidé de le laisser sur mon blog.
En effet, même si, comme je l'ai dit dans ma réponse aux commentaires récents, je souhaite écrire une lettre toute autre, et surtout, beaucoup moins longue, je pense aussi qu'il est important de laisser ouvert ce coup de gueule dans sa totalité.
D'une part, ce coup de gueule a fait partie à un moment où à un autre de ma personnalité et je ne puis effacer tous les débordements de ma personnalité, comme ça, juste pour paraître calme, serein, etc...
Je veux dire, ces débordements font partie de ma vie et je serais très malhonnête vis-à-vis de mon lecteur si je lui cachais cette particularité (aussi) de ma personnalité.
Une personnalité n'est jamais uniforme et j'ai appris à gueuler en même temps que j'ai appris à travailler.
Je ne me laisserai plus bouffer, même si je souhaite dans l'idéal, la paix, l'harmonie et le confort entre tous.
Vouloir la paix et l'harmonie ne me semble pas incompatible avec un coup de gueule bien senti, quelquefois.
Certes, avec le recul, je m'en veux d'avoir écrit aussi mal dans cette lettre, je m'en veux de sa longueur et je m'en veux pour ses excès, mais je veux dire, à un moment ou à un autre, j'ai pensé tout ça et je crois que c'est important de le laisser tel quel sur mon blog.
Cela me semblerait édulcoré que de vouloir l'enlever, et par honnêteté je l'ai dit, et parce que je suis comme ça, je suis excessif et il m'arrive de m'emporter.
Voilà.
Merci encore de tout mon coeur pour votre soutien, je crois que vous ne savez pas à quel point j'en ai besoin.
J'ai besoin de vous tous.
Je m'aperçois que rares sont les personnes qui me comprennent vraiment, je ne dis pas ça négativement, j'écrirai prochainement un petit texte qui s'intitulera sans doute "paradoxxx" et auquel j'ai pensé pendant une balade ce matin, au bord de l'océan, à Vaux-sur-mer.
Je le sais, ma façon d'aborder des sujets comme l'amitié, l'amour, la sexualité, etc, déroute.
J'espère que je deviendrai un peu plus clair pour Vous, au travers de ce texte.
Je souhaite enfin vraiment me livrer et me livrer vraiment.
Mais je manque de temps, je manque de temps pour tout, et c'est un comble, je le sais!
Des milliers de bisous bleus.
17:50 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.11.2006
Merci de me dire...
... ce que vous pensez du texte ci-dessous (publié dans la note: "lettre ouverte à Pédro T.")
Je n'ai pas tant confiance en moi que cela, je tenais à répondre à Pédro T. (Editeur) qui m'a renvoyé mon manuscrit sur lequel j'ai mis tant de moi et tant d'amour, sans un mot, abîmé sur le côté et surtout annoté par une multitude de signes et de commentaires sur la première page qui font que même si je les gomme, je ne suis pas sûr d'en effacer toute trace.
Tant pis, je le laisserai comme cela. C'est comme ça. C'est sans doute parce que cela doit rester comme ça.
La lettre est-elle trop crue, trop méchante? Mal écrite?
J'ai besoin de vos commentaires, vos réactions, pêle-mêle, en tout genre, afin de lui envoyer la lettre la plus juste qui soit.
J'ai voulu faire passer différents messages, différents coups de gueule, qu'en pensez-vous? Je ne veux pas que ma réponse aille dans leur sens: m'écouter parler et me braquer, je voudrais votre opinion pour construire une lettre ouverte, mais ferme à la fois, une lettre qui dit que ce n'est pas possible tout cet irrespect devant un jeune auteur, fait de cette façon (j'aime l'argumentation), une lettre qui dénonce certaines phrases qui en disent long, comme par exemple: "si vous êtes bien gaulés ou autre... ça se passera peut-être mieux pour vous"...
etc...
Enfin, bien au-delà de mon cuisant échec auprès de la maison d'édition(mais je suis fier d'avoir écrit un récit aussi authentique que celui-ci même si vis-à-vis d'autrui, je n'en ferai rien, très certainement), je veux pousser un cri par rapport aux fonctionnements des gens entre eux, aujourd'hui.
Dans le travail, dans la vie de tous les jours, dans la société, etc...
Plus jamais un bonjour, un merci, une réponse claire, franche, mais argumentée et ouverte au dialogue.
