17.10.2006
Colombe noire (version pour Michal)
Où t’envoles-tu, Colombe noire et fragile ?
Dans la nuit, toutes les colombes paraissent noires,
Pourtant sous la lune, aux ailes dorées de miroirs,
Mon cœur, mon amour aux vents souples s’envolent fébriles…
Je voudrais tant confondre ton corps en voiles futiles
Les mélanger à des philtres indélébiles,
Je voudrais caresser ta peau avec la fumée magique
D’un bâton d’encens, couleur de santal et tantrique
Perles de désirs, pourquoi ne tenez-vous pas
Aux lèvres langoureuses de cette colombe peinée
Elle s’évade seule indépendante et adorée
Voulant oublier qui l’a aimée cette nuit-là
Mais cette nuit se donne des airs d’éternité
Et si après tout, loin de ta voix je fuyais ?
Mais si pour toi je me faisais démons et anges
Lascive mésange, aux couleurs d’un amour étrange
De l’autre côté de la galaxie, où voles-tu ?
Je voudrais te porter de là des baisers crus
Colombe noire, tu es mon plus bel amour
Est-ce que tu sais qu’il rime avec toujours ?
Mais tu dois t’enfuir là-bas…
Et tu t’enfuiras.
Oublier ton feu et pourquoi je t’ai aimé
Tu es la lame du couteau qui efface mes plaies
Et moi je ne suis que l’âme qui vogue sur tes vagues
Voyage vers tes vertiges et tes yeux si vagues
Je t’aime à ne plus respirer
A en couper au vent son souffle d’été…
Et je m’enfuirai là-bas.
Colombe noire et silencieuse, où voles-tu ?
Ignorant mes messages, l’autre moi et son nu
Où t’envoles-tu vers quelles brumes et quelles plaines ?
Connais-tu les spirales les dédales de mes veines
Et je m’enfuirai là-bas
Oublier ton amour envolé
Te laisser libre d’aimer
D’autres souffles d’autres étés…
Le 18 décembre 2003.
18:00 Publié dans L'expérience comlive | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie




















