<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Lonely dove - incredible_india</title> <description>Vertige, voyages...</description> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/incredible_india/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 00:31:44 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/26/l-introduction-au-kama-sutra.html</guid> <title>L'introduction au Kama Sutra</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/11/26/l-introduction-au-kama-sutra.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Sun, 26 Nov 2006 02:55:00 +0100</pubDate> <description> &lt;a href=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/medium_kama_sutra.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_kama_sutra.jpg&quot; alt=&quot;medium_kama_sutra.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&quot; Lorsque tu m'embrasses, mon chéri, inflige-moi en châtiment tout ce qui produit l'asservissement de cette étreinte.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/medium_Khajurahosculpture.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_Khajurahosculpture.jpg&quot; alt=&quot;medium_Khajurahosculpture.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot; Il y a deux mille ans, sur les ghats brumeux du Gange à Bénarès, le sage Vatsayayana a composé le &lt;u&gt;Kama Sutra&lt;/u&gt;, la science de l'amour, dans le cadre de ses devoirs religieux. Le texte original, en sanskrit, contient deux mille deux cent cinquante slokas ou versets.&lt;br /&gt;
Un sutra est un aphorisme, le moyen le plus bref d'énoncer un principe. Dans la tradition orale qui prévalait à l'époque, c'était le moyen le plus facile de garder ses connaissances en mémoire.&lt;br /&gt;
Au cours des âges, il a été nécessaire de développer ces idées succintes sous forme de commentaires (comme dans le cas de Jayanangala au dixième siècle), commentaires sur lesquels les écrivains ultérieurs s'appuyaient pour donner plus de forme et de dimension à leurs études.&lt;br /&gt;
A ce jour, le Kama Sutra demeure l'un des livres les plus importants qui existe - un manuel d'amour classique, un phare dans l'abondante tradition érotique de l'Inde. Il déclare au monde: &quot; Le bonheur et l'égalité sur le plan sexuel est l'apanage de tout être humain.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C'est l'une des plus anciennes tentatives pour définir le caractère sain et bénéfique des relations entre un homme et une femme, et ceci  avec une franchise et une candeur désarmantes, sans la moindre trace de culpabilité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le Kama Sutra explique comment se comporter lorsqu'on se met à la recherche d'une compagne; il précise tous les moyens qui existent pour parvenir à un épanouissement sexuel tout en s'assurant que sa femme et sa maîtresse restent toutes deux heureuses et comblées.&lt;br /&gt;
Il ne faut pas voir dans le Kama Sutra seulement un livre sur ces fameuses &quot;soixante-quatre&quot;, une étiquette que l'on a fort injustement attribuée à ce traité à cause du nombre de positions qui y sont décrites. Vatsayayana était conscient de la gravité de sa tâche, et il a écrit: &quot; Cet ouvrage ne doit pas être utilisé uniquement comme un moyen de satisfaire ses désirs. Quelqu'un qui connaît les vrais fondements de cette science, préserve sa vertu (dharma), sa richesse (artha) et ses jouissances sensuelles (kama), et respecte les coutumes de son peuple, est assuré de parvenir à la maîtrise de ses sens.&lt;br /&gt;
En bref, une personne intelligente et avisée, se préoccupant correctement du dharma, de l'artha et du kama, sans devenir l'esclave de ses passions, obtiendra le succès dans tout ce qu'elle pourra entreprendre.&quot;&lt;br /&gt;
Kama, le dieu hindou de l'Amour, ne représente pas seulement les plaisirs sexuels, mais tous ceux émanant des cinq sens, de l'ouïe, de la vue, de l'odorat, du toucher et du goût. Tout ce qui peut plaire à ces derniers est la source d'un bonheur illimité pour l'homme.&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison, donc, que, sur les sept chapitres d'origine, six concernaient la conduite de l'individu en société.&lt;br /&gt;
L'art secret de la sexualité et du ravissement corporel ne peut jamais être séparé des ravissements de l'âme. &lt;br /&gt;
Cet ouvrage a pour but de vous aider à percevoir tous les plaisirs du monde qui vous entoure, au cours de l'existence que vous menez sur cette planète si généreuse de richesses et de merveilles en tout genre.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après une version française du Kama Sutra, éditée chez &lt;em&gt;Le courrier du livre&lt;/em&gt;, que j'avais achetée dans un petit bazar très coloré du Rajasthan. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/24/le-bon-karma-par-emmanuel-tellier.html</guid> <title>&quot;Le bon Karma&quot; ( par Emmanuel Tellier)</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/24/le-bon-karma-par-emmanuel-tellier.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 05:40:00 +0200</pubDate> <description> Merci à ma bien chère Steffi de m'avoir fait lire cet article très intéressant, en effet loin des clichés habituels sur l'Inde, ou du moins qui précise certaines notions avec lesquelles l'Occident doit composer aujourd'hui...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je retranscris cet article d'Emmanuel Tellier (Télérama), ainsi que son interview de &lt;strong&gt;Pavan K. Varma&lt;/strong&gt; ci-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;LE BON KARMA&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L'Inde telle qu'elle va, telle qu'elle change, chroniquée et auscultée par un observateur parfois cruel, l'essayiste Pavan K. Varma. Non plus l'Inde des carnets de voyage, ou des films romantiques de Bollywood, mais bien l'énorme nation d'aujourd'hui, truffée de contradictions et de tensions souterraines, mais aussi gonflée d'une énergie de tous les diables. Dans les cercles politiques, Pavan K. Varma  (53 ans, diplomate de formation, actuellement directeur du Conseil indien des relations culturelles à New Delhi) s'est fait quelques ennemis en signant ce livre sans concession, plongée méthodique dans le ventre d'un sous-continent disséqué au scalpel - à grands renforts d'exemples précis, de chiffres qui font mouche et d'analyses tranchantes. Un travail passionnant, qui donne à découvrir une Inde étonnante et infiniment complexe, résolument à l'égard des clichés.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Dans l'avant-propos de votre essai, vous expliquez avoir voulu peindre un portrait de l'Inde aussi ressemblant et précis que possible. Est-ce vraiment réalisable à l'échelle du sous-continent?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Une chose est sûre, l'Inde est trop vaste et trop diverse pour qu'on puisse la caractériser de manière globalisante, avec des grilles de lecture classiques. Plus d'un milliard d'habitants, une trentaine d'Etats immenses, des centaines de langues et de dialectes, toutes les religions, et une hiérarchie sociale qui reste marquée par le système des castes: tout cela rend l'Inde unique et complexe. Même pour un Indien! C'est un pays d'autant plus compliqué à comprendre que la réalité y est à la fois transparente et opaque: un grand nombre de jeux sociaux y sont impossibles à capter pour un oeil non averti. Pour un étranger, la compréhension des choses est de surcroît parasitée par la persistance de mythes éculés, des clichés qui ont toujours cours en Occident mais pourraient se désamorcer en quelques secondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: quels sont ces clichés?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Notre prétendue douceur ou candeur. On dit les Indiens non violents parce que Gandhi a défait les Britanniques grâce à l'&lt;em&gt;ahimsa&lt;/em&gt; (non-violence), mais c'est faux. &lt;br /&gt;
La violence existe aujourd'hui comme hier, et les tensions sociales sont très fréquentes.&lt;br /&gt;
On nous dit spirituels parce que les religions jouent un rôle important dans notre quotidien - et ces croyances, c'est vrai, aident le peuple indien face à l'adversité -, mais là encore, il faut être prudent, faire de chaque Indien un être hautement spirituel serait un raccourci idiot.&lt;br /&gt;
Et puis, on nous dit non matérialistes, alors qu'en réalité la grande majorité des Indiens a soif de posséder. Comme partout dans le monde, avoir une télévision, une voiture, un téléphone portable, tout cela fait rêver. &lt;br /&gt;
Il suffit de s'intéresser aux dieux hindous pour comprendre que l'aisance matérielle, l'opulence sont des valeurs qui font rêver le peuple indien - bien avant le salut de l'âme! Les dieux hindous ne sont pas des ascètes, loin de là. Certains sont même franchement replets: les divinités les plus importantes Lakshmi et Ganesha sont respectivement déesse de la Renommée, de la Chance, de la Richesse et de la Prospérité, et lui - la divinité à tête d'éléphant -, le dieu de l'Abondance matérielle et du Succès dans le commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Pourquoi ces poncifs à propos de l'Inde &quot;spirituelle&quot;, non matérialiste, &quot;au-dessus du monde&quot;, ont-ils encore cours?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Peu à peu, l'Inde est devenue victime de la fabrication d'une image, véhiculée par les marchands de rêves, le tourisme, avec la complicité de certains cercles politiques qui ont joué de ces clichés pour asseoir leur pouvoir après l'indépendance (1947).&lt;br /&gt;
Se persuader qu'on vit dans un pays pacifique et spirituel, le répéter dans des discours officiels, cela pouvait rassurer... Mais cette distorsion de la réalité n'est plus acceptable. &lt;br /&gt;
Il est vital que se développe une plus juste appréciation de l'Inde et du peuple indien, car notre pays va devenir un acteur planétaire majeur. Mieux vaudra nous connaître, nous regarder tels que nous sommes (...)&lt;br /&gt;
Dans quelques années, l'Inde sera devenue le deuxième marché de consommation au monde, avec une classe moyenne d'un demi-milliard d'habitants, dotée d'un pouvoir d'achat et d'un appétit énormes. &lt;br /&gt;
Quant au rayonnement intellectuel, savez-vous que le nombre de diplômés indiens correspond à la population de la France, près de 60 millions de personnes? Nos diplômés vont voyager, travailler à l'étranger, mais aussi revenir en Inde, ou y rester car le destin national et le bien du pays comptent beaucoup pour ces nouvelles générations. L'Inde est sur le point de décoller, grâce aux jeunes générations et à la force pragmatique de son peuple. &lt;br /&gt;
Mais cela ne pourra se faire que si l'Inde ose se regarder en face et vaincre ses vieux démons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Lesquels, prioritairement?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; La place toujours trop grande de la corruption, un fléau terrible.&lt;br /&gt;
Vous savez, les Indiens se passionnent pour les questions de pouvoir et de politique.&lt;br /&gt;
C'est une excellente chose, car notre démocratie peut se vanter d'être très vivante, très participative.&lt;br /&gt;
Les Indiens, même dans les campagnes les plus reculées, aiment tout connaître des rouages, des alliances, savoir &quot;qui tient qui&quot;, et comment.&lt;br /&gt;