On se ferme, on ferme notre esprit, notre coeur.
On vit dans la rapidité, la vitesse, le mensonge, l'apparence, la facilité,le coût de la vie:
Une rose, on en sait le prix, mais en sent-on encore le parfum?
Et si l'on crie ça de toutes ses forces, on se prend dans la gueule: "toi t'es qu'un pauv' con! " ou "espèce de neu-neu", ou encore "range ta philosophie à deux balles" (deux euros aujourd'hui, c'est la nouvelle mode)...
Ces jugements hâtifs, ces préjugés, ces précipices dans tous les domaines sont-ils bons pour nous?
Doit-on accepter ça?
Encore une fois, je ne veux pas m'élever contre la facilité, elle fait partie de la vie, je veux croire qu'il est des gens qui n'aient pas les mêmes envies que d'autres, et fort heureusement, mais les désabusés, les intolérants, les cyniques, que diable, arrêtez de nous cracher à la gueule, si vous voulez vivre aussi votre petite vie tranquille.
Et je ne parlerai pas des autres.
On est tous sur le même caillou bleu, on est tous un fils de la terre, avec ses ressemblances avec les autres, et avec ses différences.
Moi, je trouve que la plus belle chanson qui soit c'est celle de John Lennon: "Imagine" et si cette conception de la vie est sans doute malheureusement impossible, je me battrai de toutes mes forces jusqu'à ce que j'en crève pour aller vers la paix, l'harmonie, la tolérance, l'Amour. L'amour de soi, de l'Autre, de nos ressemblances, de nos différences.
Mais il nous faut apprendre à di-aloguer pour cela, à échanger, à partager, à s'ouvrir.
Merci du fond de mon coeur alors de me dire si oui ou non j'ai été trop dur dans ma lettre, je tacherai de prendre en compte chacun de vos arguments.
Vande.
Olivier, blessé mais pas démoli du tout. Loin de là.
17:00 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Lettre ouverte à Pédro T., un bien "merdique" éditeur.
Je ne suis pas d'un tempérament rancunier, ceux qui me connaissent le savent bien et ceux qui ne me connaissent pas bien s'en rendent vite compte.
Je ne serai pas davantage rancunier envers Pédro T. (je ne mets volontairement pas de nom, pour une seule raison: je ne souhaite pas lui faire de publicité auprès de personnes qui viendraient ici par hasard et par là-même seraient intéressés par aller voir ce qu'il publie).
Si j'étais affecté durablement par ses commentaires (ou ceux de son lecteur, allez donc savoir puisque cette bassesse et cette médiocrité sans nom ne sont même pas signées!) je serais bien bête.
Seulement je ne puis laisser passer certaines choses, et je ne vais pas rater une occasion de m'amuser un peu.
Voilà donc ce qui se passe dans le milieu dit de l'Edition.
En tout cas, chez certaines maisons d'édition.
Des gens qui osent prétendre savoir lire et écrire, écrivent donc à de jeunes écrivains (ces jeunes écrivains écrivent quand même, précisons-le -avec leur coeur et leur sang- depuis l'âge de quinze ans), deux points ouvrez les guillemets:
* Carnet de voyage & réflexions= nul!
* style absent, ou in... (trop illisible pour être retranscrit ici)
* commun et niais, débutant illisible
* trop long, chiant
* aucun intérêt
* si vous ne savez pas quoi écrire, alors n'écrivez pas
* fan baveux
* de la merde!
* réflexions égoïsto-intello-masturbatoires molles (ou folles allez savoir?)
* les répétitions "poétiques" sont insupportables
* les jeux de couleurs & police = merde
* les numéros de page, pitié! on se fout de l'heure...
* les poèmes sont minables et même s'ils étaient bons on n'en voudrait pas!
* glossaire débile et prologue con à couper
* avant de raconter votre vie, veillez à ce qu'elle soit intéressante!
* on dirait les réflexions minables pseudo-profondes d'un ado binoclard qui joue les "Rimbaud" et le ??
ou alors c'est la crise de la 40taine
* pas d'organisation
* où est le récit promis?
Voilà.
A mon tour maintenant, mon cher lecteur anonyme, puisque visiblement tu es trop lâche pour signer ton oeuvre sublime et délicate, parfumée et enchanteresse.
Ne dit-on pas que la médiocrité est un défaut très répandu chez l'homme? et la lâcheté un autre? mais alors les deux à la fois, ça fait beaucoup pour un seul homme, non?
