26.07.2009
La tête dans les étoiles...
La tête dans les étoiles. Ou dans la lune. Ou encore, dans le brouillard, parfois.
Je me suis souvent dit que je n'étais pas fait pour ce monde-là. Souvent.
Je ne sais pas, je me demande quelquefois si je me ferai à notre monde, je veux dire au monde qui nous entoure. Je trouve les gens cruels, parfois, bizarres en tout cas.
Je n'aspire pas à la même chose que la plupart des gens, certes mais ce n'est pas pour cela bien sûr que je trouve les gens bizarres, mais ils sont aujourd'hui tellement peu humains, je dirais même méchants, par moments, à bien des égards.
J'ai parfois envie de partir, de tout quitter. Je ne sais pas vraiment si mon besoin est lié à trop de stress ou de fatigue dans certaines circonstances. Je pense que c'est un tout, cela fait partie de mon histoire personnelle.
Trop de deuils, de blessures, de pertes, trop de souffrance, mais aussi beaucoup d'idéalisme, de soif d'absolu, de soleils.
Je m'en fous; je n'en ai jamais trop de soleil, s'il me perd un jour, je l'assumerai, je crois.
Je préfèrerais mourir un jour de soleil qu'un jour de pluie, de toutes façons.
Je voudrais par moments partir, mais je pense pour quelques jours ou semaines seulement, je ne pense pas vouloir un départ définitif, radical. Je voudrais changer certaines choses dans ma vie, en accepter d'autres peut-être je ne sais pas, il faudrait que j'y réfléchisse. C'est ça. J'aurais besoin d'un temps de réflexion, j'aurais besoin de me ressourcer.
J'ai toujours été comme ça, j'ai toujours eu besoin de me ressourcer à certains moments, et cela m'a souvent fait du bien, permis de trouver des clés.
La plupart du temps, j'accepte le monde tel qu'il est et j'assume ce qui m'arrive dans ma vie.
Souvent, je joue le jeu je crois et de plus, j'aime tant de choses et tant de personnes dans la vie que je suis plutôt heureux la plupart des jours, mais parfois l'ombre m'emporte, la souffrance et les blessures se font trop fortes, la peur aussi m'envahit.
La peur de perdre les gens que j'aime me conduit parfois à accepter trop facilement que je vais les perdre. Je suis obligé d'accepter des choses qui me paraissent impensables, juste pour ne pas avoir à sentir l'étincelle de trop, celle dont on ne revient pas, mais il n'existe pas de remède, de solution miracle.
J'ai du mal à admettre que certaines relations semblent moins fortes ou différentes de par le passé, et pourtant cela fait partie aussi du charme des relations, mais j'étouffe sous la peine que m'ont fait certains membres de ma soi-disant famille, j'étouffe sous les larmes, les deuils, les cauchemars, les mauvais souvenirs, les peurs des maladies, des souffrances, j'ai parfois besoin d'être seul pour me retrouver et je peux aussi parfois souffrir tellement de cette solitude, mais au moins la solitude je la connais, je me réfugie en elle, j'ai si peur de perdre ceux que j'aime...
J'ai besoin de me raisonner, parfois et je n'y arrive vraiment bien que seul, en dépit de la peur et de l'amertume que cela me laisse parfois.
Je voudrais partir au gré du vent, gagner la Côte d'Azur, revoir la tombe familiale, rejoindre l'Italie de mes origines... méditer, me ressourcer, réfléchir, avancer, trouver une ou deux failles, trouver la force et les moyens de continuer à avancer, lutter, m'ouvrir au soleil chaque matin.
La soif de l'absolu me hante, me guette peut-être, me nargue, que sais-je? Mais je suis comme je suis, et je ne puis être quelqu'un que je ne suis pas.
Je veux pouvoir trouver encore une ou deux clés pour me permettre de poursuivre ma route.
Je voudrais tant retourner en Inde, voir Varanasi, ne plus craindre la mort, continuer de croire tous les jours que ça va aller et que je vais savoir profiter de chaque moment de ma vie, essayer de prendre chaque chose le mieux possible.
Je suis mon propre ennemi, me dit la fille qui me fait faire du shiatsu, c'est pas faux, elle me dit que je peux monter très haut, si je parviens à ne plus céder aussi facilement aux peurs extrêmes et aux doutes.