Ils votent en masse, et adorent se disputer sur des sujets de pouvoir - pour rire, on dit souvent que s'il n'y a que deux Indiens dans un même village, alors il y aura là deux partis politiques!&lt;br /&gt;
Mais du même coup, obsédés par ces jeux d'influence, nos concitoyens sont capables de rentrer dans des trafics divers pour être du côté des nantis, s'enrichir ou enrichir le puissant ou l'élu.&lt;br /&gt;
Or l'Inde est le premier producteur au monde de politiciens et d'élus: nous en avons un million!&lt;br /&gt;
Et des centaines de commissions, de bureaux régionaux, donc autant d'endroits où l'on trafique, où le clientélisme est la règle...&lt;br /&gt;
Il faut savoir que la tradition hindouiste ne donne pas de définition incontestée du bien et du mal, alors chacun se croit autorisé à s'arranger avec ça, au cas par cas. Les cas de corruption rendus publics provoquent l'indignation publique, mais, dans leur quotidien, les Indiens sont ambivalents au sujet de sa pratique. Une grande partie du désordre indien découle de ces arrangements avec la morale, de ces magouilles petites ou grandes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Vous expliquez que ce désordre permanent pourrait en partie disparaître si l'Inde continue à décoller économiquement et à se moderniser. Mais dans un si vaste pays, un destin commun est-il vraiment possible?&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; La modernité peut faire reculer la corruption, oui. Avez-vous pensé à l'impact de l'informatique? Il devient nettement plus compliqué de magouiller quand les ordinateurs sont là pour laisser des traces, par exemple.&lt;br /&gt;
Quant à la question du désir commun, oui, j'y crois, car l'histoire nous a unis et rendus plus forts.&lt;br /&gt;
Qu'est-ce que l'Inde au fond?&lt;br /&gt;
Une civilisation qui remonte à la nuit des temps, mais a dû supporter le joug du colonialisme, des siècles de domination étrangère. Vous savez, cette vie sous tutelle laisse forcément des traces psychologiques, même des dizaines d'années après l'indépendance. L'identité indienne a été très affectée par l'expérience du genou à terre.&lt;br /&gt;
Au cours du temps, le peuple avait intégré un grand nombre des clichés coloniaux le rabaissant, l'avilissant, et ce n'est sans doute que maintenant, avec les jeunes générations, que le travail de libération et de redéfinition identitaire est en train de s'opérer totalement.&lt;br /&gt;
Mais il faudra du temps, car l'histoire continue bien après les dates officielles, elle n'a rien de spontané...&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qu'un Indien au début du XXIème siècle?&lt;br /&gt;
Quels sont ses droits, ses forces, ses faiblesses?&lt;br /&gt;
Comment le libérer des séquelles du passé?&lt;br /&gt;
Ces questions sont cruciales et me passionnent.&lt;br /&gt;
Et il faut du courage à un peuple pour oser se les poser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Il y a deux ans, la sortie de votre livre en Inde a donné lieu à de vives controverses. On vous a reproché d'être trop critique avec le peuple indien, trop direct dans vos formules.&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Oui, alors que je suis aussi tout à fait positif et plein d'espoir sur un certain nombre de nos atouts et de nos valeurs... &lt;br /&gt;
Mais reprenons l'exemple de la non-violence: j'ai osé écrire que le choix de Gandhi de revendiquer l'ahimsa - un terme qui n'avait plus été employé depuis trois mille ans - était avant tout un grand acte de stratégie, et non pas une philosophie en soi.&lt;br /&gt;
Qui peut oser dire le contraire?&lt;br /&gt;
Nous n'avions pas d'armes pour lutter contre les Anglais, de toute façon! Gandhi était juste extrêmement malin!&lt;br /&gt;
Et pragmatique!&lt;br /&gt;
Mais le peuple indien n'est pas non violent, certainement pas, et tant pis pour l'image idyllique qu'on voudrait exporter ad vitam aeternam. Notre système de castes, qui perdure au plus profond de la société, même s'il est devenu moins visible et moins paralysant pour les basses castes, est l'un des systèmes mondiaux les plus injustes, rigides et violents qui soient.&lt;br /&gt;
L'égalitarisme n'est pas du tout inscrit dans les consciences, et ne dépasse pas le stade des discours politiques.&lt;br /&gt;
Et les violences conjugales peuvent être absolument terribles.&lt;br /&gt;
Or, si les statistiques sont un peu moins affolantes depuis quelque temps, ce n'est pas parce que les hommes ont soudain découvert qu'il était indigne de battre sa femme, mais parce que l'Inde évolue dans son ensemble, et que le progrès social porte ses fruits, de même que le niveau d'éducation des femmes, donc leur position sociale et politique.&lt;br /&gt;
L'homme, lui, reste le même, et sa violence est constante.&lt;br /&gt;
Alors, bien sûr, écrire sur de tels sujets attire quelques critiques...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: L'Inde semble en revanche épargnée par les violences entre communautés religieuses.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt;  A l'arrière des bus et des camions, les chauffeurs écrivent, en lettres colorées, &lt;em&gt;&quot;Vivre et laisser vivre&quot;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;
Voilà une idée partagée par tous: la coexistence pacifique -notamment entre hindous et musulmans - est partout la règle, et les rares montées de violence entre communautés sont toujours de coutre durée et très localisées.&lt;br /&gt;
Cela peut exploser un jour et redevenir calme le lendemain, parce que chacun a un travail à faire, une vie à mener. Et beaucoup d'hindous et de musulmans travaillent ensemble. &lt;br /&gt;
Il n'y aura pas de djihad en Inde...&lt;br /&gt;
Vous savez, le dernier vainqueur de &lt;em&gt;Pop idol&lt;/em&gt; à la télévision indienne était un musulman du Cachemire. Toute l'Inde a voté pour lui, neuf millions de votes par sms!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: Quelles sont les valeurs indiennes qui vous semblent les plus porteuses d'espoir?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Les Indiens ont un talent incroyable pour se débrouiller et retomber sur leurs pattes, quoiqu'il arrive. Un mauvais jour sera suivi d'un bon. Rien n'est jamais perdu, ni une situation donnée, ni une machine quand elle tombe en panne. Chaque problème a sa solution. N'importe quel outil peut être transformé en un autre, ou avoir trois fonctions. Partout, en Inde, on voit des roues de vélo transformées en antennes de télé - et pourquoi pas? &lt;br /&gt;
Cela peut vous sembler anecdotique, mais si j'ajoute que 60% des plastiques utilisés en Inde sont recyclés (contre seulement 10% en Chine), alors vous comprenez que notre pays, par son pragmatisme acquis au cours des décennies de pénurie, est un champion de l'efficacité et du recyclage, donc un pays qui économise les matières premières et produit plus intelligemment.&lt;br /&gt;
Même les familles riches recyclent les emballages cadeau, le papier alluminium. Nous connaissons la valeur des choses...&lt;br /&gt;
Sur le plan strictement humain, je voudrais pointer deux autres qualités du peuple indien: il garde toujours l'espoir - même l'habitant d'un bidonville espère que ses enfants réussiront un jour -, et il possède une faculté de résilience incroyable, causée par l'exposition incessante à l'adversité. Cela lui donne une volonté de survivre et une inventivité extraordinaires.&lt;br /&gt;
Les Indiens sont très travailleurs, très déterminés à trouver des solutions techniques, des systèmes performants, dans tous les domaines. Pour preuve, son succès dans l'informatique - et en particulier les logiciels - sont flagrants: 40% des 500 plus grandes entreprises informatiques de la planète travaillent étroitement avec l'Inde, et ce filon est devenu un peu l'équivalent du pétrole pour le monde arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Télérama: En même temps, ce pays reste celui au monde qui compte le plus d'analphabètes. On sent que ces paradoxes continuent de vous choquer.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pavan K. Varma:&lt;/strong&gt; Oui, mais l'Inde est ainsi, toute en paradoxes, entre modernité galopante et difficultés d'une lourdeur accablante.&lt;br /&gt;
La grande question est de savoir si par son essor économique, le pays pourra être aspiré vers le haut ou pas.&lt;br /&gt;
Vous savez, l'Inde est la plus grande démocratie du monde, mais sans un véritable tempérament démocratique: plus que l'égalité, ce qui excite l'Indien de la rue, c'est son destin et celui de sa famille, donc l'argent.&lt;br /&gt;
Et tant pis pour les autres.&lt;br /&gt;
Les valeurs d'abnégation, de partage et d'austérité prônées par Gandhi ont hélas été trahies depuis longtemps. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/prochainement-qu-y-a-t-il-sous-mon-sari-en-construction.html</guid> <title>Prochainement: qu'y a t-il sous mon sari?... (en construction)</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/prochainement-qu-y-a-t-il-sous-mon-sari-en-construction.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 07:15:00 +0200</pubDate> <description> ... &quot; Mon coeur, bien sûr!!&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Par Adrien GOMBEAUD (Match du Monde).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi mes liens: à propos de... l'Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Là où les autres costumes nationaux survivent au mieux comme habit de cérémonie, au pire comme panoplie folklorique, le sari indien est un vêtement traditionnel vivant au quotidien.&lt;br /&gt;
Pas une épingle, pas un Velcro, pas un bouton, pas un lacet, pas un Zip... et pourtant il tient.&lt;br /&gt;
Le sari est le plus ancien vêtement encore porté de nos jours. Il aura résisté à toutes les modes, à l'importation massive du jean, du sweat-shirt et autre street wear américain.&lt;br /&gt;
Il a changé de couleurs, changé de motifs mais le principe reste toujours aussi pur: une longue bande de tissu de 5,50 mètres, savamment enroulée autour du corps.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_blue_sari.jpg&quot; alt=&quot;medium_blue_sari.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Woman in a blue sari&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_outlets.jpg&quot; alt=&quot;medium_outlets.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extraordinaires créations de Abu Jani et Sandeep Khosla... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/ces-cineastes-qui-sortent-du-cadre.html</guid> <title>Ces cinéastes qui sortent du cadre!</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/ces-cineastes-qui-sortent-du-cadre.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 06:15:00 +0200</pubDate> <description> &quot;FINI LES ACTEURS GOMINES EN MOCASSINS BLANCS QUI ROUCOULENT AUPRES DE LEURS BRUNES!...&lt;br /&gt;
 Les cinesates sortent du cadre...&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_girl.jpg&quot; alt=&quot;medium_girl.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&quot;Girlfriend&quot;&lt;/strong&gt; offre un sujet sulfureux et créé un véritable coup de foudre au pays de Bollywood.&lt;br /&gt;
Réalisé par le talentueux Karan Razdan, le film (interprété par les superbes et provoquantes Amrita Arora et Isha Koppikar) montre deux femmes en train de ... s'embrasser!&lt;br /&gt;
Imaginez donc la fureur de nos Hindous qui n'apprécient déjà pas un baiser langoureux (même pas un p'tit, la plupart du temps!) entre un homme et une femme! Alors deux femmes ensemble!&lt;br /&gt;