* Tu emploies le "vous". Merci de cette différence mise entre toi et moi, je ne pensais pas mériter autant de respect, au vu de ce que je t'inspire.
* Il était visiblement trop fastidieux de demander un "et" à la place d'un & et l'utilisation des signes = me montrent un esprit visiblement très schématique et simpliste.
* Les critiques sont gratuites, elles ne pensent qu'à deux choses qui sont encore plus simplistes que ton pauvre esprit de pti con à deux balles (oops, je m'emporte, désolé! rire!) :
1/ je vais jouer à toi, tu comprendras peut-être mieux ce que je dis= tu cherches à faire mal volontairement et uniquement cela, question que je me pose (à moins que tu ne saches vraiment pas écrire ni te justifier).
Saches une chose que ton métier aurait dû t'apprendre il me semble: toute critique est recevable, pourvu qu'elle soit argumentée!
2/ on dirait que tu évacues des bouffées de vapeur, t'as un problème avec ta sexualité ou ton travail, ta vie en général? Sais-tu seulement qui tu es? mon livre t'a frustré, chéri?
Désolé d'avoir été trop "poétique" à ton goût.
Ah... tout compte fait je ne suis pas très désolé!
* Nul: que cela veut-il dire? moi je trouve ta réaction nulle, mais j'argumente, je dis pourquoi je pense cela.
Vas-y, lâche-toi, pti coeur, ça fait du bien de temps en temps! mais lâche toi vraiment, n'emploie pas des mots aussi simples, qui ne veulent rien dire!
on peut dire que tout est nul, pendant qu'on y est! c'est gratuit, facile et sans intérêt.
Trop peu constructive pour être recevable ta critique, mon pauvre pseudo(tu as l'air d'aimer tant ce mot, je ne puis résister)-lecteur à la langue décidément bien peu élégante.
* "in... " quoi?: avant de te lancer dans ta profession, tu aurais dû te pencher sur ton écriture, qui ressemble davantage à des merdes de mouche (pour reprendre un terme qui visiblement, t'est cher), à moins que ce ne soit illisible seulement parce que mon livre ne t'a pas fait jouir? oh, chéri, je t'ai donc frusté à ce point?
* "niais" : et bien je suis fier d'être sans doute un peu plus niais que toi.
* "débutant" ?: j'écris depuis quinze ans, juste au passage. Juste pour te répondre, mais je suis sans doute bête de le faire auprès de toi.
* "baveux": je ne bave plus depuis quelques années au fait, juste pour information.
* "intello(blablabla) masturbatoires"? : il faudra m'expliquer ce que tu veux dire par là. C'est décidément, comme la merde, ou minable, un thème qui te tient à coeur. Une obsession chez toi, non?
Toute ta pensée se résume t-elle à cela?
* "les répétitions": parlons-en.
Tes répétitions me semblent, pour le coup, très insupportables. Ton vocabulaire est bien pauvre, comment dis-moi as-tu eu ta place? tu as joué de l'incroyable magie de tes mots (ce jour-là étais-tu particulièrement en forme) ou bien as-tu des talents bien cachés, que je ne soupçonne même pas?
D'autre part, il ne t'est jamais venu à l'esprit que je puisse connaître très bien les règles de la poésie, les connais-tu seulement toi? juste une question. Mais à laquelle j'en ajoute une autre, il ne t'est jamais venu que les répétitions (particulièrement) en poésie soient volontaires?
Il ne t'est jamais venu à l'esprit non plus que je ou que plein de gens aient envie de faire autre chose, aujourd'hui?
* "=merde": sans commentaire, je suis décidément heureux que tu sois à l'abri de la constipation avec moi, et aussi à l'abri de la congestion cérébrale comme l'on dit (sourire).
* " les poèmes sont minables": sache pour ta gouverne qu'ils ont touché des gens, des gens à la sensibilité profonde, j'écris avec mes émotions, sur le qui-vive, je sais que ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais ça veut dire quoi: "minable"? J'accepte les critiques, y suis ouvert, j'ai des amis qui n'aiment pas vraiment ce que je fais et aussi des gens que je connais moins qui ne sont pas sensibles à ce que j'écris mais ils disent: "je n'aime pas, parce que...
Mais lequel de nos deux écrits est le plus minable?