Mais c'est difficile, parfois si difficile, je manque de temps pour la sérénité, je manque d'argent pour mes envies de voyages, j'ai souvent fait sans, mais là ça me pèse vraiment, c'est devenu une lutte permanente, je manque de force et d'énergie pour courir, m'aérer, m'élever vers la spiritualité, j'ai des armes je le sais, mais parfois je me sens si fatigué, si épuisé.
Je ne souhaite pas me plaindre et je ne me plains pas d'ailleurs, je cherche juste à trouver assez de force pour continuer à poursuivre mon chemin, j'aurais tant besoin de partir quelques jours poser tout à plat, mais je ne sais pas si je peux faire ça, là, maintenant, ça me paraît délicat pour plein de raisons, du coup mon esprit fume et ma soif, ma quête d'absolu, s'en trouve meurtrie.
Je veux continuer à croire aux lendemains bleus, même quand il fait si gris.
Pour combien de temps encore?
Parfois je me mets à songer à un dernier voyage, j'imagine mes ailes haut dans le ciel, abandonnées toutes les peurs, abandonnés les doutes, un long vertige, je me mets à rêver d'un voyage absolu, un peu comme une toile de Nicolas de Staël, un ciel bleu-gris, un oiseau étrange, une éternité dans le paysage... je me mets à imaginer que je n'ai plus peur du tout de la mort et je pars... je pars, je délaisse toutes les peurs...
Mais c'est fou, c'est irréel, car je sais combien j'ai encore envie de vivre.
Alors je me dis que je dois encore lutter et tenir bon. Trouver les fameuses clés dont je parlais tout à l'heure pour me maintenir dans un peu de réalité, en tout cas me maintenir sur ma route...
Mais quelles clés? Je voudrais savoir... j'aurais besoin de partir pour avoir le temps de réfléchir à tout cela.
Je ne sais pas comment finir ce billet... si seulement j'avais ce soir quelques réponses à toutes ces questions...
Je vous embrasse.
01:04 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.06.2009
Sur les Chemins de Saint-Jacques...
Je médite, je projette, depuis longtemps déjà, je caresse l'idée d'un pélerinage vers St Jacques.
Je ne suis plus catholique depuis longtemps, je suis bien plus orienté vers le bouddhisme de passion, bien avant que cela ne devienne une mode.
Je m'estime peut-être encore chrétien de coeur, d'enfance plutôt, je dirais, ce qui me relie aussi à ma mère décédée et tant pleurée, mais ce qui me relie encore à elle est bien plus profond qu'une histoire de religion. Mais qu'importe le chemin vers St Jacques est ancré en moi très fort, aussi fort sans doute que pour un chrétien, pourquoi, je ne saurais pas bien le décrire, le définir, il faut dire que j'ai le goût du voyage initiatique, de la solitude et de la marche très prononcés. L'idée aussi de se dépasser physiquement, spirituellement et entouré par de sublimes paysages m'attire.
Si vous voulez partager vos espériences avec moi, m'aider dans ma démarche de préparation à ce périple étrange et unique, n'hésitez pas.
Je ne sais pas encore si je le réaliserai cette année, de toutes façons si je le réalise ce ne sera d'abord qu'en partie, car je suis pris par mon travail jusqu'à mi-novembre, ce qui fait tard tout de même pour l'entreprise d'un tel projet.
Je me suis rapproché de la Cathédrale du Puy en Velay où j'ai correspondu avec un très gentil monsieur qui m'a même adressé son livre il y a peu et qui m'aide beaucoup dans ma démarche personnelle.
Comme je le lui ai écrit récemment, j'ai un autre projet de voyage initiatique pour le mois de novembre, aussi ne sais-je vraiment pas si je pourrai réaliser le tronçon Le Puy en Velay-Figeac comme j'en rêvais initialement.
Mais je n'oublie pas ce projet et j'espère le mener à bien. J'aimerais beaucoup correspondre avec des personnes qui l'ont déjà entrepris ou même tenté, ou seulement pensé (c'est déjà un but en soi...) tout comme j'avais rencontré au Mont Dore je me souviens il y a quelques années, des personnes qui m'en avaient parlé. J'ai toujours été fasciné par cette idée, si belle et si décalée soit-elle aujourd'hui, mais si riche et tellement pleine de promesses, de rencontres, et d'intériorité.
Je souhaite le débuter, le jour où je me sentirai vraiment prêt, du Puy en Velay, ville que je trouve admirable. J'aimerais aussi peut-être un jour le faire depuis Arles, que j'aime aussi et j'aime l'idée de passer par la belle St Guilhem le Désert, non loin de chez moi, mais en priorité, je souhaite réaliser le Chemin au départ du Puy.