C'est un véritable scandale et l'on essaye de faire interdire l'oeuvre.&lt;br /&gt;
Mais sans succès.&lt;br /&gt;
Comme quoi, le cinéma indien n'est plus ce qu'il était!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Olivier, d'après un article de Match du Monde.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_shahrukh_khan_veer_zaara_wallpaper_00.jpg&quot; alt=&quot;medium_shahrukh_khan_veer_zaara_wallpaper_00.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot; La réconciliation indo-pakistanaise n'est plus un rêve. Yash et Aditya Chopra en ont fait le coeur de leur dernier film, &lt;strong&gt;&quot;Veer-Zaara&quot;&lt;/strong&gt;. Grand vainqueur des &quot;oscars&quot; indiens le 11 juillet dernier, le film a remporté six récompenses. Shahrukh Kahn y interprète Veer, un militaire indien sikh aux oubliettes depuis vingt-deux ans dans cette prison pakistanaise. C'est une avocate - pakistanaise - qui le découvre et se bat pour le faire sortir. Son crime? Il a jadis été amoureux de Zaara, une Pakistanaise musulmane...&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Match du Monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_sholay1kx.jpg&quot; alt=&quot;medium_sholay1kx.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un western curry aux petits oignons! : &quot;Sholay&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paysan engage deux durs à cuire pour capturer un ignoble criminel, Gabbar Singh, et sa bande de malfaisants qui terrorisent la région. L'intrigue est mince et rebattue; le western curry vient de naître.&lt;br /&gt;
Nous sommes en 1975, le réalisateur Ramesh Sippy, grand fan de Sergio Leone, se permet de plagier plan par plan des scènes de &quot;Il était une fois dans l'Ouest&quot;.&lt;br /&gt;
Les scénaristes, Salim Khan et Javed Akthar, devenus depuis des véritables icônes de Bollywood, ont, eux, lorgné du côté des &quot;Sept mercenaires&quot; de John Sturges, lui-même le remake américain des &quot;Sept samouraïs&quot; du Japonais Kurosawa!&lt;br /&gt;
Un film culte, à comparer au statut du &quot;Père Noël est une ordure&quot; en France, et dont toutes les chansons et répliques sont connues par coeur. Des dizaines de millions d'Indiens s'effondrent de rire en entendant Jaidev dire à Veeru: &quot;Saala nautanki, ghadi ghadi drama karta hai&quot;, ce qui peut se traduire par : &quot;Tu ferais un super bon acteur, espèce d'enfoiré!&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.M, pour Match du Monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Sholay&quot;, de Ramesh Sippy, avec Amitabh Bachchan, Dharmendra et Sanjeev Kumar, Carlotta Films.&lt;br /&gt;
Sortie en DVD le 23 novembre 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_bhoot.jpg&quot; alt=&quot;medium_bhoot.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BOUH... LLYWOOD! (Par Adrien GOMBEAUD, pour Match du Monde).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Producteur-réalisateur majeur de l'industrie de Mumbaï, Ram Gopal Varma tente de s'affranchir des canons habituels de Bollywood pour explorer de nouveaux genres.&lt;br /&gt;
Avec &quot;BHOOT&quot;, il nous ouvre les portes de la maison hindi.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'entrée, une annonce met en garde les femmes enceintes et spectateurs cardiaques.&lt;br /&gt;
En Inde, &quot;Bhoot&quot; s'est bâti une réputation démoniaque depuis un cas de décès (non avéré à notre connaissance) lors d'une projection.&lt;br /&gt;
Cependant, pas une goutte de sang ne perle à l'écran et le film paraîtra bien innocent aux habitués de &quot;Ring&quot;. &lt;br /&gt;
Ram Gopal Varma compose néanmoins quelques jolies scènes oniriques, mais surtout il excelle à explorer les recoins d'une architecture menaçante tout en angles droits.&lt;br /&gt;
Précisons que le titre original, &quot;Bhoot&quot;, est un terme hindi qui veut dire &quot;Fantôme&quot;.&lt;br /&gt;
Une curiosité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Fantôme&quot; de Ram Gopal Varma. Carlotta films. Sorti en DVD le 8 novembre 2005. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/sublime-aishwarya-rai.html</guid> <title>Sublime Aishwarya Rai...</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/20/sublime-aishwarya-rai.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 02:20:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_C56541_Aishwarya-Rai-Posters.jpg&quot; alt=&quot;medium_C56541_Aishwarya-Rai-Posters.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BIOGRAPHIE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le physique avantageux d'Aishwarya Rai qui l'a introduite dans le monde de l'image, en lui permettant de décrocher le titre de Miss Monde en 1994 et un contrat avec Pepsi et L'Oréal, dont elle devient ambassadrice. L'industrie cinématographique de Bollywood ne tarde pas à la solliciter et en 1997 elle tourne 'Iruvar'. Sa prestation est bien reçue par la critique, à tel point qu'elle devient la favorite des plateaux bollywoodiens, remporte la meilleure paye, et voit sa photo à la une du Times. Elle est également la première actrice indienne à figurer au jury de Cannes, à la suite d'un concours inauguré en Inde par la société Filmfare et Org.Mag. Aishwarya Rai enchaîne ensuite les longs métrages jusqu'en 2003. Le succès du film 'Coup de foudre à Bollywood', de Gurinder Chadha, la propulse sur la scène internationale et au sommet des classements de FHM et autres magazines masculins. En 2005, elle joue dans 'Shabd' de Leena Yadav. On la retrouve en 2006 dans 'Provoked' de Jag Mundhra, 'Umrao Jaan' de JP Dutta et au Festival de Cannes 2006, ainsi qu'au 7e Festival Bollywood. Elle reçoit la même année son deuxième Filmfare Award (l'équivalent de nos Césars) pour le film 'Devdas', l'un des plus grands succès de Bollywood dans le monde. Elle sera bientôt à l'affiche dans 'Chaos', le prochain film de Coline Serreau, aux côtés de Meryl Streep. Cependant, l'actrice conserve ses valeurs traditionnelles, et sa pudeur est parfois une entrave pour jouer à Hollywood.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PHOTOS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vous avais promis, Messieurs qui aimez les Dames lol de penser à vous à un moment ou à un autre de mon blog... eh bien, voilà qui répare mon injustice !&lt;br /&gt;
Mais la Belle et divine Aishwarya, je le sais, séduit tout le monde, et non pas seulement par sa beauté, je n'oublie pas ce qu'une amie qui a eu la chance de la rencontrer un jour m'a dit, elle est bien au-delà d'une beauté physique merveilleuse, elle dégage une douceur, une sérénité et une bienveillance incroyables...&lt;br /&gt;
La Belle n'a donc pas fini de traverser les décennies et les passions... de coeur en coeur et de ciel en ciel...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_2045_802497505_112857_mkmf5v6eeq66z7z47qbug1pxagywim_aishwarya_rai_2_h152547_l_H150656_L.jpg&quot; alt=&quot;medium_2045_802497505_112857_mkmf5v6eeq66z7z47qbug1pxagywim_aishwarya_rai_2_h152547_l_H150656_L.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aishwarya au Festival de Cannes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_ashbikini.jpg&quot; alt=&quot;medium_ashbikini.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si sexy Aishwarya, en bikini...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_Celebrity-Image-Aishwarya-Rai-231101.jpg&quot; alt=&quot;medium_Celebrity-Image-Aishwarya-Rai-231101.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son sublime sourire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_vikram-phadnis-3.jpg&quot; alt=&quot;medium_vikram-phadnis-3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le beau Salman Khan...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_105410026_8f4c1986c0.jpg&quot; alt=&quot;medium_105410026_8f4c1986c0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Noir et blanc sur la Belle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_aishwarya_rai-03.jpg&quot; alt=&quot;medium_aishwarya_rai-03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si émouvante Aishwarya.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_aish2P.jpg&quot; alt=&quot;medium_aish2P.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son regard extraordinaire, tel un lagon de Goa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_bollyw6.jpg&quot; alt=&quot;medium_bollyw6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aishwarya dans Devdas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_humdil2.jpg&quot; alt=&quot;medium_humdil2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus sublime que jamais...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
INTERVIEW DANS MATCH DU MONDE &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&quot;Un jour, une petite fille dans un orphelinat m'a dit que la chaleur qui se dégageait de moi était encore plus forte que ma beauté. J'étais bouleversée.&quot; &lt;/strong&gt;(Aishwarya Rai).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Dany Jucaud:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17000 sites lui sont consacrés, des millions d'hommes s'endorment tous les soirs en rêvant d'elle. Pourtant, Aishwarya, fille d'un officier de la marine marchande et d'un écrivain, n'a pas quitté le nid familial.&lt;br /&gt;
&quot;Ce n'est pas parce que à 31 ans (Aishwarya est née en 1973), je vis chez mes parents que je ne suis pas indépendante. Je leur dois tout. Mon côté féminin, je le dois à ma mère. Très tôt, elle m'a inscrite aux cours de danse et m'a appris le langage du corps. Comme je suis toujours en voyage, c'est la seule façon de passer plus de temps avec eux.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pays du Kama-Sutra, en 25 films, Ash - c'est son surnom - n'a jamais embrassé un homme.&lt;br /&gt;
&quot; Ce serait un scandale. Ici, les gens ne sont pas très démonstratifs.&quot;&lt;br /&gt;
Image de L'Oréal, de Coca-Cola et des diamants De Beers, en femme d'affaires avisée, elle négocie elle-même ses contrats, et elle est, dit-on, une des femmes les plus riches du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Bandra, près de Mumbai (Bombay) - où toutes les stars de Bollywood sont installées -, l'odeur du curry se mélange à celle de la misère. Entre les rickshaws déglingués, à quelques minutes à peine des bidonvilles, Aishwarya, en Mercedes grise à vitres fumées, se rend tous les jours à son cours de yoga. Dès qu'elle pointe sa frimousse dehors, c'est l'hystérie. &lt;br /&gt;
Les femmes lui jettent leur bébé dans les bras et les hommes se prosternent à ses pieds.&lt;br /&gt;
Sur la plage de Juhu, où nous l'avons rencontrée, on boit des Coca chauds sur des tables en plastique. &lt;br /&gt;
&quot; Je refuse de vivre enfermée dans une tour d'ivoire. Ce que j'aime le plus dans mon pays, c'est son côté multiculturel.&quot;&lt;br /&gt;
Souvent approchée par les politiciens, prudente, Ash n'a pas encore décidé ce qu'elle voulait faire, et elle refuse de s'investir dans des combats religieux. &quot; Mais il n'est pas impossible que, dans un futur proche, je m'investisse beaucoup plus. Le fait d'être connue me force à être responsable.&quot;&lt;br /&gt;
En attendant, elle prête sa voix à une campagne contre la polio en priant pour qu'un jour la maladie soit éradiquée.&lt;br /&gt;