Asséner ça comme ça prouve un esprit incapable de se justifier, et même (ce qui est un comble pour un lecteur) d'exprimer correctement un point de vue.
Enfin, on a pu asséner des vérités tout aussi intransigeantes sur des textes que des personnes ont adoré, qui es-tu donc pour prétendre savoir à ce point ce qui est nul et ce qui est un peu moins nul? Au moins, petit mec (désolé pour la pointe de mépris, mais remets-toi un peu à ta place, ça ne te fera pas de mal une fois de temps en temps je pense), explique ce que tu ressens, argumente.
Ne t'es-tu jamais dit que ce que tu balançais comme ça pouvait faire très mal à certains jeunes auteurs, plus sensibles que moi? car je ne suis pas affecté par tes mots trop vains pour me toucher, mais je n'accepte pas certaines choses et je veux pousser un coup de gueule sur plusieurs points qui me tiennent à coeur. Un monde comme ça n'est pas possible, toute cette jungle, ça me fait gerber. Tu es incapable d'ouvrir tes oeillères, tu lances des mots crus sans chercher à te justifier, as-tu des comptes à rendre avec ton boulot, ton cul, ta petite vie? moi, j'essaye seulement d'être honnête et authentique, je ne juge pas les gens, j'essaye en tout cas.
Je pousse un coup de gueule aussi sur les méthodes de la maison d'édition pour laquelle tu bosses. Mais j'y reviendrai.
* "à couper...": à couper quoi? : pour faire ton boulot correctement, je crois que tu devrais d'abord apprendre à finir tes phrases.
* "veillez à ce qu'elle soit intéressante"...: ah, parce que celle d'Alexandre D., elle est beaucoup plus intéressante que la mienne?
Je ne me permettrai pas de juger la vie des gens, voilà toute la différence entre toi et moi, entre ma réponse et tes mots creux, gratuits, inconsistants et proches du fascisme intellectuel.
Sache aussi que j'essaye de mener ma propre vie, pas celle d'un poisson, j'essaye d'être moi-même, je suis fier de dire que je suis vrai en tout cas, et fier de ne pas être dans le moule dont Pédro parle.
Je suis fier de me remettre régulièrement en question, fier de vouloir avancer tout en restant authentique, fier de vivre MA vie et non pas celle d'un autre.
Qui es-tu donc pour juger ma vie?
Si elle ne t'intéresse pas, tu dis: "votre vie ne m'intéresse pas". Pas "elle n'est pas intéressante".
Comprends-tu seulement la nuance?
Et pi, tu vois, elle m'intéresse ma vie, à moi. C'est déjà ça. Et la tienne, elle l'est, intéressante, pour les autres, pour toi?... questions seulement que je pose(mais je m'égare...)
Comprends-tu seulement que j'essaye (malgré mon à-priori très négatif) de me dire qu'il y a quelque chose d'intelligent en toi et de pas complètement borné, fermé et vain.
A moins que tu ne te rendes des comptes, à toi-même?
Es-tu un écrivain dont personne n'a voulu?
Te venges-tu à travers tes mots?
Si c'est le cas, alors n'avons-nous pas des points communs?
Ah, mais le moule, j'en parlerai plus bas, de toutes façons, car je ne te réponds pas qu'à toi, lecteur anonyme et lâche (tu n'as pas signé, tu as honte de toi, tu n'es personne? je ne sais pas, je pose encore quelques questions, moi!), je réponds aussi à ce cher Pédro. J'y reviendrai plus bas.
* L'abondance de points d'exclamation me donne à penser aussi à une incapacité muette (et sourde) de s'exprimer, une lâcheté plus grande encore que celle de ne pas signer son oeuvre (toute en délicatesse et en finesse), elle me donne aussi à me poser la question suivante: tu as un problème pour t'affirmer aux autres ou quoi? tu cherches à attirer l'attention, à ce qu'on te lise, à nous crier que tu existes?
Je ne sais pas. Je demande.
* "réflexions minables": sans commentaire, je crois que j'ai assez répondu là dessus. Et c'est toi qui parle de répétition...
* "pseudo": idem. Il existe d'autres mots dans la langues française au fait.
Comme par exemple: serais-tu qu'un pauvre hersatz de lecteur, qui fais semblant de lire pour le compte d'une maison d'édition lambda?