A très bientôt, j'espère.
N'hésitez pas à me communiquer vos expériences, vos sites ou blogs, ou aussi livres de références.
Merci beaucoup.
22:33 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.03.2007
Quelques notes griffonnées sur un carnet rouge...

(Photographie de Max Sauter).
J'ai écrit sur mon carnet rouge, ces quelques mots, à Paris, lundi dernier...
C'est fou comme les jours défilent et les impressions peuvent être toutes autres...
Sur un air de Tori Amos ("Mother"), je vous livre ces quelques mots, quelques notes, quelques émotions...
(...)
Je suis heureux de voir que tous les peuples en un instant qui frise l'éternité, en haut de Montmartre, au pied du Sacré Coeur, se mélangent.
Avec ce vent violent, avec ces nuages blancs et éternels qui passent haut, au-dessus du ciel.
Je suis ému, l'instant suivant, toujours d'éternité, de voir, sentir, comprendre que rien ne changera jamais vraiment, que la roue tourne tout le temps et qu'elle recommence, que tout finit, repart, mais est toujours pareil, chaque vie s'achève, mais pendant ce temps, d'autres tournent, et la vie elle, est toujours la même.
Peut-être un jour, tout cela retournera à la poussière.
Mais peut-être un jour, une autre planète, une autre vie naîtra.
Nous ne sommes que de minuscules poussières, et la notion de l'instant nous fait rêver, nous prendre d'illusion pour l'éternité, mais l'instant se fige et se transforme en petite, en grande éternité.
Les femmes pauvres continuent à demander de l'argent aux riches passants pressés et luxueusement habillés.
Ils font semblant de ne pas voir.
Leurs habits leur donnent peut-être une illusion de supériorité, d'inatteignable.
Mais la pauvreté, elle, et surtout celle du coeur, peut bien atteindre tout le monde.
Un jour, là, peut-être aujourd'hui, nous mourrons, je mourrai.
C'est peut-être aujourd'hui, demain, dans vingt ou cinquante ans, peu importe en fin de compte de s'y préparer, ça peut arriver là, comme ça.
Une tuile peut tomber.
S'envoler.
Ou un panneau.
Et heurter ma tête.
Le vent est violent.
Ce n'est pas si improbable que ça...
Il faut bien que ça arrive un jour.
Alors pourquoi pas aujourd'hui?...
Je me demande parfois s'il y a du sens à tout ça.
(...)
J'ai envie de m'adonner au vent.
(...)
Alors, ne sachant pas comment je vais poursuivre ma vie, je vais pour l'instant tout simplement la poursuivre, justement. Et ce n'est déjà pas si mal.
Troublant moment à écouter un joueur de harpe.
Troublante émotion à écouter la non moins troublante Tori, au soleil, malgré un froid assez insupportable.
Je suis dans le quartier des Artistes.
Je me remets à rêver de voyage éternel, d'Indonésie...
Au mur, il est écrit (mais la fin est hélas effacée):
" La colombe, légère, lorsque dans son libre vol, elle fend l'air dont elle sent la résistance, pourrait s'imaginer qu'elle réussirait (...) encore dans le vide".
C'est de Kant. Je connais cette phrase.
Je suis content que la fin de cette phrase soit effacée.
Je suis content de ne pas me souvenir de la fin de cette phrase, aujourd'hui.
Je la retrouverai. Mais un autre jour.
" Mother..."
C'est comme ma vie.
Elle restera peut-être inachevée. Comme fauchée en plein vol.
Comme celle de ma mère.
I can't remember
Where I go from.
Une vie bizarre je vis.
Je sens des moments d'appel.
Mais jamais je ne cède véritablement à l'Appel.
L'appel de la vie rêvée.
Sur le mur des chiottes du salon de thé "indien" de Poitiers, il est écrit: "ne rêve pas ta vie, mais vis tes rêves"...
Une vie est-elle une succession d'appels que l'on ne suit pas?
La vie est-elle dans ces rêves de suivre des appels qu'on ne suit pas?
Ou bien plutôt dans la réalisation-même de ces p... d'appels?
Comment le saurais-je si jamais vraiment je ne cède à l'appel?...
En aurais-je vraiment le temps? Ne serai-je pas fauché avant?...