(...) &quot; J'entends souvent dire que je ne ressemble pas du tout à l'idée qu'ils ont de moi, mais je ne sais pas quelle est cette idée!&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Match du Monde.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Quelle idée fausse a t-on de l'Inde?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Aishwarya Rai.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les gens ont encore en tête une idée de l'Inde telle qu'elle était avant l'indépendance, en 1947. On aperçoit parfois encore un éléphant paré pour une cérémonie devant un temple, des vaches sacrées dans les rues de Mumbai, mais elles se font de plus en plus rares. Le pays des éléphants blancs, des charmeurs de serpents et des tigres, c'est de l'histoire ancienne.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;M.d.M.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui change le plus vite ici?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les femmes. Dans les grandes cités, elles redécouvrent leur identité, veulent être reconnues dans leur famille aussi bien que dans leur communauté professionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;M.d.M.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Que signifie être une femme indienne aujourd'hui?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Avoir des valeurs, de la dignité, être une femme forte.&lt;br /&gt;
Je revendique ma féminité. J'adore porter le sari. Il n'y a rien de plus féminin et de plus seyant.&lt;br /&gt;
J'en porte pour toutes les grandes occasions.&lt;br /&gt;
Mais quand on me demande si je suis féministe, je réponds que je suis avant tout une humaniste. &lt;br /&gt;
Le fait que je parle anglais et que j'aie la peau claire destabilise souvent les gens. Ils ont du mal à me prendre pour une Indienne. Mais plus je voyage à travers le monde, plus je me sens indienne.&lt;br /&gt;
Je suis née hindoue, je crois profondément en Dieu, je pratique ma religion, je vais au temple, j'aime les rituels. Je crois en la vérité, en l'honnêteté.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;M.d.M.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Comment les hommes traîtent-ils les femmes ici?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La société est dominée par les hommes. Tout dépend de la région et de la caste auxquelles vous appartenez. Il y a une grande différence entre des villes comme Bangalore, Cheng Mai, Mumbai et les campagnes.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;M.d.M.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Si vous aviez le pouvoir de changer quelque chose, que feriez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Je voudrais briser le système des castes qui hiérarchise la société hindoue. Contrairement à la France ou à l'Angleterre, il n'existe pas une seule culture indienne mais plusieurs. La culture et la mythologie font partie de notre enfance, nous sommes le résultat de ce mélange de religions et de cultures.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;M.d.M.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Quelles sont en Inde vos destinations favorites?&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A.R.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le Rajasthan, le sud du Kerala et Goa, un endroit touristique, mais merveilleux pour se relaxer.&lt;br /&gt;
Ce sont plusieurs pays dans le même pays.&lt;br /&gt;
Quant à moi, c'est Mumbai que je préfère. Mumbai reflète tous les aspects de l'Inde aujourd'hui. On y trouve à la fois le côté le plus traditionnel et le plus moderne. La plus grande richesse cohabite avec la plus grande misère, ce qui est l'essence même de notre culture.&lt;br /&gt;
C'est à Mumbai que se trouvent mes racines et mes amis.&lt;br /&gt;
Comme à New York, la ville est sans cesse en éveil, on y parle des dizaines de dialectes différents, mais tout le monde se comprend.&lt;br /&gt;
Pour nous, les Indiens, Mumbai sera toujours la cité des rêves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COUP DE FOUDRE A BOLLYWOOD: PHOTOS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_bp-ash2.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_bp-ash2.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rêveuse Aishwarya...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_affiche.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_affiche.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Danse &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_36133_1.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_36133_1.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Martin Henderson&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_ashbp.jpg&quot; alt=&quot;medium_ashbp.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sari&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_bride_and_prejudice_150.jpg&quot; alt=&quot;medium_bride_and_prejudice_150.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Messe basse entre soeurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_bap6.jpg&quot; alt=&quot;medium_bap6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Impayables Mr et Mrs Bakshi!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_Bride_and_Prejudice_Wallpaper_3_800.4.jpg&quot; alt=&quot;medium_Bride_and_Prejudice_Wallpaper_3_800.4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Impayable Mr Kholi!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne pouvais pas rester sur Mr Kholi, tout de même, aussi, juste pour le plaisir, une ptite dernière photo des soeurs Bakshi, toutes en couleurs et en grâces:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_f-bride.jpg&quot; alt=&quot;medium_f-bride.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/17/om-carnet-de-voyage-en-inde.html</guid> <title>Om (carnet de voyage en Inde)</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/17/om-carnet-de-voyage-en-inde.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 08:10:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://lonelydove.blogspirit.com/images/thumb_Olivier_Taj_Mahal_1.jpg&quot; alt=&quot;medium_Olivier_Taj_Mahal_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Mercredi 26 janvier 2005 – J1 – Paris. 1H50.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(…) « At night I pray&lt;br /&gt;
          That soon your face will fade away… &lt;br /&gt;
(Britney Spears - &quot;Everytime&quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis rentré. La maison est chaleureuse. Comme depuis le premier jour que je l’ai vue  et que j’ai craqué pour elle. Elle sent bon le chaud alors que dehors, il fait si froid… Je sors d’un bain à la vanille. Je me sens paumé. J’ai une sorte de nostalgie au fond de moi ; nostalgie mêlée d’angoisse… et de beaucoup d’autres choses que je n’ai pas envie d’expliciter ce soir, 'décortiquer' comme dirait Eric.&lt;br /&gt;
On est allés voir un film ce soir ; je l’ai trouvé à la fois poignant, mais aussi tourmenté et un peu déconcertant. Je ne sais pas trop s’il faut continuer de croire en des rêves ou en une intuition, ou bien les laisser derrière, en attendant de prochains signes, ma foi davantage porteurs d’avenir. D’avenir. Un mot que j’ai de nouveau de plus en plus de mal à comprendre, à me représenter.&lt;br /&gt;
Ca y est. J’ai trouvé il y a quelques jours la raison de la mort de Sybille dans la partie fictive de mon bouquin. (...)&lt;br /&gt;
(Je n’oublie pas que j’écris ceci au cas où l’avion se crasherait ou encore dans l’hypothèse où je ne rentrerais pas de mon voyage !…- j’écris ceci, comme à chaque fois que je pars quelque part, d’ailleurs).&lt;br /&gt;
Je pars en Inde tout à l’heure. &lt;br /&gt;
Après une assez longue nuit de sommeil, et encore quelques préparatifs.&lt;br /&gt;
Je dois avancer, coûte que coûte.&lt;br /&gt;
Je suis sans doute, dans le fond, complètement barré, et je me verrais bien voguer de mers inconnues et imprévisibles, en champs de coquelicots interminables et anonymes, mais peut-être y a t-il encore quelque part, quelque chose qui brûle…&lt;br /&gt;
Peut-être.&lt;br /&gt;
Je m’en vais le voir, le savoir.&lt;br /&gt;
J’ai envie d’un long repos en Inde, qui me ramènerait un peu vers moi-même.&lt;br /&gt;
J’ai beaucoup appréhendé ce voyage ces derniers jours.&lt;br /&gt;
Jusqu’à hier, j’ai cru que j’allais peut-être l’annuler jusqu’au dernier moment. Peut-être. &lt;br /&gt;
Je ne pense plus l’annuler.&lt;br /&gt;
Je fonce la tête en avant.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas vraiment pourquoi ?…&lt;br /&gt;
On verra demain, de toutes façons.&lt;br /&gt;
Dire que c’est le voyage dont j’ai rêvé une grande partie de ma vie.&lt;br /&gt;
En tout cas, depuis que je suis un petit peu 'éveillé', comme aurait dit Siddhartha, c’est le voyage qui me fascine le plus, qui me tente le plus.&lt;br /&gt;
Je me suis toujours dit que ça me changerait. &lt;br /&gt;
J’aurais voulu être prêt avant de le faire.&lt;br /&gt;
Celui-là, je l’ai rêvé, j’ai eu le temps de vraiment le rêver, sur toutes les langueurs, je l’ai attendu, prévu, renoncé, puis de nouveau espéré. &lt;br /&gt;
Un peu comme un long amant. &lt;br /&gt;
Je m’en vais l’attaquer de face, et je ne sais même plus vraiment pourquoi ?&lt;br /&gt;
Je sais que je dois y aller depuis toujours. C’est tout.&lt;br /&gt;
Mais y trouverai-je la réponse que j’ai tant cherchée ?&lt;br /&gt;
Il y a l’avant Inde, et puis l’après.&lt;br /&gt;
Mais s’il le faut, il n’y a pas d’avant et d’après, juste une succession de choses, qui peuvent souvent paraître des non-sens.&lt;br /&gt;
Qu’ai-je donc à toujours vouloir mettre du sens partout où je vais, dans chaque direction, au juste ??&lt;br /&gt;
Oh ! et puis j’y vais, et c’est tout.&lt;br /&gt;
J’ai toujours dit que j’irais, de toutes façons.&lt;br /&gt;
Je verrai bien. J’attends peut-être beaucoup de ce voyage. Je ne pense pas en ce moment, à une nouvelle révélation spirituelle, mais plutôt seulement à un retour durable et plus apaisé vers mon moi le plus profond. &lt;br /&gt;
Mais peut-être aussi n’attends-je rien du tout. &lt;br /&gt;
Ca me fait parfois un peu peur.&lt;br /&gt;
Mais ça passe.&lt;br /&gt;
Je verrai bien, donc.&lt;br /&gt;
Ce que je sais, c’est que les conditions pour y aller ne sont pas bonnes. &lt;br /&gt;
Mais après tout, qui sait si elles ne sont pas mieux ainsi ?…&lt;br /&gt;
Je vous aime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles de Gaulle 1 – 16H40.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’attends l’embarquement. Pas de commentaire. J’ai plutôt la mort dans l’âme pour l’instant…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
? – je ne sais pas l’heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca fait un peu plus d’une demi-heure que nous sommes partis (j’allais dire que nous roulons !). Ca commence à aller mieux. Je n’ai pas aimé le vol Paris/Munich. Nous avons eu beaucoup de retard.&lt;br /&gt;
Il y avait de la neige sur Munich, ce qui a engendré des problèmes de coordination, au niveau des arrivées.&lt;br /&gt;
Du coup, nous avons été obligés de longtemps tourner en rond dans le ciel ; c’était assez impressionnant. Je voyais la lune sur ma gauche, puis un quart d’heure plus tard, je la voyais de nouveau au même endroit, après avoir fait un tour complet dans le ciel…&lt;br /&gt;
J'ai failli rester sur Munich, tellement je n'ai pas aimé ce vol, et tellement aussi je ne sentais pas ce voyage en Inde, là, à ce jour.&lt;br /&gt;