Au sujet de cette maison d'édition, j'ai un coup de griffe à envoyer. Mais encore autre chose, pour en finir définitivement avec tes commentaires d'une rare vacuité (j'ai expliqué pourquoi j'espère, sinon je suis ouvert au dialogue et peux continuer d'argumenter, je ne suis pas facile).
* "Un ado binoclard ou la crise de la 40taine?"... ah, ah, ah, laisse-moi rire aux éclats pour de bon, cette fois.
Sans commentaire pour la 40taine, sans doute était-ce trop long à écrire en entier, le mot: "quarantaine"?
Outre cela, faut savoir, faut choisir, toi qui as une idée préconçue de ce que je suis, choisis donc si je suis un ado ou un mec de quarante ans! (j'utilise aussi l'exclamation, j'ai du mal à m'affirmer, je l'avoue moi!)
A moins que tu ne sois frustré encore une fois parce que tu as pas vu ma gueule, ou mieux, ma bite?
Car j'ai en mémoire (j'y viens) quelques blablabla de Pédro en tête: "cela aurait peut-être changé quelque chose pour vous, si l'on s'était vu..." ou encore "ce livre ne se vendra pas, à moins que vous soyiez gaulé comme un dieu grec"...
JE SUIS FIER DE NE PAS ETRE ENTRE DANS VOTRE MOULE.
Et quand bien même vous parlez de moule, Pédro, êtes-vous allé au cinéma dernièrement? Avez-vous lu ce qui se fait actuellement? Non, vous êtes sans doute trop occupé à lire des textes faciles et simples de jeunes mecs qui vous font jouir l'esprit (ou autre) un peu facilement? Vous préférez sans doute les vingt-ans et les chui-prêt-à-me-la-jouer-sulfureux-quand-vous-voulez...
C'est ça, la vraie sulfure?
Et vous venez me donner des leçons de vie?
Ce qui vous intéresse ce sont des contes vaguement érotiques, écrits à la va-vite et davantage avec sa queue qu'autre chose ou bien les confidences d'un beau gosse (qui pour d'autres est tellement fade, comme quoi, les goûts et les couleurs)... qui a beaucoup de mal à dire à Papa: "chui pd!"...
Mouais. OK. Ca compte. Je ne juge pas ça. Mais y a pas que ça, oh non, il n'y a pas que ça. Tout le monde ne s'appelle pas Alexandre, ne va pas frimer dans les salles de muscu, et ne va pas vouloir plaire aux filles avant de finir par s'avouer homo. Mon Dieu, pour le coup, c'est simple comme histoire! Ca se lit. Oui, ça se lit. Mais par quel public? Vous ne comprenez pas que je ne juge pas votre public, mais ne jugez surtout pas le mien. Car moi, je vais lire un peu tout et n'importe quoi, je vais m'ouvrir à plein de choses, vous, lisez-vous des récits de coeur, allez-vous voir du cinéma d'auteur (en plus du reste) etc... avez-vous seulement lu le livre en entier?
Etait-ce la peine que le lecteur anonyme à qui vous avez fait lire le livre prenne une pointe gris-foncé et appuie de toutes ses forces sur la première page de mon livre, pour montrer ses crocs et sa frustration de (je vous cite) mec qui se rend des comptes à lui-même. Vous le soupçonnez, je vous balance, je suis un mouchard pour le coup, mais assumez vos opinions, j'assume les miennes. Moi aussi je le soupçonne de beaucoup de choses.
Si j'avais baisé avec lui, peut-être que cela aurait changé beaucoup de choses.
Ah oui, le reagrd ça se trafique, ça se change, ça se manipule, ça se brouille!
Et bien pas le mien.
Je le laisse se brouiller par des gens de coeur, de qualité, des gens qui savent dire "merde" aussi mais surtout qui disent POURQUOI ils emploient ce mot.
* Toute dernière chose qui s'adresse à mon lecteur sans nom:
en supposant (je fais un effort pour dépasser mon à-priori, moi) que tu sois intelligent, soit tu n'as rien compris à mon récit, soit c'est moi en effet qui l'ai mal raconté (je veux bien l'admettre mais pour cela il m'aurait fallu une critique constructive et même certainement objective) pour me remettre en question vraiment, et enfin: tu ne t'es jamais demandé s'il n'y avait pas plusieurs récits en un, tu ne t'es jamais demandé s'il n'y avait pas un récit sous-jacent, non, tu n'as pas eu envie de te le demander, je le sais, Pédro me l'a dit, ok. Mais alors les ptis messieurs, venez pas juger un truc que vous n'avez même pas cherché à comprendre, à ressentir.