Je suis resté des minutes, des heures peut-être (dans ma tête) assis là, à écouter Tori, la voix déchirante de la vie, de la passion, je me suis surpris à aimer les pigeons, à regarder de longues minutes des pigeons plonger sur des miettes de pain jetées aux hasards des touristes bêtes ou béats, puis les picorer...
La danse de la vie.
Paris.
Les pavés gris.
Une fille qui danse...
" I forgot to dream my owm dream..."
" The telephone has been disconnected."
Ces moments-là...
Sont-ce des moments où l'on perd la raison?...
Ou bien au contraire, des moments où l'on touche l'essence des choses, où l'on sent vibrer et battre le coeur, la Vie?...
J'aimerais continuer à être là.
Juste continuer à être là.
J'aimerais seulement ne plus avoir froid...
J'ai regardé la dame assise à côté de moi avec un regard froid.
Je m'en veux maintenant terriblement...
Et maintenant elle est partie.
Elle s'en foutait finalement de savoir ce que j'écris.
Je me sens subitement seul...
(...)
J'aime partager.
J'aime aussi tellement être seul, d'autres fois.
Je crois que j'aime les deux.
Pourtant j'écris.
J'écris/je vis pour moi, mais aussi avec les autres.
Mes envies de partir...
N'est-ce pas aussi pour éviter la souffrance des départs, des amours, des abandons, des retours de bâtons?
("fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve")...
J'aime partir et revenir, partir et ne pas partir...
Parfois, il me semble que...
(...)
Les enfants jouent/ les enfants rient
Et ils me ramènent soudain à un autre genre de vie...
A une autre vie.
Et puis, j'ai si froid...
Je vais me diriger vers l'espace Dali...
23:55 Publié dans Seul sur la route, encore... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, mort, solitude, écriture, Paris, voyage, initiatique
27.10.2006
Splendeurs de Jordanie
![]()
J'ai toujours rêvé d'aller en Jordanie, terre de légendes, pleine de symboles, ses déserts, ses sables, ses paysages merveilleux, le Golfe d'Aqaba, la Mer morte, la vallée du Jourdain, le Lac de Tibériade, autant de noms qui évoquaient toujours pour moi un mystère, une harmonie, un enchantement...
C'est fait. J'ai signé le bout de papier impersonnel. Qui me dit que je pars le samedi 16 décembre. J'y vais. Je vais en Jordanie.
Je pense que ce sera sans doute l'un de mes plus beaux voyages, l'un des plus étourdissants.
J'attends beaucoup de ce voyage.
Sans doute parce que le désert m'a toujours fasciné et que dès que j'entre en communion avec lui, je me sens bien, heureux, ému. Je me sens en accord avec moi-même, en osmose avec la nature. J'entends des mélopées qui collent si bien à mes mélodies intérieures.
J'attends beaucoup aussi de la découverte du site romanesque et envoûtant de Pétra.
Et puis tous ces noms mythiques, le Lac de Tibériade, le Jourdain... le Mont Nébo (c'est de ce sommet que Moïse contempla pour la première et dernière fois la Terre promise)...
Nul doute aussi que ce voyage se révèle pour moi comme un nouveau voyage initiatique..., profond, très intérieur.
Ci-dessous l'itinéraire prévu de mon voyage:
Amman. Tour de la Capitale Jordannienne. Le Théâtre Romain et l'Odéon. Découverte de la Citadelle et du Musée Archéologique.
Les Châteaux du Désert, inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco et datant de l'époque des Omeyyades: Qasr el Azrak, Amra (et ses sublimes fresques) et El Kharaneh.
Jerash, l'un des plus beaux sites greco-romains. L'un des plus saisissants sites de l'architecture orientale de l'Empire Romain.
Le village d'Ajlun et sa forteresse arabe construite par Saladin.
Découverte de Umm Qeis et sa vue incroyable sur le Jourdain, le Lac de Tibériade, le Plateau du Golan et la vallée du Yarmouk.
La Route des Rois.
Kerak, jadis sur la route des Caravanes et des Pèlerins pour la Mecque.
Le Mont Nébo. Le mémorial de Moïse et ses fresques byzantines.
Le site biblique de Madaba et ses quatorze églises byzantines.
Pétra, capitale de l'héritage des Nabatéens, entièrement sculptée dans des falaises de grès rose et sa nécropole.
Découverte du Siq, étroit défilé encaissé entre deux falaises de cent mètres de hauteur, en cheval, puis découverte du Khazneh, temple surnommé "le trésor". Visite des tombeaux royaux.
Le Wadi Rum, vallée désertique en véhicule tout terrain et ses mers de sables.