Le départ depuis l’aéroport de Munich a été également pénible. Il a fallu dégivrer l’avion ; cela a occasionné beaucoup de bruits et d’odeurs désagréables. On a encore pris du retard. J’étais assez mal.&lt;br /&gt;
Je me suis demandé bel et bien si nous allions pouvoir nous envoler.&lt;br /&gt;
On a enfin pu décoller, mais le décollage a été assez turbulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A présent, j’écoute de la musique indienne ; c’est vraiment beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est incroyable comme cette musique provoque un écho merveilleux et presque mystique au fond de mon âme…&lt;br /&gt;
P.S : la bonne nouvelle, c’est que, contrairement à ce que me disait le guichetier de Lufthansa, le vol à destination de Delhi ne dure que sept heures, seulement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nord de Bucarest – 3H53 HL (heure locale, si je compte bien : 23H23 à Paris).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes au nord de Bucarest. Il nous reste un peu plus de 5000 km à faire, soit un peu moins de six heures de vol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4H25 HL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons de passer Bucarest. On se dirige droit sur la Mer de Marmara.* Le rêve commence de nouveau à s’animer en moi et… à s’habiller de quelque réalité, une pourpre brume qui s’élève peu à peu…&lt;br /&gt;
* Non, il s’agit bien sûr de la mer noire (lapsus révélateur, moi le grand amoureux de la Turquie, celui qui avait senti Istanbul dans ses entrailles, celui qui l'avait imaginée comme une ville de naissance, une ville antérieure, une ville fatidique. Plus belle encore en réalité que dans mes rêves...)!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Vendredi 28 janvier – J3 – Mandawa. 22H45.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’écrirai pas beaucoup ce soir, sans doute, tant je suis fatigué.&lt;br /&gt;
Il y a une foule de couleurs, de dépaysements, mais aussi de sentiments déconcertés en moi.&lt;br /&gt;
J’écris dans cette chambre incroyablement grande du Mandawa Castle, pas vraiment luxueuse, mais tout à fait typique comme on pourrait dire, même si ça ne dit pas exactement typique de quoi ; typique d’un certain mode de vie de l’Inde passée sans doute.&lt;br /&gt;
Je viens justement de gagner cette chambre. J'ai eu une inondation dans celle que l'on m'avait d'abord attribuée. Tant mieux du reste ; l’autre était beaucoup moins bien…&lt;br /&gt;
C’est un peu un tourbillon brumeux qui s’agite en mon esprit.&lt;br /&gt;
Il y a eu de drôles de moments cet après-midi à Mandawa.&lt;br /&gt;
Une profusion de couleurs, une agitation extrême, un trouble certain.&lt;br /&gt;
Le tout emmené par un village aux fresques sublimes, hélas détériorées par le temps, la poussière, la saleté, et sans doute un certain désintéressement du patrimoine, malheureusement (faut-il l’avouer ?)…&lt;br /&gt;
Détériorées. Très. Trop. Il faudrait absolument les conserver. Faute de moyens sans doute, faute de mobilisation aussi.&lt;br /&gt;
Mukesh ( ?) m’a troublé aussi. Il a ce sourire et cette grâce qui font que sa compagnie est agréable.&lt;br /&gt;
Je ne veux pas ressembler à un André Gide en écrivant ceci. Je ne suis pas troublé habituellement par les jeunes gens. Mais sa grâce à lui, est agréable, oserais-je dire exquise ?…&lt;br /&gt;
J’en étais presque jaloux lorsqu’il s’occupait d’autres touristes (j’allais écrire : terroristes !) que moi !&lt;br /&gt;
Il était intéressé.&lt;br /&gt;
Comme tous les autres.&lt;br /&gt;
Il attendait son billet. Il attendait que je rentre dans son magasin. Dans le magasin de ses amis.&lt;br /&gt;
Je n’aurais jamais eu envie qu’il se passe quelque chose entre nous, mais je dois avouer que sa façon de se tortiller et son regard (très prometteur) m’ont tendrement séduit. Il n’a que quinze ans ! Je suis terrifié. J’espérais dix-huit, mais craignais à vrai dire quatorze. C’est une maigre consolation !&lt;br /&gt;
Je ressens inextricablement une solitude de plus en plus affligeante, presque insupportable.&lt;br /&gt;
Une douce compagnie en viendrait, je le crains, en vient (même) à me suffire.&lt;br /&gt;
Je suis déjà comme un vieux garçon, qui se laisse séduire par le moindre sourire futile et fugace.&lt;br /&gt;
Mon Dieu, suis-je donc perdu ?&lt;br /&gt;
Pourtant cet élan de spiritualité qui m’anime depuis que je suis ici, me donne l’illusion de revivre.&lt;br /&gt;
En tout cas de vivre de nouveau quelque chose ; peut-être y a t-il une porte entrouverte, quelque part ?&lt;br /&gt;
Je ne sais.&lt;br /&gt;
Elle se refermera même peut-être aussi vite qu’elle m’a laissé entrevoir une petite lueur, bah ! qu’importe ! Quel monde et quelle vie !…&lt;br /&gt;
C’est comme toute cette pauvreté, certes sans doute résignée, parfois même presque maîtrisée semble t-il, mais face à laquelle je ne sais comment réagir.&lt;br /&gt;
Certains se bagarrent même entre eux, pour gagner quelques roupies.&lt;br /&gt;
C’est du déjà entendu des millions de fois, ce que j’écris là, mais maintenant c’est à mon tour de le vivre. Je le vis. Et je paye pour mon égoïsme, mon égocentrisme, mes doutes et mes malheurs, qui n’en sont parfois pas.&lt;br /&gt;
Est-ce pour autant que c’est bien ?&lt;br /&gt;
Au vu des réactions qui s’ensuivent parmi ces gens, et aux troubles qui convulsent mon âme, aux questions existentielles que je me pose, j’en doute.&lt;br /&gt;
Mais que faire ?…&lt;br /&gt;
Pourtant ce matin, sur le chemin, les sourires, derrière les vitres, semblaient gratuits, eux.&lt;br /&gt;
Je ne parlerai pas de la journée à Delhi, hier. &lt;br /&gt;
Je suis fatigué, et ai pourtant beaucoup écrit ce soir.&lt;br /&gt;
Mais sans doute, la journée d’aujourd’hui me renverse bien davantage encore que celle d’hier, pourtant déjà très ancrée dans le quotidien de ce milliard d’êtres aux regards noirs et souvent sympathiques, malgré tout, mais pour qui le sens de la vie n’est peut-être qu’une survie ou une existence errante, sans but précis, condamnée à suivre son cours, jour après jour.&lt;br /&gt;
On voyage, on voyage… &lt;br /&gt;
Mais eux voyageront-ils ? Ont-ils seulement un rêve ?&lt;br /&gt;
Les rêves, je peux me permettre d’en avoir ! &lt;br /&gt;
Mais en aurais-je eu là-bas ; que dis-je, ici ?…&lt;br /&gt;
J’ai bien peur que les rêves ne soient pour la plupart l’effervescence d’esprits gâtés, en tout cas déjà prédisposés à une chance, un caprice dont on ignore souvent le prix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.S : Dois-je pourtant rajouter que cette chambre, à la lumière de la bougie, au lit nettement surélevé, au grand ventilateur et où tout est concédé à l’Orient, me séduit insidieusement ?…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Samedi 29 Janvier – J4 –  Bikaner. 23H30.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De loin pour l’instant, la meilleure journée depuis le début du séjour. Tout d’abord mes bonnes relations avec les deux couples venant de l’Ariège se confirment. &lt;br /&gt;
Ce matin, on visite sur la route, splendide, du désert du Thar, un village aux très belles maisons à fresques.&lt;br /&gt;
On aborde ensuite de belles dunes de sable, même si ce n’est pas tout à fait le désert tel qu’on se l’imagine, essentiellement à cause des acacias, nombreux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c’est très beau.&lt;br /&gt;
Notre guide nous parle du 'Om', la parole qui ouvre la porte à l’univers tout entier, la porte d’un monde totalement spirituel et entier.&lt;br /&gt;
J’écoute ce soir une chaîne de musique locale. Je suis aux anges.&lt;br /&gt;
Nous nous dirigeons ensuite sur Bikaner, ville de 400 000 habitants (petite ville pour les Indiens!).&lt;br /&gt;
J’aime beaucoup cette ville, véritable musée à ciel ouvert.&lt;br /&gt;
Les scènes locales sont très dépaysantes.&lt;br /&gt;
Les dromadaires succèdent à d’autres dromadaires, sur les routes.&lt;br /&gt;
Les palais s’ornent de rouge.&lt;br /&gt;
Nous visitons d’abord des cénotaphes.&lt;br /&gt;
Moment émouvant.&lt;br /&gt;
On entre vraiment dans l’Inde rêvée, parée de mystère et de magie, une terre ornée de légendes et de féerie.&lt;br /&gt;
Puis, après le déjeuner, nous visitons le musée de la ville, un dédale de pièces toutes plus somptueuses les unes que les autres.&lt;br /&gt;
C’est vraiment un moment de bonheur intense ; c’est immense.&lt;br /&gt;
La vue, depuis les terrasses et de la chambre supérieure, bleue comme le ciel, est sublime.&lt;br /&gt;
Ce soir, découverte d’un spectacle de marionnettes improvisé puis d’un mariage indien au palace.&lt;br /&gt;
C’est beau, très beau même, même si je suis un peu triste de voir la mariée qui ne semble pas être joyeuse.&lt;br /&gt;
Elle n’a vu son mari que deux fois, tout au plus, et elle semble passer un moment douloureux et triste.&lt;br /&gt;
C’est émouvant.&lt;br /&gt;
Ca gâche un peu toutes ces couleurs, tout ce déballage de danses, de fêtes et de plats tous plus exquis les uns que les autres (on en goûte quelques uns avec mes amis, dont une délicieuse crêpe sucrée d’un délicat sucre liquide qui nous laisse sans voix.)&lt;br /&gt;
J’apprendrai plus tard qu’en fait, même si la mariée est heureuse, elle ne doit pas le montrer, car elle ne doit pas montrer à sa famille qu’elle est heureuse de partir de chez elle. &lt;br /&gt;
Autre culture, autres mœurs.&lt;br /&gt;
L’authenticité, quoiqu’il en soit, est là. Elle est bien là. Même si ce mariage, est un mariage assez chic, bien sûr. Et sans doute pas représentatif de tous les mariages qui se déroulent au Rajasthan.&lt;br /&gt;
Nous sommes plongés dans cette Inde incroyable, contrastée, mélangée, et pourtant presque toujours sympathique.&lt;br /&gt;
Les visages, même tristes, restent souvent souriants, en tout cas avenants, et beaucoup ne sont pas intéressés.&lt;br /&gt;
C’est rassurant.&lt;br /&gt;
(Mais c’est aussi ce que je dis en début de séjour !)&lt;br /&gt;
Ca n’en reste pas moins déroutant, parfois presque dérangeant.&lt;br /&gt;
On se pose des questions.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas à l’aise.&lt;br /&gt;
J’aimerais communiquer ma profonde sympathie pour ce pays étrange et épicé, mais je ne sais pas bien m’y prendre.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas non plus s’ils veulent bien de moi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Dimanche 30 Janvier – J5 – Jaïsalmer. 22H14.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très belle journée.&lt;br /&gt;
Alors qu’il neige à Nice, je ressens de nouveau des rêves pointus, au fur et à mesure que l’on s’approche du désert de sable.&lt;br /&gt;
L’intuition très 'coelhienne' d’avoir une clef au fond de moi revient au galop, dans mon cœur et mon âme.&lt;br /&gt;
Je ne sais encore ce qu’elle doit ouvrir.&lt;br /&gt;
Je me sens un peu alchimiste.&lt;br /&gt;
Dois-je moi aussi parcourir le monde, poursuivre mon seul et vrai rêve ?…&lt;br /&gt;
Mes envies de voyage long, à l’aventure, sans vraiment de but précis, ni de contrainte de temps, de ville en ville, au gré du vent, resurgissent de plus en plus nettement.&lt;br /&gt;
L’hôtel dans lequel nous nous trouvons est très sympa.&lt;br /&gt;
Je couche pour deux nuits, sous une tente.&lt;br /&gt;
L’ambiance est carrément dépaysante.&lt;br /&gt;
Une expérience vraiment agréable, magique. &lt;br /&gt;
Très beau coucher de soleil ce soir sur Jaïsalmer. &lt;br /&gt;
A midi, j’ai profité du soleil, allongé sur l’un des toits du fort de Pokharan.&lt;br /&gt;