D'ailleurs d'autres personnes, elles, ont fait cet effort. Et elles en ont été touché.
Alors les phrases du style : "où est le récit promis" prouve plutôt à mon avis qu'effectivement tu n'as rien compris à mon livre et ce n'est pas grave. D'ailleurs au vu de tes commentaires et dans ces conditions, j'en suis très flatté et je n'ai qu'un mot: merci beaucoup de ne pas avoir aimé.
Je changerai peut-être d'avis si tu prends la peine de te justifier un jour sur de tels propos. Moi je m'en fous, je n'ai pas de problème avec mon ego, je sais qu'il est démesuré mais j'assume et me soigne tous les jours.
Ce livre-là, j'ai toujours su qu'il toucherait certaines personnes et qu'il "emmerderait" d'autres.
Je n'en ferai probablement rien, car sur celui-ci je n'ai voulu aucune concession, je l'ai donc écrit à la plume de mon âme et tant pis si ça plaît pas. Je suis seulement profondément ému qu'il puisse plaire et toucher quelques âmes.
J'écoute et écouterai les gens qui savent parler, s'exprimer, ouvrir leur coeur, je suis heureux d'être encore idéaliste, de vivre le coeur grand ouvert.
Je voulais réagir vivement à cela, car bien plus et bien au-delà d'un simple écrit refusé par une quelconque maison d'édition, comment peut-on s'entendre dans la vie, parmi les hommes, avec des coups de massue comme ça, des hostilités aussi flagrentes (sans prendre la peine de se justifier, d'écouter, de faire attention à l'autre et à soi-même etc...)
Quelle jungle! Est-ce possible de vivre comme cela? On va où avec des comportements comme ça?
Dire amen à ces jungles, moi, désolé, c'est NON. Et je me battrai jusqu'au bout, pour aller au-delà des préjugés, des fermetures d'esprit et de coeur, ces acceptations de milieux verreux et irrespectueux, les lois du fric trop gourmand, les faiseurs de pognon facile et de "merde" en boîte.
Je dirai toujours oui à la vie, à l'authenticité, à l'amour, à la passion, à la flamme qui brûle, à la différence, à ce qui fait que chaque être est "un essai unique de la nature".
Pourtant on est tous sur le même caillou, alors n'est-il pas temps de réfléchir un peu à ses actes?
J'ai sans doute aussi ma part de responsabilité dans tout cela: je n'aurais jamais dû envoyer ce manuscrit chez vous, sachant ce que vous publiez et j'ai sans doute succombé à un espoir de réaliser un rêve de gosse, pour le coup trop facile et stupide.
Mon rêve de gosse, je le réaliserai dans d'autres conditions.
Dernière Note (à Pédro cette fois): vous pouvez supprimer les poèmes de votre site.
Quant aux impressions à 1000 euros, vous pouvez vous en servir comme gode. Si ça vous fait jouir, j'en serai sincèrement content pour vous. J'ai pas besoin, quant à moi, de me faire imprimer par vos soins pour jouir, et encore moins être rattaché à une maison d'édition qui imprime en couverture des torses à la "têtu" dont un jour prochain, on aura tous fait une overdose.
Mon cul et mon coeur, j'en parle ouvertement et au naturel. Pas la peine de prendre rdv pour savoir si mon torse est plus glabre et plus enchocolatté que ceux des autres couvertures.
Pas la peine de préciser non plus que le cul, comme l'amour, ça peut être très beau...
Mais la façon dont vous avez eu d'en parler ne me touche pas. Et les textes publiés sur votre site non plus. Pour moi ce ne sont même pas des textes érotiques, comme quoi...
Désolé.
Ce n'est pas grave, demain j'aurai déjà oublié tout cela. Je ne vous souhaite qu'une seule chose à vous (Pédro et toi, le lecteur qui ne sait pas signer et qui a vandalisé mon travail par des annotations dans tous les sens, sans un mot d'excuse ni de respect) : j'espère que vous êtes fiers de vous, de vos vies, je vous souhaite seulement de vivre en paix et en harmonie avec vous-même.
On se retrouvera. Je le crois. Vous verrez.
En attendant, soyez seulement heureux. Du plus profond de mon coeur.
14:30 Publié dans Coup de croc | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ecriture




