Haut lieu de la Révolte Arabe, où se mêlent le souvenir de Lawrence d'Arabie et celui des Nabatéens.
Aqaba et les bords de la Mer Rouge. Fonds marins parmi les plus beaux du monde. Plongée.
Le Wadi Araba.
Baignade dans la Mer Morte.
Dernier clin d'oeil à Amman.
A PROPOS DES NABATEENS:
Les Nabatéens étaient un peuple commerçant d'Arabie, dont les peuplements dans les oasis au temps de Flavius Josèphe ont donné le nom de Nabatène à la région frontalière entre la Syrie et l'Arabie, entre l'Euphrate et la Mer Rouge. Leur capitale était Pétra. Leur commerce se déroulait principalement entre les oasis, sans route précisément définie.
Sommaire
1 Culture
2 Origines
3 La période gréco-romaine
4 Rois nabatéens
Culture
La culture nabatéenne est connue grâce aux milliers d'inscriptions et de graffitis retrouvés, qui témoignent d'un bon degré d'alphabétisation, bien que l'on n'ait pas de traces d'une littérature (à la fois qu'il n'y soit pas fait mention dans l'Antiquité et que les temples ne comportent aucune inscription). Des textes antiques sur les Nabatéens suggèrent que leurs routes commerciales et la provenance de leurs produits étaient considérées comme des secrets commerciaux. Diodore de Sicile les décrivit comme une tribu puissante d'environ 10 000 guerriers, prééminente parmi les tribus nomades d'Arabie. Ils évitaient l'agriculture, les habitations fixes et l'usage du vin. En plus de leur activité pastorale, ils commerçaient avec les ports (principalement du frankincense (également appellé encens), de la myrrhe et des épices d'Arabia Felix (l'actuel Yémen)), ainsi qu'avec l'Égypte (bitume provenant de la Mer Rouge).
Leur pays aride était leur meilleure protection contre les envahisseurs. En effet, ils réussirent à leur cacher les citernes collectrices d'eau de pluie, en forme de bouteilles, qu'ils avaient creusées dans la pierre ou dans l'argile.
Origines
Les origines des Nabatéens restent obscures. En se basant sur la similarité de leur nom, Saint Jérôme a proposé un lien avec la tribu Nebaioth (de Nebayot, l'aîné des douze fils d'Ismaël) mentionnée dans la Genèse, mais les historiens modernes sont prudents quant à cette interprétation et l'origine des premiers Nabatéens reste mal connue. Une autre hypothèse rapproche leur nom du mot hébreu nabata. À l'époque de Teglath-Phalasar III, les Hébreux appellaient ainsi les Araméens, puis plus tard, il fut employé pour les tribus arabes nomades qui payaient tribut à Assurbanipal.
Avec la captivité à Babylone (à partir de 586 av. J.-C.), débuta en Judée une époque sans pouvoir franchement établi. Les Édomites s'emparèrent du sud de la Judée et les Nabatéens occupèrent vraisemblablement sans heurts le territoire délaissé par ces derniers et poursuivirent leur commerce. C'est en effet à cette époque que des inscriptions nabatéennes sont retrouvées sur le territoire édomite. Cette migration, dont la date reste inconnue, les rendit maîtres des côtes du golfe d'Aqaba et de l'important port d'Elath. Selon Agatharchides, les Nabatéens se comportaient en tant que pirates et brigands sur les routes commerciales reliant l'Égypte à l'Orient, jusqu'à ce que les Ptolémées mirent fin à leurs attaques.
Les Nabatéens ont subi très tôt des influences culturelles étrangères, notamment araméennes. Les Nabatéens écrivirent une lettre à Antigone en caractères syriaques. L'araméen continua à être la langue utilisée pour leurs pièces et inscriptions quand la tribu devient un royaume, et profita de l'affaiblissement des Séleucides pour étendre leur territoire vers le nord sur les terres fertiles à l'est de la Jordanie.
Le roi Arétas II aurait battu les troupes du grand-prêtre et roi de Jérusalem, Alexandre Jannée en 93 av. J.-C.. Ils occupèrent la région de l'Hauran, et autour de 85 av. J.-C., leur roi Arétas III devint seigneur de Damas et Cœlé-Syrie. "Nabatéens" devint le nom arabe pour Araméens, à la fois en Syrie et en Irak, un fait qui a été à tort utilisé pour prouver que les Nabatéens étaient des immigrants araméens venant de Babylone. Des noms appropriés sur leurs inscriptions suggèrent qu'ils étaient des Arabes passés sous influence araméenne. Starcky pense que les Nabatu du sud de l'Arabie étaient leurs ancêtres. Cependant, différents groupes parmi les Nabatéens écrivent leurs noms de manière significativement différentes. C'est la raison pour laquelle les archéologues répugnent à dire qu'ils étaient tous de la même tribu, ou qu'un des groupes était les Nabatéens originels.