La vue était authentique, superbe.&lt;br /&gt;
Beaucoup d’émotions et de spiritualité aussi.&lt;br /&gt;
Le désert décidément me hante, et accentue la sensibilité que j’ai en moi.&lt;br /&gt;
J’entends au loin des musiques indiennes.&lt;br /&gt;
C’est difficile d’exprimer combien ces musiques provoquent quelque chose de fort au fond de mon âme ; c’est à chaque fois pareil, une sensation à la fois délicieuse et un peu mélancolique.&lt;br /&gt;
C’est un peu comme lorsqu'une musique assez lancinante me touche, elle évoque en moi des paradis qui se confondent en déserts et en enfers. Les deux (les trois) ne font qu’un seul écho ; vivant, profond, langoureux. Les sons me disent que je suis un homme dont le cœur est vivant, éveillé, mais fragile, blessé, plein de rêves, de passion, de fougue, mais aussi de blessures, de mercurochrome.&lt;br /&gt;
J’essaye de lire de nouveau en mon cœur.&lt;br /&gt;
Que me dit-il ?&lt;br /&gt;
J’ai encore beaucoup de la blessure de G… en moi.&lt;br /&gt;
Je ne voudrais plus avoir à le nommer.&lt;br /&gt;
Mais il me faut accepter maintenant que ça prenne le temps qu’il faudra pour que son aiguille me fasse moins mal.&lt;br /&gt;
Ce soir, je plonge les pieds dans la délicieuse piscine de l’hôtel, perdu dans le désert de Jaïsalmer.&lt;br /&gt;
Oh ! ce n’est pas tout à fait le désert, ni tout à fait perdu ; mais il y a un parfum de sable ici, ainsi qu’une odeur de loin de tout, qui embrument tous les alentours et tous mes sens.&lt;br /&gt;
Ce soir, l’humeur est franchement bonne. On s’amuse bien avec mes amis de l’Ariège.&lt;br /&gt;
Je repère un garçon gracieux qui est serveur au restaurant de l’hôtel.&lt;br /&gt;
Je ne veux pas me prononcer. Mais au fur et à mesure que la soirée s’écoule, il me semble qu’il remarque mon sourire, qu’il s’aperçoit que je cherche ses regards, ses attentions. &lt;br /&gt;
A la fin du repas même, il me semble qu’il s’approche de moi et cherche mes regards.&lt;br /&gt;
Il me fait quelques politesses. Je ne sais si c’est comme pour tout le monde, ou si c’est plus particulier à moi. Il est vrai qu’il se montre très attentionné avec tous.&lt;br /&gt;
Mais je pense tout de même que vers la fin de la soirée, il s’aperçoit visiblement qu’il me séduit.&lt;br /&gt;
Il me regarde et me sourit assez longuement en nous raccompagnant à la porte. Et moi, comme un c…, malgré mon humeur badine, câline, voire même provocatrice en ce moment (depuis mon dernier séjour à Antibes, ma libido redevient enfin un peu plus prononcée - je dois oublier Greg !), je suis timide, et au dernier moment, je détourne la tête. Je n’ose pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas trop si je m’invente des sourires plus aigus, ou si je me fais un film.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas trop comment l’aborder et je ne sais pas si dans cet hôtel tellement connu de notre guide Raj, cela serait très discret et bienvenu.&lt;br /&gt;
Après tout, qu’importe !&lt;br /&gt;
Mon corps chauffe.&lt;br /&gt;
Suis-je vain d’espérer une nouvelle aventure, ici en Inde ?&lt;br /&gt;
Je voudrais plaire encore, c’est un fait.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas insensible à la beauté gracieuse de ces jolis garçons souriants et attentifs, c’en est un autre.&lt;br /&gt;
J’ai besoin de tendresse et d’affection, c’est indéniable. J’ai même peur d’en arriver bientôt à la quémander.&lt;br /&gt;
Je dois me ressaisir.&lt;br /&gt;
Quelque part, je suis déjà en train de me ressaisir, il me semble.&lt;br /&gt;
Je ressens de nouveau une envie pointue de vivre, de voler vers mes rêves, mon chemin.&lt;br /&gt;
Je dois aller de nouveau de plus en plus vers moi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Mardi 1er février – J7 – Jodhpur (Luni) . 19H30.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis très troublé.&lt;br /&gt;
Ce qui devait arriver est arrivé.&lt;br /&gt;
Je viens d’avoir une conversation très sensuelle avec un jeune homme qui travaille à l’hôtel où je me trouve.&lt;br /&gt;
Je suis perturbé. Profondément perturbé.&lt;br /&gt;
Je me sens partagé entre une envie d’être seul ce soir et profiter de l’élan de spiritualité que m’offre ce bouleversant pays depuis quelques jours déjà, et plus particulièrement depuis hier.&lt;br /&gt;
Je suis confus aussi, car Vijay, le fameux serveur du restaurant de Jaïsalmer, me plaisait beaucoup, et je l’ai encore dans la tête.&lt;br /&gt;
Hier soir, il est venu me prendre les mains dans un geste très sensuel.&lt;br /&gt;
Je ne puis être amoureux aussi rapidement, et pourtant j’ai encore tout plein d’images de Vijay en moi.&lt;br /&gt;
Ce jeune garçon qui m’avait séduit dès le premier soir de mon arrivée à Jaïsalmer, est marié et a un enfant ; ça m’a un peu décontenancé.&lt;br /&gt;
Nous avons tout de même bien sympathisé.&lt;br /&gt;
Un soir, j’ai discuté avec lui spiritualité et philosophie. C’était très agréable.&lt;br /&gt;
Hier soir, nous avons fait de nombreuses photographies.&lt;br /&gt;
Ce matin, il m’a offert un très joli stylo qui se porte accroché à la tenue typique des maharadjahs (les guerriers : deuxième caste hindoue). &lt;br /&gt;
J’ai été très touché.&lt;br /&gt;
Il y avait quelque chose en lui de très attirant. Je ne saurais dire exactement ce qui m’a envoûté. Je ne pense pas que ce soit sa beauté, qui n’a à vrai dire rien de très exceptionnel, mais son charme et sa légèreté me plaisent beaucoup.&lt;br /&gt;
Ce soir, j’écris d’ailleurs avec son stylo…J’y tiens déjà comme à la prunelle de mes yeux. &lt;br /&gt;
Je ne pense pas que nous nous reverrons un jour, et nous n’irons jamais plus loin. Il m’a donné son adresse. Mais c’est tout. Nous en sommes donc restés là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que ce soir, le verdict tombe : après plusieurs jours de désir grandissant, face à ces hommes d’une beauté tout à fait particulière, je suis devant cette étrange proposition. &lt;br /&gt;
Je l’avais bien remarqué déjà tout à l’heure, lorsque nous sommes arrivés.&lt;br /&gt;
Il me lançait des regards d’abord assez discrets et pudiques, mais peu à peu, il s’est enhardi et ses gestes et son regard noir sont devenus de plus en plus sensuels, incisifs et clairs.&lt;br /&gt;
Cette proposition me met devant trop de choses, trop de questions, trop de blessures, trop de doutes, trop de moi.&lt;br /&gt;
Une aventure pourtant, pourrait me donner un certain apaisement.&lt;br /&gt;
Mais je dois partir demain déjà.&lt;br /&gt;
Que m’apporterait une nouvelle aventure, vouée très certainement à un échec ?&lt;br /&gt;
Est-il aussi de ce genre qu’ont quelquefois les Tunisiens que j’ai connus, à vouloir flirter avec des Français, métaphore d’un Eldorado possible ?&lt;br /&gt;
S’il connaît aussi bien Raj que Vijay, pour qui vais-je passer ? quel âge peut-il avoir ? en d’autres cultures, vais-je donc passer pour un français exhibitionniste et corrompu ?&lt;br /&gt;
A quoi bon, tout ça ?&lt;br /&gt;
Pourtant j’ai le désir qui monte.&lt;br /&gt;
Je sens ma queue se gonfler d’un désir trop longtemps contenu et retenu, irrésistible envie d’évacuer un trop plein de liqueur bleuâtre, comme je disais dans &quot; le chat &quot;.&lt;br /&gt;
Et cet homme qui me tente, qui me tente…&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce qui va se passer ce soir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
22H40.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etrange soirée.&lt;br /&gt;
Je prends un bref repas au restaurant.&lt;br /&gt;
Temps passé à échanger des regards lascifs avec deux ou trois serveurs.&lt;br /&gt;
Ambiance brumeuse. &lt;br /&gt;
L’Inde est décidément surprenante, contrastée, mélangée, brumeuse.&lt;br /&gt;
Le garçon est revenu ce soir.&lt;br /&gt;
Avant que j’aille au restaurant, il était venu m’attendre devant la porte de ma chambre et avait de nouveau tenté quelques gestes d’une toxicité et d’une douceur presque indécentes.&lt;br /&gt;
Puis il est revenu, semble t-il à l’heure qu’il m’avait indiquée, lorsqu’il était venu dans la salle de bains, sous prétexte de me montrer comment fonctionnait l’ eau chaude - et sous prétexte de me demander si j’étais marié, si j’avais une petite amie, si j’avais un petit ami.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
22H00.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi, je n’étais pas là.&lt;br /&gt;
J’étais avec mes amis qui achetaient des écharpes. Je leur servais de traducteur, auprès du vendeur, qui du coup, me foutait une paix royale avec ses tissus et ses roupies.&lt;br /&gt;
Comme d’habitude avec eux, je passai un bon moment, sympathique et amusant.&lt;br /&gt;
Le garçon est revenu quelques minutes après mon retour à la chambre, entre parenthèse toujours aussi spacieuse, traditionnelle et charmante qu’à l’accoutumée, depuis le début de ce séjour.&lt;br /&gt;
Il m’a à peine laissé le temps dans la salle de bains, de me dire 'vais-je ou pas ouvrir la porte lorsqu’il reviendra ? vais-je coucher avec lui ? vais-je avoir du désir ce soir ?'&lt;br /&gt;
Nous avons échangé quelques baisers, dans la pénombre de ma bougie.&lt;br /&gt;
Il est entré.&lt;br /&gt;
Il a prétexté une nouvelle fois que l’eau chaude ne marchait pas bien et qu’il venait voir si je m’en sortais, seul dans ma salle de bains.&lt;br /&gt;
Puis il m’a allongé sur le lit.&lt;br /&gt;
Il s’est couché sur moi.&lt;br /&gt;
On a donc échangé ces quelques baisers.&lt;br /&gt;
J’étais au comble du désir. Un désir flou, peureux, mais extrême. J’avais l’impression d’avoir quinze ans.&lt;br /&gt;
Puis il est reparti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a bredouillé quelque chose.&lt;br /&gt;
Il a bredouillé qu’il n’avait que cinq minutes pour réparer l’eau chaude !&lt;br /&gt;
Je commence à comprendre.&lt;br /&gt;
Il avait dû s’arranger pour s’éclipser quelques instants, prétextant un problème de robinet.&lt;br /&gt;
Je ne vais pas épiloguer sur cette histoire ; de toutes façons, je repars demain matin. &lt;br /&gt;
Toujours est-il qu’il m’a fait monter le désir encore d’ un large cran et je ne sais si je vais le contenir encore longtemps dans ce pays bizarre et épicé.&lt;br /&gt;
(Plus tard, le lendemain, je recroiserai le garçon, qui fera mine de ne pas me regarder. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas si ce garçon n’assume pas sa sexualité, ou si au contraire je n’ai pas été aussi entreprenant qu’il l’aurait voulu - toujours est-il que sur le coup, ça n’arrange rien à la confiance en moi, qui décidément en ce moment n’est pas à son meilleur niveau ! -&lt;br /&gt;
Mais qu’importe dans le fond, sans doute…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jaïsalmer hier. Splendide. Féerique. Comme disent les guides, un véritable musée à ciel ouvert. Encore un. Je suis un peu déboussolé, chamboulé, à force de regarder de partout.&lt;br /&gt;
Il faut lever les yeux au ciel, pour admirer le travail de cette architecture sublime et toute en dentelles, baisser les yeux pour ne pas marcher dans une bouse de vache. Il faut tourner la tête, pour ne pas se faire renverser par une moto bruyante, une voiture qui klaxonne sans cesse, ou encore un 'touc-touc' comme ils disent ici (sorte de taxi assez folklorique, dois-je dire)!&lt;br /&gt;
Il faut la tourner sans cesse aussi pour répondre non à des hordes de gosses qui mendient et qui arrivent par vagues, on ne sait d’où à vrai dire, et qui arrivent plus nombreux encore à mesure que l’on a le malheur de commencer à fouiller dans ses poches.&lt;br /&gt;
Un grand vertige me prend.&lt;br /&gt;
C’est étourdissant.&lt;br /&gt;
L’Inde rêvée, mais aussi l’Inde tellement crainte, est là à mes pieds et à mes yeux, à mes mains et à mes narines.&lt;br /&gt;
L’Inde est là et elle reste insaisissable, presque irréelle ; irréelle autant qu’elle subsiste, là, sublime, rayonnante, défaite et malmenée, capricieuse et merveilleuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après-midi grandiose aussi.&lt;br /&gt;
Je crois que pour l’instant, ce lundi est de loin la plus belle journée depuis le début de ce voyage…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
0H20.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’arrive pas à dormir.&lt;br /&gt;
Je me sens troublé.&lt;br /&gt;
De toutes façons, je n’ai pas le choix.&lt;br /&gt;
Je n’aime souvent que les voyages qui perturbent.&lt;br /&gt;
Je suis pourtant très fatigué, mais je n’ai pas envie de dormir.&lt;br /&gt;
Si je m’écoutais, je sortirais dans le jardin. &lt;br /&gt;
L’Inde est un poison qui s’insère dans nos veines. C’est une drogue. C’est un peu comme l’opium que j’ai goûté tout à l’heure. Quelquefois il me prend l’envie de rester ici quelques jours de plus. J’aimerais tant voir le nord du pays. Les confins de l’Himalaya. J’aimerais tant voir le Népal. J’aimerais tant voir Bénarès. Et Calcutta. Et le sud.&lt;br /&gt;
Je crois que je n’ai plus peur de sortir seul dans cet étonnant pays.&lt;br /&gt;
Au début, je crois que je craignais un peu ne pas savoir dire non aux mendiants. Etre trop touché par ces images au quotidien ; images qui déroutent un occidental (finalement !) comme moi.&lt;br /&gt;
Et puis qu’importe ce qui doit advenir !&lt;br /&gt;
Je suis prêt, je crois, à assumer mon destin.&lt;br /&gt;
Je pourrais choisir aujourd’hui de rester là, et advienne ce qu’il adviendra.&lt;br /&gt;
Je pourrais choisir notre guide d’hier (un guide local qui a accompagné Raj lors de la visite de Jaïsalmer - ça marche un peu comme chez nous -, lorsqu’un guide se rend dans certaines villes hors de la région où il est guide, il a besoin d’être accompagné par un guide local), pour m’emmener faire des excursions.&lt;br /&gt;
Il était très sympathique, du reste.&lt;br /&gt;
J’ai aussi encore le visage de Vijay qui me poursuit.&lt;br /&gt;
Il me semble que j’oublie un peu de la vie en France, ici.&lt;br /&gt;
Il doit y avoir quelque chose d’indien en moi ; ce n’est pas possible autrement.&lt;br /&gt;
En tout cas, à force de le dire et de le ressentir (comme une empreinte venimeuse et  lancinante à la fois, et  qui creuse les veines, les tord, les exacerbe, les exagère), je dois bien avoir quelque chose de profondément oriental en moi.&lt;br /&gt;
Quelque chose me fascine et m’agite, tout à la fois.&lt;br /&gt;
C’est toujours difficile à expliciter, exactement.&lt;br /&gt;
Je voudrais en savoir plus…&lt;br /&gt;
Je voudrais trouver la suite de mon chemin…&lt;br /&gt;
Je voudrais ne pas en savoir plus, forcément, et suivre ces étoiles, d’un cœur simple et volontaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Vendredi 4 Février – J10 – Jaïpur. 23H20.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Juste quelques mots ce soir (c’est ce que je dis à chaque fois, mais à chaque fois, j’écris et j’écris, je prolonge, et pourtant je ne finis jamais d’écrire tout ce que je voudrais écrire !)...&lt;br /&gt;
Pour la première fois, depuis le début du séjour, je me sens depuis hier, d’une humeur plus triste et plus complexe.&lt;br /&gt;
Je suis même par moments, un peu las.&lt;br /&gt;
Il y a la fatigue, tout d’abord.&lt;br /&gt;
Et puis, la nuit dernière, à Pushkar, a été difficile.&lt;br /&gt;
Les chants religieux ont duré toute la nuit. J’en aurai un bon souvenir sans doute d’ici quelques temps, et je dois dire que je les aime bien en général, ces chants religieux. Mais ce fut vraiment pénible.&lt;br /&gt;
Mais où trouvent-ils cette force de chanter à tue-tête et de prier toute la nuit, alors que le jour, tout s’agite, tout grouille, tout foisonne ?&lt;br /&gt;
Les haut-parleurs étaient très puissants et j’ai cru devenir fou.&lt;br /&gt;
Ce matin, j’ai décidé de rester à l’hôtel. J’ai essayé de me reposer un peu. J’hésitais à aller dans Pushkar, mais le début d’un mal au ventre assez prononcé, m’incite plus encore à rester dans ma chambre.&lt;br /&gt;
Je ne vois pas la ville de Pushkar.&lt;br /&gt;
Plus tard, je m’en voudrai beaucoup.&lt;br /&gt;
Il paraît que les cérémonies religieuses devant le Lac Sacré étaient très intéressantes et émouvantes.&lt;br /&gt;
C’est l’Inde plus spirituelle, l’Inde profonde, l’Inde telle que j’aurais aimé la creuser, la fouiller…&lt;br /&gt;
Il faudra décidément que je revienne ! je me console ainsi. Même si ce n’est pas vraiment une consolation.&lt;br /&gt;
La route de cet après-midi fut très longue. Même si, heureusement, elle fut moins longue qu’hier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée à Jaïpur, tant rêvée, est presque décevante.&lt;br /&gt;
Ce n’est pas que ce soit décevant en fait, mais c’est surtout très bruyant.&lt;br /&gt;
En retranscrivant ce carnet de voyage, je me rends compte à quel point cette remarque est stupide.&lt;br /&gt;
On ne vient pas en Inde si on ne veut pas entendre de bruit.&lt;br /&gt;
Du bruit, il y en a partout. Et même quand il y en a moins, ou peu ; il y a le bruit de notre âme qui trépigne.&lt;br /&gt;
Mais à vrai dire, j’espérais des moments de calme, des moments de sérénité, des moments de repli sur soi ; des moments qui en fait, n’existent pas, ou peu.&lt;br /&gt;
Et puis dans ces circonstances, on a pas tellement le temps de se pencher sur soi ! c’est un luxe décidément plus occidental qu’oriental je me dis, avec le recul. Les orientalistes ont donné cette image de l’Orient lascif et envoûtant, qui aime à se complaire en de nombreuses fresques romantiques, mais les Orientaux qui ont faim, qui ont soif, qui mordent la poussière, ont-ils toujours ce loisir, ce désir, ce privilège ?&lt;br /&gt;
Je ne sais pas.&lt;br /&gt;
J’ai vu des gens pauvres et miséreux se réfugier dans une intériorité qui fait presque envie.&lt;br /&gt;
Mais ces Indiens, la plupart de ces Indiens que je croise partout, se plongent-ils vraiment dans une intériorité, du moins en leur cœur, comme j’aime à dire ? je me trompe peut-être. L’hindouisme n’est pas le bouddhisme.&lt;br /&gt;
Même l’hindouisme est souvent bruyant. Même pour les yeux.&lt;br /&gt;
Je venais en quête d’une certaine spiritualité et finalement, tout me ramène à un certain matérialisme et à des problèmes quotidiens, des problèmes d’ailleurs souvent très urgents.&lt;br /&gt;
Etrange bête que l’homme !&lt;br /&gt;
Il nous manque toujours quelque chose.&lt;br /&gt;
Comme l’on dit, il n’y a pas beaucoup de suicides dans les pays les plus démunis.&lt;br /&gt;
Je n’aime pas mon ton. Je ne sais pas si je parviens à exprimer ce que je puis ressentir. Un malaise gagne de nombreuses personnes. Pour des raisons toutes différentes, mais il y a toujours une raison. On en vient à culpabiliser. A culpabiliser d’être ici. A culpabiliser d’avoir envie de se foutre en l’air certains soirs. Et pourtant est-ce de la fiction ? N’a t-on pas mal, le soir parfois, lorsque la chandelle se meurt ? Qu’est-ce que c’est que cette hypocrisie ? Oui, on dit qu’on est pas bien malheureux à côté d’eux, à côté de tous ces braves gens ; mais est-ce en pensant à eux, que subitement, un sourire va venir crever nos lèvres, creuser nos joues ?&lt;br /&gt;
N’a t-on pas le droit de rêver ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me dis, comme d’autres, que le tourisme est important pour tous ces gens.&lt;br /&gt;
Il y a des scènes choquantes.&lt;br /&gt;
Une petite fille délabrée court après le bus, dans l’espoir d’obtenir un peu de shampoing ; elle en donnerait sa vie.&lt;br /&gt;
Le pire, c’est qu’on ne peut même pas le lui donner. Si l’on ouvrait les vitres pour lui en donner, elle pourrait se faire écraser. Ecraser. Des gens sont couchés par terre comme des bêtes. Mais parmi eux, que dire ? que penser ? il y en a qui attendent le bus, paraît-il. C’est comme ça même, que certains attendent le bus.&lt;br /&gt;
Peut-on dire quoique ce soit ? On perd ses repères. On ne peut pas avoir de jugement.&lt;br /&gt;
Et toute cette saleté pourtant choque, dégoûte, perturbe.&lt;br /&gt;
C’est affreux.&lt;br /&gt;
J’ai un coup au cœur à un moment donné. &lt;br /&gt;
Coup au cœur qui subsiste un long moment en moi.&lt;br /&gt;
Et pourtant est-ce assez long ?&lt;br /&gt;
Mais que faire ?&lt;br /&gt;
Culpabiliser ?&lt;br /&gt;
Ne pas culpabiliser ?&lt;br /&gt;
Quel égoïste que je suis en fait !&lt;br /&gt;
Je viens ici en quête d’un bonheur idéalisé, et eux pensent parfois seulement à survivre. Et quand ils ne pensent pas à survivre, ils n’imaginent même pas les bonheurs de l’occident. Ils n’imaginent pas du tout ce que c’est. Ils se font une idée très matérielle (justement c’est ce qu’on lui reproche maintenant !) de l’occident, ou bien encore une idée floue, imprécise, rêvée. Rêvée, comme est rêvée sans doute notre image de l’orient.&lt;br /&gt;
Les vapeurs de l’orient, c’est beau, mais c’est réducteur, en fin de compte.&lt;br /&gt;
Et pourtant, que serais-je sans les vapeurs de l’Orient ?&lt;br /&gt;
Existe t-il un pays parfait, dans son cœur, où il fait bon se blottir ? Existe t-il un pays parfait, au fond de son cœur, où l’on ne culpabilise pas d’être un peu mieux parfois, qu’ailleurs ; un peu mieux parfois que dehors, un peu mieux parfois que les autres gens ne le sont si souvent?&lt;br /&gt;
C’est vraiment difficile.&lt;br /&gt;
Tous ces contrastes sans cesse, aussi sont difficiles.&lt;br /&gt;
Tous ces jeunes qui viennent pratiquement harceler les touristes occidentaux pour leur vendre des objets futiles à prix aussi chers (parfois même plus encore) qu’en occident, en deviennent arrogants, parfois agressifs. Parfois ils finissent par insupporter.&lt;br /&gt;
J’ai presque la fièvre.&lt;br /&gt;
La fièvre de tous ces malaises. Je comprends, je ressens leur malaise. Mais je comprends aussi celui du touriste. Qu’a t-il fait au bon dieu pour être né dans un pays où il peut se permettre, parfois, de voyager ? qu’a t-il fait au bon dieu pour ne pas toujours avoir envie d’acheter une marionnette qui ne lui plaira plus dans cinq jours, cinquante fois dans la même journée, juste parce que les cinquante visages sont plus douloureux les uns que les autres. Et aussi parce qu’ils savent les rendre par moments, seulement par moments, plus douloureux encore. &lt;br /&gt;
Mais ce n’est pas tout.&lt;br /&gt;
La douleur, elle existe. Elle est insoutenable, lorsqu’elle est là, lorsqu’elle n’est pas accentuée volontairement, mais on ne sait jamais quand elle est là, vraiment. Et c’est la même chose partout, au final. &lt;br /&gt;
Alors comment vivre ? que faire ? que dire ?&lt;br /&gt;
Parfois je me sens vain.&lt;br /&gt;
L’hôtel à Jaïpur est d’une beauté et d’ une taille exubérantes, je dirais presque scandaleuses.&lt;br /&gt;
En face, il y a des gens qui sont couchés dans des merdes de vache sacrée. &lt;br /&gt;
Je ne sais vraiment plus quoi penser.&lt;br /&gt;
La vie rationnelle, je n’y ai jamais vraiment cru. La vie est une folie. Parfois c’est ce que j’en viens à me dire. Certes, la raison est là pour essayer d’apporter une note rationnelle, justement, à tout ça, à tout ce déballage de saugrenu et de bizarre, mais au fond, que peut la raison ?&lt;br /&gt;