La période gréco-romaine
La province romaine d'Arabie Pétrée, créée à la place du royaume nabatéen.Petra fut construite rapidement au Ier siècle av. J.-C. au temps de la splendeur hellénique. A cette époque, les Nabatéens étaient alliés des premiers Hasmonéens dans leur lutte contre les monarques Séleucides. Ils devinrent les rivaux des dynasties judéennes à ce moment-là à leur apogée, et une des causes principales des désordres qui conduisirent à l'intervention de Pompée en Judée. Beaucoup furent convertis par la force au judaisme par le roi hasmonéen Alexandre Jannée. L'intervention romaine obtint des résultats mitigés et le roi Arétas III put garder, en tant que vassal des romains, la plus grande partie de son territoire, y compris Damas.
Sous l'Empire Romain, les Nabatéens continuèrent de prospérer au cours du Ier siècle. Leur pouvoir s'étendait sur une grande partie de l'Arabie, de la Mer Rouge au Yémen. Malgré un déclin dû à l'émergence de la route commerciale entre Myoshormus et Coptos sur le Nil, Petra resta un centre commercial cosmopolite. Soumis à la Pax romana, les Nabatéens perdirent leurs habitudes guerrières et pastorales et devinrent un peuple pacifique centré autour du commerce et de l'agriculture.
Sous Trajan, l'influence de Pétra se réduisit et les Nabatéens perdirent leur indépendance lors de la réduction de leur royaume en province romaine d'Arabie Pétrée.
A partir du IIIe siècle, les Nabatéens arrêtèrent d'écrire en Araméen et utilisèrent le grec à la place puis au IVe siècle, ils se convertirent au Christianisme. Les nouveaux envahisseurs arabes, qui se faisaient pressants dans la péninsule, trouvèrent les derniers Nabatéens transformés en fellahin.
Rois nabatéens
*Nabayot ibn Ishmael
*Natnu (~650 av. J.-C.)
*Nuhuru ibn Natnu
*Arétas Ier (Aretas) I. 169–144 av. J.-C.
*Malichos Ier 144–110 av. J.-C.
*Arétas II 115–96 av. J.-C.
*Erotim ~110–100 av. J.-C.
*Obodas Ier 95–87 av. J.-C.
*ar-Rabil (Rabbel) I 87 av. J.-C.
*Arétas III Philhellène 87–62 av. J.-C.
*Obodas II 62–~50 av. J.-C.
*Malichos II ~50–28 av. J.-C.
*Obodas III 30 av. J.-C.–9 ap. J.-C.
*Arétas IV 9 av. J.-C.–~40 ap. J.-C.
*Malichos III ~40–~70
*Shakilat ~40–~60
*ar-Rabil II. (Rabbel Soter) ~71–106
*Gamilat ~71–90
*Maliku (Malichus) IV. 106
(Wikipedia).
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24.10.2006
Vendredi 27 octobre
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Nicolas de Staël (Bateaux), 1955.
C'est décidé, je repars sur les routes à partir de ce vendredi, date idéale à mon sens pour rejoindre les chemins, reprendre le chemin...
J'écrirai bien plus largement sur ce sujet tout prochainement, je pense...
Où me conduira ce nouveau voyage, ce nouveau vertige? je l'ignore encore, je laisse le vent se charger (et surtout les humeurs de mon coeur) se charger de tout...
Première étape: Saintes, puis Angoulême... lumière exceptionnelle et ciel bleu sur ces villes, sur mon coeur... un 27 octobre tout en douceur, finalement... il est vraiment temps de passer à autre chose!
Seconde étape: Découverte de Poitiers, agréable surprise.
Troisième étape, à venir: Royan.
Et comme le vent me ramène souvent à Niort, en ce moment, et m'emmène souvent aussi sur Angoulême, je n'ose plus mettre la prochaine étape de ce périple, qui en définitive n'en est pas vraiment un.
Me poserais-je quelque peu?...
A suivre, lol !
(Note ajoutée le 5 novembre).
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