N’est-elle pas un autre leurre, un autre attentat ?&lt;br /&gt;
Et pourtant il nous faut bien, dans notre condition et nos contradictions, trouver une ligne de vie, qu’elle soit stricte, calculée, laissée allée à l’abandon, comique, cynique, anarchique ou seulement pulmonaire.&lt;br /&gt;
Des larmes me montent aux yeux.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce qui est bien, et ce qui n’est pas bien.&lt;br /&gt;
Rester chez soi n’est pas non plus une solution.&lt;br /&gt;
Les gens ici, comptent sur le tourisme, malgré tout.&lt;br /&gt;
Quant à sacrifier sa vie pour celles des autres, je ne suis pas Mère Thérésa. Malheureusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’aimerais sincèrement.&lt;br /&gt;
Mais je n’ai pas, à ce jour, cette grandeur d’âme.&lt;br /&gt;
J’espère faire un petit peu pour les autres.&lt;br /&gt;
Mais il est vrai qu’aujourd’hui, le but de ma vie est de la réussir, dans le sens où j’aspire à être heureux et j’aimerais que les gens que j’aime le soient aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, j’aimerais de manière utopique, que tout le monde le soit.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas prêt à sacrifier ma vie pour les autres.&lt;br /&gt;
Soupir.&lt;br /&gt;
Je craignais que l’Inde me bouleverse.&lt;br /&gt;
C’est fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour changer de sujet (il est temps !), j’ai fait ce soir une agréable balade en cyclo-pousse.&lt;br /&gt;
C’est encore une fois très bruyant, ça grouille dans tous les sens, mais quelle expérience que celle-ci !&lt;br /&gt;
Beaucoup de gens semblent contents de nous voir évoluer avec nos engins. &lt;br /&gt;
Je vois aussi de beaux garçons, aux sourires charmants, qui nous regardent passer.&lt;br /&gt;
Certains même, me semblent par moments et par endroits, un peu coquins.&lt;br /&gt;
Je n’oublierai pas ces deux jeunes gens tendrement enlacés qui me sourient magnifiquement lorsque je passe devant eux.&lt;br /&gt;
L’un d’eux a même un regard résolument entendu, il me semble, en tout cas il a un regard, même s’il est en présence de celui que je dirais son petit ami, presque princier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Inde me perturbe beaucoup.&lt;br /&gt;
Je suis déçu d’un certain manque de spiritualité que j’éprouve ici, par rapport à ce dont je rêvais et ce que j’avais espéré.&lt;br /&gt;
Il faudrait y rester plus longtemps, sans doute, se chercher plus profondément…&lt;br /&gt;
Il faudrait s’imprégner davantage de cette Inde bizarre, un peu folle, qui malgré tout, me colle à la peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les joueurs de cithare ce soir, me fascinent. Les saveurs elles aussi, sont exquises.&lt;br /&gt;
Le poison fait son effet.&lt;br /&gt;
Il y a une étrange et voluptueuse passion qui continue à grandir en moi pour ce pays. Il y a une sorte de dégoût et d’incompréhension aussi. Il n’y a pas grand chose de rationnel ici. On ne peut pas dire : &quot; c’est &quot; ou &quot; c’est pas &quot;, &quot; j’aime &quot; ou &quot; je n’aime pas &quot;… les émotions se mélangent, elles sont parfois contradictoires. Souvent même. Elles promettent beaucoup et heurtent aussi brutalement.&lt;br /&gt;
C’est une sacrée claque.&lt;br /&gt;
C’est à la fois le plus beau voyage de ma vie, et le plus difficile.&lt;br /&gt;
Et ce n’est qu’une ébauche, je pense…&lt;br /&gt;
Inde, ô Inde tant rêvée, que ferai-je de ton souvenir ?…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Samedi 5 Février – J11 – Jaïpur. 22H30.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis un peu las ce soir.&lt;br /&gt;
Pas de place pour la spiritualité.&lt;br /&gt;
Des gens qui ne cessent de vous harceler pour vous vendre quelque chose.&lt;br /&gt;
J’y échappe heureusement quelquefois, mais rien que d’entendre ce tapage et d’assister à ce spectacle, c’est éprouvant.&lt;br /&gt;
Pas de possibilité de rencontrer vraiment des garçons.&lt;br /&gt;
Une fatigue croissante.&lt;br /&gt;
Des questions existentielles.&lt;br /&gt;
Greg qui resurgit depuis deux jours.&lt;br /&gt;
Une certaine peur d’affronter ce monde étrange tout seul.&lt;br /&gt;
Tout cela fait que je suis un peu déçu ce soir : je n’ai pas trouvé ici, pour le moment, la  clef que j’espérais trouver, que je cherchais, que je ressens souvent au fond de moi, toute enfouie.&lt;br /&gt;
Peut-être est-elle toute simple, peut-être est-elle là, à ma portée, je suis passé devant à la voir cent fois sans la regarder vraiment…&lt;br /&gt;
Toujours est-il que…&lt;br /&gt;
Que…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raj me fait cadeau d’un foulard ce soir.&lt;br /&gt;
Ca me fait très plaisir !&lt;br /&gt;
J’espère qu’il n’a pas peur des réactions que je pourrais avoir en tant que guide ! exemple, lorsque je me suis laissé aller à acheter cette miniature dont le bleu et l’or me plaisaient tant (quand je l’ai vue, j’ai su que j’étais cuit lol !) et que j’ai aperçue dans un magasin dix fois moins chère le lendemain.&lt;br /&gt;
Certes, ce n’est pas la même qualité, mais suis-je malhonnête de dire que je l’aurais sûrement achetée, à dix fois moins chère, tant pis pour la qualité ! &lt;br /&gt;
Ce n’est pas habituel en voyage, mais j’ai hâte d’être à mardi.  &lt;br /&gt;
Eric ne m’a pas écrit ces derniers jours. Je suis triste. Sans doute n’a t-il pas travaillé jeudi et vendredi. J’espère qu’il n’aura pas trouvé mon dernier mail (celui où je lui parle de l’opium) étrange.&lt;br /&gt;
Je me souviens d’un délicieux lassi qu’on a bu hier soir au café embrumé de musique délicate et de fumées, avec Nelly.&lt;br /&gt;
J’ai des flashes. &lt;br /&gt;
J’ai des flashes sur ce séjour déconcertant (j’emploierai beaucoup ce mot en rentrant, afin de qualifier le voyage).&lt;br /&gt;
C’est sans doute, quelque part, un bon signe pour l’à-venir…&lt;br /&gt;
Je vais de ce pas aller me coucher…&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, par rapport au texte d’hier, j’ajouterais inlassablement :&lt;br /&gt;
&quot; je dois poursuivre mon chemin &quot;…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Dimanche 6 Février – J12 – Agra. 22H30.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agra…&lt;br /&gt;
Enfin…&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de mots pour décrire pareille sensation…&lt;br /&gt;
Le rêve est là, à quelques pas.&lt;br /&gt;
Après trois jours de flottement, la journée d’aujourd’hui me donne de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, de nouvelles saveurs…&lt;br /&gt;
L’Inde est comme ça. Elle dégoûte, elle déprime, et puis comme par enchantement, soudain, au détour d’une rue, d’un contour, d’une branche, elle fascine de nouveau.&lt;br /&gt;
Encore et encore…&lt;br /&gt;
La visite de Fatehpur Sikri, classée par l’Unesco, cet après-midi, fut très belle et agréable.&lt;br /&gt;
Il fait beau, tout est propre, rouge, magnifique…&lt;br /&gt;
Même si je ne suis pas un fana absolu de la propreté, il faut avouer que ça fait du bien de temps en temps !&lt;br /&gt;
Puis on arrive à Agra…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fort rouge est vraiment grandiose.&lt;br /&gt;
Et enfin, après une attente impatiente, la vue du Taj Mahal se dessine dans un coucher de soleil qui se confond en un rêve étrange et sublime…&lt;br /&gt;
L’un des plus beaux poèmes d’amour et de marbre est là, devant moi ; je n’en crois pas mes yeux.&lt;br /&gt;
C’est inimaginable !&lt;br /&gt;
La sensation est extrême.&lt;br /&gt;
Il apparaît, disparaît, puis réapparaît derrière les fenêtres multiples du fort.&lt;br /&gt;
Je n’ai pas l’impression d’être éveillé.&lt;br /&gt;
C’est un long vertige qui m’envahit et ne me quitte plus…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;* Chapitre 18. Om (voyage en Inde). Inde, janvier et février 2005. Extrait de mon roman initiatique: &quot;OM&quot;.&lt;/em&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/17/le-coeur-pur.html</guid> <title>Le Coeur pur</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/17/le-coeur-pur.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 05:35:00 +0200</pubDate> <description> « Suis ton cœur&lt;br /&gt;
Pour que ton visage&lt;br /&gt;
Rayonne durant&lt;br /&gt;
Le temps &lt;br /&gt;
De ta vie. »&lt;br /&gt;
Sagesse Egyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	     Un jour, une femme Indienne, très belle, descendait&lt;br /&gt;
Dans les plaines des eaux du Gange,&lt;br /&gt;
Contempler de plus près leur unique beauté.&lt;br /&gt;
Les parfums et les vents étaient si enjoués qu’elle ne semblait&lt;br /&gt;
Même pas s’apercevoir de la présence des hommes qui ornaient&lt;br /&gt;
Son chemin et paraissaient la mépriser.&lt;br /&gt;
C’est alors qu’un des hommes, fort beau au demeurant,&lt;br /&gt;
Parmi la foule se leva, et se dirigea vers elle :&lt;br /&gt;
&quot; Ô Femme, dit-il les yeux pleins d’un dédain amusé,&lt;br /&gt;
N’as-tu pas honte d’aimer un homme aussi laid que &lt;br /&gt;
Ton mari ? &quot;&lt;br /&gt;
Elle avait en effet épousé un homme fort laid.&lt;br /&gt;
Elle quitta alors du regard les eaux magnifiques et le posa&lt;br /&gt;
Doucement sur l’homme qui lui avait parlé,&lt;br /&gt;
Un sourire calme et profond sur ses lèvres roses :&lt;br /&gt;
&quot; Non, répondit-elle avec le calme que reflétait son sourire :&lt;br /&gt;
Je possède beaucoup de chance.&lt;br /&gt;
Car Celui que j’Aime est un cœur pur. &quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là-dessus elle se retourna vers la montagne, rejoindre celui&lt;br /&gt;
A qui elle avait donné sa vie,&lt;br /&gt;
Laissant derrière elle les hommes qui l’avaient abordée atterrés, là,&lt;br /&gt;
Le même sourire calme et profond sur ses belles lèvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le cœur pur. Nice, 1997. Extrait de « les plages d’Orient ». Inspiré d’une histoire réelle, racontée par Robert, le Magicien de cette époque, le voyageur indien.&lt;/em&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/16/colombe-noire-black-dove.html</guid> <title>Prose indienne</title> <link>http://lonelydove.blogspirit.com/archive/2006/10/16/colombe-noire-black-dove.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Mysterious dove)</author>   <category>Incredible India</category>   <pubDate>Mon, 16 Oct 2006 22:45:00 +0200</pubDate> <description> Un jour la fleur dit à l’oiseau :&lt;br /&gt;
&quot; Garde-toi bien un jour de cesser de chanter, Oiseau&lt;br /&gt;
Les hommes n’auraient alors plus d’autre prétexte pour éviter&lt;br /&gt;
D’écouter en leur cœur. &quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l’eau du fleuve qui avait entendu ces paroles,&lt;br /&gt;
Larmoyante, parce qu’elle a comme un regret&lt;br /&gt;
De ne pouvoir s’envoler,&lt;br /&gt;
Dit à son tour à la fleur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot; Mais, ô Fleur, ils pourront toujours écouter le son de ma voix… &quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fleur répondit alors, souriante et sereine :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot; - Beaucoup d’hommes malheureusement, ne savent pas que l’eau du fleuve peut parler.&lt;br /&gt;
D’une voix parfois plus limpide que la leur, pourtant. &quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Prose indienne. Lac d’Annecy, 1997. Extrait de « les plages d’Orient ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Olivier-Yves IBRAHIM. </description>  </item>  </channel> </rss> 